- 2 -
- Super, on fait quoi maintenant ? Demanda Jovic une fois devant la porte des appartements de Staline toujours verrouillée.
- On fait exploser la porte, on rentre, on tue Staline et on s’en va ! C’est simple.
- Vous oubliez un détail Monsieur Josselin, les soldats vont être alertés par l’explosion, rétorqua Tatiana.
- Jovic s’est vanté de les avoir tous éliminés, lui répondit l’agent Snowhell en posant la bombe.
- Mais il est vraiment con cet américain ! Je les ai pas tous tués, juste ceux de l’extérieur !
- De quel droit tu me traites de con espèce de…
- Stop ! Cria Tatiana. On dirait des gamins ! Vous ne croyez pas qu’on a autre chose à faire ?
- Ouais, elle a raison. Regarde et prends en de la graine Jovic ! Ton « Yougo’s placage » ne vaut rien face à ma « Russian Bomb » ! Ricana Josselin.
Ils descendirent d’un étage et le terroriste appuya sur une télécommande qui déclencha l’explosion. De retour au sixième étage, ils virent que la porte était bel et bien en miettes et qu’elle laissait place à un couloir au fond duquel se trouvait la chambre de Staline. Alors qu’ils se frayaient un chemin à travers les débris armes en main, l’alerte fut déclenchée. Jovic, ouvrant la marche, entrouvrit la porte et eu tout juste le temps d’esquiver une balle. Staline, caché derrière le lit les attendait de pied ferme. En effet, qui n’aurait pas été réveillé par les cris d’une russe surexcitée et d’une explosion à proximité de sa chambre…
- Vous ne m’aurez bas, petits salobards ! Che suis Staline et personne ne pourra jamais me tuer !
Josselin se jeta dans la chambre et mitrailla toute la salle avec son arme à feu. Au bout d’un moment, Staline lâcha un cri de douleur, sûrement touché par une balle perdue…
Ses deux acolytes le suivirent à l’intérieur lorsque le chargeur fut enfin vide et ils s’enfermèrent tous trois dans la pièce.
- On vous a bien eu, se moqua Staline.
- Pourquoi il dit ça lui ? Demanda Josselin.
- Che ne suis pas vraiment Staline. Chuste un sosie qui a servi à faire diversion. Mon nom est Couloume Ivanovich.
- Où est-il le vrai ? Demanda Tatiana, vexée de s’être fait bernée.
- Erf, erf, erf… Si vous croyez que che vais vous le dire…
- Tout ça pour rien ! S’énerva Jovic. C’est rageant.
- Bon pas la peine de s’attarder ici, les gardes vont arriver d’un moment à l’autre.
- Ouvrez cette porte !
- Ils sont là…
- Bon voyache messieurs dames, dit Couloume dans un dernier soupir.
Sans attendre une minute de plus, ils allèrent à la fenêtre et l’ouvrirent. Les soldats commençaient déjà à enfoncer la porte et un problème empêchait les trois compagnons de faire quoi que ce soit… six étages, ça fait haut.