Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
j'arrive plus à trouver ta fic Nyarno,tu peux me mettre un lien
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[Chapitre 36] Days of ruin:
A Bourg-en Vol, rien ne laissait présager un quelconque désastre. La vie était paisible, les oiseaux gazouillaient tranquillement dans les sapins verts et autres arbres bourgeonnants... Mais au dessus de ces arbres, une épaisse fumée noire emplissait un coin du ciel. Vermilava était en feu, et vue la taille de la colonne de flammes, il était trop tard pour y faire quelque chose. Ou peut-être pas encore...
Sans rien demander à personne, je me téléportais à Vermilava, alors que j'entendais dans mon dos:
"Attends, ne pars pas se...."
Mais déjà, mon corps n'était plus qu'un rai de lumière qui franchissait les montagnes et les bois sans me soucier de quelque satellite que ce soit. Si l'Aurore était sur le point d'appartenir au passé, rien ne disait qu'elle avait déjà explosé au dessus des nuages. Mais je m'en fichais. Tout ce que je voulais, c'était retrouver des survivants... Enfin, soyons honnètes, une survivante en particulier...
Lorsque j'atteignis enfin Vermilava, ce fut pour constater l'horreur qu'était devenu ce village. Des bâtiments brûlaient de partout, des cadavres étaient étendus sur toute l'avenue, certains dont les vêtements brûlaient encore, d'autres dont les tâches de sang indiquaient qu'une fusillade avait effectivement eu lieu.
Soudain, j'entendis un petit gémissement, SOS perdu au milieu d'un océan de flammes. Je me retournais. A mes pieds, un homme me suppliait. Il avait beau avoir le visage tuméfié et des pans entiers de bras brûlés, il n'en restait pas moins reconnaissable:
"Alan..."
Non, pas lui, impossible. Cet honorable homme ne pouvait pas mourir dans des circonstances aussi atroces.
"Alan, fis-je en m'agenouillant devant lui, vous allez bien ???
-A ton avis, jeune homme, me répondit-il en gémissant de douleur.
-Que s'est il passé ??? Ils sont venus ??? C'est eux qui ont fait ça ???
-Du calme... Il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre. Je dois te dire ce qui est essentiel. Je dois accomplir mon devoir jusqu'au bout.
-Ne dites pas ça, fis-je avec les yeux humides. Aurore va arriver, elle vous soignera. Restez avec moi.
-CA SUFFIT, tonna t'il malgré la douleur qui l'envahissait et la mort qui gagnait petit à petit du terrain sur lui. J'ai des choses à te dire. Et tu m'écouteras jusqu'au bout. Après, je mourrais s'il le faut, mais j'aurais fait ce que je pouvais faire de mieux.
-Je... je vous écoute, fis-je attristé.
-Bien, je préfère ça... Ils sont arrivés en masse juste après votre départ. Ils ont profité que nous vous ayons prêté les Airmures pour nous attaquer. Ainsi, la fuite était impossible. Ils vous ont repéré, c'est certain.
-Je suis désolé, nous n'aurions pas du venir ici, on les a attiré sur vous...
-Ne dis pas ça. Ils voulaient attaquer depuis longtemps. Toi et tes amis avez agi comme un revigorant sur la population. Tout le monde s'est battu fièrement à mes côtés comme je l'aurai espéré. Mais ils ont profité que nous n'avions pas encore récupéré toute notre cohésion pour porter le coup fatal."
Il continua, de plus en plus gêné par ses blessures. Je remarquais également des traces de balles sur son corps.
"C'est à cause de nous qu'ils ont su que vous vous étiez remis d'aplomb, fis-je. J'en suis désolé. On n'aurait pas du vous laisser seuls avant d'avoir reformé une faction cohérente.
-Ne dis pas ça. Si vous nous aviez aidé alors que l'Aurore était toujours en état de fonctionner, ils vous auraient instantanément repéré. A ce propos...
-Soyez tranquille, compris-je, nous avons réussi de notre côté."
Le vieil homme souria, un rictus de douleur, mais derrière lequel transparaissait une vraie joie.
"Bien joué, mon garçon. Tu es peut-être finalement plus apte à te battre que je ne le croyais. En tout cas plus que moi...
-Aurore arrive d'un moment à l'autre, mentis-je effrontément, sachant que sans moi, il leur faudrait sans doute une bonne demi-heure pour voler jusqu'ici. Vous livrerez bien d'autres batailles.
-Peut-être, fit Alan sans trop y croire. Mais en tout cas, la seuls chose dont je suis sûr, c'est que tu n'as pas utilisé tes pouvoirs quand tu étais avec nous. L'Aurore n'a pas pu nous trouver. C'est donc qu'ils ont entendu les rumeurs comme quoi nous faisions cette grande fête. Et il n'y a qu'une explication pour qu'ils soient au courant.
-Il y'avait un traître parmi les villageois... Un espion, n'est ce pas ???"
Alan me sourit une dernière fois, un sourire qui voulait dire "Tu as compris", avant de tomber à terre. En essayant de le relever, je m'aperçus que ma tête était lourde et mes mouvements peu précis. Sans savoir pourquoi, et sans m'en rendre compte, je m'effondrais à ses côtés.
"Il a cligné des yeux, non ???"
Flou dans ma tête, voix confuses. Je la connais celle là ???
"Il me semble. Il doit être tiré d'affaire."
Un peu plus net. Je connais cette autre voix, j'en suis sûr. Mais qui est-ce...
"Réveille-toi, Lilian, on a besoin de toi."
C'est la voix de Silver... Mais qu'est ce qu'il fait là...
"Lilian, debout, rapelle-toi, Vermilava, l'incendie, il faut qu'on se bouge, des gens vont arriver et s'ils nous trouvent au milieu des décombres il vont se poser des questions."
Vermilava ??? Incendie ??? Mais oui, Alan à terre, les habitants morts... et puis... Eva.
Je me relevais d'un coup. Ma tête tournait, mais ca pouvait encore passer.
"Oh là, du calme, me fit la voix d'Aurore.
-Il faut aller aider ces pauvres gens. Je ne dois pas...
-Tu ne dois pas t'évanouir comme tu l'as fait tout à l'heure. quelle idée aussi de courir au milieu des poussières en suspension. Tu aurais pu mourir asphyxié."
C'était donc ça la cause de mon malaise. Une mauvaise oxygénation qui avait failli me coûter la vie. Quelle tête de mule je faisais parfois.
"Et Alan ??? demandais-je."
Le silence de mes compagnons répondit à leur place. Il n'avait pas tenu jusqu'à leur arrivée.
"On l'a trouvé mort, expliqua Aurore, et pour tout te dire, on a cru que tu étais dans le même état. Heureusement, on t'as très vite ramené dans l'arène. Le temps que les cendres retombent, il fallait que tu sois dans un endroit bien aéré, à l'abri des gaz de l'incendie."
Je me sentais stupide. J'avais risqué ma vie aussi bêtement sans me soucier du devenir de mes amis.
"L'Aurore ??? et toi Silver ??? demandais-je maladroitement.
-Celà fait deux heures que l'Aurore n'est plus en état de dire quoi que ce soit à Sento, me fit Silver, et j'ai très vite récupéré une fois au calme. Mais le satellite a pu transmettre des données avant d'exploser, et Sento court sans doute jusqu'ici pour nous mettre la main dessus. Dès que tu seras en état de marcher, on repartira d'ici.
-Pas question, on doit aller chercher des survivants. On a pas le droit de laisser mourir ceux qui ont survécu.
-Antoine, Owen, Iris et Kim sont allé vérifier ça par eux-mêmes. Mais si tu y tiens, on pourra aller les rejoindre, me proposa Silver.
-Owen ??? Il n'est pas resté à Bourg-en-Vol ???
-Quand il a su que Vermilava était en flammes, il nous a accompagné. Il va avoir un beau rapport à faire à Pierre et aux autres."
Après avoir attendu quelques minutes, Aurore m'autorisa finalement à me lever. Pendant ce temps, je repensais à ce village plein de vie il y'a tout juste quelques heures. Nous avions laissé, non... J'avais laissé ces gens aux mains de l'ennemi.
En sortant, nous tombâmes sur le reste de l'équipe qui avait fini ses investigations.
"Alors ??? fis-je on ne peut plus anxieux...
-Aucun survivant, mais ca ne veut rien dire, fit Antoine. Je suis sûr qu'on n'a pas retrouvé tout le monde."
Malgré cette lueur d'espoir dans la phrase d'Antoine, je n'y croyais plus trop. Alors que tout le monde partait récupérer ses affaires dans l'arène avant de repartir, je jetais un oeil à quelques uns des cadavres. Eva faisait-elle partie de ceux-ci ???
"Elle n'est pas là, me fit une voix fluette derrière moi. Kim...
-De qui tu parles ??? fis-je d'un ton faussement innocent.
-Je t'ai vu, j'ai vu ton regard. Tu as changé depuis que tu l'as rencontrée. J'ai vérifié si elle ne faisait pas partie des corps qu'on avait retrouvé. Il n'y a rien dehors, et dans les décombres du magasin de plantes, on n'a retrouvé que la vieille dame. Je ne vois pas ce que ton amie serait allé faire ailleurs. Soit Sento l'a capturé, soit elle s'est enfuie. Dans les deux cas, il y'a de grandes chances pour qu'elle soit vivante."
Cette gamine n'en était plus au stade de la perspicacité, mais bien au stade de la voyance. Elle devinait les choses rien que dans un regard. Si elle était aussi douée avec des talents normaux, que nous réservaient donc les élus du Psy avec leurs pouvoirs ???
"Ca reste entre nous ??? demandais-je.
-Tu ne vas pas nous laisser et risquer ta vie pour la chercher ???"
Elle avait touché un point sensible. Mais rien d'insurmontable.
"Si je vais la chercher, ce sera avec vous tous. Je ne tenterai rien seul, promis.
-Dans ce cas, ton secret est gardé, ne t'en fais pas. Il est temps de partir maintenant. Sento doit être sur nos traces."
Elle rentra dans la tente. Pour ma part, je restais dehors, à contempler le carnage. Les dernières flammes s'éteignaient et la pluie commençait à tomber pour laver le sol du sang qui l'imprégnait. Presque sans m'en rendre compte, mes pas me dirigeaient là où j'avais rencontré Eva pour la première fois. C'était très bizarre de revenir dans ce lieu qui m'avait paru si sacré et secret hier au soir, et qui, aujourd'hui, détrempé par le sang et la pluie, ressemblait plus à une place publique, souillée par la guillotine qui devait trôner en son centre. Mais ici, point de guillotine. Seul le rouge teintant le sol rappelait ce qui s'était passé. Dans le ciel, la lune avait été remplacée par la fumée. Cependant, sur une branche basse située dans mon champ de vision, une tâche blanche apparaissait. En y regardant de plus près, je vis que c'était une bandelette de papier.
Je la décrochais immédiatement. Seul quelqu'un qui connaissait cet endroit savait que la lune se trouvait dans le prolongement de cette branche hier. Etait-ce un espoir ou au contraire la preuve que je ne m'accrochais qu'à des chimères qui disparaîtraient tôt ou tard ???
Sur le papier, la pluie commençait à attaquer l'encre, mais le message était encore bien lisible:
"Une personne et une seule a partagé cet instant avec moi. Si celà t'a marqué autant que moi alors tu n'as pas du avoir de mal à trouver ce mot. On a réussi à fuir, mais rien ne dit qu'on pourra le faire longtemps encore. Je serais chez ma tente, celle qui habite le plus près d'ici. Comprends bien que je n'ai pas pu mettre l'endroit exact de peur que les soldats trouvent ce message.
J'ai peur, mais je sais que tu viendras tôt ou tard. Maintenant, je sais pourquoi je peux te faire confiance, et pourquoi tu me retrouveras, parce que moi aussi, je ressens la même chose."
C'était signé "Je t'aime, Eva...". Une écriture fluide et manuscrite, belle et aux courbes aussi magnifiques que celles de son corps.
Je ne comprenais pas cependant comment j'étais sensé savoir où habitait sa tante. Etait-ce un des habitants du village qui devait me le dire ??? Alan n'avait-il pas eu le temps de me révéler cet ultime mais néanmoins vital détail ??? Dans ce cas, je devais me rendre à l'évidence, je ne la retrouverais pas de sitôt.
"Lilian, on y va !!!"
La voix claire d'Iris me sortir de ma léthargie. Il fallait faire quelque chose au lieu de bêtement pleurer sur mon sort. J'avais perdu une personne qui m'était chère mais c'était, semblait-il, l'apanage des héros. Ils devaient toujours laisser passer le bien-être de l'humanité avant le leur.
"Lilian, où es-tu ???
-J'arrive, je vérifiais un truc, répondis-je en revenant vers les ruines de l'arène."
Je regardais à nouveau le message. Cette missive était si attendrissante que j'en versais une larme. L'innocence subtile dans ces mots, dans cette écriture, cette petite faute à tante...
Mais, à y réfléchir... Etait-ce vraiment une faute ??? Elle savait pertinement que je ne connaissais rien de sa famille puisqu'elle avait soigneusement évité le sujet. Je devais retrouver la tente la plus proche, pas la tante... Elle s'était dirigée vers un endroit avec des tentes !!! Voilà l'explication.
"Owen !!! Owen !!!"
Je criais sans m'en rendre compte. L'ennemi pouvait se situer derrière un buisson que ca aurait été pareil.
"Que se passe t'il ???
-Un endroit, avec des tentes... Le plus proche d'ici...
-On peut savoir pourquoi ???
-T'occupe pas, il y'a certainement des survivants et si je ne me trompe pas, ils sont là bas."
Owen réfléchit un moment:
"Oui, dans ce cas, je vois bien... Ils sont certainement à Vergazon, dans un camp de rescapés. En coupant par les forêts, on y est vite. Mais la pente est importante, on ne peut pas y accéder à pied.
-Il y'avait plus d'enclos pour les Airmures que de bêtes qu'ils nous ont prêté, fit remarquer Iris. Il y'en avait peut-être d'autres qui sont restés.
-Dans ce cas, ca confirme la thèse des survivants... reprit Owen. En tout cas, ca vaut le coup d'aller voir. Mais je ne peux pas vous accompagner. C'est gardé par les soldats de Sento depuis que les rescapés ne peuvent plus partir. Ca évite les émeutes. En gros, on peut y rentrer, mais on ne peut plus en sortir.
-Ne t'inquiète pas pour ça, tu as déjà fait beaucoup pour nous. On t'en doit une sacrée...
-N'y pense pas, si on ne s'entraidait pas, il y'a longtemps que Sento aurait gagné cette guerre. Bon, il faut partir maintenant. Je dois informer Pierre. C'est un acte grave que d'attaquer des civils, il va y avoir des vagues de mutineries, des émeutes entre les civils des autres villes et les soldats, et on n'a pas non plus envie que des innocents soient tués à tout va.
-Encore merci pour tout, rajouta Aurore. On est de tout coeur avec vous."
Owen sortit un Héledelle de sa ball et s'envola vers Bourg-en-Vol en nous faisant un dernier signe de la main. Sento n'allait pas tarder à arriver. Il fallait quitter Vermilava maintenant. Avec un dernier regard sur la ville dévastée, je me jurais de venger ces hommes et ces femmes. Sento allait payer encore plus cher qu'ils ne le pensaient.
"On y va ???
-On y va. On va leur montrer qu'on ne s'attaque pas impunément à nous, ni à quiconque..."
Héhé
Ca c'est un chapitre! Ca va chiay dans le prochain ![]()
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Cause I am, whatever you say I am
If I wasn't, then why would I say I am?
t'es sur msn là ???
avec de tel chapitres ainsi que leur NOM,sa sent à plein nez Dark Conflict là.
M'enfin
c'est toujours aussi cool,de toute manières y peuvent rien dire vu qu'y ont changer le titre de leur jeu(heuresement pour nous d'ailleur,tu as su l'utiliser mieu qu'eux,pour notre plus grand bonheur,
)
Inutile de te dire que la suite est aussi attendue impatiemment et naturellement,que le soleil chaque jour qui passe(YEAAAAHHHHHHH,le spoil de philosophe à 6 francs 55957,
)
ps:Nyarno le lien ste plait,parcque c'est chiant de pas pouvoir suivre ton histoire aussi,et j'ai envie de lire la suite de "Bleach Pokemon"lol lol lol
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la suite ![]()
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Araegon
Sorry j'ai oublié, mais bon, de toute façon j'ai pas posté de chapitre depuis décembre dernier.
Si tu veux le topic, c'est Les horreurs de la guerre ![]()
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Cause I am, whatever you say I am
If I wasn't, then why would I say I am?
mais tu vas t'y remettre mon ptit père,parce que sinon.
Va y avoir du Francis Lallane dans l'air si tu vois ce que je veux dire. ![]()
Hormi la partie Francix Lallanix, je suis assez d'accord avec Araegon...
[furax]MAIS ON N'ENGUEULE QUE MOI SUR CETTE FIC !!!!!! SI VOUS VOULEZ RALER SUR LES AUTRES AUTEURS FAITES CA SUR LEUR TOPIC !!!![/furax]
Sérieusement, j'aimerais un peu de respect pour les écrits. Je dis pas que vous êtes tous des salopiauds qui massacrent tout mon travail. Mais bon, il est vrai que parfois, à force de dériver du sujet, ca part en sucette...
PS: Oui, le clin d'oeil du chapitre, c'était Advance Wars
PPS: Prochain chapitre, sans doute un clin d'oeil à DMC mais pas encore sûr. (A ce sujet, si vous arrivez à imaginer Dante un peu plus jeune, alors vous avez exactement l'idée que je me faisais de Silver... les guns en moins...)
Mais on t'engueule pas,on te sollicite(lol puissance 10).
Et puis on peut pas se defouler sur nyarno,puisssssssssque Môôôôôsieur fait la petite grêve de l'auteur,alors faut y faire,et puis,si y a du monde qui t'engueule,ça veut surtout dire que,ben y a du monde qui lit,donc que t'a des fans de plus qui se ramens(Narulol).
PS:à force jdevrais écrire un bouquin,et je l'intitulerais:"la Florum du Lolus".
PSG:2be3 lol.
[Chapitre 37] Frappe chirurgicale:
La nuit était tombée depuis plusieurs heures, mais nous contiuions à observer le mouvement des gardes armés, la disposition des tentes, les endroits stratégiques. Du haut d'une arête rocheuse, nous étions à l'abri des regards, et, à une trentaine de mêtres au dessus de Vergazon, nous surplombions et le village et le camp, situé un peu plus à l'est.
La topographie des lieux allait certainement rendre cette bataille très singulière. D'un côté, le village et le tunnel Merazon par lequel une fuite était possible, et de l'autre Lavandia avec sa garnison de soldats qui pourraient être sur le terrain en quelques minutes.
"Tu vois ça comment ??? me demanda Antoine.
-On va faire deux groupes. Une partie attaquera du côté de Vergazon, l'autre du côté Lavandia. Le but, c'est de les empécher de contacter les renforts par un quelconque moyen que ce soit. Si on arrive à les maintenir isolés, ils n'auront qu'une seule issue...
-Se rendre ???
-S'ils ne sont pas suicidaires, c'est ce qu'ils feront... S'ils attaquent les réfugiés ou s'ils les prennent en otage, ils vont se faire des ennemis dans la population. Après le carnage à Vermilava, ils n'ont peut-être pas non plus envie de perdre totalement le contrôle des civils.
-Ok, on compte sur le peu de raison qui leur reste. On se lance à quelle heure ???
-Minuit. Après, on risque d'être trop endormis pour avoir de bons réflexes.
-Dans ce cas, fit Aurore derrière moi, j'ai une bonne nouvelle... On attaque dans trois, deux, un...
//// 84 jours après le début des opérations ////
//// 57 jours après l'arrivée à Hoenn ////
Les groupes furent rapidement constitués. D'un côté, Antoine, Aurore et moi, de l'autre, Silver, Iris et Kim. Nous assurions la partie Lavandia, eux le côté Vergazon. Une fois que Silver nous aurait donné le signal en faisant sauter les plombs avec une IEM, nous passerions à l'attaque.
"Dans la mesure du possible, on ne se sert de nos pouvoirs que le plus tard possible. Tant qu'ils nous sous-estimeront, on aura un avantage tactique.
-C'est ok pour moi, fit Aurore, mais dans ce cas, ça veut dire...
-Oh oui, interrompit Antoine. Ca veut dire qu'on va la jouer à l'ancienne !!!"
Il avait sa ball à la main. Certainement celle de son Etouraptor. Ce pokémon rapide et terriblement précis ouvrait souvent le bal et infligeait souvent de lourds dégâts avant de tomber K.O. Pour ma part, ce serait Léviator qui se lancerait en premier. Aurore semblait hésiter entre deux balls. Dans l'une d'elle se trouvait le pokémon qu'elle avait reçu au Mont Couronné, un Leuphorie d'une grande résistance.
Nous patientions dans l'ombre d'un bosquet, à une dizaine de mètres seulement des premières tentes. On voyait des réfugiés déambuler dans les allées. Je me demandais si Eva était bien avec eux, et dans quelle tente elle s'était installée.
"Vous ferez attention, il y'a des civils, n'oubliez pas.
-Je serais aussi précis qu'un chrurgien qui enlève une tumeur d'un cerveau, me rassura Aurore.
-Pareil pour moi, rajouta Antoine. Les frappes chirurgicales, ca me plaît beaucoup."
Tout à coup, toutes les lumières s'éteignirent brusquement. Le signal que Silver avait sécurisé l'entrée du village. Il était temps de passer à l'action.
"Leviator, go !!!
-Etouraptor, montre nous ce que tu sais faire !!!
-Leuphorie, à toi !!!"
Alertés par nos cris, une troupe de soldats se précipita à notre encontre.
"Vous êtes sur le point d'attaquer un camp de réfugiés, rendez-vous tout de suite, ou nous ferons feu !!! fit une voix grave. Nous protégerons ce camp jusqu'à la mort, s'il le faut.
-Vous le protégerez comme vos collègues ont protégé Vermilava ??? rétorquais-je. Ou bien quand vous parlez de la mort, vous parlez de celle des réfugiés ???"
Le soldat ne trouva rien à redire en face. Ses collègues sortaient des balls et armaient leurs fusils dans des cliquetis qui ne présageaient rien de bon.
"Leviator, attaque Surf !!!"
La vague d'eau alla coucher nos adversaires mais ne leur causa aucun dégât majeur. Cependant, lorsqu'ils voulurent faire usage de leurs armes, l'eau s'était intiltrée dans bon nombre d'entre elles et lorsque Etouraptor lança un piqué sur eux, seules quelques balles partirent, que l'oiseau évita avec une grande aisance. Nous attaquions, ils venaient de répliquer. La guerre était officiellement déclarée.
L'attaque d'Etouraptor visait les soldats, mais des pokémons s'interposèrent. La tactique défensive était assez intéressante, je la gardais dans un coin de mon cerveau en me promettant de la ressortir si un jour on voulait attenter à ma vie avec des pokémons.
"Rendez-vous, tonna à nouveau la voix. Nous sommes bien plus nombreux que vous et...
-Et ??? demanda Antoine. Et c'est tout !!! Vous n'avez pas de quoi avertir des renforts, vous ne pouvez pas vous échapper car on vous tient en tenaille.
-Ah ah ah, la vieille feinte pour nous faire regarder derrière nous... Non mais vous nous prenez pour des gamins ???"
A peine eut-il prononcé cette phrase qu'une puissante attaque Rayon chargé alla frapper l'allée à côté. Software et Silver faisaient du bon boulot.
"En fait, les gamins sont encore plus malins que vous alors j'éviterais la comparaison si j'étais vous..."
Dans le noir, il était difficile de savoir qui était qui, mais il était évident qu'une partie des troupes adverses était désormais occupée de l'autre côté par Silver et les autres. Ce qui nous laissait encore quelques adversaires à combattre pour le plus grand plaisir d'Antoine.
Un grolem sorti de nulle part lança une attaque Eboulement sur Etouraptor qui s'effondra à terre, pris par surprise. Le soldat en face rajouta:
"Je ne sais pas ce que vous voulez, mais il va falloir vous battre pour l'obtenir."
Ca tombait bien, j'étais plutôt d'humeur à castagner moi aussi.
Ce que nous avions vu n'était qu'un petit aperçu de la puissance de notre adversaire. Des Alakazams, des Grolems, des Aéromites sortirent de nombreuses balls. La surprise vint des Pharamps. Ils étaient très nombreux. Sans doute pour pouvoir assurer l'autonomie en courant du camp au cas où. Mais vu que nous avions tout grillé, ils n'avaient rien d'autre à faire qu'à combattre. Ce qui était plutôt mauvais signe pour nous quand on connaissait la puissance dévastatrice que pouvait avoir ce pokémon. Ils m'en firent la démonstration en infligeant de sérieux dommages à mon Léviator. Au bord du K.O., celui-ci pourrait cependant peut-être placer une dernière attaque. A moi de choisir la bonne. Je connaissais un combo dévastateur, une attaque apprise par un bon ami.
"Antoine, sors Pingoléon, j'ai une idée. Aurore, couvre nous avec Leuphorie.
-D'accord, Leuphorie, attaque E-coque sur Leviator."
Le pingoléon d'Antoine sortit de sa ball alors que Leuphorie soignait mon Léviator.
"Antoine, fais comme moi. Leviator, attaque Hydrocanon."
Au même point d'impact, se rencontrèrent l'Hydrocanon de Pingoléon et celui de Léviator. En un mot, l'Hydrobazooka, by Ed (tous droits réservés).
Ce à quoi je ne m'attendais pas, ce fut la défense de l'ennemi. Les Alakazams se postèrent en première ligne, et au moment où nous relâchions la puissance de L'Hydrobazooka, je compris qu'il allait lourdement s'écraser sur une défense d'acier sans causer le moindre dégât à quiconque. Juste avant le contact entre les deux jets d'eau, quelqu'un hurla en face:
"Combo Hydrobazooka, A mon commandement, attaque Mur Lumière !!!"
Sento connaissait l'attaque ??? On ne s'en était pas servi souvent pourtant. Moi-même, je ne l'avais utilisé qu'une fois au Mont Argenté, et comme d'habitude, la Nouvelle Armée avait fait le ménage dans les rangs ennemis une fois la bataille finie. Enfin, à y réfléchir, pas cette fois-ci... Et justement parce que j'avais eu la faiblesse de ne pas tuer des soldats à terre. Un acte que j'avais trouvé plutôt noble sur le coup, mais qui, je le comprenais maintenant, était surtout très stupide. Il y'avait certainement des soldats qui avaient participé à cette bataille et qui avaient eu largement le temps de mûrir leur contre-attaque. Le temps sembla s'arrêter. Alors que les deux jets étaient à une poignée de millimètres l'un de l'autre, je compris que les Alakazams allaient contrer l'attaque, et que tous les pokémons situés derrière nous feraient bien plus de mal une fois les nôtres vidés par ce combo. Alors que la tornade d'eau n'avait pas encore frappé, je savais que nous avions perdu. Mais quelqu'un d'autre ici semblait encore avoir de l'espoir.
"Attaque Eclats Glace !!!"
Et le temps reprit alors son cours normal sans que rien ni personne ne comprenne ce qui se passait. La voix était celle d'Aurore. L'attaque rapide comme l'éclair rattrapa vite les deux jets d'eau et les gela sur place en minucules aiguilles acérées de givre. Les Alakazams avaient prévu une défense contre une attaque spéciale et voilà que c'était une attaque purement physique qui leur arrivait dessus. Les pokémons Psy en première ligne furent fauchés net et tombèrent K.O. en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Derrière les dégâts furent moindres, mais on avait au moins démoli la défense.
En me retournant, je vis Aurore aux côtés d'une vieille connaissance, un Blizzaroi Shiney qu'elle avait capturé sur les flancs du Mont Couronné et qui était resté avec elle une fois la meute de ses semblables libérée.
"Avec les compliments du chef !!!" lança t'elle d'un air de défi.
"Comment as-tu su ??? Comment as-tu pu deviner ce qu'il fallait faire en un laps de temps si court ???
-Je t'expliquerai tout plus tard. Pour le moment, nous devons finir cette bataille."
Elle rappela son Blizzaroi et fit sortir son Torterra. Pingoléon était déjà sur le terrain, je comprenais ce qu'elle voulait faire.
"Simiabraz, go, attaque Rafale feu !!!"
Le singe sortit de la ball alors que dans les rangs adverses, l'ultime attaque allait être lancée collectivement.
"Pingoléon, attaque Hydroblast !!!"
En première ligne, les Aeromites et leur poison léthal. Puis les Grolems à la force physique destructrice. Et enfin les Pharamps à la puissance dévastatrice.
"Torterra, Vege attak !!!"
L'assaut était fin prèt, et la troupe des pokémons adverses était lancée sur nous. Nous ordonnâmes tous en même temps:
"COMBO DERNIERE CHANCE !!!"
Nous n'avions en tout et pour tout utilisé ce combo qu'une seule fois. Ce jour là, une lueur incandescente aux reflets irisés avait décapité le sommet du Mont Couronné et avait illuminé tout Sinnoh pendant un bref instant. Ici, l'attaque serait plus terre à terre, mais le rayon précis et ravageur n'en serait pas moins efficace.
Arriva le moment critique où la mélée brutale de pokémons rencontra la puissance apocalyptique du combo. Et pour tout dire, je n'étais même pas sûr que cette ultime attaque suffise. Je sentais presque dans l'air l'odeur des premières spores toxiques. au moment où enfin, le rayon destructeur fut relâché. Il sembla tout d'abord stagner face au mur invincible de pokémons, mais le feu infernal enflamma les Aéromites, l'eau purificatrice noya les Grolems et la vie végétale eut bien peu à faire pour mettre les dernières résistances des Pharamps à bout. Peu à peu, le mur se désagrégeait et la puissance destructrice de l'attaque repoussa les pokémons en arrière avec une violence inouïe. Je ne vis que l'horreur sur le visage des soldats, soudainement illuminé par le rayon de l'attaque, quand ils s'aperçurent que la masse pokémon leur fonçait dessus, ne leur laissant aucune chance de survie. Dans un craquement sourd, les pokémons rencontrèrent des hommes et les os cassèrent, les cous se brisèrent, et ces hommes moururent, sans qu'à aucun moment le sang n'ait eu à couler de nos corps. La puissance avait triomphé du nombre.
La bataille me laissa pourtant sur le coup un étrange sentiment de honte. J'avais tué de sang froid, et quoi qu'en disent certains qui se prétendent experts de la mise à mort sur champ de bataille, ca me rendait malade. Aurore vint me rejoindre lorsque elle vit que je restais désespérément immobile devant les corps encore fumants de nos défunts adversaires.
"Quand j'ai vu que le soldat en face répétait la même chose que toi, je me suis dit qu'il connaissait l'attaque. Il savait la contrer. C'était donc à ça que servaient les Alakazams. L'attaque Mur lumière ne servait à rien contre une attaque physique, j'ai donc eu l'idée de transformer ton duo d'attaques spéciales en trio d'attaques physiques.
-Qu'est ce que tu dis, demandais-je hagard ???
-Rien d'important, j'essayais juste de changer de sujet parce que toute cette boucherie ca me rend malade.
-Moi aussi, rajoutais-je.
-On va voir les autres ???
-Je crois en effet que c'est la meilleure chose qu'on ait à faire."
Antoine, Aurore et moi récupérâmes nos pokémons, puis une fois nos balls rangées, nous rentrâmes dans le camp proprement dit, avec toutes ces tentes alignées tel un campement militaire. Il n'y avait aucun doute que si à, la base, cet endroit était un lieu fait pour les civils, l'armée en avait très vite fait un camp pour ses soldats. Il prenaient le prétexte de protéger le camp, et on les nourissait, on les logeait parmi les civils pour ça.
Mais à en juger par l'état des campements, c'était plus pour créer une atmosphère de peur et de tension parmi les civils. Par terre, traînaient des formulaires avec "Engagez-vous" en en-tête. Voilà quelle devait être la seule porte de sortie de ces camps d'accueil devenus camps de travaux forcés. Pour quitter cet enfer, il fallait retourner dans l'enfer de la guerre en tant que soldat cette fois-ci. Les exactions des soldats ne devaient pas s'arrêter à celà. On voyait des gens par terre qui tremblaient de froid, des hommes et des femmes pour qui l'aide humanitaire n'avait jamais du parvenir, détournée et revendu sur le marché noir par l'armée.
"C'est horrible... fit simplement Aurore.
-Je crois que tu as tout dit, lui répondit Antoine."
De l'autre côté du campement, le silence était le seul à se faire entendre. La bataille avait aussi du finir de ce côté-là. Silver n'allait pas tarder. Un attroupement de personnes se forma peu à peu autour de nous, allée après allée, tente après tente. En me retournant je vis qu'ils étaient plusieurs dizaines à nous suivre. J'espérais qu'ils n'avaient aucune intention hostile à notre égard ou nous allions devoir filer en quatrième vitesse.
"Ne faites aucun mouvement brusque, murmurais-je entre mes dents, ils ont beau ne pas avoir d'armes, ils pourraient nous tuer en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
-Je vois ça, fit Aurore sur le même ton."
Ce fut donc en silence que nous continuâmes notre traversée du camp. Petit à petit, nous nous rapprochions de l'autre extrémité du camp, et déjà, on pouvait voir les premières maisons de Vergazon à la lumière des lampadaires de la ville qui n'avaient pas subi l'IEM de Silver. Mais, alors que j'allais continuer tout droit, l'attroupement nous barra le chemin, et un homme nous fit signe de tourner sur la gauche. On avait peut-être fait une erreur en voulant libérer ces gens. Peut-être que les soldats avaient fait d'eux des animaux en les brutalisant et les affamant tout le temps. Peut-être était-il trop tard pour eux... Je repensais à Eva pour me donner du courage, mais cette fois-ci, ca ne réussit pas à me remonter le moral, après tout ce que nous avions fait aux soldats et tout ce qui se bousculait dans ma tête.
Au milieu du camp, un feu était dressé et de l'autre côté, un homme encapuchonné nous accueillit.
"Ah, voilà nos invités. Bienvenue... Bienvenue dans le camp de la mort...."
[A SUIVRE]
Chauuud... Comme je l'aime, le petit dernier
J'ai bien aimé le coup du "Tous droits réservés"
Bien joué ![]()
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Forum de catch prometteur :
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Un peu de considération me ferait le plus grand plaisir...
Super chapitre, ou plutôt superbes 5 derniers chapitres que j'avais à rattrapper. Je me demande si je pourrais parvenir a ce niveau. Mais bon, je vais relire la légende des 2 orbes, j'ai l'impression d'avoir loupé des trucs.
[Chapitre 38] Les enfants du chaos:
Autour de nous, l'atmosphère rendait vraiment mal à l'aise. Des corps jonchaient le sol, certains morts, d'autres presque au bout du tunnel psychédélique, l'aiguille encore plantée dans le bras. Certains avaient les habits en lambeaux, d'autres encore étaient amputés d'un membre... C'était vraiment là qu'on voyait toute l'horreur de la guerre, et comment physiquement et mentalement, elle pouvait ruiner la vie de nombreux hommes.
"Bienvenue, mes chers, répéta à nouveau l'homme à la capuche face à nous. Asseyez-vous, je vous en prie."
Pour les gens qui nous encerclaient, l'hygiène ne semblait pas être le principal souci, pourtant notre interlocuteur avait tous ses membres, n'était guère plus vieux que nous et en plus semblait rasé de frais et portait des habits presques propres, un miracle ici...
Derrière nous, une voix familière lança:
"Roh, ça va, lâchez-moi."
C'était Silver, solidement escorté par les réfugiés, et accompagné de Kim et Iris. Nous voyant, il sembla un peu rassuré, mais notre situation n'était guère enviable à la sienne. Notre "hôte", remarquant les nouveaux venus, les invita à s'asseoir à côté de nous. Mais aucun de nous ne voulut s'asseoir près du feu, pourtant accueillant, mais entouré de morceaux de chair putride et d'autres matières suspectes.
"Vous êtes maintenant tous là, reprit l'homme, alors procédons aux présentations..."
Etrangement, sous son sweet à capuche et son survetement de sport, cet homme paraissait irradier une classe certaine. Les autres portaient sur lui un regard admiratif, presque craintif. Aucun doute à avoir, ce que je lisais dans leurs yeux était un profond respect.
"Dois-je vous appeller Général ??? Ou bien Sa grandeur suprème ??? demandais-je ironiquement."
Je me demandais tout à coup si je n'avais pas blessé mon interlocuteur par mes paroles, mais il ne sembla pas s'empourprer ou même tiquer à ma remarque. Il se contenta juste de nous contempler de la tête aux pieds,... avant d'éclater d'un rire à glacer le sang.
"Appelez moi tout simplement Dante, c'est mon nom ici.
-Dante, fis Iris songeuse, comme Dante Alighieri, La Divine Comédie ??? Avec entre autres un livre entier traitant...
-... des Enfers, termina le dénommé Dante. Je vois que vous avez de la culture, jeune demoiselle. En effet, ce serait très approprié de me surnommer ainsi dans un tel apocalypse, mais c'est mon vrai nom. Puis-je m'enquérir du vôtre et de celui de vos compagnons ???"
Iris fit les présentations, et en quelques minutes, nous comprîmes que nous avions à faire à un personnage plus que particulier. Tout le monde accueillait les paroles de cet homme comme un homme assoiffé accueille l'eau fraîche dans son gosier meurtri. Ce n'était pas un homme, c'était un demi-Dieu. Ce n'était pas une personne aux habits propres et au discours plein de fioritures, c'était le plus haut placé pour diriger cet enfer. Ce n'était pas un guide, c'était un messie...
Une sensation étrange s'emparait de moi. J'avais l'impression que par son regard, cet homme essayait de percer mon intimité et de fouiller dans mes souvenirs pour savoir qui j'étais vraiment. J'étais bien loin de me douter de ce qu'il pouvait faire. Pour le moment, il sondait chacun de nous, mais d'un regard pénétrant. Je devais le déconcentrer avant que je ne puisse plus tenir.
"Vous êtes donc le chef de ce campement, n'est ce pas ???"
Sans me quitter des yeux, il répondit:
"Depuis que vous avez éliminé toute présence militaire ici, effectivement. C'est à dire,... depuis environ dix minutes, plaisanta-t'il. Excusez-moi donc, je vous prie si je ne maîtrise pas encore toutes les finesses du protocole."
Au hasard, je lançais une autre question plus poussée pour le forcer à se concentrer sur la réponse.
"Vous êtes ici depuis longtemps ??? Pour en être arrivé à ce stade, vous devez être très apprécié...
-Mais pas forcément très ancien ici, répondit-il. Les plus vieux sont là depuis les débuts de la guerre, parce qu'ils refusent de quitter la terre qui les a vu naître. Pour ma part, je ne suis là que depuis que les liaisons entre Hoenn et le continent ont été annulées. Ce qui fait quand même deux mois, seize jours et... quatre heures, je crois."
Il était imperturbable, et je sentais que mon esprit luttait pour garder ses secrets. Il agissait vraiment sur moi, et cette sensation m'était familière.
Soudain, dans ma tête, ce fut comme si une main avait passé le grillage de ma volonté. La sensation se fit des milliers de fois plus puissante. Peu agréable, pas douloureuse, mais très déconcertante. Je sentais cette main fouiller dans mes souvenirs et par réflexe, je laissais tomber toute idée de cacher ma vraie nature. Si quelque chose pouvait ôter cet homme de ma tête, c'était bien mes pouvoirs.
"Repousse-le, murmurais-je à moi-même."
Instantanément, comme mon bouclier mental se formait sur le champ de bataille, un bouclier se formait dans ma tête et repoussa violemment la main. Instantanément, Dante se trouva mal et eut un étourdissement. Mais j'avais repris le dessus sur la situation. Et chose plus étrange, la sensation que j'avais ressenti était toujours là, et je la reconnaissais, c'était le frisson que j'éprouvais quand je me servais de mes pouvoirs. Dans l'assistance, des "Oh" de stupeur se firent entendre, alors que déjà, je comprenais la vraie nature de l'homme à la capuche. Aussi improbable que celà puisse paraître, lui aussi était un élu.
Des bras nous saisirent. Je sentais que j'avais commis un sacrilège en mettant mal à l'aise Dante, et bien que les réfugiés ne comprennent pas comment, ils savaient que c'était dù à notre intervention si leur grand gourou avait eu ce moment de faiblesse.
"Lilian, ca commence à sentir le roussi, fit remarquer Antoine pour une fois intelligemment."
Avec l'aide de quelques uns de ses "sujets", Dante se releva et me regarda d'un oeil mauvais.
"Tu as une très grande force mentale, mais rien ne m'a jamais résisté. Ne lutte pas, ta tête n'est qu'un livre pour moi."
A ces mots, il sauta mentalement sur moi. Des mains tentaient de rentrer de partout dans ma tête. Mon bouclier cérébral tenait le coup pour une attaque, mais pour de multiples, il commençait à présenter de dangereux signes de faiblesse. Je relançais une autre protection derrière, mais les mains la démolissaient presque intantanément. Encore une autre, puis une autre,... Puis je trouvais la solution à mon problème. Il ne fallait plus seulement se défendre. Il fallait aussi contre-attaquer.
Les vagues d'énergie dans ma tête se succédaient toujours, mais elles avaient maintenant des pointes à l'extérieur, des lames acérées, des pièges et autres délicatesses que mon cerveau imaginait. Les mains n'aimèrent pas ça, et sans délivrer totalement mon cerveau, je sus cependant que Dante ne progresserait pas plus. C'était un élu, comme moi, et, en faisant abstraction de la supériorité naturelle d'un type sur un autre, deux élus avaient la même puissance mentale.
Du moins, deux élus à la fin de leur initiation. Aucun de nous deux n'avait fini son ouverture aux pouvoirs c'était certain, mais Dante avait certainement du plus potasser le sujet que moi, et, petit à petit, il regagnait du terrain.
Une véritable rafale de mains psychiques s'abattait sur le livre de mon cerveau, essayant d'en arracher des pages pour les lire, et elles se rapprochaient dangereusement de la couverture. J'étais maintenu solidement, je ne pouvais pas m'enfuir. Et si je me concentrais sur une téléportation, Dante aurait immédiatement l'accès qu'il voulait. Il fallait donc se battre. Mais avec quelles armes ???
Je cherchais, apeuré, autour de moi. Kim, Iris, Silver, aucun ne pouvait bouger. Antoine, Aurore, pas de possibilité non plus. Ma respiration devenait courte, je ne respirais même plus !!! Il m'empéchait de me servir de mon corps pour me faire céder.
Tout à coup, comme une évidence, les braises incandescentes m'apparurent. Je ne pus que prononcer deux mots, mais la personne à qui ils étaient destinés les comprit tout de suite:
"Kim... FEU !!!"
La fillette ne pouvait pas bouger son corps, mais la matière incandescente existait déjà ailleurs. Une explosion se produisit dans le petit feu de camp, le transformant en un brasier de plusieurs dizaines de mètres de haut. Les flammes touchèrent Dante et cette fois-ci, il ne put faire autrement que de laisser tomber son emprise sur moi pour éteindre l'incendie comme il le pouvait.
Dans l'assistance, des mots violents fûrent profanés: "Bûcher", "maléfices", "sacrilège". Il fallait partir maintenant ou on ne partirait plus jamais. Mais déjà, Dante se relevait et il nous montra un visage particulièrement déterminé, mais plus du tout haineux. Y'avait il un espoir finalement ??? Ma garde se baissa une demi-seconde et on m'asséna un coup violent à la tête. Je tombais à terre et bien évidemment, là, plus personne ne me retenait. Lorsque j'eus touché le sol, l'odeur fétide qui s'en dégageait me fit l'effet d'un électrochoc. incapable de sombrer dans l'inconscience qui aurait normalement du arriver, je restais désespérément éveillé et je vis...
Dante se pencha sur moi. Il allait m'achever... Mais au lieu de ça, il demanda aux hommes qui me tenaient:
"Qui a frappé ce gamin ???"
Dans la foule, le ton changea instantanément. A la place de la cohue des hommes désireux de vengeance, un silence profond emplit la nuit.
"Qui a fait ça ??? fit Dante avec un ton nettement plus accusateur, mais pas encore sorti hors de ses gonds."
Un homme se dénonça. Manifestement, tout était préférable à la colère de notre hôte. Magnanime, celui-ci me tendit une main amicale pour m'aider à me relever et demanda à l'homme de me présenter des excuses. Je ne comprenais plus rien au film.
L'homme me murmura un vague gromellement. Il avait l'âge d'être le père de Dante, mais il n'avait pas envie de se dresser face à lui.
"Vous avez entendu quelque chose ??? demanda Dante à l'assistance. Pas moi."
Cette fois-ci, l'homme prononça à haute et intelligible vois un "Toutes mes excuses, jeune homme."
Sous sa capuche, Dante me demanda:
"Tu acceptes ces excuses comme ça ???"
Un filet de sang avait perlé sur ma lèvre lorsque je fus tombé, mais j'arrivais tout de même à prononcer un "oui" à haute voix.
A nouveau, l'homme qui me tenait regarda le fautif.
"A sa place, j'aurais demandé qu'on te mette sur le bûcher que tu voulais lui construire, mais c'est ton jour de chance. Allez, vas t'en."
L'homme, tout penaud, se retira dans un semblant de salut révérencieux. Dante, qui m'avait menacé il y'avait à peine quelques minutes, venait de prendre ma défense face à un de ses "concitoyens". Mais pourquoi ???
"J'ai encore un peu d'honneur pour ne pas achever un homme à terre, répondit-il avant même que je n'ai pu poser la question. Et puis, je sens que toi et tes amis êtes très particuliers.
-Alors, je crois bien qu'on est pas les seuls dans ce cas, rétorqua Silver."
Dante avait une petite tente non loin du feu. Bien que très sobre, elle devait paraître absolument luxueuse pour les autres réfugiés. Il nous invita à entrer, pour nous parler en privé. Notre démonstration de force l'avait apparemment impressionné. Mais il restait cependant le maître de ce lieu si sombre, et il nous le fit comprendre.
"Je me fiche de savoir comment, où et pourquoi vous avez eu ces pouvoirs. Tout ce que j'ai besoin de savoir, vous me l'avez montré. Mais le fait est que vous avez tué des soldats. Des pillards, des vandales, certes, mais qui portaient l'uniforme de Sento. Les vivres qui arrivaient ici vont donc être remplacés par une armée d'hommes semblables qui vont nous mater pour cette "rébellion".
-Mais nous...
-Oui, je sais, vous pensiez bien faire. Mais le fait est que les habitants de ce camp sont furieux après vous. Certains pensent que vous avez fait le bon choix mais ils ne sont qu'une minorité. Le plus grand nombre cherche seulement à manger ce qu'il trouve, pas à regagner sa dignité. Il n'y a que ma présence ici qui les calme un peu. Sans ça, ils vous auraient découpés en morceaux.
-On pensait bien faire... expliquais-je. Et puis...
-Et puis quoi ??? Vous avez de quoi nourrir cinq mille personnes ??? Vous avez de quoi les loger, les habiller, les soigner ??? J'ai la moitié de ces hommes qui souffrent de maladies plus ou moins graves, et avec le rationnement imposé par les soldats, ca n'a pas arrangé les choses. Quand je vais leur dire qu'ils n'auront plus rien à manger, ca va être la cohue. Dans deux semaines, on aura perdu un bon tiers de ces gens."
Je n'avais pas envisagé le problème sous cet angle. Nous étions le bouc émissaire dans l'histoire, et Dante nous couvrait... Il n'y avait pas d'autres mots. Il nous couvrait parce qu'il savait qu'on était un peu comme lui, mais pas parce qu'il nous respectait. D'ailleurs, ca risquait de sérieusement entâcher sa réputation de chef spirituel s'il devait nous laisser nous sortir de là.
"Je suis désolé, m'excusais-je platement.
-J'espère bien, fit-il, en tournant dans tous les sens. Vous vous rendez compte dans quel pétrin vous me mettez ??? Pour une fois que je trouve quelqu'un qui pourrait m'aider, il faut qu'il pourisse toute mon organisation...
-Qui pourrait t'aider ??? On doitt faire quelque chose pour toi ???
-Evidemment, vous croyez que je leur ai demandé de vous amener ici par plaisir ??? rétorqua Dante. J'aurais pu les laisser vous tuer, laisser libre cours à leur vengeance, mais non, parce que j'ai besoin de vous. J'ai su que vous étiez particulier dès que je vous ai senti arriver vers moi...
-Senti ??? C'est à dire...
-Je ne l'explique pas, mais le fait est que je sais que vous êtes les personnes qu'il me faut, tout comme je sais que ca ne va pas tarder à virer à l'émeute dehors s'ils ne vous voient pas ressortir vite. A ce propos, vous avez un moyen de fuir ???
-On a ce qui faut, mais que veux-tu qu'on fasse, bon sang ???
-Sauvez mon frère, c'est tout ce que je vous demande."
"Il s'appelle Nero, continua Dante, il est retenu quelque part, et vous êtes les seuls qui semblez avoir assez de force pour le trouver et le récupérer. En échange, je vous laisse partir. Décidez-vous vite.
-J'aimerais bien avoir plus de détails, quand même avant de m'engager, fis-je."
Dante n'eut pas le loisir de nous expliquer plus longtemps. A l'entrée de la tente, un homme parut:
"Ca va Dante ??? Pas de soucis avec les invités ???
-Je leur expliquais comment nous voyions les choses ici. Je vous les amène dans une minute.
-Merci Dante, Toi au moins, tu es un chic type, pas comme ton prédecesseur."
Il repoussa le rideau qui tenait lieu de porte. Nous étions à nouveau seuls.
"Il est arrivé quoi à ton "prédecesseur" ???
-Ils l'ont lapidé parce qu'il avait voulu jouer les héros et tuer un soldat. Je vous laisse deviner ce qui m'attend si je ne vous livre pas à eux illico."
Avec un brin d'angoisse, je déglutissais douloureusement. Mais avant de ressortir, je devais régler un dernier détail avec Dante.
"On est venu parce qu'on cherche quelqu'un, une réfugiée arrivée récemment.
-Restez loin d'elle si vous la croisez, c'est pour son bien... Il ne faudrait pas que la foule la prenne en grippe elle aussi, sous prétexte que vous la connaissez.
-Je crois que tu n'as pas compris. On est venu pour elle, et on ne partira pas sans elle..."
Je ne réitirerai pas ls commentaires des autres, ca ferais trop cliché. Mais je suppose que tu sais ce que je pense de ta fic...
Je ne peux que plussoyer isma0612.
Rah, désolé pour mes darkconflictisme de merde...
+1 pour isma si tu préfère.
Ca veut effectivement dire que je suis d'accord avec toi
Oui, Dante, il vient pas de Devil May Cry ?