bon, un peu cours par rapport aux autres, mais ce n´est qu´un chapitre d´entre-deux, qui, comme d´habitude, ne fait que définir la provhaine quète à prendre....
Chapitre 16
« Il a dit que ton aura avait changé, que tu était devenu différent, et pas dans le bon sens, me dit Max une fois que je lui avais posé la question, Milo l’a suivi. Ils ont dit qu’ils iraient au village de Kokoto pour apporter la triste nouvelle à son grand-père, puis pour aider à le protéger – le village, hein, pas le grand père. Je crois qu’on les reverra pas…
- Et pourquoi t’es pas parti, toi ? demandai-je sans grande curiosité
- Pour plusieurs raisons, une d’entre elles étant que je ne veux plus boire de jus de felvine.
- Et les autres ?
- Je fais pas entièrement confiance à Korlash, t’es sympa, et si personne ne reste avec toi tu vas faire des bêtises. »
J’allai me plaindre, mais je n’avais pas d’arguments. Me retournant une dernière fois pour enterrer Karen, et planter l’épée dans sa tombe, je récupérai mon arme et suivis Max jusqu’à la ville, après qu’il m’eut aidé à dépecer le gravios pour me faire une nouvelle armure.
En chemin, on croisa un gendrome – un gros genprey avec deux crêtes au dessus des yeux – que Max me laissa, sentant que ma vengeance n’était pas tout à fait exécutée.
Je lui flanquai un coup de poing dans le ventre, lui coupant la respiration, puis l’attrapa au niveau de la tête avec la main droite et à la base du cou avec la main gauche. Il n’offrait pas beaucoup de résistance, et je pus donc facilement lui trancher la gorge avec ses propres dents proéminentes. Max le dépeça, disant qu’il avait besoin de la peau, et qu’il me laissait les crocs – et la viande si j’en avais envie.
Il faisait nuit noire quand on arriva à l’auberge, mais l’ambiance y était tout aussi festive.
Nous nous assîmes à une table de libre, et Pauline arriva, l’air confuse :
« Korlash, Milo et Karen ne sont pas avec vous ? »
Sentant à nouveau ce vide étrange en moi, Max raconta tout à Pauline – sans préciser les cris de Karen lorsqu’elle a été touchée – qui s’assit à côté de moi et… Max tomba par terre, avec un petit couinement ridicule.
Je levai la tête, pour en connaître la cause, et vis le chasseur à qui Max avait piqué la chaise hier soir.
« Chacun son tour, enflure !
- Pourquoi t’as fait ça ? demanda Max en se relevant
- Comment pourquoi j’ai fait ça ? Tu me voles ma chaise, je te la vole en échange, c’est logique, non ?
- Pourquoi tu t’assieds pas avec nous ? demanda Max, tu pourrai me rendre ma chaise, tant que tu y es…
- Ça jamais ! Plutôt mourir !
- Kenneth pourra se charger de ça, hein Kenneth ? demanda-t-il en se tournant vers moi
- Je ne tue pas les humains… lui répondis-je faiblement
- Eh bah heureusement, bon, je vais me chercher une chaise et je reviens. »
Il partit, on entendit un ‘‘Aïe ! Rends moi ça connard !’ ’ et il revint avec une chaise, sur laquelle il s’assit.
« Bon, comment tu t’appelle ? demanda-t-il en s’adressant au chasseur – qui, je le rappelle, portait une armure rathalos et un tranchoir avide
- Je m’appelle Edouard, mais on me nomme aussi Dark.
- Alors on est censé t’appeler comment ? demanda Max. Dark ? Edouard ?
- Appelles moi Suzanne si ça te fait plaisir…
- On va dire Edouard, dis-je
- J’ai entendu votre petite histoire, dit-il en me regardant, ça arrive tous les jours des accidents comme ça, pas besoin de faire cette tête là ! Si elle te manque tellement, t’as juste à aller chercher un de ses os, et l’accrocher autour de ton cou ou quelque chose comme ça…
- Dark ! Qu’est-ce que tu fous, bordel ? »
C’était un chasseur en armure violette – qui ressemblait à la mienne – mais sans casque, et avec une étrange lame dans son dos, j’avais du mal à la voir, qui avait crié. Il était accompagné du chasseur qui avait dansé avec Max hier, qui portait une armure étrange – un mélange de roche bleue et de métal, on dirait presque du cristal – et qui avait un fusil accroché à la taille. Les fusils ne font pas de très bonnes armes face à des wyverns, mais j’ai lu quelque part qu’il en existait deux capables de tirer des bonnes munitions pour arbalète.
« Attends, cria-t-il en retour, j’essaie de trouver d’autres types pour nous faciliter la tâche demain !
- C’est qui eux ? demanda Max
- En armure garuga, avec la lame lacerator, dit-il en montrant le chasseur qui portait l’armure violette, c’est Arthur, et à côté, avec l’armure basarios U et l’îlot des dieux trafiqué, c’est Arkellor. C’est pas son vrai nom, mais c’est le seul qu’on connaisse.
- Et vous partez chasser quoi demain ? demandai-je, intrigué
- Y’a un rathalos azur et une rathian rose qui emmerdent les gens d’un petit village, au Nord, Nord-Ouest d’ici, répondit Arthur, qui avait étrangement réussi à se glisser derrière moi sans que je ne m’en aperçoive
- C’est loin ? demandai-je
- Pas vraiment, à peine deux jours de marche, reprit-il, sauf pour Arkellor, il se balade toujours sur un gendrome… »
Un gendrome, que de bons souvenirs…
« Par contre, il va falloir une fille dans notre groupe, parce qu’à cinq mecs les gens vont croire qu’on est, comment dire, bizarres…
- Je suis libre demain, fit remarquer Pauline, si ça vous dérange pas.
- Eh bah c’est réglé ! dit Arkellor, à six contre deux, on va les avoir ! »
Après avoir dîné en silence au milieu de ce vacarme, je me déplaçai vers l’armurerie, où le déposai mes composants de gravios, et le vieil armurier, en voyant ma tête, me dit que ce sera prêt demain matin, et que mon armure actuelle suffirai pour le payer.
Lorsque je revins dans l’auberge, je vis que Max dansait avec Arkellor, une fois de plus, mais cette fois avec une grosse choppe de bière retournée sur sa tête !
Je montai me coucher, et m’endormi rapidement, pensant aux erreurs que j’ai fais.