Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
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Chapitre: super, rien à redire, t´es un dieu. J´attends avec impatience le suivant
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Making-of: Dis donc, t´as fait du chemin en humour depuis l´histoire des forumeurs ![]()
J´te jure, des cas sociaux tes personnages, en plus je suis sûr que je peux les retrouver dans mon lycée :/
Bravo ![]()
[Chapitre 24] Retrouvailles et disparitions:
Nous avançâmes dans un escalier qui descendait sous le lac avec Flora. En bas, une voix que je reconnus, cette fois-ci, comme étant celle de Voltère, héla notre amie:
"Flora, il y´a un problème là haut ?? ?"
Je répondis à sa place:
"Non, Voltère, c´est juste la cavalerie qui est enfin arrivée."
Voltère eut un moment de silence. Puis il s´esclaffa dans un de ses rires légendaires.
"Oh oh, la dernière fois que j´ai entendu cette voix-là, on s´est bien amusé !! ! Venez tous !! ! Sinnoh vient de nous rejoindre dans la guerre !! !"
Un branle-bas de combat succéda à cette injonction. Le temps de finir de descendre l´escalier, et je fus entouré de têtes connues: Voltère, Marc, Damien, Spectra, bien évidemment, mais aussi Alizée, Aragon, Levy et sa soeur Tatia, Sandra et la famille Seko au grand complet.
Dans cette ambiance festive, je sentais cependant un malaise. Et j´en compris la raison quand je demandais:
"Où est Ed ?? ?"
Le peu de bonne humeur que nous avions réussi à insuffler ici fut très vite terni par ma question. Flora me répondit cependant.
"Ed est porté disparu depuis une semaine. Ainsi que Bastien et Blanche."
Flora continua sur sa lancée. C´était dur pour elle et pour nous tous:
"On pense qu´ils ont tous été fait prisonniers, mais c´est le genre de prisons dont on ne sait rien, alors... alors on ne peut qu´espérer qu´il soit toujours en vie.
-Mais mieux vaudrait pour lui qu´il soit mort, fit Pierre, car ils le tortureront jusqu´à ce qu´il crache le morceau, et il n´a pas l´intention de le faire."
Nous étions à peine arrivés que l´ambiance était déjà à la déprime. Mais Voltère, avec sa bonne humeur inaltérable, changea de sujet:
"Et ben, vous verriez vos têtes, on dirait pas que c´est vous qui allez sauver le monde... Allez, je propose de boire un coup pour féter la venue de nos amis."
En quelques minutes, nous fûmes assis devant une table pleine de mets et de boissons qui semblaient délicieuses mais le coeur n´y était pas.
"Allez, mangez, et plus vite que ça, fit Voltère.
-Pourquoi vous avez amené des gens aussi jeunes avec vous ?? ? demanda Pierre en faisant allusion à Kim.
-Parce que cette personne est très particulière, expliquais-je.
-Particulière comme toi ?? ?
-Particulière comme nous tous, mais je ne compte pas faire de démonstration. C´est en se servant de nos pouvoirs qu´on a été repéré à Sinnoh."
Je commençais enfin à me détendre un peu. Mais Pierre, lui, semblait plus dubitatif.
"Vous avez été repérés ?? ? Et vous êtes sûrs qu´on ne vous a pas suivi jusqu´ici ?? ?
-Pas de risque, officiellement, on est morts depuis un peu plus de quinze jours, je crois."
Je racontais tout notre périple à Pierre et aux autres depuis que nous avions décidé de nous lancer dans l´aventure de L´Alliance, en passant par la découverte de certains élus, notre supposée mort, et tout le voyage que nous avions fait jusqu´ici. Quand Pierre sut que Sophie avait été faite prisonnière pour garder notre secret, il eut un regard un peu courroucé, voire francement accusateur.
"Ce n´est pas comme ça qu´on fonctionne ici. On ne se cache pas pendant que les autres se font capturer, fit-il d´un ton moralisateur.
-Et on se bat dans le but de tuer l´ennemi, répliquais-je, pourtant, c´est bien vous qui nous avez envoyé Christophe pour qu´on le soigne ?? ? Et à ce propos, où est-il lui aussi ?? ?"
A nouveau, le silence. Je compris ce que ca voulait dire.
"Vous avez du mener une rude bataille récemment, fit Silver qui semblait aussi avoir compris ce que sous-entendait ce silence. Y´a t´il d´autres personnes tombées au front avant qu´on ne fasse d´autres boulettes ?? ?"
Flora, encore une fois, fut chargée de nous annoncer les pires nouvelles.
"Ed a retrouvé sa mère... fit-elle.
-C´était elle qu´on a retrouvé attachée au sommet de la tour Pokémon, précisa Damien.
-Oui, effectivement, tu m´avais parlé de celà sur le bateau. Mais c´est merveill..."
Tout à coup, je compris ce qui était tragique dans cette histoire. La mère d´Ed, si elle était toujours en vie, serait avec nous autour de cette table.
"Oh, mon Dieu,... il l´a connu combien de temps ?? ?
-Deux semaines au maximum... Elle est morte dans la bataille dans laquelle on a perdu Ed et les autres... Elle est morte sous ses yeux... Il n´a rien pu faire."
Tout à coup, je me sentis mal... Mal de fêter notre arrivée alors que pendant ce temps, Ed crevait au fond d´un sombre cachot avec l´image de sa mère mourante... Je me relevais immédiatement.
"Il faut que j´aille l´aider... Que je le sorte de là au plus vite. On a pas le droit d´être là alors qu´il....
-Le plus dur dans la guerre, me coupa Pierre, ce n´est pas de mourir ou même de souffrir, c´est de voir les autres souffrir à ta place. Ca te révolte tellement que tu as envie de te jeter tête baissée dans la mêlée pour sauver ces gens. Mais c´est précisément ce que l´ennemi attend. Et même si c´est nous qu´il cherche à atteindre, je suis sûr que si toi, tu pointes là bas, tu ne feras pas long feu."
Les paroles de Pierre étaient dignes de sagesse, mais, trop têtu pour les écouter, je me précipitais dans l´escalier.
"Qui m´aime me suive."
Alors, une voix s´éleva dans l´assistance. Je m´attendais à tout venant de la part de la Nouvelle-Armée qui croyait connaître cette guerre comme moi je connaissais le livre de la Prophétie, mais cette voix était celle d´Antoine:
"D´habitude, c´est moi la tête brûlée, et même moi je la sens mal cette histoire. Alors si tu veux te faire démolir, libre à toi... Mais tu auras ma mort sur la conscience, parce que je viens avec toi..."
Antoine crevait d´envie d´aller au casse-pipes d´habitude. Là, il était loin de faire exception à la règle, mais la manière dont il avait dit les choses était déstabilisante. Je le savais,... oh oui, je le savais que cet imbécile me suivrait jusqu´en enfer s´il le fallait... Mais j´étais loin de vouloir sa mort. J´avais mes pokémons, dont un ou deux mastodontes... j´avais mes pouvoirs, mais lui, il ne ferait pas long feu. Et Dieu savait que pourtant, il serait capable de me suivre.
"Antoine, t´es chiant, fis-je honteux en me résignant à me rasseoir à la table.
-Oui, je sais, mais le fait est que ca marche, fit l´intéressé.
-Je suis content de voir que tu as mûri depuis notre dernière rencontre, me congratula Pierre.
-Parce que c´est mature de laisser crever ses amis dans un cachot ?? ? C´est pas vous qui me disiez que ce j´avais fait à Sophie était pas terrible ?? ?
-Non, mais savoir quand on ne peut pas gagner, c´est intelligent. Et se résigner à attendre le moment propice, c´est même de la sagesse."
Là, il marquait encore un point. Mais de toute façon, je ne le reconnaîtrai sans doute jamais...
"Si ca vous ne vous embète pas, je vais trouver un coin où être tranquille et je vais méditer sur les paroles du vieux guerrier."
Je me levais de la table, et Pierre me lança:
"Tu peux prendre la chambre d´Ed. C´est la dernière à gauche. Et si tu ne veux pas toucher à ses affaires, on te trouvera un matelas et des draps pour dormir sur le..."
La porte claqua avant que j´eusse pu entendre la fin. J´en avais marre, déjà arrivé, on me traitait comme un gamin irresponsable. Bon sang, ca me manquait presque de ne plus être vu comme un vrai maître de la ligue. J´avais presque envie de disparaître d´ici et de les laisser tous en plan. Non, ce n´était pas ce que je voulais. Tout ce que je voulais, c´était qu´on me fiche la paix... Devenir invisible, si seulement ca pouvait arriver... Eh ?? ? Mais ca doit pouvoir se faire, ca non ?? ?
Je m´étais trouvé une occupation. Essayer de me servir de ces pouvoirs, si puissants et si inutiles quand on ne pouvait pas les utiliser, pour devenir invisible. Si j´arrivais à dévier la lumière, ca devait être possible... Alors, je me servis de cette technique que le professeur m´avait si souvent enseigné, la visualisation. J´imaginais les rayons se courber et me contourner... Je m´imaginais tout d´abord comme une ombre, puis comme un simple trait... Et enfin plus rien, comme si une gomme divine m´avait enfin effacé du tableau.
Quand j´ouvris les yeux, ma main était toujours là, devant mes yeux, ca n´avait donc pas marché... Peut-être que je présumais de mes forces finalement. Ou peut-être que les dons devaient apparaître un par un quand c´était leur heure. Finalement, je voulais être libre de mes actes, mais peut-être que c´était les pouvoirs qui décidaient à ma place de ce que je pouvais faire...
"J´en ai marre, fis-je à moi-même. Je suis même pas sûr de servir à quelque chose..."
Habituellement, on faisait ce genre de réflexions devant un miroir, pour bien se dire qu´on était le dernier des imbéciles à se parler à soi-même. Instictivement, je cherchais une glace dans la chambre. j´en trouvais finalement une, et rien que pour avoir le plaisir de me dire que j´étais nul, je me mis devant pour voir ma tête décrépitée de looser invétéré. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que je n´avais pas de reflet dans la glace.
"J´ai... j´ai réussi ?? ?"
En effet, dans la vitre, on ne voyait rien d´autre que la pièce. Me concentrant à nouveau, j´essayais de me faire réapparaître. En cinq secondes, j´étais à nouveau visible. Décidément, cette technique de visualisation était vraiment efficace... Encore un coup... Cette fois-ci, je me convaincquis de tout faire disparaître. Je ne devais plus voir mon bras, ni dans le miroir, ni en le regardant directement. En ouvrant les yeux, j´eus la sensation bizarre de flotter en l´air. Je ne voyais plus mon corps...
Je n´étais peut-être pas si mauvais que ça, finalement. Cette bouffée d´espoir (et sans doute d´auto-satisfaction) me rendit un peu plus heureux. En promenant mon regard dans la pièce, je tombais sur une photo d´Ed... La femme à côté avait les mêmes yeux que lui... Je n´eus pas à faire des efforts monumentaux pour comprendre...
"Ta mère était très belle, Ed..."
Malheureusement, mon moral redescendit aussitôt. Si je n´avais eu le privilège de connaître ma mère que quelques jours, je serais sans doute en train de chercher comment en finir définitivement au fond de ma cellule. Heureusement, il n´était pas seul... Il avait un groupe de personnes dont il était sans doute le leader charismatique, et ca lui donnait l´énergie pour survivre. Enfin, je disais ça, surtout parce que ca m´avait toujours donné l´énergie pour survivre... mais là, je commençais à en douter.
J´éteignis la lumière, je me posais dans un coin, et je profitais de mon invisibilité toute récente pour enfin m´exclure totalement de ce monde de fou et vivre ne serais-ce que cinq minutes uniquement pour moi...
Là, agenouillé dans ce coin dans le noir, je passais en revue tout ce que nous devions faire: retrouver tous les élus, Ed, les parents de Kim, Sophie, défaire le Tyran et ses sous-fifres, ramener la paix sur les continents, et après uniquement, nous pourrions vivre en paix. On avait du boulot et je ne me sentais plus à la hauteur...
"Vous verriez vos têtes, on dirait pas que c´est vous qui allez sauver le monde..." avait dit Voltère.... Et bien peut-être était-ce le cas. Peut-être qu´on n´était pas ceux qui devaient sauver ce monde
24ème chapitre, 24ème bon chapitre.
Ca me fait rire, Lilian qui arrive tout frais et dispo pour ensuite se morfondre ![]()
Comment ça ca te fais rire ?? ? Tu ne trouverais pas déprimant qu´à peine arrivé, on t´annonce que c´est la pagaille, que la personne que tu t´attendais à rencontrer a été faite prisonnière et que les morts se succèdent autour de toi ?? ? En plus, on t´envoie bouler avec des préceptes de quelqu´un qui vit ça tous les jours et qui n´a pas du tout la même vision des choses que toi, ca fait mal non ?? ?
PS: faut qu´on cause vraiment au plus vite...
Ben non, moi ça me fait rire. ![]()
[Chapitre 25] Croisade:
Au fond d´une grotte qui n´existe sur aucun plan, dans la toute dernière pièce au fond, dans un coin, dans le noir et invisible... Je crois qu´il était difficile de faire plus sûr comme cachette. Et pourtant, c´était au fond de l´endroit le plus sûr au monde pour moi que germaient les plans les plus dangereux et les plus risqués. Si c´était pour me faire charrier à longueur de journée par ces grands meneurs d´hommes qu´étaient les dresseurs de la ligue d´Hoenn, autant faire cavalier seul et partir dans la plus grande discrétion.
Cependant, avant que je ne puisse tenter quoi que ce soit, la porte de la chambre s´ouvrit, laissant entrer un rai de lumière dans la pièce sombre.
"Lilian, tu es là ?? ? demanda la voix fluette de Flora..."
A quoi bon répondre, de toute façon, c´était inutile, elle me remettrait à ma place comme tous les autres. Pierre était un grand leader et il n´y avait aucun doute que tous dans cette pièce ne pouvaient que lui obéir au doigt et à l´oeil. Flora comme tous les autres devait sans doute suivre à la lettre les préceptes de ce grand chef de guerre, et en retour lui vouer une obéissance sans limites. Du moins, c´était ce que je croyais.
"La dernière personne que j´ai vu dans cet état là, c´était Ed, juste avant qu´il ne parte dans une mission-suicide pour Sento. Et où que tu sois, je sais que tu es toujours dans cette pièce en train de te poser les mêmes questions que lui. Si, au bout de tes tergiversations, tu décides de partir... alors je viens avec toi."
Peut-être que ce n´était qu´un coup de bluff destiné à me faire sortir de ma cachette et à me rendre innofensif ensuite. Ou peut-être qu´elle disait vrai. Mais je ne voulais rien tenter avant d´en être sûr. Flora alluma la lumière et continua:
"Antoine m´a raconté comment vous êtes arrivés jusqu´ici. Tu ne veux pas te téléporter de peur qu´on te repère... Mais moi, j´ai un pokémon capable de nous téléporter sans laisser aucune trace. Et je connais mieux le terrain que toi."
La proposition devenait intéressante. Je me devais de la tenter. Laissant tomber mon invisibilité, je posais une seule question.
"Et pourquoi tu m´aiderais à faire ça ?? ?
-Parce que je ne fais pas ça pour toi, mais pour Ed. Et puis, la dernière fois que j´ai vu Ed dans cet état là,... j´étais amnésique et même si je ne savais pas ce que je faisais, j´ai bien failli le perdre, perdre son amour en me comportant comme la dernière des gourdes.
-Et en quoi ca me concerne, tout ça ?? ?
-J´étais amnésique, et je ne le suis plus aujourd´hui, grâce à Sinnoh, grace à vous. J´ai donc une dette envers toi, et je compte bien la payer."
Flora était sincère, j´en étais sûr désormais. Alors autant passer au côté pratique.
"Des armes ?? ?
-Aucune de préférence, ils ont des détecteurs de métaux et on ne ferait pas dix mètres sans se faire repérer, même si ton camouflage est assez surprenant, je dois l´admettre.
-On prend des balls alors ?? ?
-J´ai mon Gardevoir pour nous téléporter, et j´emmène les autres mais j´espère qu´on aura pas à s´en servir.
-T´inquiète pas, on ne fera qu´une mission de reconnaissance, pas un attentat. Après, on se fera copieusement engueuler par Pierre mais il aura les informations capitales qui lui manquaient... Et on pourra attaquer avec des effectifs plus nombreux.
-J´aime cette idée. Mais si on trouve Ed, on le ramène, promets-le moi...
-C´était aussi mon intention..."
Ainsi fut réglée la plus stupide et la plus risquée des opérations tactiques jamais organisées, mais également celle qui nous offrirait sans doute le plus de renseignements.
"Tu es prète ?? ?
-On y va, me répondit-elle."
//// 31 jours après le début des opérations ////
//// 7 jours après l´arrivée à Hoenn ////
Une semaine... Une longue semaine que Flora et moi sommes au aguets dans les fourrés qui bordent l´île de Sento. L´endroit qui nous intéresse est en fait une toute petite péninsule, seulement reliée au reste de l´île par une étroite bande goudronnée, immergée à marée haute. Cette péninsule, toute droit sortie d´un film d´horreur, me rappelle cependant la guerre omniprésente. Une espèce de château immense, à flanc de falaise, taillé en partie dans celle-ci, d´ailleurs, et dont les tours pointues percent le ciel avec des gargouilles a l´air menaçant.
J´ai appris beaucoup de choses en une semaine. L´endroit est en fait comme un iceberg, la partie immergée est au moins dix fois plus grande que ce qu´on voit en surface, mais, comble de l´effronterie, le Tyran loge dans la plus haute tour, comme s´il narguait les troupes ennemies qui n´auraient aucun mal à le pilonner si elle arrivaient jusqu´ici... Si elle arrivaient jusqu´ici.
"L´entrée de service n´est pas très gardée, fit Flora qui arrivait derrièe moi. Un garde tout au plus, et il n´a pas l´air d´être insensible aux charmes du sexe opposé si tu vois ce que je veux dire.
-Tu veux qu´on tente d´entrer ce soir ?? ? demandais-je
-Le plus tôt sera le mieux, et je crois qu´on a vu tout ce qu´on avait à voir ici."
La nuit tout juste tombée, nous descendîmes dans le plus grand silence. En une semaine, j´avais appris à maîtriser mon nouveau pouvoir et à m´en servir pour inclure Flora sous le voile d´invisibilité. Mais cette fois-ci Flora marchait à découvert, et nous approchâmes de la porte, dont la garde avait été doublée:
"Halte, on ne passe pas !! !
-Excusez-moi, fit-elle, je me suis perdue. Vous sauriez où je peux trouver un abri pour la nuit ?? ?"
Les deux gardes, attirés par le côté "fille perdue donc fille facile à embobiner" de Flora s´approchèrent d´elle en lui murmurant qu´elle pourrait trouver un abri sûr ici, qu´ils leur prêtaient même leur chambre si besoin était et que...
Ils n´eurent pas le temps d´en dire plus que leurs têtes s´étaient déjà rencontrées dans un tintement qui rapellait vaguement celui des cloches... Un coup simple et efficace, et qui en plus avait le mérite de laisser l´individu sonné à son réveil, en proie à un mal de tête qui le rendait plus vulnérable. Merci Aurore, encore une prise à garder en mémoire.
"Bon, on rentre ?? ? demanda Flora.
-Le temps de te mettre à l´abri en te rendant invisible et c´est bon."
J´avais choisi de nous rendre invisible à tous ceux qui passaient devant nous, mais de nous laisser visibles entre nous, de façon à ce qu´on ne se perde pas. Dans les couloirs, une grande agitation rêgnait. Il fallait donc raser les murs pour ne pas heurter quelqu´un qui aurait trouvé bizarre de cogner quelque chose d´invisible. D´un autre côté, il était facile de se frayer un chemin avec toutes les indications qui jonchaient les couloirs. le bâtiment devait être tellement grand qu´il était impossible de se rapeller toute l´architecture et la disposition des pièces, rendant obligatoire l´usage de panneaux ou autres formes de plans.
Des plans !! ! Voilà qui nous rendrait la tâche plus facile. Il suffisait de trouver un terminal informatique quelque part et de rentrer dans le système. Avisant une indications "Salle informatique, Zone 5", je montrais à Flora ou nous devions aller. Elle sembla comprendre et me suivit vers une lourde porte fermée par un code.
"Mince, on rentre comment ?? ? demanda Flora."
A peine eut-elle demandé ceci qu´un technicien sortit de la salle, manquant de cogner la jeune fille. Se poussant au dernier moment, elle évita le drame. Elle voulut reprendre sa respiration après cette surprise mais sans aucun ménagement, je la tirais après moi afin de pouvoir rentrer avant que la porte ne soit refermée.
Ca y´est, nous étions dans la place. Devant nous, des ordinateurs dernier cri cotoyaient des machines informes et vieilles comme le monde, semblait-il. Au fond, des caisses et des sacs en plastique laissaient présager que l´installation du nouveau matériel était en cours, et que le technicien reviendrait demain à la première heure. Il n´allait pas falloir tarder.
M´asseyant devant un poste, j´allumais l´unité centrale. Au moment d´allumer l´écran, je vis quelque chose qui me déplut aussitôt, mon visage. Non pas que je me trouve laid à faire peur, mais si je me voyais, celà voulait dire que...
"Notre camouflage, il est HS !! !"
Aussitôt, je jetais un coup d´oeil au plafond. Aucune caméra. Heureusement pour nous, seuls les couloirs étaient surveillés. Seul un petit appareil semblait différent des néons accrchés au plafond ou des dispositifs anti-incendie. Silver saurait ce que c´était, il pourrait même le désactiver à distance si c´était dangereux, mais Silver n´était pas là.
"Essaye de te servir de tes autres pouvoirs, de demanda Flora, je fouille dans l´ordi."
Bien sûr, je devais faire celà. Vérifier si mes autres facultés marchaient encore. Le téléport était sans doute à proscrire mais mes dons de télékinséie étaient-ils encore en état ?? ?
Après plusieurs essais, je dus me rendre à l´évidence, plus aucun de mes pouvoirs ne fonctionnait. Je n´osais pas le dire à Flora, de peur de l´inquiéter, mais le fait était que j´étais aussi vulnérable qu´un adolescent ordinaire.
"Pourtant le seul astre n´étant pas lumineux,
On dit que je suis éclairé par la lumière des dieux,
Ultime conquète que l´homme ait fait,
Vous me contemplez tous durant vos romances étoilées,
On dit aussi que, moi pleine, les plus grandes transformations s´opèrent,
Il se peut que je sois douée des pouvoirs que vous m´octroyez,
Ronde et belle, qui sait ce que je peux engendrer.
-Qu´est ce que tu racontes ?? ? demandai-je après que Flora m´eut déclamé sa tirade longue et ennuyeuse.
-C´est l´indication que donne le Tyran pour trouver son mot de passe.
-Tu te connectes avec la session du boss ?? ? T´es pas un peu folle ?? ?
-Tant qu´on trouve son mot de passe, n´importe quelle session peut faire, mais seul le chef a droit d´accès au plus grand nombre de fichiers. Et je crois que j´ai trouvé ce mot de passe.
-Evidemment, fis-je, c´est la Lune, le seul astre qui n´est pas éclairé, la dernière conquète importante de l´homme, c´était la Lune. Mais je trouve ça trop facile, pas toi ?? ?"
Il était vrai, qu´aussi poétique fut cette énigme, elle n´en était pas moins facile au possible.
"Si ce n´est pas la lune, alors à quoi sert ce texte ?? ? Juste à nous leurrer ?? ?
-Effectivement, si on avait entré Lune comme mot de passe, je pense qu´on aurait eu du souci, mais je suis sûr qu´il y´a une autre raison... Sinon, pourquoi s´embéter à le versifier ?? ?"
Alors, avec Flora, nous cherchâmes tout ce que ce poème pouvait cacher, si en mettant les rimes bout à bout, on obtenait un mot, si le seul vers qui n´avait pas de vers rimant avec avait un sens seul, mais le constat était évident:
"Ca n´a aucun sens... Aucun compréhensible par un humain, me fit Aurore"
Voilà, la seule conclusion que nous pouvions tirer était que celà n´avait aucun sens. En regardant à nouveau le poème, je ne vis que des mots sans aucun lien entre eux autre que celui que l´on voulait nous faire trouver.
"Mais bien sûr, s´exclama Flora. Lilian, Ed t´a t´il parlé de ce poème qu´avait laissé sa mère.
-Oui, il m´a vaguement dit que les vers n´avaient aucun sens entre eux mais que... Eh !! ! Il avait dit qu´en prenant la première lettre de chaque vers..."
P O U V O I R. Les sept lettres qui commençaient chaque vers formaient le mot Pouvoir. Une fois que nous avions trouvé que le poème n´avait aucun sens s´il ne parlait pas de la lune, nous avions résolu l´énigme.
"C´était un codage couramment utilisé à l´époque de la mère d´Ed, et le Tyran doit être de la même génération qu´elle..."
Elle tapa les sept lettres dans la case "mot de passe".
"Tu es prèt ?? ? me demanda t´elle. On peut très bien se tromper.
-Auquel cas, on finira en cellule avant d´avoir eu le temps de dire "Ouf", je sais. Mais dans ce cas, tu seras certainement dans la même cellule qu´Ed. Ca donnerait presque envie de tromper non ?? ? Ca arrangerait notre affaire ?? ?
-C´est ça, on dira ça. Si on a un problème, tu peux nous téléporter en urgence ?? ?"
Aïe, ca tombait mal.
"Figures-toi que j´ai essayé tous mes pouvoirs, aucun ne marche.
-Dans ce cas, on dirait bien qu´on n´a pas le choix..."
Et Flora, coupant court à toute discussion, valida le mot de passe.
[A SUIVRE]
Dammit, un autre très bon chapitre!
[Chapitre 26] Pirates:
"Accès autorisé, bienvenue."
Sur l´écran venaient de s´afficher les trois mots que je désirais le plus au monde voir apparaître.
"On est dedans, me fit Flora.
-Pas de case prison ce tour-ci, Ed, tu devras encore attendre un peu, répondis-je.
-Bon, j´ai beaucoup d´informations mais on n´a pas la nuit.
-Cherche des plans basiques, emplacement des principales prisons, plans à court terme,...
-Centre de dressage, rajouta la jeune fille, ils ont du y emmener les pokémons d´Ed ainsi que ceux de nombreux autres prisonniers.
-Si tu le dis, pendant ce temps, j´ai un coup de fil à passer.
-Quoi ?? ? Qui est ce que tu comptes appeler ?? ?
-T´inquiète pas, connexion sécurisée, aucun risque qu´on nous repère."
Sortant le DS du fond de ma poche, je l´allumais. Farfouillant parmi les options, je trouvais la visio-conférence.
"C´est quoi, me demanda Flora ?? ?
-Un petit bijou de technologie, et avec ça, on peut entre autres communiquer avec mon QG à Féli-Cité..."
A peine eus-je le temps de dire celà que sur l´écran s´afficha le visage d´Arno.
"A ton service boss, ca faisait longtemps qu´on t´avait pas vu..."
Arno et tous ceux qui étaient avec lui semblaient heureux de me voir. Je réalisais alors qu´ils n´avaient eu aucune nouvelle de moi depuis un bon mois.
"Ca faisait longtemps, hein ?? ? réenchéris-je.
-Trop, on commençait presque à désespérer. Mais je me suis dit que si vous aviez à mourir, la Terre entière le verrait aux infos tellement ce serait spectacculaire. Et vu qu´à la télé ils n´ont rien dit au sujet d´une explosion nucléaire qui aurait rasé la moitié de la planète, je me suis dit que vous alliez bien, plaisanta-t´il. Du nouveau ?? ?
-J´ai besoin de toi.
-Quel est le problème ?? ?
-Il me faut de la place, beaucoup de place, je vais t´envoyer via le Satellite une foule de données informatiques et je compte sur toi pour m´informer au plus vite de ce qui concerne l´Alliance. Le reste, pour la Nouvelle-Armée, on s´en charge avec Flora.
-Ton joujou peut faire ça ?? ? s´étonna l´intéressée.
-Et oh, le joujou, c´est moi qui l´ait inventé alors un peu de respect, s´enhardit Arno. Enfin j´ai bien reçu, je t´ouvre l´accès à nos serveurs. Tu peux brancher le DS à un ordinateur si tu as un port de libre."
Trouvant une prise adaptée, je reliais les deux outils informatiques.
"Alors, y´en aura pour combien de temps ?? ?
-Attends, il calcule... Oulà, mais c´est énorme, il y´a des Teraoctets de données là-dedans. Il me faudra au moins... disons une à deux minutes pour tout transférer chez nous..."
Flora laissa un moment ses tâches pour rejoindre notre conversation:
"Deux minutes ?? ? Il nous faudrait deux heures chez nous... C´est impossible.
-Ah, le joujou a l´avantage sur vos vieilles machines datant de la guerre, excusez-moi l´expression. Le miracle des ondes satellites. Tant que le Sat est à portée, on a un débit maximal. Je l´avais positionné en prévision sur Hoenn au cas où vous ayez besoin de ses talents rapidement.
-Bon, Flora, si ca ne t´embête pas,... interrompis-je.
-Ok, j´y retourne, désolé."
Le débit m´impressionnait moi-même. A ma connaissance, les civils n´avaient accès qu´à des débits de quelques mégabits seconde au maximum. On devait être à plusieurs dizaines de gigas d´un coup là-dessus. Nous avions vraiment bien investi en construisant ce satellite.
"Tu en profiteras pour nous envoyer des photos-satellites des principales prisons, on pourra se donner des idées de comment les aborder, s´il y´a plutôt de la végétation ou un accès maritime, et caetera.
-Ok, ce sera fait dès qu´on aura planché dessus."
Il se retourna et rajouta à l´attention de ses collègues:
"Bonne nouvelle les gars, on a du boulot !! !"
Au même moment, chez nous, une série de bips se fit entendre à la porte. Le codé était en train d´être tapé... Quelqu´un voulait entrer dans la salle informatique.
Ni une ni deux, je fermais le DS, ne laissant visible qu´une toute petite lueur clignotante j´éteignis l´écran du PC et je poussais Flora dans les caisses et autres papiers à bulle avec sa chaise à roulettes, attrapant un large bout de tissu, un grand rideau semblait-il, qui traînait sur une chaise et nous recouvrant avec.
"Mais tu es fo... fit-elle avant que je recouvre sa bouche de mon doigt.
-Chuuut..."
Flora, bien que surprise, accepta ma requète. De l´autre côté du grand tissu qui nous recouvrait, on entendait la personne qui était entrée. A sa voix, c´était manifestement un homme:
"Et en plus j´avais oublié d´éteindre la lumière en partant... J´ai vraiment besoin d´aller me coucher moi... Bon, ma sacoche et hop... bonne nuit les ordinateurs."
La lumière s´éteignit et derrière le rideau, ce qui était tamisé devint complètement noir. Mais le danger n´était pas écarté pour autant.
"C´est quoi ce truc qui clignote ?? ?"
La lumière se ralluma, mince, il avait repéré le DS... Se rapprochant de nous, il sembla s´arrêter devant, même si derrière un rideau, c´était très dur de voir quelque chose.
"Vous êtes qui vous ?? ? demanda l´homme."
Mince, nous étions repérés. J´allais me montrer lorsque j´entendis:
"Hein ?? ? Oh, moi, je suis un informaticien du service comptabilité. Le boss veut un rapport au plus vite sur les fonds qu´il nous reste pour construire de nouveaux bombardiers."
C´était la voix de Arno. Il avait l´air d´avoir compris la menace quand nous avions perdu le contact vidéo, et il improvisait très bien, comme à son habitude.
"Et qui vous a autorisé à entrer dans le système ?? ?
-Je sais pas, encore un nouveau, relança Arno. Il m´a même laissé en plan pour aller chercher un café. J´vous jure, tous des fainéants."
La réponse de l´homme allait nous faire savoir si on devait lui sauter dessus ou non, mais heureusement pour nous (et pour lui, car je peux être atrès agressif s´il le faut), il se contenta de répondre:
"A qui le dis-tu... Bon, ca me rassure, je suis pas complètement fou, j´avais bien éteint la lumière. Bon, je vous laisse. C´est quoi le fichier ?? ?
-Un livre de compte, c´est un peu lourd mais ca devrait vite être fini. Jette un oeil sur la barre d´avancement à l´écran du dessus.
-Ouais, je vois, pas mal ton système, ils équipent tout le monde avec ça ?? ?
-On est en phase de test, mais vers Juin, ca devrait être commun à tous les services, on pourrait même les emporter sur le front pour les communications à distance, fit Arno sans se démonter.
-Cool, j´ai hâte d´y être. Bon, à un de ces jours !! !"
La lumière resta allumée, mais la porte claqua définitivement. On était sauvés. Flora, un peu bousculée, remit de l´ordre dans ses idées et je l´aidais à se relever.
"Merci, me fit-elle, tu nous a évité un beau problème.
-Remercie Arno, il est sacrément doué pour l´impro.
-On croit toujours que les vrais méchants sont en face de vous. Les gens à 3000 km on ne s´en méfie jamais, fit la voix de l´intéressé derrière moi. Ah, au fait, j´ai tout transféré, d´autres questions chef ?? ?
-Je ne crois pas, tu peux...
-Attends, me coupa Aurore, j´étais en train de fouiller dans les dossiers quand le gars est arrivé, j´ai trouvé un nom qui pourrait bien t´intéresser."
Nous rallumâmes l´écran. Sous le pointeur de la souris, un dossier intitulé "Elus" trônait.
"Je peux ?? ?
-Vas-y, j´ai fini. J´ai ce qu´il me faut là-dessus, fit-elle en montrant une petite clé USB."
Dans le dossier, 17 sous-dossiers principaux, un pour chaque type d´élu, le mien et d´autres étant copieusement tagués de la mention "Eliminé" et puis un autre gros dossier, intitulé "Projet Crépuscule". En ouvrant le dossier, je tombais sur un plan complexe mais dont l´image de l´objet fini m´était familière. Et pour cause, c´était l´objet inconnu qui trônait sur nos têtes.
"Arno, changement de plan, pour l´Alliance, le dossier Projet Crépuscule est prioritaire. Priorité maximale, tu entends ?? ?
-Reçu, et on peut savoir pourquoi ?? ?
-Dans le couloir, j´avais mes pouvoirs, ici, je ne les ai plus. Et cet objet bizarre se trouve précisément à la fois dans cette pièce et à la fois dans le dossiers des Elus. Je ne sais pas comment, mais je crois que ces machins neutralisent tous nos pouvoirs...
-On aura des choses à vous dire au sujet du gène, à propos. Mais si cet objet est bien ce que tu penses, alors ils sont bien en avance sur nous..."
Je ne comprenais pas comment Sento était au courant pour les Elus, mais il me semblait encore plus fort qu´ils aient des années-lumière d´avance sur nous dans ce domaine. A moins d´avoir eu depuis toujours un sujet d´expérimentation, ils ne pouvaient pas nous damer le pion.
"Bon, j´ai fait tout ce que je voulais, et toi ?? ? demandais-je à Flora.
-J´ai les plans de ce complexe, ainsi que le lieu des différents centres de dressage. Il nous faudra des informations complémentaires pour savoir lequel a hérité des pokémons d´Ed, mais on pourra faire ça chez nous. J´ai aussi le nom de la prison dans laquelle il est susceptible d´être. On y va ?? ?
-Quand tu veux..."
Flora sortit son Gardevoir de sa ball, et il nous téléporta à New Lavandia, pour profiter des fruits de notre travail et se faire louer comme il se devait.
"Mais tu es complètement inconscient ?? ? me sermonnait Pierre devant toute la nouvelle Armée réunie, ainsi que tous les élus. Ce n´est pas comme ça qu´on se bat... Et toi évidemment, tu le suis sans rien dire, rajouta-t´il pour Flora.
-Le meilleur moyen pour jauger ton ennemi, rétorquais-je, c´est de l´affronter face à face. Ca a toujours été une des bases du Combat pokémon et...
-Mais je ne te parles pas de combat Pokémon, je te parles de ta vie, de celle de Flora que tu as osé mettre en jeu. Imagines que tu ais été pris ?? ? Ils t´auraient torturé jusqu´à ce que tu parles, voilà tout.
-Et je n´aurais pas parlé, terminais-je.
-Et Flora, tu y penses ?? ? Avec Ed entre leurs mains, ils l´auraient menacé, elle aurait tout dit par amour pour lui !! ! Une semaine qu´on n´avait pas de vos nouvelles, on imaginait le pire"
Manifestement, dans cette affaire, ce serait celui qui gueulerait le plus fort qui aurait raison. Autant se lâcher.
"Un, je prends les risques que JE veux, deux, Flora est venue me porter main-forte d´elle-même, trois, on a des informations vitales et pour toi et pour moi, on sait notamment qu´ils peuvent bloquer tous nos pouvoirs, quatre, on sait où trouver Ed, quels sont leurs plans et où sont leurs bases stratégiques et enfin cinq, JE NE SUIS PAS TON CHIEN !! !"
Le topo était simple, soit je me faisais virer immédiatement, soit Pierre admettait que, aussi dangereuse fut mon initiative, elle avait été fructueuse et on n´avait rien perdu. Le silence qui suivit fut long... trèèèèèèès long.
"Tu dis qu´ils peuvent nous contrer ?? ? finit finalement par demander Aurore....
-Je n´en suis pas sûr, mais à un moment mes pouvoirs m´ont lâché et il y´avait un appareil bizarre dans la pièce où nous étions. J´ai demandé à Arno et à son équipe de s´en charger."
A nouveau le silence, et puis quelqu´un prit enfin parti.
"Pour une fois qu´on a un gamin qui nous montre ce qu´il a dans les tripes, tu ferais bien de le remercier, fit Voltère. La seule chose qui empèche les gens d´attaquer, c´est la peur !! !"
Ainsi fut relancée la machine. Flora alla imprimer les plans contenus sur sa clé et Pierre, dont tout le monde attendait la réaction, finit par s´avouer vaincu devant ces plans.
"Tu as été on ne peut plus suicidaire, mais il faut avouer que tu as eu des résultats. Mais à l´avenir, n´oublie pas qu´ici, JE commande.
-Tu commande TES hommes, je commande les miens et je me commande. Ca marche comme ça. Tu as de l´expérience, j´ai un satellite, quelques bêtes de combat et des pouvoirs à ta disposition. Considère ces plans comme un gage de ma bonne foi. On marche chacun de notre côté dans un but commun. C´est comme ça que je vois les choses. Ok ?? ?"
Je tendis une main vers Pierre, visiblement troublé. J´avais imposé mon style, soit il l´acceptait, soit on partait.
"N´oublie pas que dans ce cas, tu es seul responsable de toi-même. Je crois que tu n´as pas tout saisi à ce qui se passe ici ni à comment ça marche. J´espère que tu t´en rendras vite compte. Mais c´est d´accord."
C´est ainsi, sur une poignée de main franche que commença la plus grande coopération qu´il m´ait été donné de voir...
OMG, j´aiiiiiiime ![]()
T´es là aujourd´hui pour qu´on voie les derniers détails ?? ?
[Chapitre 27] Sauvetage:
//// 80 jours depuis le début des opérations ////
//// 54 jours depuis l´arrivée à Hoenn ////
"Grâce aux informations récoltées durant... disons durant le suicide manqué de Flora et de Lilian..."
Je me pris à sourire devant cette boutade de Pierre. Il avait finalement bien accepté que nous ayons pris ce risque, sans doute parce que grâce aux ressources de l´Alliance, nous recevions de nouvelles informations tous les jours.
"Grâce à ces informations, disais-je, nous avons pu trouver où Sento retenait Blanche, Bastien et Ed. C´est une prison en forêt, à plusieurs kilomètres de toute côte. La zone est solidement gardée par des miradors et toute attaque par l´extérieur est impossible."¨
Pour preuve, il montra les photos satellite. Au coeur de la forêt, une grande clairière artificielle se dressait. Au milieu des troncs d´arbre coupés, les miradors se dressaient, couvrant une surface importante. Effectivement, une attaque provenant de l´extérieur semblait très dangereuse, et beaucoup de monde risquait d´y passer.
"C´est pourquoi nous passerons directement par l´intérieur. Grâce à ces plans, nous pouvons nous téléporter sans risquer de finir au travers d´un mur ou de tomber sur des gardes. Nous arriverons ici, fit-il en montrant une salle sur la carte marquée "Salle d´interrogatoire." A cette heure-ci, elle devrait être vide ou au pire, nous tomberons sur quelques gardes au maximum en train de faire tout autre chose. Une fois arrivés, nous nous séparerons en deux groupes. La Nouvelle Armée, sous mon commandement ira chercher Ed et les autres, tandis que Lilian et les Elus, accompagnés de Spectra, iront ouvrir un maximum de cellules et libérer le plus de gens possible. Tout est clair ?? ?"
Devant le consentement silencieux de tous, il déclara:
"Dans ce cas, l´opération de sauvetage est lancée !! !"
Comme prévu, nous fûmes tous téléportés à l´intérieur même du grand bâtiment, dans une salle d´interrogatoire vide, mais dont on se doutait qu´elle avait du servir récemment. Une chaise pleine de sang et des outils peu orthodoxes jonchaient le sol... De quoi faire froid dans le dos. Pierre devant ce spectacle, n´omit pas de nous rajouter:
"N´oubliez pas qu´il y´a une possibilité que je détesterais voir vérifiée mais...
-Il se pourrait qu´Ed et les autres soient morts... continuais-je. Je m´en doutais, d´où l´intérêt d´agir vite.
-Oui, mais dans ce cas là, n´oubliez pas que vous êtes des guerriers, pas des dresseurs pokémons.
-Aucune pitié, en tout cas en ce qui me concerne... répondis-je. On récupère les prisonniers et on fait tout sauter.
-On est d´accord !! !"
Nous nous approchâmes de la porte de la cellule, et Pierre nous gratifia d´un:
"N´oubliez pas, discrétion absolue..."
... juste avant qu´une sirène ne retentisse.
"On a été repérés ?? ? demandai-je.
-C´est pas vrai, plaisanta Antoine, si je peux plus bailler un peu sans que ca déclenche des alarmes mais où va t´on ?? ?
-Je ne crois pas que ce soit nous qui ayons déclenché cette alarme, fit Pierre plus sérieusement. Il doit y avoir une révolte, une tentative d´évasion.
-C´est bon signe, y´a qu´Ed pour foutre un bordel pareil !! ! concluais-je. Bon, foncez le rejoindre, on s´occupe des prisonniers et on vous rejoint au plus vite."
Après les éternels "Bonne chance", nous partîmes d´un côté alors que Pierre et les autres suivirent le chemin opposé. Je sortis mon DS de ma poche, pour afficher les plans de la prison. C´était un vaste complexe bâti sur plusieurs niveaux. Aux sous-sol, on trouvait, hum, on va dire l´administratif et la maintenance. Des salles de compte, les chaudières et aussi... les salles d´interrogatoire. Au rez de Chaussée, on trouvait les prisonniers sous haute surveillance, tels que, nous le supposions, Ed et ses amis. Il leur était impossible de partir directement par le toit ou par des souterrains sans tomber sur un autre étage, et on les tenait loin des principales issues. En fait si cette prison avait été un Colisée, les prisonniers comme Ed se trouveraient dans l´arène.
Les trois étages suivants étaient remplis de cellules plus classiques, pour les émissaires prisonniers, les soldats ennemis qui avaient survécus, ou certains criminels dont nous redoutions qu´ils fussent vraiment incarcérés pour les motifs qu´on leur reprochait. Il y´avait là, selon les derniers dossiers, des tueurs en série, des violeurs, des psychopathes et autres dégénérés mentaux qui ne méritaient pas qu´on les libère mais qui d´un autre côté ne pouvaient pas rester enfermés si on faisait tout sauter. L´ennemi de mon ennemi est mon ami, et même si cet ami était un peu fêlé, il fallait compter sur lui.
"On arrive à l´étage des Droits communs, Kim, ce sont des serrures en fer classiques, tu pourras nous les faire fondre ?? ?
-Depuis le temps que je rêve de me servir de ces flammes pour faire quelque chose d´utile, c´est comme si c´était fait."
En quelques secondes, les cellules furent ouvertes et des personnes en sortirent. Il semblait que malgré tout ce que j´avais entendu sur Sento, ces personnes fussent traitées avec le respect qui leur était du. Spectra les regroupa et à l´aide de ses pokémons, téléporta les quelques prisonniers en lieu sûr.
Nous montâmes ensuite à l´étage suivant. Aucun garde ne nous barra la route, ce qui sembla confirmer les hypothèses d´évasion, qui devaient accaparer tous les gardes présents. La situation à l´étage des militaires tranchait avec celle des émissaires de l´étage en dessous. Il étaient sans doute une vingtaine par cellule, en haillons et à moitié morts de faim.
"Non, pitié, ne nous faites pas de mal" fut la phrase que j´entendis le plus souvent. Ils devaient vraiment subir des tortures et des conditions de vie épouvantables pour être dans un tel état de stress. Quand j´annonçais que nous étions là avec la Nouvelle Armée, je crus qu´un raz de marée déferlait sur moi. On leur disait qu´ils allaient pouvoir combattre, mieux, se venger, et ca, ca valait de l´or pour eux. Kim ouvrit les cellules et lorsque Spectra nous rejoignit après avoir téléporté les Droits communs, elle eut une drôle de tête.
"Vous voulez que je téléporte tout ce beau monde comment ?? ?"
A raison d´une vingtaine de soldats par cellule, on se retrouvait vite avec 200 voire 300 prisonniers d´un coup, là ou en dessous, il y´avait tout au plus une dizaine de personnes.
"Sauf votre respect, madame, fit un soldat à Spectra, qui semblait assez gradé vu son âge et son assurance, en tant que plus haut gradé de cette pièce et vu que tous mes camarades sont d´accord, nous ne partirons pas sans avoir pris les armes pour venger cet affront."
Ca, c´était quelque chose de très bon pour nous. Ca bouleversait tous nos plans mais c´était très bon pour nous. Je pris la parole devant l´homme qui semblait commander cette expédition de la dernière chance.
"Je suis le maître pokémon de Sinnoh, je me nomme Lilian.
-Sergent Hervé Jobart, vous êtes donc un civil ?? ?
-Oui, sergent, mais j´ai là dessus des informations qui pourraient vous aider, fis-je en montrant le DS. Les armureries se trouvent à cet étage ici et à l´étage en dessous ici. Ils n´ont pas du tout prendre, vous savez comment c´est, il y´a toujours plus d´armes que d´hommes.
-Très bien, il faut défendre une position en particlier ?? ?
-L´idéal serait de dégager les extérieurs. Ils ne vont pas tarder à envoyer des renforts. Vous saurez vous repérer ?? ?"
Le sergent regarda longuement les écrans du DS et pour toute réponse il lança.
"Soldats, j´ai quelques pétoires en réserve pour vous, Suivez-moi.
-Oui, sergent, crièrent en coeur les autres soldats."
Une fois tout le troupeau de militaires descendu en quète d´armes, nous rejoignîmes l´étage au dessus. Et là, je sus ce qu´enfer voulait dire...
Une odeur de mort planait dans l´escalier qui menait au dernier étage. Nous étions loin d´imaginer à quoi correspondaient ces fragrances. Tout à coup, une petite boule de fer rebondit dans l´escalier jusqu´à nous. Je ne voyais rien dans ce sombre couloir, mais Spectra elle, savait de quoi il s´agissait, au bruit. Elle hurla:
"Grenade !! !"
Je ne voyais pas jusqu´où la grenade était tombée, mais Kim, elle, semblait l´avoir trouvée.
"Ecartez-vous, je m´en occupe !! ! fit-elle.
-Non, hurla Spectra, ne fais pas..."
Une explosion retentit, mais une explosion sourde, comme si elle avait lieu plusieurs salles plus loin. Lorsque le bruit s´étouffa, Kim tenait dans sa main les fragments de la grenade. Comme lors de l´attentat de Féli-Cité, elle nous avait sauvé la vie en aspirant la déflagration. Spectra fut soufflée de voir Kim toujours en un seul morceau. Mais si on recevait des grenades, celà voulait dire qu´en haut, quelqu´un nous les lançait. Rejoignant le plus silencieusement possible l´étage supérieur, nous vîmes alors l´origine de ces grenades. Plusieurs soldats étaient restés pour garder ces prisonniers dangereux. Lorsque l´un d´entre eux nous vit, il s´exclama:
"La première ne vous a pas suffi ?? ? Alors en voilà une autre."
Il dégoupilla une deuxième grenade et la lança vers nous. Cette fois-ci, je la voyais clairement, et je la téléportais de l´autre côté du mur, dehors. Par les fenètres à barreaux, les soldats purent voir l´explosion à l´extérieur. Je cherchais un moyen de les mettre hors-course sans nuire aux prisonniers. Les attaques de Kim brûleraient tout, y compris les prisonniers et Silver ne pourrait rien faire. Iris aurait peut-être pu ligoter les soldats avec des lianes mais on n´avait pas le temps d´expérimenter celà. J´eus donc l´idée de faire subir aux gardes le même sort que la grenade.
"Bon voyage, lançais-je...
-Hein, tu crois que..."
La fin de leur phrase se perdit dans un cri quand ils s´aperçurent qu´ils n´étaient plus dans la salle et que la gravité les rapellait à elle.
On aurait dit que les prisonniers n´étaient pas enfermés dans des cellules, ca ressemblait plutôt à des cages, des cages qu´on n´avait pas l´air de nettoyer. Et pour cause, pour faire rentrer quelqu´un qui nettoierait la cellule, il devait d´abord falloir sortir le dérangé qui l´habitait. Des odeurs putrides émanaient donc des cellules dans lesquelles habitaient des porcs, et même si d´autres avaient encore toutes leur dignité humaine, la puanteur se propageait d´une cellule à l´autre, mélangeant des odeurs peu ragoûtantes à d´autres, franchement dégueu.
"Les serrures sont électriques, lança Silver, je m´en occupe.
-Fais vite, fit Iris, où je vais tomber dans les pommes, ca pue la mort ici.
-Attends, Silver !! !"
Il fallait, avant d´ouvrir les cellules, s´assurer que les personnes à l´intérieur ne nous causeraient pas d´ennuis.
"Voilà, fis-je, le topo est simple. Nous avons un ennemi en commun, Sento. Nous allons vous libérer et vous ne nous devrez rien, la seule chose que nous voulons, c´est que vous ne vous en preniez pas aux autres. Vous pourrez fuir ou vous battre si vous le souhaitez. Il n´y a aucune autre clause. C´est clair ?? ?"
Aussi dangereux fussent ces gens, ils n´étaient pas tous fous. Et vu comment j´avais exposé mon problème, j´osais espérer que personne ne m´en voudrait, ou ne me prendrait pour son ennemi.
"C´est clair ?? ? insistais-je."
Devant les hurlements généraux, il devaient être d´accord. Je fis un signe à Silver qui balança une IEM à l´aide de Software. Les cellules s´ouvrirent toutes en un clic et les personnes en qui j´aurais été loin de faire confiance en temps normal déboulèrent dans l´escalier. Pour le moment, ils respectaient leur part du marché.
"Il est temps de redescendre !! ! me fit Antoine. Ici, ca pue, et on doit avoir besoin de nous en bas."
Il n´eut pas à me le dire deux fois. Iris semblait au bord de l´évanouissement et moi même j´avais du mal à supporter ces fragrances de mort. En une petite minute, nous avions redescendu les escaliers, et nous nous précipitions vers le rez-de Chaussée, là où les combats faisaient rage. Dehors, on entendait le bruit des armes qui servaient. Ca devait se battre aussi pas mal par là-bas.
Nous nous arrêtâmes un instant pour voir la situation. Les soldats, commandés par le capitaine, se battaient vaillament devant nos ennemis qui étaient certes plus en forme que nos troupes, mais nous avions un avantage certain. Nos forces elles, ne craignaient plus la mort après avoir subi tant de traitements horribles.
Nous arrivâmes finalement devant la porte derrière laquelle tout semblait se passer.
"Silver, Kim, Iris, Antoine, Aurore, Spectra, vous êtes tous là ?? ? vérifiais-je... Ok, on y va."
Dans un coin, la Nouvelle Armée était acculée par une poignée de dresseurs. Je ne comprenais pas pourquoi tout d´abord, alors qu´ils étaient en surnombre, puis j´aperçus les pokémons, l´armée de pokémons en face. Tous semblaient obéir à l´ennemi et même si les êtres humains étaient peu nombreux, ils agissaient comme de vrais soldats, groupés et prèts à faire beaucoup de dégâts.
Je sortis une ball de ma poche, et je sentis ce frisson qui accompagnait toujours un combat important. Me retournant vers mes amis, je leur demandais:
"Vous êtes prèts ?? ?"
Je fus content de voir que tous avaient aussi sortis de quoi se battre. Effectivement ils semblaient prèts.
"Ce coup-ci, on part à l´assaut du diable."
[A SUIVRE]
Le prochain chapitre, le vrai Cross-Over, tant attendu par tous...
Demain, ici et sur la fic de Nyarno...
[Chapitre 28] Pouvoir relais (version Sinnoh):
Nous étions donc rentrés dans l´arène, et il n´était plus question d´en sortir. La horde de pokémons nous avait repéré mais, bien dressée, elle ne semblait pas nous prêter attention plus que ça. je ne savais pas comment mais c´était un gars dont l´uniforme ressemblait à celui de Christophe, mais avec encore plus de décorations, qui les commandait tous. Sans doute un membre du Conseil de Sento.
"Tiens, des nouveaux invités. C´est trop tard maintenant mais profitez du spectacle, vos amis vont mourir."
Il se retourna vers la Nouvelle-Armée. Ils ne semblaient pas être seuls d´ailleurs. Des gens que je ne connaissais pas l´accompagnaient, mais aussi, mais aussi une autre tête connue.
"Sophie ?? ?"
La jeune femme se tourna vers moi. C´était bien elle !! ! Je portais la main à ma ceinture et je sortis le pistolet qu´elle m´avait offert. Le prenant en main, je le lui lançais.
"Sophie, attrape !! !"
A nouveau, le dresseur en uniforme de Sento se retourna vers moi. Mais il ne réagit que trop tard lorsque le pistolet atterrit dans les mains de Sophie.
"A quoi bon vous battre ?? ? Vous êtes perdus, fit-il à la Nouvelle Armée."
Il ne semblait s´intéresser qu´à nos amis d´Hoenn. Nous, il s´en fichait. Et c´était une grosse, très grosse erreur. Je lançais la ball que j´avais dans la main et la silhouette massive de mon vieil ami se dressa devant nous. Avec un petit sourire au coin des lèvres, j´ordonnais:
"Regigigas, Surpuissance !! !"
Le golem n´avait pas combattu depuis longtemps. Et pour cause, sa puissance destructrice le rendait dévastateur. Et surtout, c´était un pokémon unique. Donc, quiconque savait que c´était moi son possesseur, saurait que je suis toujours en vie. Mais il y´avait peu de chances pour que notre couverture survive à un tel assaut alors autant s´en donner à coeur joie. Le pokémon prépara une des attaques les plus puissantes que j´ai jamais utilisé. Puis je sortis mon Simiabraz de sa ball et devant les yeux ébahis du Sentonien en uniforme qui portait enfin attention à moi, je rajoutais:
"Simiabraz, Regigigas, combo Super Nova !! !
-J´en connais un qui va galérer pour recoller ses morceaux, lança Antoine."
La puissance destructrice de la vague d´énergie fut relâchée. Au moment ou l´air surchauffé allait partir vers l´armée de pokémons, Simiabraz lança une attaque Lance-Flammes qui enflamma l´oxygène contenu dans cet air. S´en suivit une onde de choc enflammée qui ravagea les rangs adverses. Derrière les nuages de poussière, tous les pokémons avaient du souffrir, ou comme le dirait plus simplement Antoine:
"Ca a du dérouiller sévère par là-bas !! !"
Finalement, j´avançais avec mes amis en direction du Sentonien époustouflé. Lorsque la poussière retomba, je vis son visage en même temps qu´il découvrit le mien. D´ailleurs, il n´était pas le seul à m´avoir reconnu.
"Lilian, Lilian, c´est toi ?? ? me fit une voix que je n´espérais plus entendre.
-Ouaip, Ed, fis-je avec un large sourire, la cavalerie est arrivée.
-Excusez-moi d´interrompre vos petites retrouvailles, fit le gradé de Sento, mais avant de vous congratuler, il faudrait peut-être avoir gagné."
Son message sibyllin semblait n´être que l´ultime révérence d´un homme perdu, mais dans ses yeux, une lueur de victoire apparaissait. Ca ne trompait pas, il savait qu´il avait encore le contrôle de la situation. Il sortit une télécommande de sa poche et appuya sur un bouton.
"Regardez ce que font les miracles de la technologie."
De l´autre côté du nuage de poussière, des formes sombres se levaient. Les cris de pokémons se faisaient entendre.
"Et oui, toujours vérifier derrière soi, fit le Sentonien d´un ton moralisateur. C´est une base. Ces pokémons sont ceux de nos adversaires, munis d´un collier impossible à enlever. Avec des chocs électriques émis par le collier, on modifie leur vision des choses et on les rend dociles. Ce qui est intéressant, c´est que nous avons ajouté à ces colliers des rappels, qui sont automatiquement injectés en appuyant sur ce bouton dès que le pokémon est KO."
Il semblait heureux de sa trouvaille et de l´avantage tactique qu´elle lui procurait, et il fallait admettre que de mon côté, je n´avais pas la situation bien en main.
"Regi, tu peux encore lancer une Surpuissance ?? ?"
Le pokémon se tourna vers moi et de ses mutiples joyaux qui lui servaient d´yeux, il lança un regard attristé. On ne pourrait pas compter sur lui pour ce coup-ci.
"Alors, on se rend ?? ? demanda le Sentonien...
-Antoine, qu´est ce que t´en pense ?? ? demandai-je.
-Attends, laisse moi réfléchir.... Oui, je pense qu´il peut se carrer sa télécommande bien profond."
Notre adversaire semblait avoir très mal pris (oh, comme c´est bizarre) la petite boutade d´Antoine. Mais il resta impassible.
"Comme vous êtes puérils. Moi qui pensais avoir affaire à des hommes, on dirait que vous êtes aussi irrécupérables que vos aînés. Et dans ce cas, je ne peux que vous dire adieu."
Il appuya sur un autre bouton de sa télécommande. Les pokémons étaient maintenant bien visibles et ils n´allaient pas tarder à charger. Me retournant vers Pierre, je criais:
"Récupère Spectra, et tirez-vous au plus vite. Il y´a des soldats qui se battent dehors, il faut les récupérer avant de partir. Nous, on vous couvre."
Pierre acquiesça silencieusement. Il récupéra ses hommes alors que nous nous interposions entre les soldats de Sento avec leurs pokémons fous derrière, et la Nouvelle Armée.
"Vous ne partirez pas d´ici vivants, fit le Sentonien.
-On en reparlera plus tard, Sylvain, nous on a un rendez-vous urgent, fit Pierre."
Fuyant comme je l´avais demandé, la Nouvelle Armée s´éloigna peu à peu, en restant sur ses gardes alors que le dénommé Sylvain trouvait notre audace de plus en plus agaçante.
"Ecartez-vous !! ! fit-il aux élus. Ecartez-vous et vous serez peut-être épargnés.
-C´est ça, j´allais te le dire. Répète en Tchèque pour voir, je suis pas sûr d´avoir compris.
-Ecartez-vous, ou je vous jure que vous allez passer un sale quart d´heure !! ! fit-il en brandissant sa télécommande."
Mais déjà, la Nouvelle Armée avait rejoint la porte et quittait la salle avec leurs nouveaux amis.
"On dirait bien que mes amis sont partis, fis-je. Dommage pour toi. Bon, t´attends quoi pour nous pulvériser ?? ?"
Sylvain prit alors des couleurs très foncées, à la limite du pourpre. Sa voix restait cependant monocorde. Il était difficile à faire craquer, ce qui le rendait d´autant plus dangereux.
"Tu sais que tu vas souffrir, toi et tes amis ?? ? Tu sais que tu vas me supplier de t´achever pour apaiser tes souffrances ?? ?
-Et pour avoir un paquet de M&M´s, faut faire quoi ?? ?"
Les quelques soldats qui accompagnaient Sylvain se mirent à pouffer de rire. Voir leur chef se faire remettre en place par un gamin devait sûrement leur procurer un grand plaisir. Une veine se mit à palpiter sur sa tempe
"Et en plus, tu oses remettre mon autorité en question devant mes hommes ?? ? Je vais te garder en dernier et tu verras mourir tous tes amis devant tes yeux, lentement et avec beaucoup de souffrances. Là, tu as quelque chose à dire ?? ? fit-il en se rapprochant de moi.
-Oui, c´était une très mauvaise idée de venir menacer mes amis."
Aussi stupide fus-je de le menacer à mon tour, ca avait fait son effet. Gagner du temps pour que Pierre, Ed et les autres puissent s´enfuir.
De sa poche, il sortit une arme qu´il pointa non pas sur moi, mais sur un de ses soldats morts de rire. Il tira, faisant redescendre l´hystérie générale au plus bas. Il se retourna vers moi et dit:
"Toi, toi et tes amis, vous êtes morts, tu m´entends ?? ? MORTS !! !"
Sur sa télécommande, il enclencha un troisième bouton et les pokémons se mirent à charger. Là, on était mal.
"Mais dis-moi, fit Sylvain, où est passé ce petit sourire narquois que tu avais ?? ? Bon, je vous laisse, je viendrais ramasser vos cadavres plus tard."
Sur ce, il fit sortir un pokémon spectre de sa ball et il se téléporta plus loin avec ses hommes, nous laissant seuls.
Je repensais à ce qu´il m´avait dit au sujet des colliers. C´était un attirail électronique ?? ? Alors on avait peut-être une chance.
"Silver, IEM, la plus puissante que tu puisse nous fournir !! ! hurlais-je.
-Reçu !! !"
Silver se concentra, et Software à ses talons, il nous gratifia d´une impulsion particulièrement puissante. Les colliers des pokémons volèrent en éclat, des petits composants fusant dans la pièce sous le choc et telle une vague arrêtée par un lourde digue de béton, la furie des pokémons se calma. Arrêtant alors de nous foncer dessus, ils ne reculèrent cependant pas. Certains venaient même s´approcher de nous, mais mes craintes retombèrent vite quand ils commencèrent à nous renifler. Ils cherchaient simplement à savoir si nous étions dangereux pour eux ou non.
"Vous êtes libres, fis-je alors qu´ils me regardaient d´un air bizarre, presque amusé. Vous pouvez partir, ces colliers ne vous feront plus de mal."
D´ailleurs, lesdits colliers tombaient maintenant au sol. Le mécanisme qui les tenait verrouillés était sans doute un mécanisme électronique, qui avait trépassé en même temps que le reste du collier.
Peu à peu, les pokémons se succédaient et repartaient. Un Grahyena resta cependant un long moment à me humer la main, avant d´hurler à la mort. Ce pokémon avait du reconnaître en moi son dresseur, mais l´odeur avait du l´informer de son erreur. Il restait cependant à attendre dans les environs alors que la plupart des autres s´enfuyait peu à peu.
"Alors comme ça, tu as même réussi à déjouer mes colliers ?? ?"
La voix de Sylvain résonna à mes oreilles. Il était de retour avec ses hommes, s´étant sans doute téléporté alors que mon attention était occupée par le pokémon loup à mes pieds.
"Tu crois quoi ?? ? Qu´on est si nuls que ça ?? ? fis-je en me relevant.
-Justement, j´étais en train de me dire qu´avec ton sens de la tactique, si tu incorporais nos rangs, il ne te faudrait pas beaucoup de temps pour finir général. Qui sait, tu pourrais même prendre ma place à ma mort...
-C´est ça, j´ai pas envie d´être dirigé par des mauvais comme toi. Et t´as vu tes hommes ?? ? De vrais idiots.
-Dans ce cas, meurs en héros, sombre imbécile."
Il fit un rapide signe de tête à ses soldats. "Finissez-moi ces héros de pacotille." semblait-il dire. Mais alors que ceux-ci prenaient les armes, une voix se fit entendre:
"Sylvain, t´aurais pas oublié quelqu´un dans tes calculs ?? ?"
C´était Ed, sur le seuil de la porte par laquelle il était parti tout à l´heure. Avec lui, Bastien, qui se tenait plus difficilement contre l´encadrure. Il avait du en baver durant ces mois d´emprisonnement et là, tout ces efforts pour fuire devaient l´épuiser.
"Ed ?? ? Qu´est ce que tu fais là ?? ?
-Un vieil ami à moi m´a appelé, alors je viens le rejoindre et par la même, te filer un coup de main, si tu veux de moi."
Un ami ?? ? Bon sang, ce que je pouvais être bête parfois. Le Grahyena qui avait reniflé ma manche devait être celui de Ed. Il avait hurlé à la mort quand il avait senti son odeur sur mes vètements, non pas pour se plaindre, mais pour que son maître l´entende. Et apparemment, pas uniquement son maître, puisque d´autres pokémons revenaient de tous les côtés. Un Leviator, un Torterra, un Rapasdepic... les pokémons d´Ed le rejoignaient. Quand à Bastien, il siffla dans ses doigts et en quelques secondes, un Hariyama transperça le plafond, bientôt accompagné par des cris de pokémons autour.
"Semper fi, c´est ça ?? ? demandais-je à Ed.
-Entre mes pokémons et moi, c´est comme ça que ca marche, me répondit-il. Et maintenant, Sylvain, rajouta-t´il, tu comptes te battre ou laisser tomber ?? ? Rends-toi compte, je suis même d´humeur à te laisser partir vivant si tu es raisonnable."
Sylvain, pour toute réponse, laissa entendre:
"Soldats, lâchez les armes... On passe au plan B !! !"
Les hommes, pour qui tout semblait perdu, obéirent néanmoins à leur chef, tenant leur balls en main.
"Vous voulez vous battre ?? ? fit Sylvain, haletant, alors on va se battre à armes égales..."
Sylvain ne semblait pas vouloir partir sans avoir été fou jusqu´au bout. Il tenait toujours sa balle à sa main, se préparant à attaquer et il tournait en rond pour pouvoir faire face à ces deux fronts. Alors, le Grahyena hurla à nouveau, sur un ton beaucoup plus puissant, à la fois grave et majestueux. Il appelait à nouveau quelqu´un, et ce quelqu´un devait être très puissant.
Je trouvais que le trou qu´avait fait Hariyama en détruisant le plafond était une preuve de sa grande force. Lorsque ce plafond explosa sous le coup d´une charge surpuissante, je sus qu´à côté de ce pokémon, Hariyama était aussi faible qu´un bébé. Un Dracaufeu majestueux venait de passer au travers de ce trou, et il se redressait, dépliant ses ailes. Immédiatement, il se tourna vers Sylvain, et d´un pas lourd, il se dirigea vers lui, faisant trembler le sol à chaque fois qu´il avançait. Sa tête s´abaissa vers celle de Sylvain, et le souffle de ses naseaux faisait voltiger la chevelure du Sentonien tellement il était proche. Son regard était clair: "Tu bouges d´un poil, et tu fini rôti sur place."
Sylvain hésita longuement devant ce pokémon. Il devait être mort de trouille mais il ne le montrait pas. Finalement, il dut décider que sa vie valait plus que ça et il abandonna:
"N´oublies pas ta promesse, fit-il à Ed. Moi et mes hommes, on part d´ici sans bobos.
-Et je tiendrais cette promesse, contrairement à ce que tu as l´habitude de faire... répondit Ed sur le même ton."
Il demanda à Dracaufeu de s´éloigner tout en le gardant à l´oeil. Sylvain sortit un pokémon de sa ball, tout comme ses hommes, et il se téléporta. Juste avant, il nous lança un regard mauvais.
"Tu es un mort en sursis, rappela-t´il à Ed, tu m´entends ?? ? La mort n´a qu´un train de retard sur toi mais elle te suit. Quant à toi et à tes collègues, rajouta-t´il pour moi, si tu me passes encore une fois sous le nez, je creuserais ta tombe le jour même."
Et, sans autre forme de procès, il disparut avec ses soldats.
Le silence régnait désormais dans la grande salle vide. L´adrénaline retombait alors que mes compagnons respiraient enfin.
"Ca, ca, vieux frère, c´est fou, démoniaque, suicidaire, mais punaise, j´ai aimé ça, fit Antoine."
Lui rendant le compliment, je le félicitais pour son rôle de casse-pieds, toujours parfait dans ces cas-là. Puis, je laissais un moment les élus pour aller voir Ed et Bastien, qui s´étaient assis contre un mur entre temps.
"Alors, tu fatigues ?? ? plaisantais-je. Moi, je pourrais en faire un autre comme ça sans problème."
Ed sourit et me répondit sur le même ton:
"Oui, mais toi, tu n´as pas passé deux mois en prison à être torturé.
-Ca a du être dur, fis-je plus sérieusement. Je sais pas comment tu as tenu.
-On a souffert, mais je crois qu´ils ne pourront jamais me tuer comme ça. Ils auront beau nous enlever tout ce qu´on a, notre honneur, nos pokémons, nos amis, il nous restera toujours une chose.
-Laquelle ?? ?
-L´espoir, Lilian,... l´espoir..."
Devant ces paroles d´une grande sagesse, je ne pus que m´incliner. Je ne savais pas si c´était le temps qui avait fait son oeuvre, ou bien la prison, mais Ed semblait plus mûr, plus puissant, et donc bien plus dangereux pour notre ennemi commun.
Je tendis ma main, qu´il saisit pour se relever... Et là, là, je crois qu´il se passa la dernière chose au monde à laquelle je m´attendais. A la main d´Ed, une lueur brilla soudainement. Se fixant sur sa peau, un ovale noir de jais apparut. L´auréole... L´auréole des élus...
"Nom de... Ed, tu es des nôtres,... tu es un élu, toi aussi !! !"
Bon, comme personne n´a l´air de s´intéresser depuis un petit bout de temps à la fic, je fais une pause pour vous laisser le temps de tout lire et de commenter. Définitive ou non, ca ne dépend que de vous...
Je me met à la lecture de cette fic.
(enfin
)
Chaud, j´ai lu le premier chap mais j´ai pas posté ! xD
Autant te dire que j´aime. J´adore.
C´est tout. Rien à dire.

Pouvoir relais,lol,mais en tout cas c´est génial,vivement la suite.
Je veux une suiiii-teuuuuh ![]()
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Kenta Kobashi is simply the best ![]()
araegon
pouvoir relais, ca te dit quelque chose ?? ? (ton faussement innocent) Argh, damned, sans le faire exprès (enfin presque), j´ai du utiliser quelque chose qui venait d´un autre jeu très connu.
Nyarno
pour que je fasse une suite, en plus d´avoir des coms il me faut te parler en privé pour savoir certains détails...
dsl imhotep j´était au ski presque de semaine et a noel j´ai eu le
jeu et maintenant que je l´ai je comprend mieu l´histoire enfin je
vois a quoi ressemble cynthia, Pierrick, aurore...
bon revenons a la fic:Bon chapitres (je manque d´argument, j´ai deja vider mon sac en matiere de compliment)je trouve que ce qui a le plus pimenter ses chapitre(en particulier ceux quand lilian
et les autre ont debarquer à Hoenne)c´est les "baston" entre pierre et lilian