Ce jeu.
Mais putain mais ce jeu.
Pour mettre les choses dans le contexte, j'ai 22 ans, ma culture du jeu-vidéo a démarré vite fait avec la Megadrive et la N64 que m'avaient légué mes grands frères, et c'est surtout sur des consoles comme la Wii, la Xbox 360 et la PS4 notamment que j'ai passé du temps en tant que joueur console.
Lorsque j'ai lancé Super Metroid sur l'émulateur que nous propose la Nintendo Switch, je savais que je m'attaquais à un classique, mais je l'ai un peu sous-estimé. Je me disais que ça reste un jeu vieux de presque 30 ans, que ça posait des bases qui auront été peaufinées avec la magie du temps et de l'évolution de l'art du jeu-vidéo.
J'étais totalement à côté de la plaque. Super Metroid est non seulement un classique, mais a totalement conquis mon âme de gamer, au point où je suis tenté d'affirmer qu'il est insurpassable dans son propre genre.
Rien ne dépasse, le jeu est profond, la musique riche et variée, les décors et créatures sont des pépites du pixel-art, Samus a un design charismatique et unique, le level design est... Sûrement le plus gros point fort, en compétition avec le gameplay qui est au premier abord simple, mais c'est cette simplicité qui permet au joueur de trouver des possibilités quasi infinies d'improviser ses propres chemins et techniques. C'est si fluide !
Beaucoup de personnes semblent ne pas avoir mis trop de temps à finir Super Metroid. J'espère que nous sommes nombreux à y avoir mis des dizaines d'heures ? La durée de vie est assez vaste, à voguer entre les zones pour trouver les éléments qu'on a pu manquer. Parfois, un petit passage ridicule se fraye entre des cases si bien cachées que c'en est absurde, pour nous mener vers des grandes zones ou des améliorations cruciales. À chaque fois que je trouvais un passage secret, j'étais sur le cul.
Je ne suis pas un as de la rédaction et, bien que ma critique soit assez anarchique, j'espère avoir su faire naître l'envie et la hâte de jouer à ce joyau dans l'esprit de ceux qui me lisent.
J'estime que un 20/20 relève trop du coeur, tout chef d'œuvre n'est pas exempt de défauts (à part la Sonate en Si mineur de Liszt, sincèrement). Peut-être que certains allers-retours ont prolongé inutilement la durée de vie du jeu (ce que je reproche aussi à Hollow Knight, petite remarque en passant). Les combats contre les boss étaient parfois un poil ridicule, mais celui contre Ridley en revanche m'a botté.
Vous hésitez à jouer au jeu ? Arrêtez de songer immédiatement, lancez-le.