bonne lecture, mais ne dites pas que je ne vous ai pas prévenus... (je n´attends pas forcement de commentaires sur ce chapitre, attendez le prochain, il sera mieux)
Chapitre 16.5
Je me sentais tout aussi vide le lendemain matin, en me levant. Bien que Pauline essayait de me réconforter, je restais tout aussi sobre.
L’armurier avait livré mon armure gravios pendant la nuit, avec une note disant qu’il n’avait pas assez de composants pour me faire l’armure complète, et qu’il m’avait donc fait les gants, le casque, et les jambières. Il m’avait également rendu le torse et la tassette kut-ku que je lui avais donné en tant que payement.
Je les vêtis, et me retourna pour voir Pauline, elle aussi prête à partir. Elle portait une armure faite d’écailles bleues et de nageoires oranges, le tout relié ensemble par des fragments métalliques. A sa taille se trouvait un fusil semblable à celui d’Arkellor, mais moins puissant, ça se voyait.
On rejoint le groupe, dispersant ensuite les provisions et objets nécessaires entre nous.
Une fois dehors, Arkellor – qui ne veut toujours pas nous dire son nom – nous quitta pour trouver sa monture :
« Je vous rejoindrais plus tard, dit-il, vous perdez pas !
- Je connais tellement bien cette route que je pourrais la suivre les yeux fermés, lui répondit Arthur
- Alors à tout à l’heure ! » cria Arkellor en courrant vers la forêt.
Il nous rejoint deux heures plus tard, chevauchant un gendrome – j’avais de nouveau des envies meurtrières, mais je me retins péniblement – et une demi-heure après ça, il se mit à pleuvoir, à petites gouttes d’abord, puis à torrents. On décida donc de continuer la route dans la forêt, où on serait – plus ou moins – à l’abri de la pluie.
« Faudrait peut-être penser à manger, remarqua Edouard une heure plus tard
- Les animaux n’aiment pas la pluie, eux aussi seront rentrés dans la forêt pour s’abriter, remarqua Arthur. Y’a plus qu’a les trouver ! »
En effet, une heure plus tard, on croisa un groupe d’aptonoth, et on en tua chacun un – à l’exception de Pauline, qui n’en tua pas, mais le gendrome d’Arkellor en tua un aussi – largement de quoi nous nourrir jusqu’à notre arrivée au village. Le mien était mort dans d’atroces souffrances, et je dus ressortir sous la pluie pour rincer mon armure et mes lunettes de tout ce sang.
« Bah il est en forme, lui ! chuchota Edouard à Max
- Il aime faire souffrir les choses innocentes… rajouta Arkellor
- Je l’aime bien ce type. » déclara Arthur
Il plut pendant les deux jours, et lorsqu’on arriva au village, il n’y avait qu’horreur et désolation devant nous : les maisons étaient toutes détruites, brûlées en grande majorité, et le peu de cadavres qu’il restait – les wyverns ont du emporter le reste pour nourrir leurs petits – étaient en pitoyable état. Plus rien ne vivait ici.
« L’ambiance est joyeuse, à ce que je vois ! » remarqua bêtement Edouard, riant presque à sa propre blague…
Soudain, un cri puissant, long, je dirai même presque rocheux, nous fit faire volte-face. Devant nous, à une vingtaine de mètres à peine, se trouvait une rathian rose.
Elle était puissante et magnifique. Même ses écailles étaient bien plus terrifiantes que celles d’un kut-ku – et avaient l’air aussi solide que la carapace d’un gravios – elle avait une espèce de corne qui lui sortait du menton, ce qui lui donnait un aspect encore plus agressif… Ses yeux bleus semblaient exorbités en contraste sur le rose de son corps. Les griffes de ses pattes et de ses ailes étaient acérées, et sa palmure était dotée de petits motifs noirs mystérieux…
Puis, sans prévenir, elle chargea droit sur nous.