Fraîchement nommé président de l’OM, Pape Diouf souhaite se pencher au plus vite sur le volet sportif 2005-06 aux côtés de José Anigo, directeur sportif du club. La recherche d’un nouvel entraîneur en fait partie et le Messin Jean Fernandez serait bien placé selon Diouf.
Vous avez été nommé président de l’OM à l’issue du conseil de surveillance de ce jeudi, quelles sont aujourd’hui vos prérogatives ?
Fondamentalement, cela ne change pas ma perception des choses ni ma philosophie de vie. C’est un poste qui est différent dans son contenu de ce qu’il était auparavant. Aujourd’hui, je suis président avec la responsabilité totale du club. Disons que je préfère employer le mot de responsabilité préférablement au mot de pouvoir puisque dans mon esprit être à cette place-là, ce n’est pas une sinécure. Les devoirs y sont beaucoup plus nombreux que les droits et dans l’état d’esprit, je suis resté le même. J’ai seulement le sentiment de ne pas décevoir ceux qui m’ont fait confiance.
Quels vont être les premiers chantiers de votre présidence ?
Il s’agit d’abord d’entretiens et de travail avec José Anigo car il me semble que le plus urgent aujourd’hui, c’est de se pencher sur l’aspect sportif de la question. Il faut ainsi essayer de préparer au mieux la saison qui vient à grands pas puisque nous reprenons l’entraînement dans quasiment moins de trois semaines. Il est donc urgent pour nous de mettre en place un entraîneur, de dessiner les contours de l’effectif que nous souhaitons avoir la saison prochaine. Ce sont là les premiers chantiers de la nouvelle gouvernance.
Concernant l’entraîneur, le nom de Jean Fernandez est celui qui revient le plus souvent, où en sont les contacts ?
Il fait effectivement partie d’une liste qui a été dressée comme c’est le cas quand il faut enrôler un joueur ou un entraîneur. C’est un garçon que je connais, qui a de la qualité et de la compétence et qui, de surcroît, m’honore de son amitié. C’est évidemment un nom auquel nous pensons très fortement mais il y a toujours des obstacles qui peuvent se dresser surtout s’agissant d’un entraîneur qui est déjà en poste, à Metz. Mais j’ai bon espoir que cela avance rapidement, il y a Jean Fernandez qui est en pole position mais aussi deux, trois garçons auxquels nous pensons.
Ce nom sera-t-il dévoilé rapidement ?
Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps, nous en avons déjà assez perdu dans les périodes de tergiversations. Nous allons donc très rapidement embrayer, essayer d’aller vite, le plus vite possible.
Le recrutement est-il déjà en marche, y a-t-il déjà des contacts avec certains joueurs ?
«Nous allons essayer d’aller vite, le plus vite possible»
Gouverner, c’est prévoir et nous n’attendons pas la nomination officielle de l’entraîneur pour s’activer sur le marché des transferts. Il faut savoir qu’on ne recrute non pas en fonction des souhaits du seul entraîneur mais plutôt d’une réflexion collective car on sait qu’un entraîneur n’est pas éternel à son poste. On ne peut pas simplement se soumettre aux envies d’un entraîneur. On en tient compte mais la réflexion est globale en ce qui concerne le recrutement.
Comment va se dérouler votre travail avec José Anigo qui a été nommé directeur sportif du club ?
On se connaît depuis longtemps avec José, du temps où j’étais journaliste et que lui faisait partie de la fameuse bande des Minots. Notre cheminement de même que notre estime réciproque ne datent donc pas d’aujourd’hui. J’ai été de ceux qui l’avaient soutenu lorsqu’il avait souhaité quitter l’équipe première en lui donnant un poste de conseiller technique auprès de moi. Je me réjouis donc que nous puissions aujourd’hui redonner vigueur et vie à l’OM dans son secteur sportif. Il n’y a donc pour moi aucun problème à ce niveau-là même si certains se sont ingéniés à vouloir gangrener notre relation.
Pour finir, Philippe Troussier n’est désormais plus l’entraîneur de l’OM, quel bilan faites-vous de son passage ?
Philippe, comme d’autres, a subi le contre coup d’une ambiance qui n’était pas la meilleure. Pour ma part, je salue son courage. Il est venu à un moment délicat de la saison et il a tenu la baraque comme il a pu. Il a commis des erreurs mais nous en avons tous commis. Il nous quitte aujourd’hui, je salue le travail qu’il a fait même si, à l’arrivée, nous n’avons pas atteint les résultats attendus. Il reviendra à Marseille et au club quand il le souhaitera, je n’ai qu’un mot à lui dire : Merci.