Vu comme ça, c'est vrai que... ![]()
Houla, ça pue l'évènement meurtrier toussa ![]()
Mais arretez, je fais quand même pas mourir mes persos aussi facilement.... ![]()
Bon, peut-être un peu, mais... ![]()
Chapitre 47 : Inévitable.
« Réveillez-vous. Et en silence. »
Je rouvris les yeux, et sursautai violemment en voyant le Créateur penché à quelques centimètres de moi. Il plaqua son index contre le devant de sa mâchoire, geste qu’il avait du apprendre de nous. Il se redressa doucement, et seul le frottement de ses pas contre l’herbe humide se firent entendre. Il s’accroupit à proximité de Laura, allongée à côté, de lui chuchota exactement la même chose qu’à moi. La jeune femme réagit d’ailleurs de façon similaire.
Jim s’était assis, et scrutait un point derrière moi d’un air plus qu’inquiet. Kolyath, elle, s’était déjà levée, ses griffes courtes crispées sur la crosse de son fusil. Kleef réveilla Jennie, et j’en profitai pour tâter ma jambe gauche. La douleur avait disparue, mais mieux valait garder le bandage pendant quelques temps. Je préférai aussi éviter de courir, mais au vu des expressions de mes coéquipiers, ce ne serait peut-être pas tout de suite que je respecterais cela.
Je posai mes mains au sol pour me relever. Nous avions dormis à un endroit où l’herbe était écrasée, formant une zone moins boueuses que les environs. Puis je me remis debout, posant lentement ma jambe gauche au sol.
Jim s’était mis à frissonner, le regard toujours fixé derrière moi. La situation n’était pas urgente, sinon ils auraient réagi plus vivement, mais devait néanmoins être délicate. Surtout vu que le Créateur imposait le silence.
Je me retournai, craignant de me retrouver face à face avec une meute de Rôdeurs endormis.
Ce n’était pas ça. C’était pire.
Je déglutis et fis quelques pas en arrière, la main posée sur mon fusil. A quelques dizaines de mètres, on voyait une zone parsemée de cadavres. Des squelettes broyés ou déchiquetés, généralement en plusieurs morceaux. Des restes de tronc ou de pattes en train de se décomposer lentement dans la pénombre matinale. On distinguait même un cadavre qui avait l’air encore frais, gisant devant l’entrée d’une gigantesque caverne creusée dans la falaise que nous avions descendu.
Et dans cette caverne, se trouvait l’une des choses que nous avions fuit désespérément quelques jours auparavant.
En raison de la montagne, le soleil n’éclairait que très partiellement la plaine, n’offrant pas une précision appréciable. Néanmoins, la masse énorme qui se détachait dans l’obscurité ne laissait pas le moindre doute. De même que les traces de griffes défigurant la roche de part et d’autres de la grotte.
Nous avions dormis à moins de cent mètres de l’antre d’un Neebray.
La main griffue de Kleef se posa sur mon épaule.
« J’espère que votre jambe est remise. Nous n’avons pas le temps de manger. Il faut partir. Pendant qu’il fait sombre. »
« On l’entend pas respirer, vous ne croyez pas qu’il est mort ? Chuchotai-je à mon tour. »
« Vous aviez entendu celui qui dormait à proximité dans la ville ? Non, alors ne trainez pas. »
Je hochai vivement la tête, et me penchai pour ramasser mon pistolet, que j’avais posé à côté de moi. Jim et Jennie récupérèrent leur sac en vitesse, et Laura s’occupa de rassembler les armes. Je remarquai immédiatement qu’elle se tenait de façon moins raide. Elle intercepta mon regard et me fit un clin d’oeil.
« Jennie a desserré le bandage hier pendant que t’étais dans les pommes, expliqua t-elle à voix basse. Ça m’évite d’être droite comme un i. »
« Une bonne chose... lui soufflai-je rapidement. »
Elle sourit, et distribua les armes. Kleef était en train de boucler sa sangle quand nous approchâmes, enfin prêts. Il eut un hochement de tête appréciateur, puis récupéra ses deux fusils. Mon estomac gronda légèrement, mais je ne m’en préoccupai pas. Des deux sacs qu’il nous restait suite à la mort de Cole, celui de Jennie était presque vide, et celui de Jim contenait beaucoup de denrées qui n’avaient pas du apprécier la pluie. Il devait nous rester à manger pour trois à cinq jours, mais nous pouvions éventuellement nous occuper des éventuelles bestioles qui nous attaqueraient.
Alors que nous nous mettions en route, les premiers rayons du soleil percèrent au dessus de la montagne, éclairant de manière plus vive la plaine encore trempée.
Un long grognement entrecoupé de bruits de gorge nous parvint de la falaise. Les épines dorsales des deux Créateurs se rabattirent sur leur dos, mais ils continuèrent à marcher, essayant de paraître imperturbables. Mais à la façon dont leurs griffes serraient leur arme et leur mâchoire se crispait, leur masque n’était pas très crédible. Ils voulaient sûrement essayer de voir si le prédateur géant nous verrait avant que nous soyons trop loin.
Néanmoins, quelles qu’aient été leurs intentions, continuer de marcher ne fut pas une bonne idée.
Le sol trembla légèrement, tandis qu’un raclement caractéristique de griffes contre la roche nous parvenait. La créature fit deux pas, puis s’immobilisa. Je sentis un frisson me parcourir le dos alors que je luttais pour ne pas regarder derrière moi.
Un rugissement surpuissant résonna en écho dans la plaine.
Je plaquai par réflexe mes mains contre mes oreilles, tant le bruit était violent. Kleef s’arrêta net, ses épines s’agitant légèrement, comme si elles frissonnaient elles aussi. Il baissa la tête, les yeux clos, la gueule hermétiquement fermée. Une larme de résignation miroita quelques secondes sur les écailles ternes de son museau.
Les pas lourds du colosse se mirent à claquer sur le sol encore humide.
Le Créateur pivota, braquant son fusil devant lui. Il avait visiblement espéré de tout son cœur pouvoir esquiver l’affrontement contre le titan qui s’approchait. Peut-être parce qu’il craignait que ses collègues humains, trop faibles et blessés, ne soient pas à la hauteur. Mais peut-être aussi parce qu’il craignait la créature autant que nous.
Néanmoins, l’affrontement était désormais inévitable.
Je pivotai à mon tour, imité par tous les autres. Un seul regard à l’animal suffit à expliquer l’envie du Créateur de ne pas l’affronter. Il était à un peu plus d’une centaine de mètres, chacun de ses pas lui en faisant franchir une demi-douzaine.
Le mastodonte avançait vers nous, sa vingtaine de mètres de long progressant tranquillement à travers la plaine. Il devait en mesurer une dizaine de haut, peut-être plus. Le Neebray se déplaçait sur deux pattes arrières épaisses, munies de trois longues et larges griffes. Son corps en lui même était recouvert d’une carapace terreuse agencée en plaques sur toute la surface de son dos, son ventre étant couvert de grosses écailles de la même couleur, le faisant ainsi paraître encore plus gros. Deux pattes avant, munies elles aussi de trois longues griffes, plus fines, reposaient sur le côté de son corps tandis qu’il progressait.
Son crâne en lui-même était à l’image du reste du prédateur, c’est-à-dire assez imposant. Il était planté au milieu des épaules au bout d’un cou quasiment inexistant, formant une masse compacte avec son dos. Deux cornes de plusieurs mètres de long partaient de ses tempes et courraient en diagonale vers le bas, passant sous deux énormes yeux d’un rouge intense. Pour parachever le tout, une imposante mâchoire, dans laquelle l’un de nous aurait facilement pu tenir debout, s’ouvrait en-dessous de ces deux cornes.
Sa gueule ouverte dévoilait deux doubles rangées de dents longues et couvertes de bave. Au bas de son dos blindé, une queue épaisse et elle aussi couverte de carapace s’agitait dans l’air. Je vis avec horreur qu’elle était terminée par une sorte de pince épineuse, qu’on aurait pu assimiler à celle d’un scorpion, si elle avait été placée ailleurs.
Une masse imposante de muscles et d’os. Une véritable machine à tuer. L’emplacement vide dans la galerie des trophées me revint en tête, mais je repoussai cette image. Nous savions tous ce que cet espace vide signifiait. Les Créateurs n’avaient jamais pu en tuer un, en tout cas pas ceux de la ville que nous avions quitté.
J’échangeai un regard avec mes coéquipiers. Nous avions instinctivement levé nos fusils, mais la simple vue de la carapace qui recouvrait ce monstre avait suffit pour que les armes se baissent légèrement. Les griffes de Kleef pianotaient sur la gâchette de la sienne, ses yeux rouges rivés sur la créature. Le Neebray continua à avancer aussi vite qu’il le pouvait, ses pas faisant trembler le sol sous nos pieds.
« Comment on est censé abattre ce truc ? Gémit Jim. »
« Pas avec nos armes en tout cas..., dit à mi-voix Jennie, sur ma gauche. »
Le colosse s’arrêta finalement, à une trentaine de mètres de nous. Il semblait avoir remarqué que ses proies n’avaient pas l’intention de fuir, et qu’il n’allait donc pas devoir les poursuivre. Les deux immenses lumières de ses yeux passaient sur chacun de nous, s’arrêtant légèrement sur les deux Créateurs. Peut-être qu’il avait déjà fait face à quelques membres de cette espèce. Ses griffes avant s’ouvraient et se refermaient doucement, provoquant un cliquètement régulier.
De la salive coulait entre ses dents plus longues que des épées.
Mon mollet gauche me démangeait, et je fis un petit pas en arrière pour essayer de le bouger un peu. Un léger engourdissement me parcourut la jambe, me faisant trébucher au moment où je la reposais. Ce fut juste un minuscule mouvement, mais il n’échappa pas au prédateur. Il se pencha en avant, rivant ses deux yeux rouges sur moi. Comme s’il déterminait si j’étais ou non la bête blessée du troupeau.
D’un coup d’oeil sur le côté, je vis que Kleef restait immobile, seule sa tête bougeant légèrement. Je compris qu’il profitait de cet infime répit pour essayer de trouver une faille dans l’armure du mastodonte. L’analyse ne fut apparemment pas convaincante, car il claqua légèrement des mâchoires, comme s’il avait la bouche sèche.
L’animal fit un pas en avant, ouvrant davantage sa gueule béante. Il posa ses deux pattes avant sur le sol, et je constatai avec effroi qu’il pouvait se déplacer aussi bien sur deux que sur quatre membres. Sa queue en forme de pince claqua férocement.
« Tenez vous prêts... »
Je tournai la tête vers le Créateur, espérant lui soutirer un petit renseignement, un signe pour nous dire comment faire. Mais je ne vis rien. L’alien n’affichait qu’un seul signe, un signe qu’il tentait visiblement de dissimuler.
Il tremblait.
Woaw, j'ai vient de survoler le dernier chapitre, ça donne envie, je m'y remettrais très prochainement
Mais d'abord une nouvelle intro ![]()
ça va être une boucherie!!!
Pas de mort dans ce chapitre puisque l'action n'a pas débuté, mais ça va venir, j'en suis persuadé.
Kleef qui tremble, alors ça, ça montre que plus que tout autre situation, c'est vraiment la pire et au plus mauvais moment.
Quel artifice vas tu utiliser pour limité la casse... Je me le demande.
Sinon c'est un bon chapitre plein de tension. ![]()
Seb
Prend ton temps... pour les deux
Yugo
Merci encore ![]()
J'vous avais dit de pas tout voir en noir... pas pour l'instant du moins ![]()
Laura, Jim, Jennie et Kolyat sont en danger, vu que Dave est le perso principal et que Kleef est le seul à pouvoir communiquer avec les autres (donc il sera important pour leur faire quitter la planète)
Noraj' de ma perspicacité
Sinon, quand même, imposant le Neebray ![]()
Ça s'annonce être un combat épique ![]()
Qui te dit que ne vais pas faire un rebondissement en changeant de perso principal dans le dernier tiers de la fic?
Ou que Kolyath ne peut pas ramasser le dispositif de traduction sur le cadavre de Kleef?
+ Merci, et j'espère que le Neebray vous plait ![]()
Pourquoi appeler un Neebray, ce qu'on peut appeler un dragon, un dinosaure ou tout simplement, un verre de terre sur pattes ?
+ Belle bête. ![]()
Pour lui donner un coté exotique ![]()
+ au moins, t'aimes pas le nom mais le reste passe, s'déjà ça ![]()
Chapitre 48 : Débâcle.
Une âme charitable aurait peut-être affirmé que c’était l’épuisement qui faisait trembler ainsi les bras du Créateur, tandis qu’il tenait son fusil braqué devant lui, vers le titan. La peur et le doute qu’on lisait dans ses yeux auraient pu suffire à nous faire définitivement perdre espoir. Depuis le début, lui et Kolyath n’avaient montré de signes de faiblesses qu’à la mort de leur fils. Et pourtant, la seule perspective d’un affrontement avec le Neebray venait de briser cette aura de confiance qui semblait émaner du couple de Créateurs.
Ces pensées défilèrent dans ma tête en l’espace d’une seconde. Nous étions en ligne, fusils dirigés vers la créature. Quant à elle, elle restait immobile, à quatre pattes, un infime grondement résonnant dans sa gorge.
Puis elle chargea.
La masse gigantesque qui fondit sur nous me donna l’impression de faire face à un véritable ouragan de chair. Il ne lui fallut qu’une dizaine de pas pour franchir la distance qui la séparait de nous. Nous nous dispersâmes en vitesse, essayant par tous les moyens de fuir la monstruosité. Chacune de ses enjambées faisait trembler le sol, soulevant des gerbes de terre.
Elle acheva sa charge en se dressant sur ses deux pattes arrières, se propulsant en avant. Les monstrueuses griffes de ses membres antérieurs s’écrasèrent à moins d’un mètre de Jim, le projetant à terre. Il roula sur lui-même à plusieurs reprises, avant de s’immobiliser, sur le ventre. La créature pivota instantanément, arrachant ces épées osseuses à la terre où elles venaient de s’ancrer.
Jim rampa aussi vite qu’il le pu, essayant de se remettre debout.
Des tirs jaillirent, heurtant avec un son mat la carapace du Neebray. Il ne broncha même pas, et ne parut pas non plus s’en rendre compte. Sa gigantesque mâchoire plongea vers le jeune homme, qui venait de rouler sur le dos pour tirer avec son pistolet dans cet abîme d’un rouge éclatant.
Un cylindre noir s’accrocha juste au-dessus de l’oeil gauche du monstre.
Le filet énergétique se déploya, stoppant net l’attaque du prédateur.
L’entrave n‘englobait que sa tête, mais cela suffisait à le détourner de sa proie. Il secouait son crâne dans tous les sens, ses pattes arrières piétinant le sol autour de notre coéquipier paralysé.
« Jim ! Hurla l’une des filles. Relève toi, allez ! »
Ce qu’il essayait manifestement de faire, tout en évitant d’être broyé par les pieds du colosse. L’une des secousses le fit tomber en arrière, et ses mollets heurtèrent l’un des membres du monstre. Le jeune homme tomba à moitié sur sa patte griffue. La seconde d’après, le titan soulevait la jambe pour se débattre du filet, et il fut projeté en l’air.
Il s’écrasa sur le sol, et resta immobile.
Kleef et Kolyath étaient partis sur la gauche, tandis que nous avions tous bifurqués vers la droite. A l’exception de quelques bosquets d’arbres, il n’y avait aucun abri. Le Neebray se dressa de toute sa hauteur, et poussa un rugissement rageur. Le cylindre sombre émit une petite étincelle, et le filet se rétracta. La créature, enfin débarrassée de son entrave, baissa la tête, nous observant à tour de rôle. Les deux Créateurs échangeaient des paroles rapides à voix basse, profitant du fait que l’animal nous toise pour l’analyser encore un peu.
Puis, avec horreur, je vis le regard rouge du colosse s’arrêter sur moi. Moi, celui qui avait malencontreusement trébuché sur ma mauvaise jambe. Et, aux yeux du prédateur, la proie la plus vulnérable. Les plaques osseuses sur son crâne se rapprochèrent, et je compris avec un nouveau frisson qu’il plissait les yeux. Un nouveau filet de bave s’écrasa sur le sol.
En digne petit-déjeuner, je restai littéralement paralysé sous le regard affamé du titan.
Il commença à s’avancer, l’une de ses pattes passant à quelques centimètres du corps inerte de Jim. A côté de moi, Laura me tirait le bras, essayant de me faire réagir. La gigantesque mâchoire n’était plus qu’à quelques mètres, et la bestiole n’aurait plus qu’à tendre la gueule en avant pour m’attraper.
Une rafale de laser jaillit sur le côté, s’écrasant sur l’oeil du monstre. Il s’arrêta net et tourna la tête vers la source des tirs. Kleef baissa son fusil et fit quelques pas en arrière, une expression stupéfaite sur le visage.
« Allez Dave, reste pas là, on a des problèmes ! s’écria ma copilote. »
« Ouais, ouais... T’as vu ça ? »
« Vu quoi ? »
« Son œil... Il est... intact. »
Plus que les tirs, c’était ce détail qui m’avait sorti de ma semi-léthargie. Les lasers avaient tout simplement ricoché au moment de heurter le globe oculaire du Neebray. La patte du prédateur fendit l'air, et Kleef partit en vol plané sur plusieurs mètres. Il s’agita faiblement pour essayer de se redresser, puis s’effondra sur le sol. Kolyath s’était jeté en avant pour esquiver le coup, et se redressa en poussant un cri de rage.
La Créatrice braqua son fusil vers la gueule béante de l’animal, et ouvrit le feu.
Les rafales lui entrèrent droit dans la bouche, le faisant rugir de douleur et fermer la mâchoire. Un flot de sang s’écoula entre ses dents, et un grondement étouffé monta de sa gorge. Il continua néanmoins à avancer vers sa future proie.
L’alien recommença à tirer, tout en courant droit sur le colosse. Elle se jeta entre les pattes arrière de la créature, disparaissant de son champ de vision. Elle n’alla cependant pas très loin, car la queue en pince du monstre claqua juste au-dessus de sa tête, la forçant à plonger en avant. Plus loin, la forme sombre de Kleef s’agitait doucement tandis qu’il essayait de ramper vers Jim, toujours inerte.
Les deux ‘’pinces’’ du Neebray fondirent sur Kolyath, la plaquant au sol. Elle poussa un hurlement de souffrance quand les deux appendices se resserrèrent et la soulevèrent du sol. Le monstre la projeta en l’air, ouvrant grand la gueule en attendant qu’elle atterrisse entre ses dents.
Jennie tira une unique sphère électrique, qui fit éclater trois dents à la monstruosité. Elle cria à nouveau, refermant la gueule et secouant la tête. Elle percuta la Créatrice du front de plein fouet, manquant de l’embrocher sur l’une de ses deux gigantesques cornes. L’alien s’écrasa à ses pieds dans un craquement. Même à cinq mètres, on voyait que l’un de ses bras formait un angle assez écœurant.
Plus loin, son époux venait d’atteindre Jim et de s’accroupir à côté de lui. Le jeune homme était soit mort, soit dans un état acceptable, car Kleef entreprit de se trainer vers Kolyath.
Le Neebray, lui, braqua son regard vers celle qui l’avait attaqué. La jeune femme eut un mouvement de recul, mais garda son arme levée. L’oeil qui avait encaissé le tir du Créateur avait juste une légère marque noirâtre à l’endroit où les lasers avaient du ricocher. Je tirai mes deux coéquipières en arrière, tandis que l’animal avançait en ouvrant et fermant spasmodiquement ses ‘’mains’’
« Il a une sorte de membrane sur l’œil. Ça le protège. »
« Ok, on tire où alors ? Gémit ma copilote. »
« S’il ouvre la gueule, fais toi plaisir, dis-je avec un sourire crispé. Sinon... »
« Je peux essayer de concentrer mes tirs sur un seul endroit, avança Jennie. Ce jouet est puissant, j’arriverais peut-être à briser sa carapace. »
« Comme tu veux... »
Le prédateur plongea en avant, nous forçant à nous disperser. L’une de ses pattes balaya le sol, et Laura évita de justesse les griffes meurtrières, qui lui frôlèrent le dos. Elle s’écrasa à genoux, tâtant sa plaie pour s’assurer qu’elle ne s’était pas rouverte. L’autre patte de la créature fonça vers le sol, manquant de nous broyer impitoyablement, Jennie et moi. La secousse nous fit trébucher, et je sentis une douleur diffuse remonter le long de ma jambe gauche. Le Neebray semblait s’être désintéressé de toutes ses autres proies pour se concentrer uniquement sur nous.
La jeune femme se retourna, levant une nouvelle fois son fusil électrique.
Bien que sachant qu’une membrane solide recouvrait l’oeil du monstre, elle choisit cependant de tirer dessus. La sphère d’énergie explosa sur le globe oculaire du prédateur. Des gerbes d’électricité parcoururent son crâne, et sa tête partit en arrière sous le choc.
Je lui tirai à nouveau le bras, préférant ne pas attendre de voir le résultat du tir.
« Viens, dans le bosquet d’arbres, on sera moins vulnérables. »
« Et s’il décide de revenir vers eux ? »
« Ils auront gagné du temps pour se planquer. Viens. »
Nous nous mîmes à courir, mais je sentais que ma blessure se mêlait à la partie. L’animal se remit à charger, droit sur nous. Nous n’avions qu’une vingtaine de mètres d’avance. Il ne lui fallait que quelques pas pour nous rattraper.
Je glissait mes doigts à ma ceinture, et les refermai sur l’un des deux seuls cylindres métalliques qu’il nous restait, sans compter ceux des Créateurs. Je me tordis le cou en arrière pour voir la progression de la créature et mieux viser. Je m’étais attendu à le voir de près, mais pas à me retrouver presque collé à l’une de ses cornes. Je lançai le filet, qui s’accrocha à l’une de ses pattes, avant de se déployer.
Le mastodonte, moins de deux mètres derrière nous, poussa un rugissement de surprise lorsque l’entrave lui emprisonna les deux pattes. Je vis très nettement son ombre se profiler devant nous, tandis qu’il partait dans un court vol plané.
La secousse fut si forte et si proche qu’elle nous jeta définitivement au sol. Le monstre glissa sur quelques mètres, traçant un profond sillon dans la terre. Je me soulevai lentement sur les mains, etouffant un grognement de douleur lorsque je me rendis compte qu’une partie de la peau était partie sur mes paumes, avec l’impression de n’être qu’un énorme tas d’hématomes. Je hoquetai de surprise en voyant où je me trouvais.
Le coude de l’animal était juste à ma droite. Le crâne du monstre, qui s’agitait en grognant pour se relever, était à gauche. J’étais tout simplement allongé à moins de deux mètres de la gueule béante du Neebray. Mais, trop concentré par ses efforts pour se redresser, il ne me voyait pas. A moins que ça ne soit dû à la tâche noirâtre qui recouvrait l’intégralité de son œil droit. Le résultat du tir de Jennie. La membrane protectrice était dans un sale état.
Pour un œil, du moins.
Je me relevai péniblement, essayant de ne pas effleurer la carapace du monstre. Son bras se rapprocha brutalement de son corps, et je dus plonger une nouvelle fois au sol pour passer dessous. Je roulai sur moi-même, et me redressai. Alors que je reculais, mes yeux accrochèrent un détail intéressant. A la jonction entre la tête et le dos, les plaques de la carapace n’étaient pas rattachées, offrant un espace couvert d’une peau rosâtre. Je levai mon fusil, avec la ferme intention de tirer dans cette zone vulnérable.
Le Neebray choisit cet instant pour rouler sur le flanc, ses pattes arrières s’agitant toujours férocement. Je battis en retraite, essayant d’ajuster un ou deux tirs avant de prendre la poudre d’escampette. Un seul de mes lasers toucha la zone sensible en raison du mouvement de l’animal. Le résultat ne se fit pas attendre, et il rugit de plus belle, faisant une roulade complète.
Je me mis à courir pour éviter ce rouleau compresseur vivant, la douleur devenant de plus en plus intense dans ma jambe gauche.
Je trébuchai et m’étalai sur le ventre, évitant de peu d’être écrasé.
Une main solide m’agrippa par le dos de ma combinaison et me releva. Je levai la tête, et vis Kleef, l’air dans un sale état, mais toujours combatif. L’un de ses yeux était fermé, et de nombreuses écailles étaient brisées, de même que trois de ses épines dorsales.
« Je sais... murmurais-je d'une voix pâteuse, je sais comment on peut l’avoir... »
Raaah y'en a pas un qui sait fait scruitcher (marcher dessus ) par le neebray, dommage.
Si Jim est pas mort alors là par contre, je comprends pas. Sérieux vu la taille de la bestiole, la chute à du être sévère.
En plus Kolyath est infirme, un bras avec un angle bizarre c'est jamais bon et puis vu la chute, même si c'est une créatrice les dégâts interne vont être sévère.
Maintenant pour tirer sur la zone sensible, vous avez du boulot les mecs, avec deux mort potentiel (Jim et Kolyath )ça va pas être simple. Va y avoir du sport !!! ![]()
Jim n'a pas réellement pris de coup, il a juste été ejecté sur plusieurs mètres (de longueur, pas de hauteur...), la chute est rude, mais pas nécessairement mortelle ![]()
Quant à Kolyath...
Et merci, effectivement, la suite risque d'être mouvementée ![]()
Lolilol, ils vont se laisser avaler par le vers sur patte afin de l’exploser de l'intérieur comme dans Men in Black ? ![]()
Je sais que tu fais pas d'effort pour la fic en elle-même, mais lire les commentaires et voir "tirer sur la zone sensible", c'est pas compliqué à faire et à comprendre ![]()
J'ay lu
Jim va devenir un fardeau, donc il va crever ![]()
Idem pour Kolyat
C'est joyeux dis-donc ![]()
Crever, mourir, tuer, z'avez que ces mots là à la bouche quand ça concerne mes personnages ![]()
Ils sont plus résistants qu'ils en ont l'air
Sisi, j'vous jure ![]()
Mais oui ![]()