Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
je n'açi qu'une chose a dire pour ma defense : ecris vite le prochain chapitre!
Le chapitre 40 d'ici ce soir... Et ca risque d'être plus qu'atomique...
[Chapitre 40] ... En Scylla:
Je sentais dans le regard d'Aurore que quelque chose s'était cassé, quelque chose qu'on ne réparerait jamais. Oh, bien sûr, on pourrait le remplacer, le rafistoler, mais on ne pourrait rien faire pour le réparer sérieusement. Il y'aurait toujours une cicatrice qui balafrerait ce quelque chose, cicatrice que seul le temps pourrait refermer petit à petit.
"Quelqu'un sait pourquoi tout le monde s'excite dans le camp ??? demanda Silver en jetant des regards furtifs autour de lui.
-Sento n'a pas mis longtemps à arriver, expliquais-je, je croyais vous l'avoir dit.
-Effectivement, tu nous avais prévenu que ca allait devenir explosif, confirma Antoine, mais de là à nous annoncer ça, c'est autre chose.
-Vous êtes toujours avec moi ou est ce que ca change votre point de vue sur la question ??? fis-je avec un ton hautement sarcastique."
Aurore ne nota même pas ma remarque. Elle se contenta de me faire un signe d'approbation de la main, mais je voyais son visage brillant. Elle avait les larmes aux yeux. "Lilian, tu es un con fini." pensais-je. Mais en attendant de retrouver Sorbier, j'étais le seul responsable, chef de ce semblant d'armée, et je devais me faire respecter en tant que tel. Au moins maintenant...
"Je préconise une surveillance des deux côtés, commença Silver. Je vous protège des réfugiés déjantés et Kim s'occupe de Sento. Pendant ce temps, Lilian, Aurore, Antoine et Iris, vous vous débrouillez pour trouver cette fichue Eva."
Je voyais le regard maintenant clairement furieux que me jetait Aurore. Je ne devais pas risquer la vie des autres et Kim était bien trop jeune pour avoir un point de vue en toute connaissance de cause sur la question. De plus, la discorde entre Aurore et moi ne ferait que rallonger le temps de recherche.
"Je m'occupe de Sento, annoncais-je avec un ton on ne peut plus solennel. Kim connaît Eva elle aussi, et moi, je serais une cible plus intéressante pour eux.
-Très bien, je n'y vois aucune objection, fit Silver. Dans ce cas, on se lance. Une fois que vous avez trouvé Eva, vous nous contactez via le DS et on se retrouve tous."
Il partit de son côté, l'épée à la main, Aurore s'éloigna le plus vite possible, accompagnée d'Antoine, bientôt suivis par Iris et Kim. La plus vieille des deux me retint une seconde:
"Elle t'en veut maintenant, mais fais juste en sorte de revenir vivant et ce sera de l'histoire ancienne dès demain.
-Merci Iris... Maintenant, vas-y, on a peu de temps."
Dans son jean noir, elle paraissait nettement moins désirable que lorsqu'elle nous était apparue pour la première fois à Féli-Cité dans sa robe rouge carmin, son tablier de jardinière vert par dessus... Et pourtant, cette femme avait le caractère suffisant pour dompter les chevaux les plus emballés au monde. Mais ce n'était plus le moment des considérations. Tout ce beau monde comptait sur moi, je devais leur prouver qu'ils avaient raison.
Après un moment d'hésitation, je décidais de ma stratégie. Tant que Sento et les réfugiés s'occupaient mutuellement, tout irait bien. Mais une fois que l'un des deux camps aurait repéré l'un d'entre nous, ce serait la chasse à l'homme qui débuterait. Les deux camps nous voudraient du mal s'ils nous croisaient, mais Sento était la seule faction que je haïssais particulièrement. Je décidais donc de pilonner leurs défenses, et de privilégier ainsi les réfugiés, pour déséquilibrer la balance des forces en présence. Une fois la révolte matée (ou les réfugiés victorieux) un moment de flottement opérerait, et aussi infime fut-il, il nous permettrai, je l'espérais, de gagner les secondes qu'il nous manquait pour trouver Iris.
Légèrement en retrait sur une petite butte, je voyais la situation sous tous les angles. Des soldats se battaient de tous les côtés avec les réfugiés, tandis que les vagues rougeoyantes plus au Nord témoignaient de l'acharnement de Silver et de son épée. Je décidais de foncer tête baissée en me protégeant par un bouclier, doublé d'un camouflage optique. Une fois invisible et invincible, je ne craignais plus trop l'ennemi.
"Banzaï", murmurais-je pour me donner du courage.
Je courais sur le sol herbeux qui constituait la route. Sans aucun problème, je rejoignis vite le coeur de la bataille, et silencieusement, j'oeuvrais à la destruction en bon ange déchu que j'étais.
Un rocher surplombait le campement, l'idéal pour bien commencer. Au lieu de me jeter au milieu de la bataille comme je l'avais prévu, je m'éloignais au contraire pour gravir la petite colline en face. Un fois en haut, un grand coup de pied suffit à faire tomber les premiers gravats. Par effet boule de neige, ils s'accumulèrent sur le sommet du gros caillou qui, sous leur poids, s'inclina petit à petit pour finalement basculer hors du creux dans lequel il était fiché. Il roula lourdement avant de s'écraser sur les braises incandescentes du feu de camp autour duquel je me trouvais lorsque les réfugiés avaient été mis au courant de l'attaque de Sento.
Bien que n'ayant blessé personne, de quelque côté que ce soit, mon initiative eut un côté positif. Un des soldats, qui semblait plus gradé que ses homologues, ordonna à une partie de ses hommes de fouiller les alentours. Il pensait sans doute que la poignée d'hommes qu'il envoyait ne l'empécherait pas de mater la révolte avec les soldats qui lui restaient. Mais il ne pensait pas qu'il envoyait cette poignée d'hommes au casse-pipe.
Furtivement, je redescendais la colline, manoeuvre rendue délicate par la couche de petites pierres qui agissait comme un tapis roulant, me tirant implacablement vers le bas et manquant plusieurs fois de me faire m'étaler lourdement. Les hommes passaient à côté de moi, à quelques mètres à peine, sans me voir. J'avais presque envie d'en finir avec eux, mais j'étais encore trop humain pour tuer sans raison. Un soldat était un ennemi, mais tuer à tout va quiconque portait leur uniforme était pour moi une forme d'échec, la preuve que je n'étais guère mieux qu'eux sur le plan moral.
Près des dernières braises du feu, le combat faisait rage. Des balles fusaient de part et d'autre, mais ne faisaient que rebondir sur la protection que mes pouvoirs fournissaient à mon corps. Me glissant entre les tentes écroulées, les corps de réfugiés et de soldats à terre, rarement morts, mais en tout cas dans des états peu enviables, j'arivais finalement à me retrancher vers leur chef. Je n'y connaissais rien en grades de l'armée, mais cet alignement de médailles et de distinction, je l'avais déjà vu une fois... sur le pont du bateau qui nous menait à Hoenn. Encore un commandant responsable d'un de ces escadrons punitifs...
Je n'espérais qu'une chose, que ce fut Mikhaïl, pour pouvoir mettre fin à sa misérable existence dans les plus brefs délais. De plus en plus près de ce commandant, j'avançais encore et encore, de plus en plus lentement à cause de l'attroupement des soldats en première ligne. Heureusement, l'uniforme que je cherchais se situait légèrement en retrait, courageux comme il était (le genre de personnage aux discours aussi beaux qu'il est lâche). Plus que quelques mètres, encore un peu...
Dans mon sac, j'allais me saisir du revolver que m'avait donné Sophie, mais je me rappelais soudain que je le lui avait rendu à la prison. Une soudaine envie de me frapper contre un mur m'avait envahi... Quel imbécile !!!
Mais non, il y'avait bien d'autres moyens de tuer un homme sans attirer l'attention. Dans son dos, une bosse dépassait, certainement un autre pistolet. Je le saisissais avec la plus grande délicatesse, relevant le pan de l'uniforme qui le recouvrait. Une fois dans ma main, je pris le temps de m'éloigner un peu et je répétai ce mouvement que Sophie m'avait appris. Un pied derrière l'autre. Le bras gauche soutient le bras droit pour atténuer le recul... Ce rituel funèbre me revint en mémoire comme si c'était hier que Sophie me donnait son 9mm. Lever le bras, le tenir droit, à hauteur de l'oeil,... Tout celà me donnait une intense sensation d'invulnérabilité.
Soudain, le commandant se retourna. Dommage pour moi, ce n'était pas Mikhaïl. Je cachais le revolver derrière mon dos, car si j'étais insoupconnable, mon arme n'était pas invisible pour autant. Cet homme semblait âgé, presque usé jusqu'à la moëlle par cette guerre absurde. Et pourtant, dans ses yeux, il restait toujours cette lueur dérangeante de satisfaction. Cette lueur qui justifiait ses actes, car il oeuvrait pour le bien de sa patrie. Il resta sans doute devant moi une demi-seconde, mais cette infime fraction de temps me marqua aussi sûrement qu'une heure à regarder les images de cette guerre atroce. Il avait tout vu, tout entendu, tout ordonné aussi. Des meurtres, des abus de faiblesses, des tortures, il avait tout vu. Et ce n'était pas le cynisme que nous autres avions que je voyais dans son regard. Non, lui prenait un malin plaisir à exécuter ce qu'on lui demandait de faire.
Il se retourna enfin de l'autre côté. Je ressortis le revolver rapidement, et je mettais à nouveau mon oeil au niveau du réticule. Garder l'oeil ouvert... et expirer... Soudain, aussi rapidement qu'une brise faisait s'envoler les feuilles mortes, une brusque douleur traversa mon épaule. Sans comprendre pourquoi, je souffrais, mais lorsque je laissais tomber ma cible, ce fut pour contempler mon bras... en sang.
[A SUIVRE]
[Chapitre 41] La fin des héros ???:
Pourquoi mon camouflage avait-il été percé, ainsi que mon bouclier ??? A vrai dire, je connaissais la réponse. Un dispositif Crépuscule traînait dans le coin. Mais pourquoi ne s'était-il pas déclenché avant ??? En regardant derrière moi, je vis des soldats stupéfaits de me voir apparaître au milieu de nulle part, et derrière eux, au loin, une longue ligne de défense supplémentaire s'illuminait au clair de lune. La cavalerie arrivait, et le Crépuscule était à leur bord.
Il était encore loin, ce dispositif, heureusement pour moi. Je réussis en me concentrant sur mes pouvoirs à me téléporter à l'abri derrière un rocher au moment ou une fusillade éclatait à l'endroit où je me trouvais une seconde plus tôt. Il fallait vite que je contacte les autres avant qu'ils ne soient pris au piège. Mais en sortant mon DS de ma poche, je vis ma main en sang. Le sang qui coulait de mon épaule. Je n'avais pas pris conscience de l'étendue de la blessure, mais une fois assis derrière la roche, l'adrénaline retomba, et la souffrance éclata...
J'avais déjà vécu de telles sensations, mais jamais aussi fortes. Tout ce que j'avais subi m'avait mortellement blessé, et ma mort aurait été rapide si Aurore n'avait pas été pas là. Mais le coup, ici, n'était pas mortel, et j'étais au contraire bien plus conscient que d'habitude de cette douleur. Incapable de crier, par peur d'attirer les soldats sur moi alors que j'étais sans défense, mais aussi tout simplement car les larmes et la douleur refusaient de se laisser exprimer, je me roulais au sol dans la position d'un foetus au moment où de l'autre côté du rocher, un bruit se fit entendre. La cavalerie attaquait. Sento venait d'envoyer ses renforts dans la bataille et le Crépuscule s'approchait de plus en plus des autres élus.
J'arrachais la manche de mon mailot et je m'en servais comme d'un garrot, même si celà risquait d'être très peu efficace pour stopper l'effusion de sang. Ensuite, je cherchais le DS autour de moi. Un peu recouvert par la terre, je le trouvais finalement au prix de souffrances tout aussi violentes. Chaque mouvement, chaque battement de coeur propulsait dans mon épaule une douleur sourde et atroce. Me servant de ma main valide pour allumer le DS, je tentais une connexion avec Antoine. Après une attente de quelques secondes, qui me parurent une éternité, il me répondit.
"Qu'est ce qui se passe vieux ??? On a pas encore retrouvé Eva.
-Tirez vous, Sento arrive, ils envoient des renforts.
-Rien qu'on ne puisse démolir, je suppose... Ne t'en fais pas pour nous, si tu n'arrives pas à les contenir, on t'enverra Iris en renfort.
-Tu ne comprends pas... haletais-je. Ils ont un dispositif Crépuscule avec eux. Les pouvoirs ne servent plus à rien. Eloignez-vous au plus vite avant d'être dans sa zone d'influence. Filez à Vergazon et envolez-vous jusqu'à Clementi ou Bourg en Vol, il y'aura des gens qui pourront vous aider là-bas."
Antoine eut un moment de silence. Il regardait fixement un point que je ne voyais pas et semblait réfléchir.
"Je veux bien laisser tomber Eva si tu nous le demande, fit Antoine, mais Iris vient juste de me dire qu'on l'a peut-être trouvée... On fait quoi alors ???"
Voilà le choix cornélien que je me refusais à faire. Risquer la vie de mes amis alors qu'on atteignait le point de non-retour. Tout était perdu pour eux s'ils restaient, mais s'ils partaient maintenant, on perdrait sans doute Eva pour un bon bout de temps alors qu'on en n'avait jamais été aussi prèt. En plus de cette décision plus que dure, mon bras m'élança à nouveau, et je perdis connaissance un bref instant.
"...lian.... va ?? .... ian !!!...de Lil... répo... !!!"
La sensation était toujours douloureuse, mais sombrer à l'inconscience semblait tellement doux et facile. Mais la voix d'Antoine me poussa à me battre encore un peu contre la douleur.
J'ouvris les yeux, enfin.
"Tu es blessé ??? C'est quoi tout ce sang sur ton épaule.
-J'ai tué un soldat, mentis-je.
-C'est ça, ce sont ceux qui se font tirer dessus qui tournent de l'oeil, pas ceux qui tiennent le pistolet. On vient te chercher...
-Pas question... Tu veux me rendre service ??? Choisis toi-même si tu veux risquer ta vie pour trouver Eva ou pour fuir, et dis-moi ce que tu fais, je te rejoindrais s'il le faut. J'ai encore mes jambes et ma tête de valide..."
Je voysais bien qu'il ne me crouais qu'à moitié, peut-être que moi-même je présumais de mes forces, mais il acquiesça finalement:
"On va la chercher vieux, tiens bon !!!"
J'avais momentanément éloigné Antoine et les autres de l'armée de Sento. Mais j'aurais préféré qu'ils choisissent la solution de la fuite. J'avais encore peut-être une minute au maximum pour les rejoindre. Mais lorsque j'essayai de me lever, la douleur dans mon épaule augmenta de façon critique et je ne pus que me rasseoir par terre, une larme au coin de l'oeil. Un nouvel essai, m'appuyant sur le bras valide, mais rien à faire. Un effort me rendait fou de douleur. Je n'avais plus aucune solution que de rester ici et d'espérer que celà se calme. Soudain, mon DS capta mon attention, quelqu'un essayait de m'appeler.
"Oui, Antoine, je t'éc..."
Ma voix se brisa net. Antoine était apeuré:
"On a trouvé Eva... Elle est avec nous, mais plus aucun des pouvoirs ne marche. Ils sont trop près...
-Tirez-vous, ne m'attendez pas, fis-je avec un rictus de douleur... Je vous rejoindrais par mes propres moyens.
-Tu ne comprends pas, bon sang, hurla la voix d'Aurore, derrière. Ils nous ont encerclés. On a trouvé ta copine, mais on est tous pris au piège... T'es content ???"
Sa voix se perdit dans une effusion de sanglots. Elle m'en voulait c'était certain.
"Désolé vieux, reprit Antoine, mais je crois que cette fois-ci, on a livré notre dernière bataille..."
J'allais lui demander de me laisser un peu plus de temps, mais la communication coupa, et la dernière image fut celle de son visage grave. Je ne l'avais jamais vu comme ça. Tout devait être encore pire que je ne le croyais...
Les larmes me montèrent aux yeux. Pas des larmes de douleur, mais des larmes de honte, cette fois-ci. Comment avais-je pu risquer leur vie ainsi ??? C'était facile de se dire qu'on s'était à chaque fois tiré d'une situation impossible, mais là, je n'avais fait que jouer avec le feu encore une fois, sauf que cette fois-ci, c'était mes amis que je jetais dans les flammes en voulant jouer les héros. J'aurais du demander l'aide de la Nouvelle Armée. Ils se seraient occupés de Sento, et on aurait pu retrouver Eva. Là, je sentais que pour nous tous, c'était la fin. Ils nous captureraient tous et on finirait notre vie dans un labo, ou morts, si Sento ne voulait vraiment pas de nous.
Je repensais à ce que m'avait dit Aurore: "Si on s'en sort tous vivants, on ne devra ça qu'à une chance insolente. Et si l'un de nous y passe, tu peux être sûr que je ne te le pardonnerais jamais".
A moins que... Oui, il y'avait peut-être un moyen, audacieux, suicidaire même, mais qui était préférable à tout celà. Je relançais une communication avec Antoine alors que je décrochais les balls de ma ceinture.
"Quoi ???
-Il est temps de prouver que je suis digne de vous... Tu localiseras mon DS, mes balls sont avec.
-Tu vas faire quoi ???
-Quelque chose que tu ne vas pas apprécier. Récupère juste mes balls une fois la bataille finie... Bonne chance à tous."
Sans lui laisser comprendre le sens caché de ma phrase, je mis fin à la communication.
Je sortais de derrière mon rocher tant bien que mal, et je m'avançai au milieu de la foule. Le révolver toujours à ma ceinture, je le pris de ma main valide et je tirai un coup en l'air. Au loin, je vis les réfugiés qui prenaient mes amis, et devant moi les forces de Sento. La bataille s'arrêta un instant, et le temps sembla se suspendre. Avec la voix la plus claire que je puisse avoir dans mon état, j'annonçai:
"Vous allez laisser les réfugiés tranquilles, et en échange, les réfugiés vont relâcher mes amis...
-Et peut-on savoir pourquoi nous ferions ça ??? demanda leur commandant, intéressé ???"
Une dernière fois, je jetais un oeil à mes amis, et même loin d'eux, je vis la chevelure d'Iris, le regard pétillant de Kim, la mèche rebelle d'Aurore, le visage d'Antoine, l'épée de Silver et le sourire d'Eva qui disparut quand elle comprit ce que je m'apprêtais à faire.
"Elle t'en veut maintenant, mais fais juste en sorte de revenir vivant et ce sera de l'histoire ancienne dès demain." m'avait dit Iris à propos d'Aurore. Finalement, de nous tous, c'étaient elles qui avaient cerné le problème dès le début. On ne pourrait pas tous s'en sortir. Avec un sourire forcé, j'essayais de leur laisser l'image de quelqu'un qui savait ce qu'il faisait et qui ne regretterait rien, mais heureusement que j'étais loin d'eux, sinon, ils n'y auraient pas cru une seconde... Puis je me retournais vers le commandant, et je jetais mon pistolet à terre:
"Je suis le seul responsable de cette pagaille. Et je me rends..."
C'est tout l'accueil que vous faites à mon double chapitre ??? Bon, ok, en fait, c'est un simple chapitre que j'ai du couper en deux parce qu'il ne rentrait pas dans un seul message...
Mais merde, vous voulez quoi ???
[Chapitre 42] la fin:
Lilian c rebelé et ila tué tt le mond avaik 1 super pouvoar mé comm il en avé marr y sé suicidé é il a ossi tué tou sé pots...
C'est ça que vous voulez ??? ![]()
Le chapitre 42 était le meilleur de tous. ![]()
Mais c pas encore la fin de l'histoire,alors c peut-être le meilleur pour l'instant mais je suis sur que les prochains seront encore mieux!!!
Allez,Imhotep,ne me fait pas mentir.
ENVOIE LA SAUCE?!!?!?!!?!? ![]()
Je devrais écrire mes chapitres le matin, y'a personne qui poste après 21h...
![]()
Sorry, hier j'ai bossé toute la journée.
Pinaise, mais quels chapitres! Excellent! J'ai rien capté à comment Lilian s'est blessé, mais on s'en fout! ![]()
Si tu veux, au moment où il s'apprête à tirer sur le commandant, il est protégé par un bouclier et un camouflage qui le rend invisible. Mais à ce moment précis, les renforts de Sento arrivent avec un dispositif Crépuscule. Il est encore loin, ce qui ne neutralise pas tous ses pouvoirs, mais vu qu'il est concentré sur autre chose (son tir), il ne se rend pas compte qu'il n'a plus aucune protection et prend une balle perdue. Les soldats autour de lui se rendent compte de sa présence, mais comme il est sorti de nulle part, il y'a un moment de flottement qui lui permet de s'échapper en faisant un gros effort pour se concentrer sur sese pouvoirs...
That's all folks
Ok, merci pour cette explication grand maître. ![]()
Et vite merde(com pour nyarno).
Désolé imhotep,mais vraiment y'a qu'ici qu'on sent la presence de nyarno alors...
Les reclams se font sur ta fic,et sa pue la loose de pourir ce topic si cool.
Bah, je ne vais rien dire... De toute façon, on ne m'écoute pas, même quand je me lève à 1h du mat parce que je trouve pas le sommeil et que dans une grande mansuétude (vous chercherez dans le dictionnaire), je décide de continuer d'écrire mon chapitre
La suite prend un peu de retard, j'ai du mal avec ce chapitre, j'aurais peut-être même besoin d'un beta-reader.... Si y'a des volontaires, en attendant confirmation de cette information...
Sachant bien évidemment que si je n'ai plus besoin de beta reader, cela voudra dire que je suis assez avancé et content de mon chapitre pour le poster très vite....
avec celle de Nyarno, toujours...
the los 69
pas compris la question
sheepard
tu parles à qui là ???
sheepard
La fic de Nyarno, c'est "La vie est faite ainsi"
Et bonne nouvelle, pas besoin de béta reader, le chapitre est finalement fini et bien assez complet... Il sera sans doute posté d'ici 6h, le temps de corriger mes fautes...
[Chapitre 42] La déchéance:
Antoine me regarde avec son regard des mauvais jours... celui qui dit tout et rien à la fois, qui exprime tristesse, colère, gène, honte, doute,... tout celà à la fois. Mais je sais ce qu'il ressent.
Silver, lui, est un peu plus pragmatique. S'il est sujet à une quelconque émotion, il le cache bien. Son épée a cessé de rougeoyer sur son flanc, mais il la tient toujours à la main. Il aurait peut-être préféré se battre plutôt que de subir ça. Mais je sais ce qu'il ressent.
Kim est en larmes. Elle sentait sans doute sa mort proche, et comme n'importe quelle gamine de son âge elle avait craint pour sa vie... S'effondrer comme elle le faisait, c'était un des plus sûrs moyens d'exprimer tous ces sentiments durs et refoulés. Mais quand elle m'a vu partir, elle n'a pas mis longtemps à retenir ses larmes. Elle ne veut pas que je la vois triste. Mais je sais ce qu'elle ressent.
Iris ne me croyait sans doute pas capable de celà. Mais le fait est qu'elle ne se sent pas plus mal à l'aise que ça. Elle reste fière et droite, comme je l'ai toujours connue. Au fond d'elle, elle est en morceaux, sa fierté a disparu, mais même si elle est à fleur de peau, elle fait l'effort surhumain de ne rien montrer. Mais je sais ce qu'elle ressent.
Eva,... ah Eva, quel sort nous fait subir toute cette mascarade ??? Je te retrouve à peine pour te voir une fraction de seconde, de loin, dans la nuit... et je te perds à nouveau. Je sais que tu seras bien avec tous mes amis les plus sincères, mais te perdre sera peut-être le plus dur pour moi. Toi, tu ne comprends pas tout, je te rassure, moi non plus. Tu te crois dans un mauvais rêve, et tu n'es peut-être pas aussi éloignée de la réalité que tu le crois. Toi, plus que tous les autres, je peux dire que je sais ce que tu ressens.
Aurore n'a pas encore compris ce qui se passait. Elle regarde fixement de l'autre côté, mais après avoir croisé le regard vide de mes compagnons, elle se retourne, regarde dans la même direction qu'eux et elle voit... La main devant le visage pour qu'on ne la voit pas pleurer, elle se sent fautive. La dure réalité lui tombe dessus à ce moment précis, et tout l'engrenage que j'ai soigneusement constitué, elle le comprend maintenant. Le plus dur pour elle qui déteste les injustices, c'est de se dire que, aussi personnel que je fus durant cette opération pour retrouver Eva, je me suis mis en avant pour la protéger. Je lui aurais au moins prouvé qu'elle avait tort, mais à quel prix ??? De tous ceux-là, elle sait que c'est elle que j'ai choisi pour prendre la relève, et mener les élus à la victoire. Car, et c'est une chose encore plus bizarre dans ce moment de flottement, c'est elle qui sait ce que je ressens.
Le rêve se brise, et cet instant clôture le temps de l'insouciance et de l'invulnérabilité des Elus. Les réfugiés relâchent mes amis, Dante s'avance, je le reconnais au loin, lui et sa capuche, et il me lance un regard assuré. J'ai fait ce qu'il fallait pour les protéger, il fera ce qu'il faudra pour tenir sa promesse. Quant à Sento, ils honorent leur contrat eux aussi et déjà, la bataille est terminée, les blessés sont récupérés. Ils savent que s'ils ne font pas ce qu'ils ont promis, ils vont avoir à faire à une horde déchaînée de gens pour qui plus rien n'a d'importance, et cette fois-ci, les élus seront avec eux. Et la masse arrivera à surplomber les soldats, et même après de nombreux échecs, le Crépuscule tombera, et les Dieux même ne sauraient trouver les mots pour la furie qui rêgnerait après.
Je n'ai pas le sentiment du devoir accompli, même si de nombreuses personnes salueront mon courage, bla bla bla... L'échec est très dur et je ne fais que limiter la casse. J'ai toujours eu horreur des honneurs, et ce n'est pas maintenant que ça va commencer à me plaire. Je suis conduit à l'arrière d'un camion de transport, on ne m'enchaîne même pas. Le Crépuscule trône tel un trophée sur le toit du camion, je suis sans armes, et blessé. Ils savent pertinemment que toute tentative de fuite se solderait par ma mort. On peut dire tout ce qu'on veut, mais si ce jour reste dans les mémoires, ce sera une grande victoire pour Sento. Tout le monde part, tout le monde se met en branle, et tel un seul homme, les militaires quittent le champ de bataille, alors qu'au loin, les premiers rayons d'un soleil plus que pâle se lèvent et illuminent les tentes. Même lui est triste de ma capture. Je ne savais pas que j'avais des relations si haut placées...
Celà faisait maintenant plusieurs heures que nous roulions. J'avais laissé tomber tout espoir de fuite, d'évènement miraculeux. La dernière fois qu'un miracle s'était présenté à moi, c'était lorsque l'arrivée de Sento avait provoqué une panique suffisament importante pour me laisser les quelques secondes nécessaire à ma fuite. Mais au lieu de profiter de ce sursis pour nous faire tous partir, j'avais voulu jouer les altruistes et chercher Eva. J'en payais le prix maintenant. Alors à l'avenir, plus de miracles, merci...
Dans les petits interstices sous la bâche du camion, je voyais passer les lumières et les bâtiments... Lavandia, une petite pensée pour Ed, Pierre et les autres, et puis le bruit des vagues, l'odeur du sel... un pont entre Lavandia et la maison du maître des baies... fraîchement construit, si on en jugeait les bruits incessants de marteaux-piqueurs... et puis la pluie, et les cahots... direction Cimetronelle.
Nous avancions maintenant sous une pluie battante. Chaque caillou sur la route en terre faisait trembler les roues aux amortisseurs inexistants qui transmettaient le choc aux durs bancs de bois sur lesquels j'étais assis avec les soldats chargés de mon escorte.
J'avais une vague idée de ma destination. Dans le meilleur des cas, s'ils savaient qui j'étais, et quel rôle j'avais à jouer, je finirais dans une prison bardée de dispositifs Crépuscule avec l'impossibilité totale de m'enfuir, dans l'autre cas, je n'étais pour tous ces gens qu'un simple fauteur de trouble et je finirais exécuté d'ici peu sous cette pluie battante. Mais quelque soit mon avenir, je n'avais pas envie de montrer que je souffrais à aucun de ses imbéciles. Non pas pour jouer les durs, mais parce que je m'accrochais vainement aux derniers fragements de fierté qui restaient encore en moi et parce que je n'aurais jamais montré à l'ennemi un point faible qu'il pourrait exploiter.
Les bonnes vieilles habitudes du dresseur reprenaient finalement le dessus sur l'élu... Peut-être pas pour longtemps, mais j'avais déjà cette certitude en tête. Montrer à l'ennemi où frapper était la première erreur. La suivante était en général fatale, d'où l'intérêt de ne jamais commetre la première.
Mon bras m'élançait de plus en plus, et désormais, chaque mouvement de mon épaule ne pouvait se faire sans qu'une intense douleur n'irradie dans tout mon corps. Cependant, il y'avait au moins un aspect positif à cette immobilisation forcée, je sentais que le sang ne coulait plus. La cicatrisation commençait à opérer et me permit d'espérer. Aurore ne guérirait sans doute jamais cette plaie, il faudrait se contenter des moyens du bord. J'étais encore bien loin d'être au meilleur de ma forme, mais une once d'espoir traversait mon coeur, et les quelques miettes de fierté firent des petites, qui s'ajoutèrent à celles déjà présentes pour reformer le plastron de mon honneur pourtant bien tordu par la défaite.
Petit à petit, je redevenais moi-même. Je n'avais toujours aucun espoir pour plus tard, mais je redécouvrais petit à petit toutes les fonctions de mon cerveau que j'avais ignoré en m'adonnant à mes pouvoirs. Tactiques, feintes, stratégies de combat,... Certes, je n'avais pas mes pokémons avec moi, mais le fait que je puisse retrouver, au milieu du bazar qui régnait dans mes neurones, un semblant d'organisation état un bon présage. Si j'arrivais à monopoliser ce qu'il fallait au bon moment, peut-être que je resterais en vie jusqu'à cette fameuse bataille finale. Finalement la seule limite que nous avions en tant qu'élus, c'était celle que nous nous imposions. Je réfléchissais à nouveau tel un vrai dresseur, pas comme un super héros qui doit sauver le monde. Tout celà me semblait tellement absurde, tel un mauvais rêve qui se finissait tragiquement...
Je gardais espoir, détrompez-vous, mais je gardais uniquement l'espoir de rester en vie. Tout le reste était une page tournée. Certainement, mes amis s'en sortiraient, j'avais confiance en Aurore pour ça. Au besoin, il y'avait encore des renforts à Sinnoh... Mais il faudrait certainement plusieurs mois pour les faire parvenir jusqu'ici...
Ah, Sinnoh. Je comprenais maintenant ce que nous disaient les grands voyageurs comme Kimera, la championne d'arène d'Unionpolis... Elle avit parcouru des dizaines de fois les îles de Kanto, Johto et Hoenn avant que tout ne change, mais elle ne se sentait jamais aussi bien que chez elle. Et aussi beaux furent les paysages qu'elle découvrait, aussi amicaux étaient les gens qu'elle rencontrait, elle avait toujours au fond du coeur un pincement pour la terre qui l'avait vu naître. Alors que l'ivresse des combats et des victoires glorieuses se dissipait, je ressentais finalement ce mal-être, cette sensation si dérangeante et à la fois tellement pleine de bons souvenirs...
Mais déjà, le camion quittait la route sous la pluie, pour entrer dans la jungle urbaine, le mot était bien adapté, de Cimetronelle. A peine le temps de sentir les odeurs des grands épicéas que nous étions déjà ressortis. Je n'avais jamais visité cette ville, mais je la croyais impraticable rien qu'à vélo, alors imaginez l'angoisse en camion. Pourtant, la traversée fut rapide et sans aucun arrêt. La folie guerrière de Sento n'avait semblait-il d'égale que son envie maladive de modernisation. Il était simple pour un Maître Pokémon de gérer l'île dont il était le gardien, grâce aux nombreux Champions d'arène qui étaient sous sa responsabilité et qui pouvaient agir vite et en s'adaptant à un territoire qu'ils parcouraient depuis leur plus tendre enfance, mais pour un dictateur qui voulait tout contrôler par lui-même, il était certain que tous les reliefs d'Hoenn devaient le rendre malade.
Tout le monde s'efforçait de vivre en fonction de la nature particulière de ces îles volcaniques, mais pour le Tyran, ca devait être la nature qui devait vivre en fonciton de ses ambitions. Pour lui, c'était un moyen de montrer qu'il était tout-puissant, pour ses "sujets" les habitants d'Hoenn, ce n'était qu'un affront de plus fait à leur civilisation ancestrale. Je songeais avec peine à tous ces gens, venus des quatre horizons, d'Hoenn, de Kanto ou de Johto, et dont les cultures étaient bafouées par un chef auto-proclamé, dont l'autorité ne dépendait que de son armée surpuissante... Encore une aberration de plus... comme on savait en faire souvent apparement ici.
"On peut savoir pourquoi tu souris ??? me demanda un des gardes, avec une haleine à faire pâlir n'importe qui.
-Je ne souris pas, répondis-je du tac au tac, je fais des grimaces à cause de la douleur... et peut-être aussi à cause de ton odeur..."
Le soldat leva la main, mais j'étais confiant. S'il me touchait, je saurais qu'on n'avait pas besoin de moi... Par contre si...
"Soldat, asseyez-vous, et toi, petit impertinent, tais-toi."
Par contre, si son supérieur lui ordonnait de ne rien faire, alors j'avais une chance d'être plus important pour eux...
"Toutes mes excuses, fis-je cependant, c'est que je n'ai pas l'habitude d'être fait prisonnier. Vous comprenez, ca me rend un peu nerveux...
-Tu feras moins le malin quand tu seras arrivé à...
-SOLDAT, SILENCE !!!"
D'un côté, les ordres du commandant me confortaient dans ma position, de l'autre, j'aurais bien aimé pour une fois que le soldat en dise juste un peu plus. Son supérieur ne l'avait pas tant incité à se taire parce qu'il me provoquait, mais plutôt parce qu'il allait révéler un détail sensible. Si j'arrivais à en savoir un tout petit peu plus, peut-être que je pourrais laisser un message... Peut-être...
"Où m'emmène t'on ??? demandais-je."
D'abord le silence. Personne ne me regardait, pas un soldat n'osait croiser mon regard.
"Suis-je donc aussi méprisable que ça pour qu'on ne m'adresse même pas la parole ???"
Finalement, le commandant daigna distiller un semblant d'informations à mon sujet.
"Tu sais, jeune homme, des gens comme toi qui se sacrifient pour la santé de leurs camarades, on en voit pas souvent par ici. La règle du chacun pour soi est de mise en général. Surtout quand on sait les punitions qui sont infligées aux rénégats. Les prisons de Sento ne sont pas des maisons de repos, tu sais ??? Au mieux, si tu ne sais rien, on te laisse croupir au fond d'un trou avec un peu de pain rassis... Mais si tu es quelqu'un d'important, alors tu peux t'attendre à de belles scéances de torture pour te faire parler...
-Au sujet de ce "sacrifice" comme vous dites, c'est ce que n'importe quelle personne sensée aurait fait. Si vous aviez attaqué malgré ma dénonciation, vous n'auriez été qu'un boucher sanguinaire parmi tant d'autres. Je savais donc qu'en faisant ça, je laissais la vie sauve à pas mal de personnes... Un homme en prison plutôt que toute une population de plusieurs centaines de personnes mortes... Le calcul est très vite fait..."
Le commandant se cala contre la carrosserie du camion, et prit un air dédaigneux particulièrement énervant...
"Tu sais, jeune homme, la guerre, ce n'est pas que du calcul...
-Non ??? Vous rajouteriez quoi en plus comme donnée ??? L'affectif ??? Il me semble que ce n'est pas votre fort à Sento..."
A ces mots, les soldats se tinrent prèts à me frapper si l'ordre leur en était donné, mais le commandant éclata au contraire de rire.
"Et téméraire en plus... Tu gravirais vite les échelons si tu venais de notre côté... Laissez soldats, ce garçon n'insulte personne, il ne fait que dire la vérité qui dérange après tout... Il fera moins le malin une fois arrivé à la base Fondm..."
Ah ??? On avait fait un pas de plus, base Fond de ??? Manifestement, je n'en saurai pas plus... Autant changer de sujet... On reviendrait plus tard aux sujets sensibles... Le commandant se lança dans un long monologue sur sa vision de la guerre...
"Avant de devenir soldat, j'avais des activités un petit peu délictueuses, si tu vois ce que je ve dire. C'est dur de vivre ici. La vie est compliquée... J'ai tué des gens, fait entrer des clandestins, vendu des gens aussi. "Peut-être qu'ici, les choses seront différentes" m'étais-je dit en rentrant dans l'armée. Et tu vois le résultat, fit-il en montrant ses soldats... Je fais la même chose, sauf que j'ai des hommes sous mes ordres, et que je monte en grade si je le fais bien..."
Les soldats éclatèrent de rire alors que nous arrivions à Nénucrique. Le commandant reprit la parole.
"C'est ici que nos chemins vont se séparer, jeune homme. Tu auras été fort divertissant, mais j'ai des ordres..."
Le camion se garait dans un entrepôt sombre. Il était temps de poser la question sensible...
"Où m'emmène t'on ??? demandais-je de but en blanc.
-Si je te disais la Base Fondmer, ca ne te dirait rien, et de toute façon, je te laisserai découvrir ça par toi-même. C'est assez particulier paraît-il. Mais tu es quelqu'un de très particulier, si j'ai bien compris mes ordres... Ca sera une bonne demeure pour les quelques... prochaines années dirons-nous..."
Le camion s'arrêta brusquement. Tous les soldats descendirent et le commandant resta en arrière, pour me sussurer à l'oreille.
"Profite bien de ton séjour, jeune homme.... ah, et ça c'est parce que comme tu l'as si bien dit, je n'ai aucun affectif...."
"Ca" voulait dire un bon coup de poing sur l'épaule blessée qui se remit à saigner. Je retins un cri.
"Allons, ne dis rien, un seul mot et mes soldats pourraient croire que tu tentes une évasion, ils seraient bien obligés de te tuer... Crois bien que ca me désolerait. Allez, bon voyage..."
[A SUIVRE]
Et en ce qui concerne la promesse que j'avais faite, elle a été respectée... J'ais posté avant 18 h sur le forum de perle. Simplement, j'ai du jouer les profs entre temps et j'étais loin de l'ordi...
J'espère que le chapitre ne vous décevra pas trop, j'ai ramé ramé, pour faire ressortir la mélancolie et la rupture avec le ton "youpi, on va tous vous niquer" des chapitres précédents...
PS: pour les chercheurs de clins d'oeils, il y'a une référence au premier trailer de GTA IV (que vous pouvez trouver sur le site...) Mais lisez le chapitre d'abord, c'est plus marrant...
Oh pitié seigneur
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La suite ![]()