LES CACAHOUETES D’UNE JOYEUSE DOUAIRIERE
Un comportement bien étrange de la part d’une touriste septuagénaire.
Peter est chauffeur de bus dans une compagnie new-yorkaise.
Ce jour-là, il doit emmener un groupe de touristes du troisième-âge qu’il est allé chercher à l’aéroport La Guardia, pour une visite en autocar de la mégapole, des grands boulevards, des avenues commerçantes, de ses quais, de ses quartiers de gratte-ciels, bref de tout ce qui fait qu’une ville est animé et que son pouls bat à un rythme étonnant.
Voilà que Peter et sa troupe arrivent aux abords de Center Park.
Il décide de garer son bus et de faire descendre sa compagnie de vétérans pour une promenade pédestre dans ce gigantesque mail de verdure en plein New York.
C’est là qu’une de ses passagères l’accoste et lui tend un sachet de cacahouètes. Peter adore les cacahouètes, il en prend et remercie la dame aux allures un peu désuètes de son amabilité.
La mémère est toute contente, et ne le lâche plus d’une semelle.
A chaque embranchement, elle lui retend sa musette et l’invite à reprendre des arachides. Peter qui n’a jamais pu de débarrasser du défaut de gourmandise n’hésite pas, il plonge sa main et prend une poignée à chaque fois.
Le manège se poursuit durant encore quelques allées, mais au bout d’un moment il se demande quand même pourquoi elle n’en propose pas à ses camarades qui marchent pourtant à leurs côtés.
C’est là que mémère répond que c’est inutile et qu‘elle n’y pense même pas.
Peter observe ses compagnons, ils ont pourtant tous l’air en pleine forme, et grignotent à peu près n’importe quoi. Ils n’ont pas l’air d’avoir des allergies particulières à quoi que ce soit en terme de ravitaillement.
Pourquoi est-ce impossible pour la sympathique doyenne d’en proposer à ses camarades ?