Pour en revenir à la série, voilà un triste constat sur HBO et Rome en est un espoir:
"Depuis la fin Mai, l’audience moyenne de HBO en prime time est passé de 1.2 million à moins de 900,000. Essoufflement d´un concept ou simple mauvaise passe?...
Son succès dominical Deadwood a perdu 2 millions de téléspectateurs et Carnivale a été annulé, alors même que Six Feet Under et Entourage viennent de débuter leurs nouvelles saisons avec des audiences plus faibles que l’an passé.
Si HBO vivait de la publicité comme NBC ou CBS, elle souffrirait… mais il n’en est rien évidemment. Comme Canal+, ce sont ses abonnés qui, en lui reversant $15 par mois, la finance en totalité. Et avec 28 million d’abonnés, la compagnie a réussi le pari d’accroître son portefeuille de 600,000 nouveaux abonnés en 2004.
Comme à ces revenus s’ajoutent le succès de HBO on Demand (un programme de vidéo à la demande) accessibles dans plus de 8 millions de foyers, les revenus des DVD des Sopranos ou de Sex and the City et la syndication, pour plusieurs millions de dollars, de ces séries sur des chaînes câblées classiques (comme TNT pour Sex and the City), il n’est pas étonnant que HBO ait pu annoncer un impressionnant résultat net de $1.1 milliard pour l’année 2004, selon des chiffres fournis par le Wall Street Journal.
Pour Chris Albrecht PDG de HBO, « HBO est, et restera, le réseau le plus rentable du monde, et pour longtemps ». En septembre 2004, HBO a même réussi l’exploit de ramener 32 Emmy Awards sur 130 nominations, Chris Albrecht soulignant cependant que « cela n’arrivera sans doute jamais plus ».
Un réseau extrêmement rentable mais qui perd peu à peu de sa créativité, pourrait-on dire. FX, filiale de Fox Télévision et dirigée par un ex-HBO, Peter Liguori, en est la meilleure illustration. Avec des succès comme Nip/Tuck ou The Shield, FX a réussi, en peu de temps, à devenir « le réseau qui ose ». Entourage, The Comeback ou Curb Your Enthusiasm, quoique tous différents, gravitent tous dans le milieu du showbiz et n´ont pas le succès public de feu Sex and the City. Albrecht n’en démord pas « le changement est obligatoire ».
Trois nouvelle séries devraient y contribuer: Rome, un mélange de sexe et de violence sous la Rome Antique, Big Love ou l’histoire d’un homme et de 3 veuves et Suckers ou l’histoire d’une mère célibataire et de ses trois ados, tous vampires.
Les très faibles taux de désabonnement sont le meilleur réconfort pour Albrecht, mais, à n’en pas douter, une nouvelle série à succès ne serait pas pour lui déplaire."