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Liste des sujets

-Story- revival

[Reen-Go]
[Reen-Go]
Niveau 7
28 janvier 2007 à 19:10:20

Euh... j´ai plutôt le pressentimment que 2007 sera l´année du décès de Pete Doherty :(

Le pauvre déconne sec ces temps-ci.

Et puis les Dirty Pretty Things, c´est pas si mal. Toujours mieux que les Baby ´les chansons sont pas mal, mais j´ai recruté mes musicos sur SOS Drogues´ Shambles :(

[-KobE-]
[-KobE-]
Niveau 10
28 janvier 2007 à 19:12:32

C´est aussi ma chanson préféré d´eux. Dommage qu´ils ait tout arrété parcqu´ils avaient vraiment un potentiel énorme :(

Les projets qu´ils ont fait chacun de leur coté est loin d´etre au niveau :(

Je reve une réunification pour un ultime album :coeur:

GoodOldDays-2
GoodOldDays-2
Niveau 3
28 janvier 2007 à 19:13:10

Toujours mieux que les Baby ´les chansons sont pas mal, mais j´ai recruté mes musicos sur SOS Drogues´ Shambles

PTDRRR :rire:

Mais je préfère quand même les Babyshambles certaines de leurs chansons sont pas mal du tout... Rien de vraiment Libertines-esque (quoique What Katy Did Next et Gang of Gin le sont presque), mais toujours mieux que D.P.Things.

GoodOldDays-2
GoodOldDays-2
Niveau 3
28 janvier 2007 à 19:14:46

Elle est magnifique cette chanson Good Old Days! Tout comme ma story d´ailleurs, que je t´invite à lire puisque tu postes dessus :-)

J´suis sûr qu´ils se réuniront un jour!

[-KobE-]
[-KobE-]
Niveau 10
28 janvier 2007 à 19:22:37

Je l´aurais bien lu mais je dois aller regarder Michel Drucker

C´est balo :(

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
01 février 2007 à 20:23:58

Voici la suite en cette période électorale... Aussi, j´ai plutôt privilégié l´intrigue au détriment de l´écriture :-)

Chapitre 13 : Knock knock…

Les rayons de soleils qui commencent à filtrer à travers les rideaux transparents de la chambre me réveillent vers 9h. A côté de moi, un petit mot de Miss Sheridan, m’expliquant avec une chaleur digne de la nuit que je viens de vivre qu’elle est partie au boulot et qu’elle ne rentrera que très tard ce soir. Eh merde ! Moi qui rêvait d’une douce après-midi ici… Enfin bon, je l’appelle immédiatement, lui expliquant que je ne resterai pas, travail oblige.

Après avoir moi-même laissé un petit mot, je repars donc d’Edimbourg. Vers 16h30, alors que je suis arrivé à Airdrie depuis deux ou trois heures, quelqu’un frappe à la porte. Croyant à une surprise de Stella, je me rue vers l’entrée et, tout sourire, ouvre la porte pour me retrouver face à un sosie d’Al Pacino, costume deux-pièces noir, laque dans les cheveux, et lunettes de soleil malgré le ciel gris et un sac de voyage Louis Vuitton. Le type me rappelle vaguement quelqu’un…

-Er, you are… ?
-Ah oui j’avais oublié que tu parrlais anglais, Jamiyé ! me fait Al Pacino avec un accent de l’Est assez prononcé.
-Euh excusez-moi… Je ne vous reconnais vraiment pas… Vous êtes… ?
-Mais c’est moi, couillon, Attila Vadocz !

Je me disais bien qu’il me rappelait quelqu’un… Attila était comme Vince, Sév et moi un ancien du centre de formation du PSG. Son père était hongrois et sa mère française. Je n’avais jamais été très pote avec lui, c’était plutôt le petit protégé de Séverin (il a 1 an de moins). Il jouait milieu défensif et était connu dans le centre (et dans tous les autres centres de France et de Navarre) pour son mauvais langage et ses tacles assassins. En effet, la formule « Là où Attila passe, l’herbe ne repousse pas » s’appliquait aussi à lui. A maintes reprises il avait arraché de bandes de gazon entières (et la jambe de son vis-à-vis avec). Cependant, Attila avait quelque chose qu’aucun des « Terrible Three » ne possédait : du talent. Ses récupérations de balle étaient inestimables et son jeu respirait la qualité, l’application et la concentration malgré ses tacles pour le moins rugueux. Mais Attila était reparti en Hongrie lorsque ses parents avaient divorcé. Dès lors, je n’eus que des bribes d’informations le concernant via Séverin, bribes qui s’amenuisèrent au fil du temps pour finalement être réduites à néant.

-Ah Attila ! Entre, entre ; mais qu’est-ce que tu fais ici ?
-Oh c’est une longue histoire, tu vois ! Mais Sév ne t’a pas dit ?

Il a une façon tellement unique de parler, j’adore ! Ses accents toniques sont placés aux endroits les plus improbables, il place « tu vois » dans toutes ses phrases, utilise la bizarre expression « et puis donc » et parle très vite, d’une seule traite.

-Ben non, qu’est-ce qu’il y a à savoir ?
-En gros, après le PSG, j’ai continué ma carrière de footballeur, tu vois, en jouant dans les juniors du Budapest Honvéd, puis j’ai joué en pro pour Újpest, pour le Grasshopper Zurich, et enfin en août 2002, j’ai signé pour le Wisla Cracovie ! Alors, c’est le pic de ma carrière, tu vois ! Gros salaire, bon championnat, ligue des Champions en vue… Mais bon, il fallait être au niveau, et beaucoup de mes anciens réflexes revirent. Et puis en janviers 2005, une histoire incroyable arriva : on jouait contre le Legia Varsovie, il pleuvait des cordes, on voyait à peine. Vers la fin du match, un de leurs attaquants, plutôt agile mais pas costaud, essaye de me passer. Alors je tacle fort, mais en glissant mes deux pieds avants se décolent… Résultat : fin de carrière pour l’autre – ses deux tibias sont fracturés – et je me prends évidemment un rouge. Deux semaines plus tard, tu vois, conseil de discipline et DIX MOIS de suspension ! Donc tu t’imagines bien, à 32 ans autant prendre sa retraite… Donc voilà, fini de jouer – le club accepta ma résignation sans trop de problèmes. Mais je connaissais bien l’Europe de l’Est, et donc un beau jour, quelques mois après, on me propose un poste de recruteur à mi-temps au Lokomotiv Moscou ! J’accepte tout de suite, tu vois, puis ils me donnent un contrat plein temps en janvier 2006 ! Le boulot est tranquille, bien payé, et puis quelle ville Moscou ! Donc tout va bien jusqu’à la semaine dernière… Je sors boire un coup avec des potes, et puis, tu vois, on n’est pas tous résistants, alors y’en a un qui commence à se battre avec un type bizarre, et puis donc, tu vois, moi je vais l’aider ! Et donc on lui fait sa misère – ah ça oui, le nez, les dents… - et puis tout va bien ! Mais deux jours après, j’apprends que le type que j’ai massacré non seulement appartenait à l’Organizatsiya (Mafia russe) mais en plus était un ami d’un des hommes de main de Viktor Bout (ex-patron du KGB et désormais marchand d’armes – ce qui lui vaut le surnom affectueux de « Merchant of Death »)… Aïe, aïe, aïe, aïe… Heureusement, j’avais moi-même quelques contacts avec une mafia moscovite – tu sais, là-bas tu es obligé, tu vois… – et puis donc on m’a conseillé, voire forcé, tu vois, de carrément partir. Alors, bon, moi je suis Attila Vadocz, quoi ! Je voulais rester, mais trois jours plus tard, le Loko me licencie… Aïe, aïe ! Alors j’ai appelé Sév et j’ai appris que tu vivais en Ecosse, donc avec l’argent du licenciement, je me paie un billet pour l’Ecosse, et me voilà !

Oulalah… Un Hongrois poursuivi par la mafia qui veut habiter chez moi…

-Mais là, la mafia, elle te poursuit encore ? Et pourquoi l’Ecosse, pourquoi pas la France ? Tu connais beaucoup mieux quand même, non ?

Attila paraît un peu gêné, et même effrayé par ma question. Croyant que c’est à cause l’impolitesse de ma question, je me reprends :

-Enfin, ça ne change rien à rien, tu es le bienvenu ici ! Pose tes bagages, on va boire un coup au pub d’à côté, et manger un morceau, t’as l’air affamé !

Et c’est ainsi que ma vie connut un nouveau rebondissement…

GoodOldDays-3
GoodOldDays-3
Niveau 3
02 février 2007 à 00:22:26

:up:

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
02 février 2007 à 23:52:12

:up: , encore et toujours...

Reen-Go3
Reen-Go3
Niveau 10
03 février 2007 à 08:40:18

Il est très bon cet épisode :)

Je retire une partie de ce que j´ai dit sur Baby Shambles après l´écoute de The 32 of December et Pipedown (mais bon, sacré tendance à jouer à côté les mecs) :)

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
05 février 2007 à 21:22:12

Ouais et écoute Gang of Gin si t´en as l´occasion c´est assez original venant de Pete Doherty...

A part ça je pense poster une suite d´ici demain.

nico1218
nico1218
Niveau 10
06 février 2007 à 22:05:49

on est demain et la suite est pas là...

:dehors:

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
07 février 2007 à 19:34:06

:up:

Si il y en a qui suivent, S.V.P. manifestez-vous (ceci n´est pas un message publicitaire à la Ghis65, mais là j´ai vraiment l´impression de faire une story pour une ou deux personnes...) et sentez-vous surtout libre de critiquer! Merci!

Reen-Go3
Reen-Go3
Niveau 10
07 février 2007 à 19:39:06

A vu de nez et au vu des quelques messages qui précèdent, je dirais que nous sommes tout de même au moins 7-8 :-)

Plus les gens qui se tapissent dans l´ombre et qui suivent sans se manifester... faute de pseudos, par exemple :(

Piero10
Piero10
Niveau 10
08 février 2007 à 23:40:03

je suis la je suis ...

pas mal continue dans cette voix superbement bien ecrit

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
11 février 2007 à 16:38:01

Voici la suite! Bon, j´ai essayé de changer le chapitre plusieurs fois mais j´ai pas trop d´inspi :-( , alors désolé si c´est un peu court et pas développé! Bonne lecture :-)

Chapitre 14 : Attila la Classe

La semaine est un véritable chamboulement de mon mode de vie. Je reste éveillé tous les soirs jusqu’à deux-trois heures du matin à discuter avec Attila, autour d’une bouteille de Vodka (il en a amené une bonne douzaine). On parle politique, musique, foot… C’est comme retourner au bon vieux temps du centre du PSG, avec la maturité en plus.

Et puis aussi, Attila est classe. Rien dans son langage ou dans les anecdotes qu’il relate ne permettrait d’affirmer ceci, mais c’est un fait. De ses chaussures noires cirées à la perfection à son gel méthodiquement appliqué tous les matins, rien ne dépasse, rien ne bouge, tout est… classe.

Et si les préjugés comme quoi les Européens de l’Est sont radins sont vrais, Attila vient d’une autre planète. Certes, il squatte chez moi alors qu’il pourrait peut-être se payer un appart’ ou du moins en louer un, mais il m’a déjà remercié matériellement une bonne dizaine de fois : deux costumes P. Cardin et Yves Saint-Laurent – qui m’ont valu de la part de mes joueurs le surnom affectueux « The Don » – en remplacement de mes jeans troués qu’il a jeté, sans me demander mon avis bien sûr, plusieurs dîners au restaurant et des cages de foot pour mon jardin… Bref, la totale quoi.

Et en plus de ça, j’ai enfin quelqu’un avec qui parler foot et parler tactique. C’est ainsi que ses conseils précieux mêlés à mon propre talent – il faut bien le dire – me prodiguent une belle victoire 1-0 face à Dundee, qui nous permet de nous retrouver à seulement 2 points de Partick, 5e. Mais force est de constater que l’équipe est toujours aussi irrégulière, malgré la bonne ambiance apportée par Attila, qui me suit désormais dans mes entraînements comme dans mes matches. Une semaine après, alors que nous recevons Hamilton, 7e, juste devant nous, les joueurs ne sont que capables de faire match nul 1-1 malgré la multitude d’occasion que Twigg a ratées.

Cette rageante contre-performance est heureusement sauvée par l’Old Firm auquel j’assiste en compagnie de la belle Stella à l’occasion des quarts de finale de la coupe de la ligue. Les Rangers massacrent le Celtic 4 buts à 2. Le match se déroulant évidemment à Glasgow, j’invite Stella à passer la nuit à la maison, ce qu’elle ne refuse pas. Après une nuit torride (je vous passe les détails mais je ne l’avais pas vue depuis mon escapade à Edimbourg…), après que Stella m’ait tendrement embrassé avant de prendre sa douche, j’entends un sifflement.

-Eh ben dis donc, même pour les call-girls, tu fais pas sans la qualité, toi !

Vous l’aurez deviné, c’est toute la finesse et la subtilité d’Attila. Je lui explique gentiment qui est Stella.

-Bah alors, mec, tu t’en es trouvé une bien… Jamais vu des jambes comme ça ! Et puis ses…

-Oui, bon, Attila, pas touche à elle, ok ? J’y tiens vraiment…

-Ah non, non, non ! Si on a même plus le droit de faire part de ses opinions… Non, t’inquiètes, je suis moi aussi impliqué dans une relation avec une jeune Russe. A ce propos, d’ailleurs…

*To be continued*

Reen-Go3
Reen-Go3
Niveau 10
11 février 2007 à 17:24:12

Lu et approuvé :-)

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
11 février 2007 à 18:09:25

Merci fidèle lecteur! J´écris en ce moment la suite et te réserve une petite surprise dans un ou deux chapitre :-)

Reen-Go3
Reen-Go3
Niveau 10
11 février 2007 à 18:11:37

On s´fait un p´tit 100 :question:

GoodOldDays
GoodOldDays
Niveau 8
11 février 2007 à 19:11:17

100 :fete:

Etant de bonne humeur, j´ai reservé à ce 100e message un épisode un peu plus long. Bonne lecture!

Chapitre 15 : Complications

-Attends, tu peux répéter s’il te plaît ?

Ma voix s’efforce de rester calme, je respire trois - quatre bons coups.

-Ben, t’as bien compris, non ?

-Je pense mais… juste, tu peux… tu peux me le répéter ?

-Ben c’est simple, quand même, Jamie, me fait Attila avec un regard craintif, il y a ce truc qui s’est passé, et puis donc, en plus du fait qu’elle veut vivre avec moi, ben… tu vois quoi…

-Putain Attila, tu peux pas me le dire clairement ?

-Mais si Jamie ! Il y a ce truc. Tu vois ? Et – puis – donc, me fait-il en détachant ses mots, moi, tu vois, je veux pas laisser Yélena seule. Et puis quand même, on vivait ensemble à Moscou… Elle aimerait bien, tu vois… enfin, venir ici quoi. Et puis ben moi aussi.

Oh putain. Moi qui allait proposer à Stella de venir plus régulièrement après le départ d’Attila. J’vais en devenir rasciste… Comment lui refuser, avec son air de chien battu ?

-Mais c’est quoi, ce « truc » ?

-Ben écoute Jamie, c’est assez grave et j’ai appris ça y’a quelques jours, mais je préfère pas en parler. Mais c’est grave, alors ça oui !

-Bon ben… Ben, ok, Attila, elle peut venir rester ici, en attendant, fais-je d’une voix dépitée, n’oubliant toutefois d’insister subtilement sur le « en attendant ».

Attila me saute dans les bras, insiste pour célébrer « cette nouvelle ère de ma vie » avec une bouteille de champagne. Dès qu’il s’en va pour sa ballade quotidienne, je me précipite sur le téléphone. 0-1-4-5-8-5-6…

-Sév’ ?

-Ouais, Jamie ! Comment ça va ?

-MAL ! Désormais, pour n’importe qui, n’importe quoi, qui que ce soit, tu ne me connais PAS ! SURTOUT PAS POUR UN HONGROIS !

-Oh, oh, du calme ! J’imagine qu’il t’a prévenu pour sa copine ?

-Quoi, tu sais ça toi ? Et t’aurais pas pu l’en dissuader ?

-Putain, Jamie, si tu crois que j’lui ai pas proposé de venir à Paris… J’lui ai dit qu’il serait plus confortable etc. mais il a fait une fixation sur l’Ecosse. Il m’a dit qu’il t’avais pas vu depuis longtemps, et qu’au pire si sa copine insistait pour venir, ils viendraient chez moi… Mais…

-MAIS SA COPINE ARRIVE !! A AIR – DRIE ! EN É – COS – SE ! PAS À PARIS !

-Putain si t’arrêtes pas de crier je raccroche ! Comme j’allais te l’expliquer, un malheureux évènement s’est produit. Tout d’abord, et c’est ce que tu vas retenir, la Mafiya a commencé à surveiller sa copine. Et puis aussi, il s’est passé autre chose. Bon, ça, c’est un truc – qu’il a du évoquer – qui a fait vachement peur à Attila, donc tu vas me faire plaisir de ne pas en rigoler en face de lui.

-Non, non crois-moi, j’ai pas du tout envie de rire.

-Bon. Donc y’a quelques jours, Attila a appris que le voisin du beau-frère du frère… non, le voisin du beau-frère de la gardienne du frère de sa copine (qui habite dans les Vosges – le voisin, pas la copine) a eu un… accident, dirons-nous. Et Attila est convaincu que c’est la Mafiya qui a provoqué cet accident pour lui faire passer un message.

-Quoi ? Et c’est pour ça que… ?

-Ouais, en gros, c’est ça…

-Pu – tain – de – sa…

-Oh, oh doucement Jamie ! Ca va, c’est un pote ! Et puis tu vas pas me dire que t’aimes pas sa compagnie, quand même ?

-Nan, bon c’est vrai, il est marrant…

-Bon, ben voilà ! Et puis ça fait à peine quelques semaines, il s’en ira bientôt…

-Ouais, bientôt, j’espère. Mais c’est quoi, au fait, cet accident du voisin du beau-frère […] ?

-Hum… Tu vas rire… C’est un coma éthylique.

Et c’est donc dans des éclats de rire prolongée que je mets, momentanément au moins, fin à ma vie intimement privée.

Côté foot, le bilan est mitigé. Mes joueurs se sentent un peu plus footballeurs, mais leur principale attraction n’est désormais pas moi-même mais Attila. Ceci a pour conséquence directe un humeur générale beaucoup plus joviale et rigolarde, et surtout une hausse substantielle des tacles appuyés à l’entraînement.

J’ai donc pas mal de soucis à me faire à l’heure d’affronter Livingstone, large leader de la ligue.

Le match commence en effet très mal. Dès la 13e minute, Snodgrass, le jeune ailier droit de Livingstone récupère un ballon aux 25 mètres et le propulse dans le petit filet gauche de Hollis, pour faire 1-0. Dix minutes plus tard, McKenna perd un ballon à l’entrée de notre surface. L’autre ailier de Livingston récupère, centre pour Snodgrass qui crucifie à nouveau mon gardien, de près cette fois-ci (2-0). Même mes joueurs sont passablement énervés, et – sûrement influencé par l’ambiance qu’Attila a amenée, Alex McColl lui fait un croche patte discret alors qu’il célèbre son but. Les soigneurs arrivent en courant, mais mes espoirs tombent à plat lorsque Snodgrass se relève tout sourire. Inutile de dire qu’il se fait copieusement insulter par Alex et Jason Marr, les deux plus grand fan d’Attila. 28e minute, après un but logiquement refusé pour hors-jeu pour Livingston, McPherson, idéalement lancé par Alex, effectue une magnifique passe en profondeur pour McKeown, le meneur de jeu, mais celui-ci voit sa demi-volée détournée en corner par le gardien. Putain ! Le corner ne donne rien, si ce n’est la satisfaction de voir que Snodgrass – qui a voulu amorcer une contre-attaque – boîte toujours un peu. Trois minutes plus tard, c’est Holmes qui dévie un bon ballon de la tête pour McPherson, mais celui-ci dévisse sa frappe… La mi-temps s’achève sur le même score, après deux situations très très chaudes sur notre but, situations dans lesquelles, bizarrement, Snodgrass n’était pas impliqué… Je lâche quelques mots à mes joueurs à la pause, avant qu’ils ne rentrent, un grand sourire sur le visage, sur le terrain.

50e minute, mes joueurs n’ont même pas le temps de ré-installer leur rythme qu’une tête smashée de… Snodgrass, à nouveau en forme, héroïquement sauvée sur sa ligne par Tierney, manque d’aggraver le score. Six minutes plus tard, Craig – l’attaquant de pointe de Livingston –, profitant d’une magnifique transversale de la part de l’un de ses coéquipiers, décoche une lourde frappe que Hollis détourne miraculeusement en corner. Néanmoins, névitablement, mon gardien se rattrape de son exploit en laissant la totalité de son but ouvert sur le coup de pied de coin qui suit, permettant à Dorado de smasher une tête en plein milieu du but (3-0). Aïe, ça commence à tourner à l’humiliation. J’entends Attila au-dessus de moi qui débite les pires insultes de notre chère langue de Balzac à… Snodgrass évidemment. Je commence à faire les cents pas autour du banc de touche, résistant à me griller une clope. Faire sortir Russell ? Non, il est en pleine forme et Gallacher (son remplaçant), y’a une chance sur trois qu’il fasse une bonne entrée. Non, pour l’instant on bouge rien. 63e minute, faute sur Holmes dans le rond central. Tierney joue rapidement pour Russell, qui donne en retrait à McKenna, à 25 mètres du but. Celui-ci contrôle, puis la lui remet, l’écartant sur l’aile gauche. Russell, à coup de feintes de corps et de dribbles, s’engouffre dans la surface, centre en retrait, assez haut, pour Marr, mais ce dernier est contré par un défenseur. PUTAIN DE MERDE. Là j’en peux plus, je sors mon paquet de clope, et en allume une. Après le dégagement de Livingston, McKenna récupère le ballon, passe la ligne médiane et donne le ballon à McPherson, dos au but à l’entrée de la surface. Il lance McKeown d’une talonnade osée, mais celui-ci, à défaut de tirer, écarte sur Holmes à la limite de la sortie de but. Mon ailier centre sans contrôle, pour la tête de Twigg et BUT ! Rhaa putain, ça c’est du foot ! L’entraîneur adverse fait immédiatement un changement : Tweed, défenseur central, remplace Craig. Tweed, retenez bien ce nom. Car à la 65e minute, Dorado, à la lutte avec Twigg sur un dégagement de Hollis, fait une mauvaise tête en arrière. Tweed se précipite sur le ballon perdu et, sous la pression assez minime de Gary Holmes, appuie magnifiquement une passe en retrait à son gardien, qui rentre en toute finesse dans le but (3-2) !! ! Inutile de dire que ma clope est lamentablement propulsée hors de ma bouche par mes éclats de rire et qu’Attila commence désormais à scander le nom du malheureux buteur. Je passe tout de suite à un 3-5-2 pour tenter de surfer sur la bonne vague., faisant entrer Gallacher en ailier gauche à la place de Tierney, et Russell avançant en milieu offensif. Je crois être au bord de la jouissance lorsqu’à la 88e, le portier adverse sort au devant de Twigg hors de sa surface, sur un ballon aérien. Rate ton dégagement, rate-le, allez ! Mais, sans doute privé de tout sens d’humour digne de ce nom, le portier dévie de la tête sur un de ses coéquipiers. L’injustice nous frappe ensuite, lorsqu’à la 93e minute, Holmes voit sa lourde frappe détournée sur le poteau par l’héroïque Knight, trois secondes avant que l’arbitre ne mette fin au cirque.

Me préparant à mon discours, je constate que mes joueurs n’en ont que faire de parler à leur coach et préfèrent charrier Tweed ou aller raconter leurs exploits à Attila.

Bon, entre prendre ma maison pour un foyer d’accueil et déstabiliser mes joueurs à ce point, il est marrant deux minutes, mais il commence à se faire lourd, là, le Hun. Certes c’était un match assez drôle mais ‘faut pas abuser non plus… Je remonte donc un minimum les bretelles de mes joueurs, avant de jeter un coup d’œil au nouveau classement.

On est à une malheureuse 8e place, certes six points devant Clyde, 9e et candidat pour les barrages, mais aussi et surtout à trois points de la 7e place, qui semble presque inaccessible.

Reen-Go3
Reen-Go3
Niveau 10
11 février 2007 à 19:16:03

Chaud de se servir de mon personnage de la sorte :(

Ma vengeance sera terrible :cool:

Excellent épisode :ok:

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