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- Je crois qu’on est coincé messieurs, s’inquiéta Tatiana.
- Non, ne vous alarmez pas, y a une gouttière juste à nôtre droite ! La rassura Josselin.
- Ca va tenir ? Demanda Jovic.
- Aucune idée, je n’ai pas fait une analyse précise de la solidité de la gouttière lors de mon briefing…
- Ouais mais si ça casse l’atterrissage risque de faire mal…
- Bah reste ici Monsieur l’espion compétent, rétorqua Josselin en s’accrochant à la gouttière.
- Euh… Monsieur Josselin, l’interrompit Tatiana. Vous devriez éviter de descendre…
En effet, en bas, une dizaine de gardes attendaient les trois compagnons de pied ferme. Josselin n’eut d’autre possibilité que de rejoindre le toit, suivit, malgré tout, par Jovic et Tatiana.
- Quelle aubaine ! Un hélicoptère ! S’écria Josselin.
- Un quoi ? Demanda Jovic.
- Un hélicoptère. C’est des trucs tous nouveaux qui permettent de voler dans le ciel.
- Bah y a les avions pour ça non ?
- Ca marche pas pareil, on peut stationner avec ça !
- Wahouuuu…
- Vous savez le piloter Josselin, interrogea Tatiana.
- Non mais j’vais essayer. Retenez les soldats un petit moment le temps que je trouve comment ça marche c’t’affaire.
- Avec quoi ?
- Prenez mon Desert Eagle.
- Youpiiiiiiiii !
Tatiana alla se poster au bord du toit et se mit à dégommer tous les gardes qu’elle voyait monter par la gouttière, folle de joie. Pendant ce temps, Josselin et Jovic remarquèrent qu’un soldat dormait à l’intérieur de la carlingue.
- Qui t’es ? Lui demanda Jovic après que Josselin l’ai réveillé.
- Je suis le soldat Irvynoch. J’ai pour ordre de surveiller l’hélicoptère.
- Ok. Tu sais comment ça marche ? Demanda Jovic.
- Bah oui. Je suis le seul apte à le piloter de toute la base…
- Parfait, t’es engagé !
- Euh d’accord mais vous êtes qui ? Et on va où ?
- On est des soldats de la garde personnelle de Staline et faut qu’on le rejoigne au plus vite. Tu sais où il est naturellement ?!
- Euh oui, oui ! Par contre, il y a que deux places passagers…
- On y va sans plus attendre, lança Josselin.
- Mais, et Tatiana elle reste là ? S’inquiéta Jovic.
- J’ai dit qu’on y allait ! Répéta Josselin.
Irvynoch mit en route les rotors et au bout d’un moment, l’hélicoptère se souleva dans les airs. Lorsque Tatiana se retourna pour les rejoindre, l’hélico lui passa au-dessus de la tête et Josselin lui cria : « Bons Baisers de Russie ma chère », ce qui eu le don de l’énerver. Les manuels d’histoire ne racontent pas ce qu’est devenue Tatiana par la suite…
14 Juillet 1953, 00 h 27 minutes, quelque part dans le ciel soviétique :
Alors qu’ils volaient depuis bientôt vingt minutes, les trois compagnons remarquèrent que le plein de l’hélicoptère n’avait pas été fait et qu’il faudrait bientôt se poser. Josselin et Jovic, qui appelaient désormais leur nouveau compagnon Irvy, étaient de plus en plus embêtés d’autant plus que le contact radio de l’agent Snowhell, une certaine Laurianne, les avait sommé de tuer Staline, le vrai, le plus rapidement possible. Du moins, avant que la conspiration soit mise à jour, auquel cas, le monde serait plongé dans une véritable guerre nucléaire…