Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
je préfère de loin tes fics à celle de Nyarno.
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T'as déjà lu ma fic, toi? ![]()
Mais tavais pas fait une fic juste avant la sortie des deux version . ????
J'allais dire qu'il est 18h27 chez moi, mais moi je suis en retard de presque trois mois, alors... =/
Deux mois.
Le rythme de parution d'Imhotep est très très élevé. ![]()
J'ai un chapitre de prêt depuis 10 jours, mais je l'ai toujours pas tapé. =D
Pas plus de réactions ??? Je suis jamais là quand vous répondez non ???
Je trouve ce chapitre très bien ficelé, t'as très bien négocié pour faire ressortir tout ce que tu voulais. Bravo ![]()
En fait, vous êtes là quand j'écris mais je suis tellement plongé dans l'écriture que je ne rafraichis pas la page...
Je l'écris, je l'écris... Mais ça prend du temps... C'est un hcapitre de transition et c'est très dur de trouver l'inspiration
[Chapitre 43] Bleu enfer:
Au fond du camion, l'atmosphère était devenue lourde. Etait-ce dû au sang qui me montait aux joues ou à celui qui recommençait à couler de mon épaule ??? Toujours était-il que la douleur me submergea et des larmes discrètes allèrent mouiller le plancher du camion. Le commandant s'était éloigné. Ce fut sa première erreur. Une fois que le gros de la souffrance fut passé et que je pus ouvrir les yeux sans qu'ils soient embués de larmes, je décidais de me ressaisir. Avisant un morceau de tôle qui s'était légèrement dessoudé du reste de la carrosserie, je finis de le décoller. Dans ma main, il faisait une dizaine de centimètres et malgré sa très fine épaisseur, il semblait assez affûté pour blesser quelqu'un si je m'en servais bien. Mais ce n'était pas ma première intention.
Je saisis le morceau triangulaire de manière à avoir la pointe la plus aigüe au niveau de mon index. Une fois cette position assurée, je songeais à ce que le commandant m'avait dit.
"Si je te disais la Base Fondmer, ca ne te dirait rien."
A moi non, mais à la Nouvelle Armée, peut-être bien que oui. Si jamais ils tombaient sur ce camion, s'il y'avait ne serait-ce qu'une infime chance pour qu'ils tombent sur ce camion, qui semblait voué au transport de prisonniers et de soldats, au vu des chaînes qui traînaient au dessus de ma tête mais qu'on m'avait épargné durant le trajet, alors ils sauraient ce qui s'est passé ici.
Sur un coin du banc, qui n'était pas visible au premier abord mais qui était facile à trouver si on cherchait un peu, je gravais "Base Fondmer". Pour que la Nouvelle Armée sache que ce message était adressé à eux, je réfléchissais un instant, puis gravais en dessous: "A ceux qui portent le souvenir de Glacia".
Assez évident pour ceux qui comprenaient la référence, très peu pour les éventuels fouineurs qui viendraient y chercher des informations sur mes alliés.
Une fois ceci fait, je cachais la lame de tôle dans une poche de mon sac. Mais en me retournant, je me rappelais que je l'avais laissé avec mes balls et le DS sur le champ de bataille. Aussi, je cachais la lame dans ma poche arrière. Maintenant, j'avais tout le temps de contempler les lieux autour de moi. Discrètement, je me rapprochais du bord du camion. On m'avait laissé sans surveillance, mais il y'avait de grandes chances pour que je fus au milieu d'un complexe militaire. Cependant, rien ni personne ne semblait veiller à l'extérieur. Mon esprit me cria immédiatement "Tires-toi, il te faudra à peine une cinquantaine de mètres pour être à l'abri de l'influence du Crépuscule." tandis qu'une autre partie tambourinait l'alarme en disant "Imbécile, c'est un piège, tu as frustré notre gentil commandant-psychopathe et il n'attend que ta tentative pour t'exécuter !!!"
Alors, courir ou ne pas courir ??? Risquer sa vie maintenant, ou espérer s'en tirer plus facilement une fois arrivé ??? Alors que je repensais aux autres élus qui étaient sans doute prisonniers là bas, tout au moins une partie, ma décision fut prise. L'altruisme ne me réussissait pas bien, mais plusieurs cerveaux réfléchiraient mieux qu'un seul. Quelques en soient les risques, je partais !!!
Heureusement pour moi, j'avais pris la bonne décision. Une poignée de secondes plus tard, deux soldats vinrent me réceptionner à la sortie du camion. Ils voulaient me tenir fermement de chaque côté, mais au vu de ma blessure, ils préférèrent opter pour une surveillance unilatérale tandis que l'autre resterait en retrait, le fusil à la main. Je devais être sacrément important pour qu'on ait tant d'égards envers moi.
Lorsque je posais le pied sur le sol, j'eus un moment de faiblesse, mon regard se troubla. J'avais du perdre une certaine quantité de sang et mon corps en souffrait. Mais j'avais encore assez d'énergie pour marcher si on ne me pressait pas trop. Nous contournâmes le camion, et je vis alors la silouhette massive d'un bateau militaire qui nous surplombait. Armé de plusieurs canons et de mitraillettes, il semblait évident qu'il pouvait contenir une centaine de membres d'équipage et presque deux fois plus de passagers, tout en gardant une place importante pour les armes et le reste.
On me poussa d'ailleurs à monter dans ce navire, et on me dirigea à travers de nombreuses coursives avant de me coller dans une salle avec pour tout mobilier une table et une chaise et même pas un hublot pour voir (ou s'enfuir) à l'extérieur. La pièce était uniquement éclairée par une ampoule qui donnait d'ailleurs de sérieux signes de fatigue. J'attendis ici une bonne demi-heure, et j'eus tout le temps de bien inspecter la pièce. Non pas pour m'enfuir, mais si l'occasion se présentait, une fois arrivé à cette fameuse base Fondmer, de faire un peu de raffut, celà pourrait toujours être utile pour libérer des élus et faire un peu de ménage. Je n'y croyais personnellement pas tant que ça, mais toute occasion était bonne à prendre.
La pièce était très basique, un gros pavé rectangulaire, des gros boulons de partout pour maintenir les plaques de ferraille les unes avec les autres. Une table, un chaise, une ampoule. Ca y'est, on avait fait le tour. La lourde porte était fermée de l'extérieur, et en bonne porte étanche, on ne devinait rien de ce qui pouvait se passer de l'autre côté. J'aurais pu me noyer s'il y'avait eu un défaut dans la coque que ça n'aurait alerté personne. A un moment, je me demandais même si ce n'était pas ça que les soldats voulaient en m'amenant ici. Je ne connaissais pas l'anatomie du bateau par coeur, mais vu le nombre d'escaliers descendus, j'étais nettement en dessous du niveau de la mer...
Après cette attente, donc, la porte s'ouvrit finalement dans un crissement de rouille. A ma grande surprise, ce fut une jeune femme qui traversa l'encadrure. Elle tranchait radicalement avec l'ambiance militaire que j'avais vu jusque là.
"Vous voulez bien me suivre ??? me demanda t'elle"
C'était tout ??? Pas de "Venez ici !!!","Allez, dépéchez vous !!!", "On vous attend!!!" et autres délicatesses militaires, aussi gentilles à entendre que "Au pied fifi !!!" ???
"Et si je ne veux pas ??? demandais-je
-C'est dans votre intérêt, mais si vous ne voulez vraiment pas, je m'en vais...
-Attendez, je ne voulais pas dire ça, désolé... Ma blessure me rend un peu nerveux... La douleur, vous comprenez ???
-Je suis là pour ça, figurez-vous. Vous me suivez alors ???"
Acquiesçant d'un signe de tête, je me relevais du coin de la pièce où je m'étais calé avec son aide, et je la suivis comme elle me le demandait.
Dans le couloir, la surprise fut encore plus grande de ne trouver aucun militaire qui escortait la jeune femme. Alors que nous parcourions les coursives, je lui demandais:
"Vous n'avez pas peur que je vous tue, ou que je me serves de vous comme otage ??? demandais-je un peu directement.
-On a toujours cette peur, mais vous savez, je ne fais que vous faire du chantage, pas de confiance de votre part, pas de soins...
-Logique, mais bon, ca change de la menace avec armes..
-Détrompez-vous, je sais aussi manier le pistolet si le besoin s'en fait sentir. Vous avez été touché il y'a combien de temps ???
-Je ne sais pas l'heure exacte, mais c'était un peu avant le lever du soleil... Du moins, si la journée d'aujourd'hui n'est pas terminée, j'ai l'impression d'avoir passé des siècles dans ce camion."
La jeune femme eut un petit rire, ce qui m'étonna encore plus.
"Oh, vous savez, vous auriez fait le trajet en carrosse, ça vous aurait paru trop court... Mais bon, je pense que ça date quand même d'aujourd'hui vu votre état de cicatrisation... Vu l'heure que vous m'avez donné, il ne devrait y avoir aucun problème...
-Pour quoi faire ???"
Pour toute réponse, elle s'arrêta, ouvrit une porte, et m'invita à entrer.
"Voyez-ça par vous même, nous sommes arrivés."
J'hésitais un instant, et si c'était un piège ??? Si on me faisait rentrer dans une salle de torture en me convaincant avec une jolie fille ???
"Allez, n'ayez pas peur, je passe devant si vous voulez... Je suis infirmière à bord depuis presque six mois, et je peux vous assurer que je n'ai jamais tué personne."
Ainsi, ce devait être la salle de soins. Je la suivis finalement pour découvrir que c'était bien plus que ça. Un véritable bloc opératoire trônait dans une moitié de la pièce, et un chirurgien, tout du moins un homme en blouse qui ressemblait à un chirurgien semblait avoir fini une intervention. Il se lavait les mains dans le fond de la salle.
"Vous avez opéré quelqu'un ???
-Non, mais ca ne saurait tarder, fit l'infirmière. Enlevez votre maillot. Je vais désinfecter la plaie."
Je m'exécutais alors que le docteur dans le fond de la pièce semblait se préparer pour quelque chose. Le douloureux picotement du désinfectant me rappella soudain à mon corps.
"Et bien, quel tir propre... Vous avez de la chance, fit la femme dans mon dos. Il y'en a qui font plus de dégâts que ça... Ca sera facile à enlever...
-Enlever la balle ??? Mais vous allez faire ça comment ???"
Derrière le billard, le docteur me lança:
"Je pensais faire ça avec les scalpels que je suis en train d'arranger, mais si vous voulez, je peux essayer de faire levier avec un pied de biche... mais je ne garantis rien.
-Ce sera douloureux, demandais-je.
-Ah, les miracles de l'anesthésie générale vont éluder cette question épineuse."
Je me relevais d'un bond de la table d'examen.
"Quoi ??? Vous allez m'endormir ??? Pas question !!!"
L'infirmière me rappela à l'ordre.
"Attendez, je n'ai pas fini de nettoyer la plaie...
-Pas question qu'on m'endorme... fis-je effaré.
-Dans ce cas, pas question qu'on vous opère, fit l'homme derrière son masque de chirurgien. La douleur serait insoutenable, et l'anesthésie locale ne sera pas très appropriée.
-Mais, je ne...
-Ecoutez, fit calmement l'homme, je sais qu'à Sento, les docteurs ont la réputation de faire des expériences douteuses sur des cobayes comme vous, mais si ca peut vous rassurer, je ne suis ni Sentonien, ni psychopathe.
-Qu'est ce que vous faites là alors ???
-Doc et moi avons été faits prisonniers durant un raid dans un camp de rebelles, m'expliqua la jeune femme. On avait le choix entre finir nos jours en prison et travailler ensemble pour Sento. On ne nous a rien imposé, pas de matériel, pas de "surveillants" pendant qu'on intervenait, on était tout de même relativement libres, alors nous avons accepté de sauver des vies, même si c'était celles de ceux qui avaient tué tous les hommes que nous soignions sans état d'âme."
Je comprenais enfin le ton si particulier que notre conversation avait. Eux mêmes étaient des prisonniers un peu particuliers.
"Mais docteur,...
-Appelez moi doc, comme tout le monde...
-Et moi, c'est Tia, au fait, fit remarquer l'infirmière.
-Bref, reprit le doc, si nous n'intervenons pas maintenant, vous ne pourrez pas vous faire opérer là où nous allons. Ils n'ont pas le matériel pour extraire la balle et votre bras ne tiendra pas. On peut le soigner maintenant et vous pourrez vous resservir de tous vos doigts d'ici une semaine si tout va bien..."
Pendant un moment, j'eus une hésitation. Je voyais décidément le mal partout... Après m'être raisonné, j'acceptais finalement.
"Ah, voilà un jeune homme raisonnable, monsieur ??? demanda doc
-Lilian... pour vous servir...
-Et poli en plus, rajouta Tia... Que demander de plus ???
-Je crois que c'est déjà pas mal, reprit l'homme en se dirigeant vers la table d'opération. Va te changer Lilian, il y'a un vestiaire avec une chemise d'hôpital.
-Et mes habits ???
-Tu les retrouveras à ton réveil, ne t'inquiète pas. Un bon coup de lessive et ce sera bon."
Mince, je pouvais laisser tomber mon plan avec le bout de tôle.
Quitte à tout perdre, autant garder leur confiance.
"Dans ce cas, je peux laisser tomber tout ce que je comptais faire avec ça, je suppose, dis-je en laissant tomber mon poignard improvisé.
-Ah, c'est vrai que c'était bien tenté. Je me demande même comment tu as fait pour garder ça sur toi tout ce temps sans que personne ne le trouve...
-Je l'ai trouvé en chemin... Mais je...
-Tutututu, pas un mot de plus, m'imposa doc. Je ne veux rien savoir, je suis chirurgien, pas témoin de quoi que soit. On oubliera très vite ce bout de tôle, une fois qu'il sera parti à la poubelle. Va te changer et reviens laisser Tia s'occuper des derniers préparatifs."
J'obéissais sagement aux ordres, quittant mes vêtements pleins de sang pour endosser une chemise d'hôpital pleine de trous. Je ressortis de la cabine.
"Désolé pour les trous, mais on n'en a que deux qui tournent, fit Tia. Et l'autre est pire..."
Durant les derniers préparatifs, j'appris que Tia et doc étaient tous deux de Sinnoh, mais avaient quitté très vite le pays quand on avait demandé des volontaires pour soigner des blessés. Après avoir croisé un rebelle de ce qu'on appellerait aujourd'hui la Nouvelle-Armée, ils s'étaient retrouvés à lutter indirectement cotre Sento en soignant ses opposants et avaient fini ici après les raids sur leur camp.
"Allez, maintenant, c'est l'heure de dormir, m'expliqua Doc. Quand tu te réveilleras, on ne sera plus là alors bonne chance et porte-toi bien. Tu es quelqu'un qui ira loin..."
Je m'allongeais sur le billard. Tia fit les derniers préparatifs et posa finalement le masque sur mon visage... Elle me fit un dernier signe d'adieu de la main... Et tout se brouilla très vite, je plongeais finalement dans un sommeil profond en quelques secondes...
OUH PU****
.
Tu est notre maitre
.
Un tel talent,ca en devient presque effrayant
.
T'es gentil, ca se fait pas en 30 secondes un chapitres... J'ai posté le dernier il y'a moins de 48 heures, j'estime avoir le droit de vivre un peu...
Bon, que dire? Certes, un chapitre de transition, mais un bon. ![]()
Oui mais quel chapitres!
[Chapitre 44] Dans les premiers couloirs:
Un oeil daigne s'ouvrir... Pas l'autre... J'ai à peine le temps de voir un masque et deux yeux au dessus. Cette personne me dit vaguement quelque chose... Puis plus rien...
Cette fois-ci, les deux yeux s'ouvrent, ils veulent même tourner un peu dans leurs orbites, la salle dans laquelle je suis est vide. La salle d'opération... Ca me revient un peu... Mais les dernières gouttes de l'anesthésique ne veulent pas me laisser tomme ça. Je resombre dans une douce tiédeur.
Des chocs, des coups, ca bouge autour de moi. Sous l'effet de ces sollicitations, j'ouvre un oeil, pour le refermer aussitôt, un grand soleil brille, mais sa lumière est bien trop forte pour mes yeux fatigués... J'ai entraperçu deux mains derrière ma tête. Je suis sans doute sur un brancard, mais je n'en saurai pas plus...
L'endroit est froid, mes pieds sont découverts, et c'est cette sensation qui me maintient finalement éveillé. Mes yeux s'ouvrent avec peine une fois, puis une deuxième moins douloureusement. Je suis dans une pièce inconnue. A l'angle d'un mur, une caméra. Manifestement, le peu de neurones qui me reste fonctionne toujours, mais le démarrage est un peu lent... Je me rappelle du bateau, de la cellule... et mon bras ???
Un coup d'oeil à mon épaule m'apprend que tout semble aller pour le mieux. Le bandage est propre, j'ai l'étrange sensation que tout celà n'était finalement qu'un mauvais rêve. Les réfugiés, Sento, le bateau, le médecin et l'infirmière... Tout celà semble si loin. Seule la caméra me rappelle où je suis... Et que tout celà n'était pas un cauchemar... Hélas...
Une fois sûr que les dernières molécules d'anesthésique présentes dans mon corps ne me causeraient plus de problème, je tentais de me lever, avec succès... Juste en dessous de la caméra, je vis une pile de vêtements, mes vêtements. Comprenant que celle-ci avait un angle mort conçu précisément pour que je puisse me changer sans avoir à montrer toute mon anatomie à ceux qui surveillaient derrière leurs écrans de contrôle, je me dirigeais vers le tas d'habits.
Après fortes contorsions, notamment au moment où je dus passer mon maillot, je réussis finalement à me vêtir convenablement. Mon bandage ne se voyait presque pas et je n'avais presque aucune sensation de douleur. Je soupçonnais le docteur d'avoir usé d'une méthode un peu particulière pour m'assurer un rétablissement aussi prompt. Mais quelque soit mon état, je suivrais ses recommandations. Une semaine sans trop bouger le bras et ce serait fini.
Instinctivement, je voulus vérifier si un dispositif Crépuscule se trouvait dans les environs. Rien ne semblait y ressembler dans la pièce, mais il me fut impossible de faire quoi que ce soit d'exceptionnel. Celà confirmait que j'étais bien là où je croyais être... Dans les premiers couloirs de l'endroit où je resterais un bon moment... Là où tous les élus connus croupissaient depuis un certain temps déjà.
Vu le froid qui régnait dans cette pièce, je mis ma main dans ma poche pour la réchauffer. Quelle ne fut pas ma surprise en trouvant un petit papier chiffonné au fond... Restant à l'abri du champ de vision de la caméra, je le dépliais de ma main valide. C'était un message qu'on avait laissé à mon attention.
"Bonjour Lilian, j'espère que tu te rétablis bien. Modère tes mouvements pendant les prochains jours, et tout ira bien. Il ne devrait y avoir aucun problème avec la plaie, Tia et moi avons usé d'une méthode un peu particulière pour ton bras. Une fois la balle extraite, nous avons pulvérisé de la super potion sur ton bras. Pour ce genre de blessures, c'est relativement semblable à ce qu'ont les pokémons en combat, et cette méthode a déjà fait ses preuves pour améliorer l'état jugé très grave de certains soldats. Mais chez toi,... Wouah, je dois reconnaître que j'en suis tellement fier. Ton bras a cicatrisé sur le coup... En cinq secondes, le trou béant n'était plus d'une petite égratignure..."
Je pris un moment pour jeter un coup d'oeil à mon bras... Tu m'étonnes que ca a marché, pensais-je. Vu toutes les mutations que j'ai dans mon ADN, je suis presque autant pokémon que tous ceux qui peuplent cette île...
Une fois cette constatation effectuée, je me remis à la lecture.
"Comme tu le remarqueras certainement, tu sens toujours une douleur dans l'épaule." Effectivement, je ne pouvais nier que j'avais une certaine gêne... "C'est tout à fait normal, vu qu'on a camouflé entre deux couches de bandages le petit bout de métal que tu nous avais confié... On a passé les détecteurs de métaux en disant que c'était une plaque de métal qui maintenait ton épaule en place... Ne nous remercie pas, et fais autant de dégâts que tu peux avec. J'ai souvent fait le trajet sur ce bateau, et les scientifiques sont réputés pour être sans déontologie là où tu es... Ca te fera un joker de plus. Bien évidemment, je compte sur toi pour faire disparaître ce petit papier au plus vite."
C'était signé Doc et Tia... Ils soignaient les soldats plus à contre-coeur qu'autre chose et avaient vu en moi l'éxécutant de leur vengeance... C'était logique, et pourtant tellement risqué de leur part... Ils auraient pu jeter ce morceau de tôle dans une poubelle et ne rien tenter pour moi, mais ils s'étaient mis en avant pour m'assurer un atout... Je me promettais de tout faire pour les tirer de leur condition dès que nous serions sortis d'ici...
La porte s'ouvrit soudainement. Je fourrais le papier dans ma poche avant de me retrouver nez à nez avec deux hommes en blouse blanche.
"Et bien, on dirait que notre nouveau cobaye est réveillé. Comment t'appelles-tu ???"
Un ton froid et sans émotions, ces deux hommes étaient de véritables armoires à glace. Il se ressemblaient étrangement, mais l'un d'eux, celui qui n'avait encore rien dit avait l'air euphorique, et en même temps un peu troublé...
"Lilian, fis-je sans conviction...
-C'est joli, Lilian, oh, oui, c'est très joli... fit le deuxième homme."
Je soupçonnais de savoir la raison de cette étrange gaieté sur le visage de cet homme. Il devait lui manquer quelques cases (si ce n'est plus).
"Je m'appelle Igor, et voici Tito... Comme tu le devineras, il est un peu "spécial"... Quelques finitions à revoir...
-Pauvre Tito, Tito n'a pas tout ce qu'il faut a dit le maître..."
Voilà où j'en étais, au fin fond de nulle part, à peine habillé et déjà entouré de deux masses sans cervelle... Mais où étais-je tombé ???
Je décidais de poser directement la question. On ne savait jamais, peut-être que le dégénéré saurait me renseigner sans s'en rendre compte...
"On est où là ???"
Igor se renfrogna et Tito sursauta:
"Il ne faut pas poser les mauvaises questions !!! fit-il presque en criant. Ca rend Igor méchant..."
Sans attendre de réponse, je me laissais finalement guider par mon escorte semi-débile et à moitié psychopathe... Dans d'autres contextes, j'en aurai presque ri, mais là... Lorsque le dénommé Igor me montra la porte sans un mot, je savais que ce n'était pas nécessaire d'en dire plus.
Dans les couloirs, un blanc étincelant régnait. Sous des néons lumineux, la couleur "hôpital psychiatrique" ainsi que les blouses de mes deux gardes me laissaient supposer que nous étions dans un environnement coupé du monde et de ses bactéries, du genre lieu d'internement ou, ce que je craignais plus, laboratoire...
Autour de moi, la couleur blanche n'était jamais entâchée par un quelconque objet d'une autre couleur, pas une poignée de porte, pas une plinthe, et, ce qui n'étonna plus, pas un seul dispositif Crépuscule. Je voulais bien admettre que je n'ai pour le moment connu que des boitiers noirs, mais même en blanc, rien de ce que je voyais autour de moi n'y ressemblait. Je savais par expérience que les particules que ces dispositifs émettaient pouvaient traverser les murs fins, mais enfin, dans une prison pour Elus, les murs ne devaient pas faire que quelques millimètres...
Après la traversée de ce long couloir, j'arrivais enfin à l'endroit qui semblait être le coeur des opérations...
Je fus tout d'abord estomaqué par la beauté de ce lieu. Tranchant radicalement avec le côté froid des couloirs blancs, cett pièce était bleutée avec des reflets magnifiques. J'en compris l'origine lorsque je vis le dôme de verre qui recouvrait le sommet de cette pièce sphérique. Le soleil traversait l'onde bleue et teintait les murs, déja peints, des couleurs de la mer. Lorsque je reformulais cette phrase dans ma tête, un détail me frappa d'un coup. Nous étions sous l'eau... La base était sous-marine.
La pièce semblait immense, mais en fait c'était un ensemble de petites pièces qui n'avaient pas de toit, le tout autour d'un grand tube qui semblait faire office de pilier central. Etait-il creux et vide ou bien au contraire était-il plein de matériel vital ??? Etait-ce un simple pilier de soutènement ou bien se cachait-il les choses les plus secrètes à l'intérieur ??? Le fait qu'on ne puisse pas le voir de l'extérieur confirma la deuxième hypothèse, car tout ici semblait avoir été conçu de manière à pouvoir être surveillé depuis un poste unique, que je voyais maintenant, légèrement en avant de la structure sphérique. Dans une des excroissances de la sphère, juste en face de ce nid d'aigle, on voyait de nombreux compartiments grillagés... Pas de doute, c'était les cellules des Elus.
Dans la structure, tout semblait être fait pour pouvoir vivre en autharsie. Alors que je descendais petit à petit vers ce que je considérai comme une cellule, ce qui était logique si j'avais raison, j'aperçus en vrac un self, de nombreuses salles de travail, une infirmerie, un laboratoire... Tout était prévu pour que cette base sous-marine soit indépendante...
Au moment où j'allais enfin visiter le lieu qui allait me servir de chambre pour un bon bout de temps, un autre homme en blouse, plus svelte et plus important semblait-il que le duo de muscles que j'avais derrière moi interpella justement mes catcheurs préférés.
"Igor, Tito, par ici, changement de programme...
-Un problème docteur ???
-Non, pas de problème, Tito a fait son boulot comme il faut !!! Le docteur a une idée, fit le colosse au cerveau ravagé.
-C'est bien Tito, tu comprends vite, ca m'étonne d'ailleurs de toi, fit l'interessé. Effectivement, vous me le mettrez dans la cellule 5 au lieu de la 9.
-Mais il y'avait déjà quelqu'un dans la 9, et le maître a dit qu'on ne devait pas mettre deux gens dans la même cellule si c'était possible.
-Je sais Tito, mais celui-là est particulier, il a un traitement de faveur. C'est le maître lui-même qui l'a décidé.
-Tu as de la chance, toi, tu auras un copain avec qui discuter, me glissa le géant dans le creux de l'oreille, manquant de me broyer l'épaule qui n'était pas bandée..."
Le docteur partit comme il était venu, sans donner son nom ni rien de plus, juste cette consigne... et les deux gorilles s'exécutèrent, me jetant dans la cellule 5. Les barreaux que j'avais vus étaient purement décoratifs vu que la porte et les murs sur lesquels ils étaient posés étaient pleins... Je lançais un regard désespéré à mon escorte, mais ils ne remarquèrent rien. Face à la porte, je n'obtins rien d'eux.
A peine fut-elle refermée que derrière moi, une voix se fit entendre.
"Alors toi aussi, ils t'ont eu..."
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POur ceux que ça intéresse, un croquis vite fait de la "bulle" (le nom que prendra très vite la base, mais vous verrez bien plus tard). C'est fait à l'arrache, je préviens, c'est pas du grand art. C'était juste pour m'aider à me représenter ce lieu qui risque de prendre de la place dans les prochains chapitres sans faire d'incohérences... En haut à droite, le "nid d'aigle". Tout à gauche, le petit renfoncement, c'est les cellules, enfin à droite, c'est le couloir par lequel Lilian arrive.
Au centre, je trouvais marrant de faire une structure qui soit polyvalente, mais pour laquelle chacune des faces ne savait pas ce que faisait l'autre... La face le plus en avant, c'est le Self avec les longues tables... C'est difficile de représenter une sphère et des courbes à l'échelle et en perspective, c'est pour ça qu'une table est coupée par la cloison, là encore, désolé c'est fait en 10 minutes... La face en arrière avec les petits losanges, c'est les salles de travail, un peu comme les boxes qu'ont les américains dans les grandes entreprises. Les autres faces, je vous laisserai découvrir plus tard. Tout autour, c'est une allée qui permet la circulation entre les zones...
Voilà, j'espère que ca ne trahit pas trop ce que j'ai dans la tête... Mais bon, j'ai pensé que ca vous intéresserait vu la complexité du truc...
Oups, le lien http://img90.imageshack.uk.us/img90/5431/croquiszy0.jpg
La classe!!!!!!
"Pokemon Break"
(lol)
Mer** imhotep,si j'avais une imprimante,je fumerais ta fic
.
La suite baby... ![]()
c'était trop bien...
Imhotep qui est écoeuré de la déduction de nyarno,concernant le chapitre,c'était balèze...
HAHAHA QU'EST-CE QU4ON S'MARRE PENDANT QUE LES ELUS MORFLE!!!!!!