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-Story- revival

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
30 novembre 2006 à 00:22:02

Salut, je suis nouveau sur le forum comme sur FM 2007. le jeu me plait bien et lire les storys (notamment celles de Balor, Reen-Go et Nicktoon) m´a donné envie de m´y essayer aussi. Voila le 1er épisode. critiques etc... bienvenues.

Chapitre 1 : The Good Old Days

-[…] L’enterrement est au Père-Lachaise, mercredi. On se verra là-bas, j’espère. Et te mets pas à pleurer, il aimait pas ça.

« Fin des messages », me dit le répondeur.

Oulah. Ma tête commence à tourner. J’ai l’impression de voir défiler toute ma vie devant mes yeux.

Ma mère est écossaise, mon père franco-anglais. J’ai grandi à Edimbourg, puis à Paris à partir de 6 ans, vivant une enfance de fils de diplomates, mais très normale en faisant abstraction du fric. Tellement normale que ça n’existe pas. Donc, aucun intérêt à raconter ça.

Il y a toujours quelque chose qui m’a attiré concernant le foot. Peut-être le fait qu’on peut y jouer avec un bout de chiffon et son pied, qu’on a besoin ni de raquette, ni de crosse, que c’est un sport qui réunit plus de pays que l’ONU… Bref, c’est pour ça que, sans être particulièrement brillant, à force de travail, je réussis à débarquer au centre de formation du Paris SG, à 13 ans. Alors que ça allait plutôt bien, vers 16 ans je fis la connaissance de ceux qui allaient devenir mes meilleurs amis pour le restant de ma vie : Vincent et Séverin. Je jouais arrière gauche, eux respectivement libéro et milieu gauche. Vincent Gauthier, Séverin Reynaud et Jamie McAllister : la bande des trois gauchers, des trois fêtards. Parce que, petit détail, Vincent et Séverin avaient chacun deux 200m² dans le 6ème et le 7ème. Au début, c’était une fête tous les deux mois, avant de devenir quasiment hebdomadaire. A la fin, je ne comptais même plus les matins où je me réveillais aux côtés d’une charmante inconnue, ou même parfois sur un trottoir. Bref, la vie était belle… Mais le foot dans tout ça ? Je n’avais jamais été très doué, ni très inventif. Autant dire qu’avec ma vie nocturne, m’avoir dans un centre de formation n’avait aucun intérêt. Ce qu’ont bien vite compris les dirigeants du centre, en me virant moi et mes deux a(l)colytes.

A 18 ans, j’étais donc au chômage. Cependant, en dépit des fêtes, le centre avait considérablement amélioré mon niveau de jeu, ce qui me rendait disponible pour jouer dans un mauvais club de National. Inutile de chercher à perpette, le Paris FC, tout juste promu, avait justement besoin de renforts. J’avais un niveau à peu près équivalent à celui des autres joueurs, et les matches me permettaient de garder mon niveau. J’y restai donc le temps de mon contrat, qui courait jusqu’en 1994, et le club qui commençait à avoir des rêves de D2, ne le prolongea pas, cherchant des joueurs plus performants. Pendant toute cette période, j’avais évidemment gardé contact avec mes deux potes du PSG, qui jouaient en amateur, enchaînant diverses formations professionnelles.

A 23 ans, j’étais donc à nouveau au chômage. Mais cette fois encore, ma situation n’allait pas durer. Une accumulation de blessures au Cowdenbeath FC, en Ecosse, me transporta dans mon pays natal, le club appréciant mes origines et mon bon anglais. Pendant l’absence des autres latéraux, je me déchirai pour jouer le mieux possible. Mais après qu’ils soient revenus, mon avenir s’assombrit à nouveau. Toutefois, mes bonnes perf’s n’étaient pas passées inaperçues, et à l’été prochain, j’atteignis le pic de ma carrière en signant au Heart of Midlothian, le club de mon cœur ( !) . Eux aussi étaient minés par des départs et des blessures et avaient besoin d’une solution urgente. Bien que je n’apparus que seize fois en match officiel, et ce en quatre ans.

Bref, après ces heures de gloires, je me retrouvai donc sans boulot encore et toujours, mais aussi sans femme, sans enfant bref, la galère. Et cette fois, pas de miracle. Je ne subsistai que grâce aux épargnes de mes parents. S’ensuivirent deux années de malheur, jusqu’à ce fameux message, qui bouleversa toute ma vie.

boubou-du-67
boubou-du-67
Niveau 5
30 novembre 2006 à 00:23:37

la suite ! :ok:

marseillais351
marseillais351
Niveau 8
30 novembre 2006 à 00:39:37

continue :ok:

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
01 décembre 2006 à 22:23:35

Chapitre 2 : Time to move on

« Jame ? Jamie ? Bon… hum. J’avais pas prévu ça… hum… Euh… Vince est mort. [Ses dents claquent]. Con- conduite en état d’ébriété… Il allait chez Linda, et… enfin voilà, quoi. Ben… L’enterrement est au Père-Lachaise, mercredi. On se verra là-bas, j’espère. Et te mets pas à pleurer, il aimait pas ça. »

On est mercredi, je suis à Montparnasse – et pas au Père-Lachaise – et j’ai toujours dans ma tête le message de Sév’. Sous un léger crachin… d’août (foutu temps de Paris), plusieurs personnes sont déjà rassemblées. Même en cherchant bien, j’en reconnais aucune. Bizarre… Je commence à regarder autour de moi, quand soudain, se profile devant moi une silhouette familière. Veste croisée, grosse frange devant les yeux, seul le traditionnel jean moulant a été évincé au profit d’un pantalon noir, très casual. Pour la circonstance, j’imagine.

-Désolé pour l’adresse… J’étais encore… sous le coup.
On se regarde deux secondes, puis on s’étreint longuement (de façon amicale…).
-Alors ? Dur à croire, hein ?
-Impossible, même… C’était Vince, quand même.

L’enterrement se déroule comme un enterrement. J’ai juste un petit vertige au moment de lancer ma rose dans la fosse. Je ne quitte pas Séverin des yeux pendant toute la cérémonie. Ses yeux sont brillants et les larmes sont parfois sur le point de déborder, mais il ne pleure pas. Sév’ il est comme ça, il ne le fera jamais. Pas en public en tout cas.

C’est après l’enterrement, dans l’appart de Vincent, qu’on se « lâche » un peu tous les deux. Les gens commencent enfin à me paraître familiers. Sa mère entourée des cousins de Vince, à côté de la cheminée, son père en train de serrer « grand-mère Margarette » dans ses bras, Linda, sa petite amie, en pleurs… Je croise aussi le regard de sa sœur qui, en dépit des circonstances, suscite toujours la même réaction, c´est-à-dire un rougissement instantané de mon visage et la température de la pièce qui monte soudain à 80°. Ce qui n’est d’ailleurs pas passé inaperçu chez Séverin, sur le visage duquel je peux lire un large sourire qui met encore plus en valeur ses yeux rougis par les larmes.

-Ah, il aurait vraiment aimé que vous sortiez ensemble, ne serait-ce que pour essayer…
-Ah bon ?! Il m’a toujours donné l’impression qu’elle était quelqu’un d’intouchable… inaccessible pour moi… un peu sacrée.
-Peut-être parce qu’il connaissait d’un peu trop près tes habitudes relationnelles » me fait Séverin en se marrant.
-Excusez-moi, vous êtes bien Sév et Jamie ?
C’est Hélène, la sœur de Vincent. On parle pendant près de deux heures, passant par tous les états émotionnels, du rire au pleur en moins de deux minutes…

Après avoir salué toute la famille, les amis, je rentre dormir chez Sév. On se finit deux bouteilles de whisky pendant une nuit blanche, en rattrapant le temps perdu, et en parlant de Vincent et des ‘Good old days’ évidemment.

Bref, après une semaine à Paris – dont j’avais tellement besoin, peut-être pas en ces circonstances, mais bon – je rentre à Édimbourg. Traditionnelle grosse déprime etc., mais pour la première fois en deux ans, je me décide à ré explorer mon amitié avec Vincent, une amitié que j’avais, jusqu’à mon départ à la « retraite », quelque part dans moi, dans un endroit que j’étouffais avec ma plus grande force afin de ne pas avoir les « idées » de Nathalie Sarraute dans « Enfance », tenue responsable de mon échec sportif.

Après avoir lu toutes les lettres qu’on s’était écrites, tous les petits mots qu’il me passait, l’échec, déjà relativisé – être réserviste dans un des plus grands clubs d’Écosse, c’est pas donné à tout le monde en dépit des apparences – je m’en fous… Une lettre, une des dernières, me reste particulièrement à l’esprit. Je devais être dans une galère noire le jour où je l’avais lue, sans quoi elle me serait restée à l’esprit. Mais calme comme je suis depuis la mort de Vince, la lettre me trotte et me re-trotte dans la tête. Je ne sais pas si c’est l’exceptionnelle fluidité de l’écriture – on dirait du Balzac – ou le fait que ce soit la première lettre au contenu aussi sérieux… Probablement les deux réunis. Il s’était en quelque sorte repenti de sa vie antérieure, et m’expliquait dans sa lettre comment c’était bon d’être avec une seule femme, d’avoir la fierté de bosser, d’avoir l’impression de servir à quelque chose, sans pour autant dénigrer notre passé commun.

Et c’est là que le déclic s’est produit. J’ai soudain réalisé, aussi stupide que cela pourrait paraître, que mon adolescence venait de se terminer... "Time to move on", comme dirait mon père. Et, avant tout, de trouver un boulot.

Wohs-
Wohs-
Niveau 9
01 décembre 2006 à 22:28:59

je sais pas si t´as vraiment 16ans mais t´écris très bien

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
01 décembre 2006 à 22:44:23

Merci ! (et j´ai 16 ans). Conseils ou critiques?

Wohs-
Wohs-
Niveau 9
01 décembre 2006 à 22:45:58

bah continues c´est sympa sérieu

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
02 décembre 2006 à 01:12:42

Je pris une semaine pour me concentrer uniquement sur mes intentions. Et après quelque temps, je me suis rendu compte que la seule chose qui me passionnait était le foot. Alors fallait-il rejouer ? A 31 ans, après deux ans de non-activité, presque six, en fait – je n’avais pratiquement pas joué à Hearts – même dans un club de Division 2 (3e division), c’était impossible. Arbitre, alors ? Mouais. Même si je trouvais le métier noble, je n’avais jamais eu goût pour les règles, et me distinguais d’ailleurs par mes tacles rugueux au Paris F.C. La seule alternative qui s’offrait était alors entraîneur. Et, bien que l’aspect tactique du foot ne m’avait jamais vraiment accroché, la perspective de quelque chose de nouveau me plaisait. Sans perdre de temps, je me remis à bosser.

Trois ans plus tard, j’ai les bras remplis de diplômes.

Un matin, mon téléphone sonne. Me rengorgeant deux trois fois je jette un rapide coup d’œil au réveil (9h56) avant de répondre.

-Oui ?
-M. McAllister ? Ici David Sinton. »
Jamais entendu de ce type-là.
-Excusez-moi, qui êtes-vous ?
-David Sinton, le président des Raith Rovers, le club de Division 2. Je suis bien chez Jamie McAllister ?
-Oui, oui, bien sûr, M. Sinton. C’est à quel sujet ?
-Je vais être direct, M. McAllister. Nous avons de nombreux démissionnaires ici, et, vu votre connaissance de l’Écosse et votre proximité, j’aimerais vous proposer le poste d’entraîneur… »
Mon cœur s’emballe. Enfin mon travail a payé ! Je me vois déjà dans le stade, adulé, porté par mes propres joueurs après la montée en 2e division, puis en 1ère, et déjà la Coupe d’Europe se profile à l’horizon quand soudain…
-…d’entraîneur… des juniors. Qu’en dites-vous ? »
Le retour sur terre est, je ne vous le nie pas, très brutal. En quelques millisecondes, je réfléchis. J’hésite. Être un vrai entraîneur, c’est quand même mieux. Mais en même temps, ça pourrait me permettre de me faire à ce nouveau métier, et puis j’ai toujours aimé les joueurs dans leurs plus jeunes années. Alors…
-Avec plaisir M. Sinton !
-Bien. Donnez moi votre adresse e-mail, que je vous envoie l’adresse du club et un horaire de rendez-vous. Nous discuterons des termes du contrat, de votre installation là-bas. »
J’e-mail illico Séverin pour lui apprendre la nouvelle. Et avant de prendre le boulot, une petite visite à Montparnasse s’impose…

Les Raith Rovers jouent à Kirkcaldy, une petite ville au nord d’Édimbourg, à une trentaine de kilomètres en traversant le Firth of Forth (un golfe sur les rives duquel Édimbourg est construite). Donc, pour l’instant pas de souci, je peux garder mon appart. Je commence déjà à chercher quelque chose là-bas au cas où l’aventure marche.

Et force est de constater que, en effet, l’aventure marche. Et plutôt bien même. Je me prends à adorer la sensation bizarre de décider, faire tous les choix organiser, etc., mais au final, de ne pas pouvoir jouer… Certes, l’équipe est très moyenne, et mon salaire laisse fortement à désirer :(. Mais ce n’est qu’une première étape, qu’un début… Et à force d´espérer...

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
02 décembre 2006 à 01:15:24

Pardon,

Chapitre 3 : Traverser le Firth of Forth (voir plus haut pour l´épisode).
Le titre est nul mais bon...

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
03 décembre 2006 à 17:58:50

Quelqu´un pourrait au moins poster des critiques???

Retour_de_Ban
Retour_de_Ban
Niveau 6
03 décembre 2006 à 18:28:52

frenchement pour une premiere story c´est tres bien :ok:
continu :ok:

LeRoiMaradona
LeRoiMaradona
Niveau 9
03 décembre 2006 à 18:29:40

C´est de la folie comment j´aime trop ! Sérieux continu t´as la classe

linkinpark2
linkinpark2
Niveau 6
03 décembre 2006 à 19:57:11

sympa le debut :ok:

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
03 décembre 2006 à 22:10:30

Chapitre 4

Un Ecossais, certes aisé, pommé à Paris, qui se fait soudain deux potes super riches. Il serait légitime de penser que je les suivais 24h/24, profitant de leur notoriété etc. Mais non. Je n’ai jamais été comme ça, ce n’est pas ma nature. J’étais une grande gueule, comme les deux autres, et j’avais ma personnalité à moi, même si on se ressemblait beaucoup.

Et, malgré tous les efforts que j’avais fait ces dernières années pour me débarrasser de mes mauvaises habitudes, mon côté grande gueule persista pendant toute ma première saison en tant qu’entraîneur. Certes, la couverture médiatique était faible, voire nulle dans la section juniors d’un club de 3e division écossaise. Mais parmi les coaches, je me fis connaître immédiatement lors de ma première saison. Ma capacité à pousser un de mes homologues à bout alors que j’avais gagné 1-0 après un match particulièrement mauvais ou au contraire de les traiter de tricheur, voire de les frapper en cas de défaite me bâtit une très sale réputation. Même dans un championnat avec des enjeux si secondaires, je n’arrivais pas à me contrôler. Les résultats, sans être exceptionnels, restaient satisfaisant, mais, à part pour mes juniors avec qui j’entretenais des relations quasi-paternelles au bout de deux mois, j’avais l’impression que l’Écosse entière me haïssait.

Le 26 février, la secrétaire me remet une lettre. Convocation devant M. Sinton. Aïe. Lors du match précédent, je me suis ouvertement foutu de la gueule de l’entraîneur adverse. Bon, pour le coup, c’était totalement justifié. On mène 2-0 après la 65e minute, c’est un match à enjeu assez important. Ils dominent évidemment cette dernière demi-heure sans pour autant se procurer d’occasions. Le mec fait sortir son attaquant, un type assez balèze qui a pesé sur ma défense pendant toute la rencontre (en loupant quelques occases, je vous l’accorde), pour faire rentrer un défenseur. Je me marre assez ostensiblement, même si l’avant-centre était un peu fatigué. 71e minute : beau centre de leur ailier qui se transforme en tir. Mon gardien le boxe tant bien que mal en dehors de me surface. Contre-attaque, mon buteur se lance à l’assaut de la cage adverse. Assez en jambes (il a pas branlé grand-chose pendant le match), il se présente seul face au défenseur tout juste rentré. Rapide rappel sur mon joueur : il sait tirer, et c’est à peu près tout. De la tête, je préfère pas en parler, et en dribble, c’est une grosse brêle. Mon buteur, après des feintes de corps minables, fait un petit pont au défenseur et marque. Sur mon banc, je m’esclaffe. Le défenseur en question fait n’importe quoi, que ce soit dégagements ou tacles (il fait faute quasi-systématiquement). Enfin, cerise sur le gâteau, 86e minute, il fait une passe en retrait beaucoup trop molle, un de mes milieux intercepte et marque à nouveau. A la fin du match, je ne peux pas m’empêcher de venir voir mon homologue et de le féliciter de nous avoir révélé le futur Nesta et de lui mettre une petite tape amicale sur la joue.

Donc la convocation est assez logique, et je m’attends même au pire d’autant que j’ai multiplié ce genre de conneries depuis la nouvelle année. Un jour plus tard, je me pointe donc au bureau du président.

-M. McAllister, asseyez-vous », me fait-il d’un ton sec. « J’espère que vous devinez la nature de ce rendez-vous ».
-En effet…
-Bien. Chacun a sa personnalité, M. McAllister. Mais nous sommes ici en division juniors. Insulter perpétuellement vos homologues n’a rien de déstabilisant pour eux, et cela leur donne même des armes contre vous. Je refuse de me prendre la tête avec la division juniors, votre boulot est de me faire éclore des joueurs potables pour l’équipe première, pas de salir la réputation de ce club. Vous faites du bon boulot sportivement, alors, je vous en prie, atténuez un peu ce trait de caractère, au moins jusque vous entraîniez une équipe première. Ce qui ne va, il me semble, pas tarder
-Bien M. Sinton. Merci de votre indulgence, je ferais le maximum. Mais vos dernières paroles…
-Je vous laisse la surprise… » conclut-il énigmatiquement...

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
03 décembre 2006 à 22:11:05

Voilà, pour ceux qui suivent, je commencerais bientôt la partie...

coleturner
coleturner
Niveau 7
03 décembre 2006 à 22:43:11

ca a l air sympa

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
04 décembre 2006 à 00:14:34

:up:

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
06 décembre 2006 à 20:10:22

Chapitre 5

Le cœur battant la chamade, je rentre chez moi après la convocation, les mots du président me trottant dans la tête.

Une fois rentré, je fonce tout droit vers l’ordinateur, j’ouvre ma boîte mail. Un mail de Séverin, un d’Hélène, et deux autres… Le premier vient de Peterhead, club de 3e divison. Un large sourire s’affiche sur ma figure. Ils me proposent le poste d’entraîneur pour la saison prochaine, si le club rate la montée, avec 10400 € annuels à la clé. J’arrive avec peine à m’empêcher de danser dans le salon, pour lire le prochain mail. Je suis vite déçu : Les Albion Rovers (les pires daubes qu’on peut trouver en Ecosse) m’offrent un poste d’entraîneur adjoint immédiatement. J’efface immédiatement ce deuxième mail. Je m’apprête à répondre favorablement à Peterhead, quand mon téléphone sonne.

-M. McAllister ? Ici David Sinton.
-Ah, bonjour M. Sinton ! Je voulais justement vous parler…
-Comme je vous l’ai dit, j’ai entendu parler des propositions qui vous ont été faites. J’aimerais maintenant vous faire parvenir la mienne.
-La vôtre, mais…
-Oui, oui, M. McAllister, vous avez un caractère très bizarre, mais vos bons résultats sportifs combinés à nos finances calamiteuses m’ont fait réfléchir, et j’ai décidé de vous promouvoir en tant qu’entraîneur de la réserve du club. Si cependant vous voulez partir pour Coatbridge (Albion Rovers)…
-Non, j’ai déjà écarté cette éventualité et…
-Très bien. Vous pourrez évidemment décider de votre avenir en fin de saison. Sur ce, Jam… M. McAllister, à demain. Et, une dernière chose : ne vous précipitez pas trop dans vos choix.

Mon nouveau poste est moins contraignant (et mieux payé) mais je me prends à mes heures perdues à regretter mes juniors. Bref, le reste de la saison se passe sans encombre, et en fin de saison, à mon grand bonheur, Peterhead loupe de justesse la promotion. Alors que je suis sur le point d’appeler la secrétaire du club, mon téléphone sonne.

-Oui ?
-M. McAllister ?
-C’est bien lui…
-Ici Jim Ballantyne, le président de Airdrie United.
Je manque de tomber de ma chaise. A.U. est un (mauvais) club du Championship (2e division).
-J’écoute.
-Voilà, notre entraîneur adjoint nous a quitté…
Mes espoirs prennent une nouvelle fois une belle claque. Je vais maintenant devoir choisir entre le sport et l’argent. Les deux choses que j’aime le plus au monde… Mais…
-… et Sandy Stewart, le coach actuel, refuse de travailler avec lui. Considéreriez-vous de prendre sa place, du moins en intérim ? Nous vous garantirions un poste d’adjoint si les résultats ne suivent pas. Votre salaire serait d’environ 3500 euros par mois…
-OUI ! Laissez-moi ma chance pendant quelques mois, et j’accepte ! »
Le président semble quelque peu surpris par ma spontanéité, moi-même aussi, d’ailleurs, et répond après quelques secondes :
-D’accord, M. McAllister, je vous offrirai une période d’évaluation de trois mois, après quoi nous ferons le bilan de votre activité. A bientôt !

Je saute de joie partout dans mon appartement, et j’appelle immédiatement Sév et Hélène. Une nouvelle vie commence…

fou2kti
fou2kti
Niveau 3
06 décembre 2006 à 20:33:07

:bave: franchement c bien parti , continue comme ca :ok:

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
06 décembre 2006 à 21:42:40

petite erreur:

-… et Sandy Stewart, le coach actuel, refuse de travailler SANS lui. Considéreriez-vous de prendre sa [celle de Sandy Stewart] place...

La vidéo du moment