Ca fait aussi un moment qu'on a plus vu Louis tout court aussi ![]()
En effet
En fait, il s'est converti en fromage
http://www.google.fr/imgres?q=p%27tit+louis&hl=fr&biw=1600&bih=785&gbv=2&tbm=isch&tbnid=7F7NFhmATNV1HM:&imgrefurl=http://www.yum-cha.fr/2010/05/08/sandwich-de-petit-beurre-au-ptit-louis/&docid=xlF1f-TrYug0LM&imgurl=http://www.yum-cha.fr/wp-content/uploads/2010/05/ptitlouis.jpg&w=630&h=290&ei=PPs8T8CBJJSV8gPl5KH_Bw&zoom=1&iact=hc&vpx=524&vpy=167&dur=229&hovh=152&hovw=331&tx=215&ty=81&sig=104119479271153037026&page=1&tbnh=82&tbnw=178&start=0&ndsp=31&ved=0CEoQrQMwAg ![]()
" J'a toujours eu une certaine compassion envers les personnes qui se font dévorer, c'est une mort horrible qui ne devrait pas être infligé à une personne humaine
"
Il y a pire. Se faire dévorer et rester envie, sous le regard, les rires, ou les messes basses des gens, être à la merci des types comme moi qui produisent des blagues vaseuses sur leur état. ![]()
Allez 1111 post ![]()
Chapitre lu.
Cole a une mort des plus horrible, le passage le plus glauque étant celui où il est encore conscient avant de se faire dévorer.
Sinon c'est pas banal de tuer un monstre en le laissant se vider de son sang.
Bon chapitre, glauque et intenses psychologiquement et physiquement pour les personnages. Les pauvres j'imagine pas les horreurs qu'ils vont encore devoir traverser.
Help
Non... Pitié, non, dis moi que t'as pas fait cette blague, je t'en supplie
Over
T'es horrible
Yugo
Merci pour le com' ![]()
Et effectivement, ils ont pas finis
(sadique? Non, jamais
)
Spycho
Posté le 16 février 2012 à 19:36:42
Help Non... Pitié, non, dis moi que t'as pas fait cette blague, je t'en supplie
Bah quoi ? ![]()
C'est le fromage qui pue ?
Over T'es horrible
Yugo Merci pour le com'
Et effectivement, ils ont pas finis (sadique? Non, jamais )
A l'aide ~
~
Chapitre 45 : Remise en forme.
Le cristal de Kolyath était tombé au sol, éclairant faiblement les alentours. Kleef se pencha pour le ramasser et le tendre à son épouse, qui le remit en place. La large zone était inondée du sang des créatures, et de nombreux membres gisaient un peu partout. Je contournai l’abîme central pour rejoindre Jennie et Jim, qui se massaient leurs épaules écorchées. Laura nous rejoignit par l’autre côté, gardant son arme en main.
Elle se tortillait étrangement, comme si son dos la démangeait. Peut-être que son bandage avait glissé lors de l’affrontement.
Je ressentis un léger frottement sur ma cheville. Une fraction de seconde plus tard, quelque chose tirait violemment dessus, me faisant tomber à plat ventre, les jambes pendant dans le vide. Les griffes de la bestiole se refermèrent sur ma botte, me tirant dans le trou avant même que mes coéquipiers n’aient le temps d’essayer de me rattraper.
La main de Jim se referma sur mon avant-bras gauche alors que je basculai, et j’eus le réflexe de planter mon griffeur droit dans la paroi rocheuse pour lui éviter d’être entrainé par mon poids. La bestiole rugit de mécontentement, et ses pattes avant se refermèrent sur mes deux jambes.
La faible lueur projetée par ma griffe laser et le canon de mon fusil attaché sur mon dos révélèrent l’une des créatures qui nous avait attaqué. Les pattes arrières de celle-ci faisaient un angle étrange, et je devinai qu’elle avait du tomber pendant l’affrontement. Peut-être même qu’il s’agissait de la première à m’avoir sauté dessus.
Son état expliquait qu’elle ait mis si longtemps à escalader la paroi. Ses pattes brisées étaient arrimées dans la paroi, mais à peine. Son long cou se balançait, comme s’il cherchait un endroit à mordre. Ce qui était sûrement le cas.
« Je te tiens Dave, t’en fais pas... essaya de me rassurer le jeune homme d’une voix étouffée par l’effort. »
« Si tu pouvais faire plus... »
« Décroches ton truc ! »
« Hors de question ! »
Les mâchoires affreusement longues de la créatures se refermèrent sur mon mollet gauche. La douleur fut telle que mon cri de douleur s’étrangla dans ma gorge et se mua en simple couinement. L’onde qui me parcourut le corps me fit également involontairement arracher mon griffeur à la roche, et je sentis que je descendais. Jim ne pouvais pas me retenir.
« Raccroches-le, raccroches-le ! »
Des larmes de douleurs coulaient sur mon visage, et je fis un effort surhumain pour replanter les deux lames dans la paroi, plus de vingt centimètres en dessous de l’endroit initial. La créature gardait ses dents profondément enfoncées dans ma chair. Pire encore, je sentais qu’elle lâchait prise sur la paroi, ses pattes arrières étant à moitié inutilisables. Si la bestiole n’était plus retenue que par ses griffes et sa mâchoire, je pouvais dire adieu à mon mollet.
Kleef apparut au bord du trou où Jim me maintenait désespérément. Il braqua son fusil vers la créature, une lueur sauvage dans les yeux. Jim tourna légèrement la tête dans sa direction.
« Attendez ! Qu’est-ce que vous faites ! »
La rafale alla se loger dans le torse de la créature. Sous l’impact, elle poussa un cri de douleur et se décrocha de ma jambe. Une nouvelle vague de douleur me traversa, tandis que le flot de sang augmentait. Dès que la bête eut cessé de mordre, le Créateur tira deux autres rafales, qui emportèrent les pattes arrières de l’animal. Il glissa, et tout son poids se rabattit sur les deux jeux de griffes qui m’enserraient les chevilles.
Le griffeur glissa un peu dans la roche, et Jim suivit le mouvement. Dans sa nouvelle position, le monstre ne pouvait plus tendre suffisamment le cou pour mordre autre chose qu’un pied. Kleef se décala un peu, ajustant le canon de son arme sur le cou de la créature. Le tir sectionna la colonne vertébrale, et le crâne dégringola dans l’abysse.
Ses griffes se serrèrent spasmodiquement, jusqu’à ce que d’autres tirs n’arrachent les bras et que le corps tout entier bascule dans les entrailles de la montagne. Un filet rouge coulait le long de ma botte gauche et allait se perdre dans le noir.
Les griffes du Créateur se refermèrent sur le dos de ma combinaison tandis qu’il se penchait en avant, et je désactivai mon griffeur. L’alien me ramena sur le sol, et mes coéquipiers se penchèrent immédiatement sur moi. Une flaque de sang commençait à se former à mes pieds.
« Utilisez l’un de vos produits, s’enquit le Créateur »
« On en a plus que deux... commença Jennie, avant de se ressaisir. Oui, attends David, je m’en occupe... »
« On a plus de bandage... répondis-je faiblement. »
« On trouvera autre chose. En tout cas, serre les dents, ça va faire un mal de chien. »
La jeune femme s’assit à côté de ma jambe, et commença à presser la plaie en attendant que les autres trouvent une solution. Une fleur noire commença à s’épanouir devant mes yeux, et je m’évanouis.
Lorsque je rouvris les yeux, on m’avait trainé bien à l’écart du trou dans le sol. La flaque de sang commençait à peine à sécher au bord de l'abîme. Je baissai les yeux vers ma jambe, mais ne vis que le bas de ma combinaison imprégnée du fluide rouge. La douleur, elle, était plutôt diffuse. Les autres me tournaient le dos, gardant les yeux rivés sur chaque ouverture de la roche.
Jim n’avait plus de manches, laissant ses bras à l’air libre.
« Tu risques pas de prendre froid toi ? Dis-je avec un faible sourire. »
Le groupe se retourna d’un bloc, et le jeune homme me rendis mon sourire.
« Fallait bien trouver quelque chose pour te faire un garrot, puis un bandage. Et c’est ma combi qui en a fait les frais. »
« Ça fait longtemps ? »
« Non. Pas plus d’une demi-heure je crois, dur à dire dans le coin. »
« Ok. Je suis prêt à y aller, dis-je en faisant mine de me relever. »
« Wow, vas-y doucement hein. Le kit a fait effet, mais ta jambe te supportera peut-être pas. »
Je posai mes deux mains sur le sol, et entrepris de me soulever doucement en m’appuyant uniquement sur ma jambe droite. Kleef et Jim eurent pitié de moi et m’empoignèrent chacun un bras pour me relever. Ils me maintinrent tandis que je déposai prudemment mon pied gauche sur le sol. Une douleur aïgue me vrilla le mollet, et je resoulevai la jambe aussitôt.
Je me laissai retomber mollement contre la paroi, et mes deux coéquipiers me lâchèrent.
« On devrait rester encore un peu le temps que le kit fasse complètement effet... avança Laura. »
« Non, c’est bon. Ça ira, je vais juste avoir besoin d’aide. »
J’accompagnai mes mots d’un bref saut à cloche-pied le long de la paroi, avec la ferme intention de rejoindre la suite du tunnel. Jennie soupira distinctement, et s’approcha de moi. Elle me força à passer l’un de mes bras autour de son cou et fit glisser le sien autour de ma taille. Elle me décocha un regard qui signifiait clairement que j’étais une vraie tête de mule, et fit signe aux autres de se mettre en route.
Les deux Créateurs reprirent la tête, avec nous juste derrière. Jim fermait la marche, précédé par ma copilote. Je sautillai lentement en prenant appui sur la jeune femme, essayant de ne pas me tordre la cheville sur le sol assez inégal. Il n’aurait plus manqué que ça. Les mètres défilaient affreusement lentement. Tout le monde était sur le qui-vive après l’attaque surprise dans la grande salle. Une main autour des épaules de Jennie, je gardai l’autre ancrée sur la crosse de mon pistolet.
Au terme d’une très longue heure silencieuse, nous arrivâmes à un endroit où le boyau semblait s’enfoncer davantage en profondeur. De telle sorte que le tunnel de roche polie prenait pour moi l’aspect d’un vague toboggan. Le couple de Créateurs s’engagea dedans sans hésiter, mais je vis assez facilement que leur griffes s’ancraient dans la pierre à chaque pas.
J’échangeai un regard inquiet avec ma coéquipière, et nous fîmes un pas prudent en avant. Lorsque mon pied toucha le sol, la semelle encore couverte de boue de ma botte glissa sur le sol et manqua de me faire partir à la renverse. Je ne dus mon salut qu’à la fermeté de la jeune femme, qui elle-même peinait à rester debout.
« Tu pourras me tenir jusqu’en bas ? »
« Je vais essayer... souffla t-elle. »
Je fis un nouveau saut, mais cette fois ci la main de Jennie glissa sur ma hanche et je dégageai mon bras pour ne pas lui briser le cou en l’entrainant avec moi. Je m’étalai sur le dos et descendis la pente lisse sur trois mètres. Mon mollet blessé heurta violemment la roche, me faisant monter un éclair de douleur dans tout le corps.
Je poussai un gémissement étouffé, les larmes aux yeux.
« Attends, je vais t’aider... »
« Non... Laisse tomber, je vais me débrouiller... »
De violents élancements me parcourant la jambe, toujours sur le dos, j’entrepris de me trainer comme je le pouvais dans la descente. La situation était certainement comique vu de l’extérieur, mais aucun de mes coéquipiers n’afficha le moindre sourire. Ma jambe blessée pliée et touchant à peine le sol, je poussai principalement avec les mains, en m’aidant de la jambe droite, pour progresser. Ma plaie me donnait l’impression d’être remplie de minuscules aiguilles.
Le tunnel continua de descendre ainsi pendant une trentaine de mètres. Ce moyen de déplacement était épuisant, et la douleur n’arrangeait pas les choses. Finalement, j’atteignis un endroit plat, et entrepris de me relever difficilement. Une fois debout, je restai en équilibre sur un pied, n’osant même plus poser l’autre par terre.
Jennie glissa à nouveau son bras sur ma taille, et nous recommençâmes à avancer, lentement. Au bout d’une demi-heure, une vague de chaleur se répandit dans tout mon membre blessé, suivi d’une sensation d’engourdissement, qui atténua petit à petit la souffrance.
Les aiguilles disparurent une à une.
Je poussai un soupir de soulagement. Ma coéquipière me lança un regard interrogatif, puis sembla comprendre ce qu’il en était en voyant que mes traits n’étaient plus aussi crispés. Le kit était en train de finaliser le travail.
Comme pour parachever le tout, un minuscule point lumineux brillait droit devant.
Lu.
Encore une blessure, à force y vont finir cul-de-jatte tes persos
.
Après qu'il se soit évanoui, quand y revient à lui et qu'il voit ça combinaison plein de sang, je me suis dis tient il lui on coupé la jambe ? ![]()
Hé ba non et c'est mieux, parce que sinon ils auraient du le trainer l'unijambiste. Il aurais fait une belle paire avec Laura le robot
.
Je vois bien Jim perdre les bras tient, maintenant que ça combi est arraché
.
Mais à la fin serais-ce le bout du tunnel ? (de la grotte hein, pas de leurs calvaire
)
J'essaie quand même de limiter les blessures graves, une main, un oeil, ouais, mais une jambe c'est trop ![]()
Et oui, il est possible que la fin de ce tunnel approche
Et merci ![]()
"J'essaie quand même de limiter les blessures graves, une main, un oeil, ouais, mais une jambe c'est trop
"
Dit-il alors que dans sa précédente fic, il nous a foutu trois chapitres sur la blessure ô combien grave d'Alex Duboulet qui était bien ridiculement d'un camion. ![]()
Good comme d'hab
J'ai bien cru qu'ils lui avaient coupés les jambes
Bon sinon
Jim va-t-il perdre ses bras ? ![]()
Notre héros va-t-il encore se gameler ? ![]()
Est-ce la fin du tunnel ? ![]()
Est-ce que le Créateur a immortalisé la chute de Dave pour l'envoyer à Videogag ?
On le saura au prochain épisode ![]()
Over
![]()
J'ai passé infiniment plus de temps à décrire les larmes de ton chialeur de Max qui s'était fait couper une main que les divers évanouissements d'Alex
C'est dans cette fic que la traversée d'un pont avec une Laura à moitié morte a pris presque trois chapitres, mais encore faut-il la lire
Help
Merci ![]()
+ Vous croyez tous qu'il lui coupe les jambes ou quoi?
Et je ne répondrais à aucune de tes questions, nah ![]()
"Over
![]()
J'ai passé infiniment plus de temps à décrire les larmes de ton chialeur de Max qui s'était fait couper une main que les divers évanouissements d'Alex
"
Oui et je crois avoir déjà longuement critiqué ce passage. ![]()
Non, tu as juste dit que c'était qu'un salopard qui pensait qu'à lui, et qu'il transformait le beau, courageux et intelligent Max en un manchot inutile avant de l'abandonner lâchement en fuyant le bâtiment ![]()
Chapitre 46 : Au bout du tunnel.
Malgré la disparition de la douleur, je continuai à avancer à cloche-pied, une main sur l’épaule de ma coéquipière, mais la progression était nettement plus agréable. La minuscule lueur au loin se rapprochait lentement. Et les grattements des créatures s’étaient évaporés. Peut-être qu’elles n’osaient pas trop s’approcher de l’extérieur.
Il se passa néanmoins une demi-heure avant que nous soyons assez proches de l’extérieur pour discerner vaguement quelques détails. La lumière avait cependant l’air de décliner. Notre neuvième jour sur cette planète était en train de s’achever. Il ne nous faudrait probablement qu’un quart d’heure à cette allure pour arriver suffisamment près de la sortie.
La main de Jennie sur ma hanche était beaucoup moins crispée, preuve que l’imminence de cette fin du tunnel la rassurait également. Cette montagne était devenue l’un de mes pires souvenirs de notre épopée. Même si, d’une manière générale, cette planète tout entière était la pire chose qui m’était arrivée.
L’extérieur se rapprochait.
Une masse tomba du plafond pour plaquer Kleef au sol. Le Créateur n’eut même pas le temps de réagir, et gisait sur le sol, essayant de se dégager malgré la puissante étreinte de la créature. Au moment où elle allait plonger ses crocs disproportionnés dans la nuque de l’alien, Kolyath poussa un rugissement et se jeta sur l’animal, l’écrasant contre la paroi. La bestiole poussa un couinement scandalisé et essaya d’arracher le visage de la Créatrice.
Les deux aliens se jetèrent à main nue sur elle. Kleef lui attrapa le cou à deux mains, ouvrant la gueule pour pousser un cri que nous avions entendu plusieurs jours auparavant lors de notre fuite dans l’arène. Ils l’écrasèrent contre la roche, la forçant à se tenir sur ses pattes arrières. Puis Kolyath plongea ses griffes dans son abdomen, et descendit d’un coup sec.
Jim se mit alors à crier.
« Putain ! Ils rappliquent, faut qu’on dégage de là ! »
« Ils sont combien ? Demanda Laura, son fusil braqué vers l’obscurité. »
« Aucune idée. Plein ! »
Les Créateurs laissèrent tomber le cadavre de la bête, et empoignèrent la crosse de leur fusil. Jim et Laura avaient déjà commencé à tirer à l’aveugle, mais sans rien toucher. Les lasers éclairaient brièvement la surface du tunnel, nous indiquant qu’il s’étendait énormément vers le haut. Les créatures se déplaçaient probablement sur la paroi. Nos deux coéquipiers essayèrent de localiser les mouvements des animaux, et quelques tirs firent mouche.
Le bruit d’un corps qui s’écroule nous parvint à travers les hurlements. Je déglutis, pensant que ma blessure nous ralentirait considérablement.
Kleef m’agrippa par l’épaule et m’aboya un ordre dans sa propre langue, avant d’indiquer d’un coup sec de la tête la sortie, au loin. Il échangea quelques paroles avec Kolyath, et elle arracha la gemme de sa sangle pour la lui tendre.
Le Créateur se décala sur le côté, braquant son fusil par-dessus l’épaule de Jim. Ses yeux rouges étaient réduits à une fente.
Kolyath nous fit signe de la suivre, baragouinant dans sa langue. J’échangeai un bref regard avec Jennie, et nous nous mîmes en route, laissant nos partenaires nous couvrir. L’absence du cristal nous forçait à traverser le reste du chemin dans la pénombre, seulement éclairés par la lumière déclinante de l’extérieur. Les lasers résonnaient dans notre dos, ainsi que les hurlements des créatures. D’un coup d’oeil en arrière, je vis que nos coéquipiers étaient forcés de reculer. Leurs tirs touchaient parfois leurs cibles, mais les bestioles avaient l’air d’esquiver habilement les coups de feu.
L’une d’entre elle jeta Jim au sol, avant de se faire arracher la tête par Kleef.
Le bout du tunnel se rapprochait lentement, et l’éclat du jour inondait l’entrée de la caverne. Je sautillai aussi vite que je le pouvais, la Créatrice nous ouvrant la voie. A deux reprises, une bestiole tomba du plafond, avant d’être rapidement exécutée par l’alien.
Une détonation fit trembler le sol, et des craquements retentirent derrière nous. Kleef venait apparemment de jeter l’une de ses ‘’grenades’’, ce qui avait fait s’effondrer une partie du tunnel. Les trois combattants revenaient en courant, tirant au hasard derrière eux.
« Ça en a bouché qu’une partie ! Hurla Jim. Ils continuent à arriver, vous arrêtez pas ! »
Nous avions presque atteints la sortie. Lorsque nous atteignîmes la zone éclairée, je dus détourner la tête et fermer les yeux, mes pupilles ne supportant pas la lueur du jour après un si long séjour dans le noir. Je clignai des yeux à plusieurs reprises, essayant de voir un minimum. Jennie et Kolyath avaient elles aussi placée une main devant leur visage, le temps de se réhabituer à la luminosité.
Les autres arrivaient en courant. On entendait les cris suraigus des créatures qui les suivaient.
Je me décrochai de ma coéquipière, m’appuyant contre la paroi, sur une jambe. L’épaule gauche posée contre la roche, je braquai mon fusil vers nos camarades, prêt à faire feu dès qu’ils seraient sortis. La Créatrice et la jeune femme firent de même, tandis que la lueur dansante du cristal mauve se rapprochait.
Le trio s’engouffra à l’extérieur, mais s’arrêta brusquement, se cachant le visage. Laura percuta le dos de Kleef de plein fouet, l’alien s’étant arrêté brutalement en arrivant dans la lumière du jour. Jim parvint à esquiver les deux autres en glissant à moitié sur le sol lisse, mais se retrouva ainsi en plein milieu de ma ligne de mire. Jennie et Kolyath essayaient d’avoir un meilleur angle de tir pour éviter que cet arrêt ne nous coûte la vie à tous.
Mais l’attaque ne vint jamais.
Des couinements résonnèrent dans la caverne, ainsi que des crissements de griffes contre la roche. Un cri rageur se répétait, un cri légèrement plus grave que les autres. Jim s’écarta finalement, une main en coupe au-dessus de ses yeux, et je pus voir l’origine de ce son.
L’une des créature s’était arrêté un peu avant la zone éclairée du tunnel. Elle avait les yeux clos et reculait en secouant la tête et en poussant ce cri assez court et répété. Elle reculait de travers, le flanc tourné vers nous, et ses camarades étaient à peine visibles dans la pénombre. Gardant les paupières baissées, elle tourna son long cou dans notre direction et repoussa son horrible cri, avant de disparaître dans l’obscurité.
Je sautillai en arrière, gardant une main posée sur la roche. Laura, Jim et Kleef s’étaient remis du changement brutal de luminosité.
« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Interrogea à voix haute le jeune homme. »
« Je crois que... » Jennie s’interrompit quelques secondes, comme pour réfléchir à ce qu’elle allait dire. « Ils vivent dans la caverne tout le temps. Leurs pupilles ne sont peut-être pas adaptées à une lumière trop forte. »
« Ouais, ça doit être ça, admit Jim avec un sourire rassuré. »
Je m’interrogeai sur la cause de ce sourire, avant d’arriver à une conclusion. La fuite de ces créatures aurait tout simplement pu signifier qu’un prédateur qu’ils redoutaient rôdait dans la région. Je me retournai pour observer les environs.
Nous étions à peu près au niveau du pied de la montagne, ce qui ressemblait un peu à une falaise. Un sentier escarpé longeait le flanc pour rejoindre la plaine en contrebas. Des débris rocheux parsemaient les environs, mais ils avaient l’air d’être tombés depuis un moment. Au loin, serpentant à travers la plaine encore trempée par la pluie, on pouvait distinguer le fleuve, notre prochaine étape. Encore plus loin, une tâche verte indiquait la forêt qui entourait la capitale.
Le jour baissait rapidement, et nous décidâmes de descendre le sentier avant de ne plus rien y voir. Nous aurions pu passer la nuit ici, mais ce n’était pas une bonne idée. Les pupilles de ces animaux ne supportaient peut-être pas la lumière du soleil, mais elles seraient parfaites pour nous traquer de nuit. Il valait mieux mettre la plus grande distance possible entre cette caverne et nous.
La descente de ce sentier s’avéra assez méticuleuse. Mes bottes avaient toujours une fine couche de boue qui rendaient la roche glissante. Le chemin était assez large, et Jim et Jennie se placèrent ainsi de chaque côté de moi pour me soutenir et m’empêcher de dégringoler la falaise pour les attendre en bas.
La lumière déclinait de plus en plus, et je doutai que nous puissions atteindre la plaine avant la nuit. Kleef avait rendu son cristal à son épouse, et la lueur mauve se promenait sur la paroi rocheuse en attendant d’être plus utile. La douleur dans ma jambe avait presque complètement disparue. Il suffirait d’une nuit de sommeil pour qu’elle soit dans un état convenable.
Je risquais de boitiller de temps en temps pendant un moment, mais au moins je pourrais marcher. Peut-être même courir.
Je me dégageai de l’emprise de mes coéquipiers.
« Qu’est-ce que tu fais ? s’étonna Jennie. »
« Je veux voir si je peux marcher. On y arrivera jamais sinon. »
« Fais attention... »
Je posai prudemment mon pied gauche au sol, et m’aperçus que je ne ressentais rien. Je fis quelques pas, et, à part un très léger engourdissement, tout se passa bien. Sachant que nous allions encore traverser une nouvelle plaine, ce n’était pas plus mal. Nous n’étions pas encore arrivés en bas quand l’astre disparut totalement. Ma jambe gauche commençait à avoir quelques faiblesses, et je me mis à avancer plus lentement. Le kit avait beau très bien fonctionner, il ne fallait pas trop en demander non plus.
Je sentais les regards inquiets des autres dans mon dos, tellement intenses que j’avais l’impression d’avoir deux doigts posés sur la nuque. Nous arrivâmes enfin en bas de la falaise, sur la plaine. Kleef parla à son épouse, et elle rangea le cristal mauve dans une petite poche de sa sangle.
Il nous expliqua qu’il valait mieux ne pas donner de point de repère à d’éventuels prédateurs. Nous marchâmes pendant une centaine de mètres le long de la falaise, avant de nous décider à nous arrêter.
Mon pied se posa sur quelque chose, qui craqua bruyamment. Je n’y fis pas attention, préférant ne pas savoir sur quoi j’avais marché. Je sentais de temps à autres quelque chose rouler sous mes pieds, et les autres marmonnaient entre eux. Quelques mètres plus loin, une puanteur horrible nous accueillit. La vague de l’odeur répugnante me fit tousser violemment, ainsi que tous les autres. Quelque chose devait être en train de pourrir pas loin.
Nous nous mîmes d’accord pour nous éloigner un peu de la zone, puis nous nous installâmes une fois que l’odeur fut loin de notre odorat. Nous avalâmes un en-cas après cette longue journée, et chacun alla s’allonger. Kleef s’assit face à la plaine, le regard parcourant l’étendue à peine visible. Nous nous endormîmes assez rapidement.
Aucun de nous ne se posa la question de savoir pourquoi nous avions apparemment marché au milieu de cadavres plus ou moins décomposés. La réponse nous apparut le lendemain. Et elle nous fit regretter de ne pas avoir marché quelques centaines de mètres de plus.
Super chapitre.
Y marche sur des cadavres, mais n'y font pas attention, trop contant de se sortir de la grotte.
Y sont dans la merde, y sont dans la merdeeeee
.
Le prochain chapitre va être drôle tient.
Un mort peut être ou une morte ?
Aller pour être gentil prévision plus que probable pour le prochain chapitre, encore un blessé, mais grave la blessure
.
Merci
Roooh, pourquoi toujours voir les choses en noir? Je suis quand même pas aussi cruel avec mes personnages... Si? ![]()
Roooh, pourquoi toujours voir les choses en noir?
Je suis quand même pas aussi cruel avec mes personnages... Si?
Ils sont sur une planète inconnu hostile, qui plus est plus hostile que ça tu meurs. (jeux de mot pourris spotted
)
Et puis bon la fin du chapitre :
"La réponse nous apparut le lendemain. Et elle nous fit regretter de ne pas avoir marché quelques centaines de mètres de plus."
Moi je dis ça pue la mort... D'un des persos hein.