021290>>> J´aime bien ce que tu dis . .et la synthèse de tes reflexions me renvoie inéxorablement vers un poete , pour qui j´ai toujours eu un sérieux penchant Léo Ferre , qui savait si bien utiliser Les mots. il savait les manier, en faire des armes de revendication. Ils étaient, pour lui, des instruments d´acceptation, mais aussi de refus.
Je n´ai pas résisté au plaisir de relire les paroles de ce requiem.....
Pour ce rythme inférieur dont t´informe la Mort
Pour ce chagrin du temps en six cent vingt-cinq lignes
Pour le bateau tranquille et qui se meurt de Port
Pour ce mouchoir à qui tes larmes font des signes
Pour le cheval enfant qui n´ira pas bien loin
Pour le mouton gracieux le couteau dans le rouge
Pour l´oiseau descendu qui te tient par la main
Pour l´homme désarmé devant l´arme qui bouge
Pour tes jeunes années à mourir chaque jour
Pour les vieilles années à compter chaque année
Pour les feux de la nuit qui enflamment l´amour
Pour l´orgue de ta voix dans ta voix en allée
Pour la perforation qui fait l´ordinateur
El pour l´ordinateur qui ordonne ton âme
Pour le percussionniste attentif à ton coeur
Pour son inattention au bout du cardiogramme
Pour l´enfant que tu portes au fond d´un autobus
Pour la nuit adultère où tu mets à la voile
Pour cet amant passeur qui ne passera plus
Pour la passion des araignées au fond des toiles
Pour l´aigle que lu couds sur le dos de ton jean
Pour le loup qui se croit sur les yeux de quelqu´un
Pour le présent passé à l´imparfait du spleen
Pour le lièvre qui passe à la formule Un
Pour le chic d´une courbe où lu crois t´évader
Pour le chiffre évadé de la calculatrice
Pour le regard du chien qui veut te pardonner
Pour la Légion d´honneur qui sort de ta matrice
Pour le salaire obscène qu´on ne peut pas montrer
Pour la haine montant du fond de l´habitude
Pour ce siècle imprudent aux trois quarts éventé
Pour ces milliards de cons qui font la solitude
Pour tout ça le silence
Et pour conclure aussi , c´est en partant de la SOURCE qu´on peut remonter le fil du courant ^^