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Josselin fut réveillé par une secousse et un petit grincement. Quand il ouvrit les yeux, il avait en face de lui un ciel étoilé, et en se redressant, il comprit qu’il était dans une brouette qui allait à vive allure dans les rues désertes de la capitale. Oliver le poussait et à leur droite se trouvait Alexander qui lui aussi poussait une brouette à l’intérieur de laquelle pionçait Jovic.
Voyant que l’agent Snowhell était sorti du brouillard, Oliver lui expliqua rapidement qu’ils allaient dans une planque et qu’ils se dépêchaient pour ne pas se faire attraper par des soldats en plein couvre-feu. « Costauds à l’alcool dans le coin » pensa Josselin en se rallongeant.
15 Juillet, 23 h 14 minutes, Moscou :
Jovic n’eu pas autant de chance que Josselin. Il fut sortit de son sommeil par un seau d’eau glacée qui le ramena rapidement à la réalité. Il était dans une étroite cage d’escalier, allongé dans une brouette rouillée et ses trois compagnons le regardait avec des sourires montant jusqu’aux oreilles. Malgré son mal de crâne, il réussit tout de même à les suivre lorsque ceux-ci se pressèrent d’escalader les quelques étages qui les séparaient du toit du bâtiment. Dans le grenier, Josselin et Jovic purent découvrir le quartier général d’Alexander et Oliver. Une table entourée de trois chaises et une lampe…
- Où qu’on est les gars ? Demanda Jovic encore dans le coltard.
- Dans le « quartier général » de ces deux charmants messieurs, lui répondit Josselin.
- Ah ok. Et on fait quoi là ?
- On vous explique le plan ! Lança Oliver.
- Les ordres sont simples, il faut que la mort de Staline ait l’air naturelle ! Enchaîna Alexander.
- Ah… Et comment on est sensé faire ça ? Interrogea Josselin.
- Poison bien sûr !
- Bien sûr… On le fait comment ce poison ? Continua Josselin.
- Bonne question. A toi la suite Oliver, s’exclama Alexander.
- Hein ? Quelle suite ? On a rien prévu d’autre !
- Seuil d’exaspération maximale atteint, soupira Josselin.
- Qu’est-ce qui dit celui-là ?
- Vous êtes des pros les gars. Vous buvez comme des trous et en plus, vous avez même pas de vrai plan à nous proposer. J’vois vraiment pas pourquoi Lauriane nous a dit de vous rejoindre…
- Hé ho, calmos mon coco, on est pas si nuls qu’on en a l’air, rétorqua Alexander.
- Un collègue va nous appelé d’un moment à l’autre pour nous dire qui rejoindre, affirma Oliver.
- Ouais, manque plus que le téléphone, répondit Josselin.
- Mais euh ! Il arrête de nous contredire lui ? Jovic au moins il est pas méchant, s’indigna Oliver.
- Bah oui, il dort, continua Jo.
- On a du nouveau agent Snowhell, s’écria Lauriane dans la radio. Un certain Igor Burnsanovitch peut vous aider à la réalisation du poison. Rejoignez-le dans son hangar à Kountsevo.
- Ok merci. Bon on part pour Kountsevo. J’ose espérer que vous avez un moyen de locomotion autre que la brouette…
- Oh oui, pour ça pas de problème, on a une voiture garée derrière l’immeuble, confirma Alexander.
Après avoir de nouveau réveillé Jovic, de manière plus sympathique ce coup-ci, ils descendirent à l’arrière du bâtiment pour trouver un véritable tacot. Alors que Josselin le regardait en se demandant si un tas de ferraille comme celui-ci pouvait rouler, Oliver le mit en marche et un vacarme monstre s’ensuivit. Ils prirent tous place à l’intérieur et partirent…
Seul bémol, il n’y avait presque plus d’essence et en plein couvre feu, ils allaient se faire repérer à dix kilomètres à la ronde…
15 Juillet, 00 h 00 minutes, route goudronnée où Josselin a malencontreusement abîmer les tendons d’un cheval :
Par chance, aucunes troupes n’importunèrent les quatre acolytes et bientôt, ils arriveraient à une station-service à laquelle ils pourraient, bien évidemment remettre de l’essence. Alors qu’ils roulaient à vive allure, ils croisèrent un homme nu dont les traits étaient légèrement familiers à Josselin et Jovic…