Honnêtement, lorsque j’ai lancé It Takes Two, je ne m’attendais pas à grand-chose. Je pensais simplement passer un bon moment sur un jeu coopératif sympa, une occasion de jouer avec ma femme. Mais très vite, j’ai découvert une véritable pépite. Au fil de l’histoire, le jeu dévoile une richesse de gameplay impressionnante, renouvelant sans cesse ses mécaniques pour ne jamais laisser place à la lassitude. Les deux joueurs se complètent parfaitement, chacun ayant un rôle aussi important que l’autre.
La durée de vie m’a agréablement surpris : le jeu est long juste comme il faut, et chaque chapitre apporte son lot de nouveautés. L’histoire, quant à elle, est bien plus profonde qu’elle n’y paraît. Les émotions sont fortes, les morales nombreuses, et pour être honnête, c’est le premier jeu qui a réussi à me tirer quelques larmes tant il m’a touché.
Alors pourquoi une note de 19/20 et pas 20 ? Principalement à cause des graphismes lors des cinématiques mettant en scène la fille et les parents sous forme humaine. Leur modélisation m’a paru un peu en dessous du reste, ce qui rend certaines émotions un peu étranges. Avec des visages plus expressifs, la fin aurait pu être encore plus marquante.
Je rajouterais également qu’un mode “facile” aurait été le bienvenu ou le joueur de notre choix est plus résistant. Le second joueur est souvent la compagne ou le compagnon de quelqu’un de plus habitué aux jeux vidéo, et dans notre cas, ma femme n’est pas très à l’aise avec les jeux en 3D. Heureusement, nous avons réussi à aller jusqu’au bout, mais j’imagine que beaucoup de couples n’ont pas vu la fin à cause de la difficulté.
En résumé, It Takes Two est une véritable œuvre d’art vidéoludique, à la fois drôle, inventive et émotive. Un jeu unique qui prouve qu’à deux, on peut vraiment tout surmonter.