Alors qu’en Corée la guerre fait rage, un homme seul entièrement vêtu de noir est en train de pénétrer dans la base militaire de Ormsk. Située à une centaine de kilomètres de la capitale soviétique, Staline a cru pouvoir être en sécurité si loin de ses ennemis invisibles…
Opération Snowhell
Khrouchtchev veut devenir le chef de l’URSS à n’importe quel prix. Il est prêt à tout pour ça, même à tuer Staline. Las de la guerre, les américains ont passé un pacte avec ce dernier : ils envoient un homme dans le camp ennemi pour remplir cette mission et en échange, Khrouchtchev, prenant alors la place de Staline, ordonne l’arrêt du massacre Coréen et met en place une coexistence pacifique entre les deux pays. Un plan enfantin…
Quel ne fut pas l’étonnement de Josselin lorsque ses geôliers vinrent le trouver dans sa cellule miteuse pour une mission apparemment périlleuse…
- On a besoin d’un homme pour une mission d’ordre mondial. On a tout de suite pensé à toi, ricana le directeur de la prison de haute sécurité de Washington.
- Je suis terroriste, pas sauveur de la planète, lança Josselin.
- Bien sûr, j’ai oublié de préciser que tu serais lavé de toutes les accusations te concernant, y compris de ton électrocution prochaine…
- Je dois faire quoi ?
- Tuer Staline !
Après quelques heures de négociations, le marché était conclu. Terroriste aux multiples facettes, Josselin était engagé pour cette fameuse mission. Il ne fallait pas d’un soviétique pour accomplir cette tâche, cela pourrait devenir dangereux pour Khrouchtchev si il était repéré ; les américains n’allait pas non plus envoyer un espion compétent au casse-pipe, autant envoyer un condamné à mort. Informé par le Kominform d’une éventuelle tentative d’assassinat prochaine, Staline s’est enfui de la capitale…
13 Juillet 1953, 23 heures et 14 minutes à Ormsk :
- Agent Snowhell, je suis sur place. Quelle est la suite des évènements ? Demanda Josselin à son contact radio.
- Bien. Il devrait y avoir une bouche de ventilation à proximité de l’endroit où tu te trouves. Essaye de l’atteindre.
Progressant avec prudence dans la base apparemment déserte, le terroriste arriva enfin devant la grille qu’il dévissa rapidement. Une fois à l’intérieur, il rampa dans le tuyau un petit moment jusqu’à arriver dans un cul de sac…
- Agent Snowhell, je suis coincé, qu’est-ce que je fais ?
- Regarde au dessus de toi, le tuyau devrait continuer dans la même direction mais en hauteur par rapport à ta position actuelle.
- Effectivement…
- Va dans celui-ci et descend à la première grille que tu trouveras !
Après un temps incertain, Josselin se glissa dans le petit bureau. A peine fut-il debout sur la moquette verdâtre que la lumière jaillit dans la petite pièce. Un homme était assis dans un fauteuil et le fixait de ses grands yeux noirs.
- Qui t’es toi ? Lui demanda Josselin arme au poing.
- The Yougo, Jovic the Yougo!
- Qu’est-ce que tu fous là ?
- Je viens t’aider ! Mes supérieurs ont eu vent de ce que ces saletés d’américains ont fait. Engager un terroriste condamné à mort, ce n’était pas compris dans le contrat ! Alors pour pas que ça foire on m’a balancé ici.
- J’aurais très bien pu me débrouiller tout seul, il n’y avait pas un seul garde dehors !
- C’est normal, je les ai tous éliminé et j’ai caché les corps…
- Euh…ok ! C’est quoi la suite du plan ?
- Bah, on rejoint la chambre de Staline…
Ils sortirent de la petite pièce en prenant soin d’éteindre la lumière derrière eux puis ils avancèrent dans le couloir central de la base. La chambre dans laquelle Staline était sensé dormir se trouvait au dernier étage, ils étaient au rez-de-chaussée et ils cherchaient désespérément un escalier, en vain…
- Si ça se trouve, ils ont fait exprès de ne pas en faire pour pas qu’on puisse y aller… Vicieux ces soviétiques, balança Josselin.
- Parle moins fort, tu vas nous faire prendre. Tiens, le voilà enfin ce fameux escalier ! Allons-y !
Grimpant à toute allure, ils furent en haut en un rien de temps sauf Josselin qui loupa une marche à cause de l’obscurité environnante… Une porte fermée à double tour les empêcha d’aller plus loin tandis que des bruits de pas se faisaient entendre en bas…
- Vous êtes piégés petits cons ! Lança l’homme en contrebas.
- Qu’est-ce qu’on fait ? Demanda Jovic atterré.
- T’as peur ? Se moqua Josselin. Alors Monsieur l’espion, on se chie dessus ? Hahaha, tu fais moins le malin maintenant !
- Tu vas mourir sale fouille-merde ! Rétorqua le soldat qui montait à toute vitesse en se croyant visé par les propos de Josselin.
- Mais non mais je parle pas à toi !
- Mitrailleuse Cat est là ! Vous allez périr ! Cria-t-il arrivé au sommet.