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Sans dire un mot, les quatre compagnons avaient récupéré la boisson d’Igor et étaient retournés à l’intérieur de la voiture. Jovic conduisait (pas sûr que ce soit une si bonne idée que ça…) en direction de Moscou, Josselin tenait délicatement la gourde dans laquelle se trouvait le cocktail avec un air absent, Alexander regardait par la fenêtre sans parler et Oliver se curait la nez. Au bout d’un moment, l’agent Snowhell rompit enfin le silence qui commençait à devenir pesant…
- Vous comptez vous y prendre comment ?
- Pour faire quoi ? Demanda Jovic.
- Rendors-toi Jov, soupira Jo. Euh nan surtout pas ! Reste éveillé mais tais-toi.
- D’accord…
- Bon on va faire comment pour tuer Staline alors, répéta Jo.
- Bah on rentre, on remplace et on s’en va, expliqua Alex.
- On la refait : comment on va faire pour rentrer, remplacer et sortir ? Dit Jo en commençant à s’énerver.
- Joker, une autre question stp.
- Moi j’ai peut-être une idée, lança Jovic.
- Vas-y dit toujours, au point où on en est de toute manière, ricana Oliver.
- On pourrait se servir de Tatiana !
- C’est quoi ce truc-là encore ? S’inquiéta Alex qui ne la connaissait pas.
- Pas bête mais avec ce qu’on lui a fait elle ne voudra jamais nous aider, répondit Josselin à Jovic.
- Je te l’avais bien qu’elle pourrait nous aider.
- Tu ne me l’as pas dit ! Prend moi pas pour un con, s’énerva Jo.
- Menteur !
La conversation dura encore quelques minutes comme ça et finalement, ils décidèrent de partir en direction de la base militaire de Ormsk dans laquelle Tatiana devait vraisemblablement se trouver prisonnière. Pour ceux qui voudraient absolument savoir si Jovic est un innocent garçon ou bien un infâme menteur, chapitre 3.
16 juillet 1953, 00 heures 13 minutes, dans un buisson en face de la base militaire d’Ormsk :
Les quatre coéquipiers, cachés dans un buisson à proximité du camp, observaient l’extérieur de la base. En tout, cinq gardes faisaient des rondes et un autre était allongé sur le toit, probablement avec un fusil de précision, en fumant une cigarette. Derrière lui se trouvait un hélicoptère, Jovic et Josselin eurent alors une pensée pour Irvy. Revenant à eux, ils commencèrent à s’inquiéter. Comment quatre nuls comme eux allaient pouvoir s’introduire dans une base militaire en pleine nuit alors qu’elle est infestée de gardes ?
Jovic l’avais déjà fait mais ça ne compte pas vraiment, on ne sait pas comment il l’a fait et puis il était tout seul. Josselin l’avait fait aussi mais là non plus ça ne compte pas vraiment, Jovic avait éliminé tous les gardes. Quant à Oliver et Alexander…
Josselin, tout agent Snowhell qu’il fut, proposa alors de réfléchir à un plan.
16 juillet 1953, 10 heures 56 minutes, toujours dans le même buisson :
Quelques heures plus tard, Jovic se réveilla et en profita pour réveiller ses compagnons. Apparemment, ils avaient tellement réfléchi qu’ils s’étaient tous endormis en un clin d’œil. Après réflexion, ils décidèrent d’attendre dans leur buisson que la nuit tombe afin de délivrer Tatiana. 12 heures d’attente ça faisait long pour délivrer quelqu’un dont ils n’étaient même pas sur de la coopération mais ils restèrent où ils étaient. De toute façon, ils ne pouvaient pas faire autrement, le sniper était toujours sur le toit et il les verrai obligatoirement dans la grande plaine ensoleillée.
Au même moment, un soldat sorti en courant du bâtiment et il hurla des trucs incompréhensibles aux gardes se trouvant dehors. Ils le suivirent tous à l’intérieur à vive allure et en quelques secondes, plus personnes ne se trouvait à l’extérieur, y compris le sniper qui était rentré aussi. Profitant de l’occasion, Jo, Jovic, Alex et Oliver se ruèrent dans l’enceinte de la base et ils se glissèrent dans le tuyau d’aération que Josselin avait utilisé lors de sa première visite. Rapidement, ils se retrouvèrent au-dessus du bureau où Jovic et Josselin s’étaient rencontrés. Dans celui-ci, deux soviétiques parlaient ensemble avec un air paniqué. L’agent Snowhell ne comprenait pas le moindre mot de ce qu’ils se disaient mais ses trois compagnons écoutaient avec attention. Ils firent demi-tour et une fois dehors, ils retournèrent à la voiture qu’ils avaient cachée pas loin de la base à toute vitesse.
- Est-ce que quelqu’un va enfin se décider à me dire ce qu’il se passe ici ? Cria Josselin une fois dans la voiture.
- Mission accomplie, chantonna Jovic.
- Mais c’est quoi ce bordel à la fin !?
- Staline est mort pendant la nuit, crise cardiaque d’après ce que les deux mecs se disaient, lui expliqua Oliver.
- Epilogue -
Suite à la mort de Staline, l’agent Snowhell, Jovic le Yougo, Alexander Smirnoff et Oliver Poliakof furent tués pour éviter que l’affaire ne s’ébruite et surtout pour qu’il n’y est aucuns témoins. Bien sûr, lorsqu’ils affirmèrent n’avoir jamais vu une seule fois Staline lors de leur mission, personne ne les cru.
Lauriane, le contact radio de l’agent Snowhell a disparu dans la nature et personne ne l’a jamais retrouvée. Tatiana non plus d’ailleurs, bien qu’il soit fort probable qu’elle ai terminé sa vie dans un goulag.
Mélodych a pu finir ses jours tranquillement et a même trouvé un mari qui n’est autre qu’ Irvynoch. Ce dernier lui ramena un cheval et resta vivre avec elle.
Igor Burnsanovitch a explosé avec son laboratoire le jour où il a malencontreusement fait tomber une allumette dans un baril d’essence. Peut-être un suicide, personne ne l’a jamais su…
Gregory Popov, le gérant du bar a fait faillite à force de ne pas faire payer ses boissons à ses amis.
Couloume, le faux Staline est toujours mort.
Bien évidemment, le plan mis en place par Khrouchtchev a parfaitement marché.