Me revlou pour la suite.
Bon pour Bibi. Ben y lit les souvenirs hyper vite. A la vitesse de l´esprit. Pour lui tout voir ça aura pris 10 minutes.
Par contre quand il attendait Zôê, il a pas mal dû poireauter...
Roo, merde hein. J´fais s´ke j´veu!!!
Allez hop, votre avis
- Révélations
Zôê volait.
Elle se déplaçait plus rapidement que la foudre.
Elle traversait la matière comme si c’était de l’air.
Elle était totalement libre de tout mouvement.
Mais elle avait une mission.
Sauver Kuja, son père.
Après avoir déployé toute son énergie à le poursuivre à travers les noueuses racines elle parvint finalement à le rattraper.
Elle le saisit par la main.
La force qui aspirait Kuja faillit entraîner Zôê.
Mais notre héroïne tint bon.
Elle venait de sauver son père de la mort.
Tous deux flottaient dans les racines de l’Ifa.
Deux esprits libres dans les racines multicentenaires allaient bientôt sceller le destin de Héra.
Kuja leva la tête vers sa fille et lui sourit d’une manière bienveillante.
« Tu as réussi, dit-il. Tu peux te projeter dans l’astral. Mais il faut que tu sache une dernière chose. Une chose importante. Tu dois faire attention à ton corps. Sans toi il est fragile et vulnérable. Et s’il est détruit, ton âme se retrouve piégé dans l’astral. C’est l’assurance d’une mort inévitable. Ton corps est ton lien vers le monde physique lorsque tu es dans l’astral. Si tu change de plan, pense à ne pas laisser ton corps sans protection. »
« Bien père, dit Zôê. Je m’en souviendrai. Maintenant venez. Rentrons. »
Kuja lui sourit à nouveau.
« Tu ne pourra hélas pas me sauver. Je suis promis à la mort. » lui révéla-t-il.
« Alors pourquoi m’avoir appris toutes ces choses alors ? Sont-elles inutiles ? »
Zôê était en colère. Son père lui avait menti, pour la première fois.
« Non Zôê, répondit le terra-ien d’un ton ferme. Ces choses ne sont pas inutiles. »
La voix de Kuja retrouva sa douceur, et il reprit ses explications.
« J’ai une dernière volonté. Et tes pouvoirs sont le seul moyen de les respecter. Est tu prête à l’entendre ? »
Zôê comprit tout alors.
Elle n’en voulut plus à son père sur l’instant.
S’il lui avait menti, s’il lui avait fait croire qu’elle pouvait le sauver, c’était en fait pour lui confier une mission.
Son père avait confiance en elle. Une confiance absolue.
« Je suis prête ! » dit elle heureuse.
« Bien, répondit Kuja en lui souriant chaleureusement. Ma dernière volonté est la suivante. Utilise ton pouvoir afin d’atteindre le cœur astral de l’Ifa. Prend le contrôle de ce cœur et devient la reine de l’Ifa. L’Ifa permet la cohésion de ce monde. Il permet la vie en ce monde. Or Terra vient pour exterminer la vie. Prend donc le contrôle de l’Ifa et sauve Héra. Détruit Terra. Terra est la mort. Héra la vie. Acceptes-tu de sauver la vie ? »
Zôê n’eut pas à réfléchir à sa réponse.
« J’accepte ! lâchât-t-elle fermement. Mais puis-je savoir pourquoi. Vous avez une autre raison père, je le sais. »
Le visage de Kuja se transformât alors. Il redevint l’homme qu’il avait toujours été. Il sourit de son machiavélique sourire. Il se mit à rire fortement de manière inquiétante. Le Kuja du passé était de retour. Et il s’exprima.
« Garland veut détruire Héra. Je veux désobéir à Garland et donc détruire Terra. Voila ma raison. »
Son visage redevint doux en un éclair.
« Mais je veux aussi, et surtout, que tu vive mon enfant. Et que tu vive dans le monde qui t’a vu naître. Sauve ton monde et sauve toi. »
« Je comprend père. Je comprend et j’accepte. » lui affirma Zôê.
Le visage de Kuja devint alors grave.
Cela inquiétât Zôê.
Elle compris immédiatement que son père aller lui demander quelque chose d’impossible.
« Maintenant laisse moi partir mon enfant, dit doucement Kuja. Je suis en fardeau pour toi et la mort m’appel. Disons nous adieu. »
Zôê savait qu’elle n’avait pas le choix.
Elle serrât son père dans ses bras.
Ce dernier sourit, heureux. Il semblait apaisé.
Puis Zôê relâcha son étreinte.
Kuja disparut, emporté par le flux des âmes.
Kuja n’était plus.
Kuja était finalement mort.
Mais il était mort en paix. Et il avait accomplit ses dernières volontés. Il pouvait donc partir heureux.
L’esprit de Zôê voulut pleurer.
Mais un esprit ne pleure pas.
Il ressent seulement le chagrin.
Loin de là, dans une cavité située sous l’Ifa, le corps vide de Zôê se mit à sangloter et des larmes coulèrent.