Je créais un topic afin de publier mes histoires
voici le premier opus, je suis en train d´écrire la suite, vous pourrez la lire bientot
n´hésitez pas a faire des critiques...
Chroniques d´un vampire :
Masser se reflète sur lame d’or. Son image est a peine perturbée par les flammes qui courent sur la lame brûlante, et pourtant, la poignée est si froide… Il est 1h00, je jette un dernier coup d’œil sur mon contrat. Ce soir, le compte Janus Hassidor mourra. Bien sur, il ne sera pas facile de pénétrer dans le château de Skingard. Les gardes de la ville sont partout, et je ne dois en tuer aucun.
Puis, son image me revient, celle pour qui je fais ça, Mathilde. Je la revois dans sa robe d’un goût exquis, virevoltant au vent venu de la mer fantôme… Jamais elle ne doit apprendre ce que je fais. Et dire qu’elle pense que j’investis dans des boutiques de la cité impériale, moi qui n’y connais rien en marchandage. Toute ma vie je n’ai eu qu’un talent, un dont offert par Sithis semble-t-il : tuer. Froidement, sans états d’âmes, sans compassions, comme si je n’avais fait que ça toute ma vie. J’ai toujours cru que je n’étais bon qu’a ça, que mon cœur était noir comme la suie du mont écarlate. Mais aujourd’hui, je sais que je suis capable d’aimer, et c’est grâce à toi mon amour. Je rêve du jour j’aurai assez d’argent. Nous achèterons une maison à Balmora, et nous finirons nos jours ensembles ma chérie. Mais combien de morts coûtera-ce ? Mon dieu, j’ai tellement de sang sur les mains. Toutes les nuits, je revois les visages des gens que j’ai tués, ils me hantent et m’obsèdent. Chaque nuit je me pose la même question : « pourquoi je fais ça ? ». Et chaque matin j’ai la réponse : « pour toi Mathilde ».
Mais l’heur n’est pas au doute. Perché au dessus du rempart de la cour du château, j’ai une très bonne vu sur l’entrée principale. Elle est trop bien gardée pour que je puisse m’y aventurer. Je passerai par les quartiers des gardes. En quelques sauts je suis en bas. Alerté par la chute de quelques cailloux un garde se retourne et manque de me voir. Heureusement, une fois encore, l’ombre me sauve la vie. Lorsque l’on fait ce métier, l’ombre est l’alliée la plus chère que l’on ait. Et au fur et a mesure des contrats, elle devient une amie qui nous accompagne tout le temps.
Je suis a présent dans les quartiers des gardes. Le bruit de mes pas est largement couvert part les ronflements des gardes insouciants. Néanmoins, il y en a un qui garde la porte qui mène aux appartements du compte. En quelque mouvement je bondis et dégaine lame d’or. Le garde s’écroule a mes pieds, assommé par le pommeau de mon sabre. Il ne restera pas longtemps assoupit, je dois filer rapidement. J’ai juste le temps de crocheter la serrure a l’aide de la clef squelette offerte par Nocturne.
Me voici dans les appartements du compte. Je me dirige vers sa chambre avec les plus infimes précautions. Mais la j’ai juste le temps de discerner une présence derrière moi. Lorsque le sort d’invisibilité s’évanouit, j’ai juste le temps de reconnaître le visage du compte. Je n’ai même pas le temps de bouger que je sens deux canines s’enfoncer profondément dans mon cou. C’est comme si on aspirait mon âme, comme si j’étais vidé et laissé à l’état de coquille vide.
Le voile est levé, le compte est en faite un vampire. Je m’endors doucement. Je ne ressens aucune souffrance. Toutes mes pensées vont vers mathilde. Je serrai bientôt un vampire moi aussi.
La nuit se lève, moi aussi. J’ai dormis toute la journée. Je suis condamné à errer toute l’éternité dans les ténèbres, et de tuer des innocents pour me nourrir. Mais le pire, c’est que je ne reverrai plus le visage de Mathilde à la lueur de l’aube. Je ne verrai plus le soleil caresser ses formes que j’avais tant de plaisir à caresser. Pire, je la verrai mourir. Elle, la seule personne qui m’a fait exister, l’amour de ma vie… Mathilde, je passerai l’éternité à t’aimer…