Nous sommes début septembre 2005, et je fais partie des chanceux qui ont pu mettre la main, dès sa sortie, sur la fameuse PSP.
Pour situer un peu, je n’avais jamais eu de GBA, et ma Nintendo DS, acquise à sa sortie, n’a pas fait long feu : les jeux me paraissaient trop enfantins, et je l’ai revendue aussitôt. Mon expérience de console portable se limitait donc surtout à la Game Boy et à la Game Boy Color (avec Pokémon, bien sûr).
J’ai réussi à obtenir un Value Pack comprenant quelques accessoires (lingettes, carte SD) et un jeu : Ridge Racer. Coïncidence amusante : mon tout premier jeu sur PS1 avait déjà été... Ridge Racer. Le destin fait parfois bien les choses !
Je m’étais volontairement préservé des spoilers concernant la première console portable de Sony et le jeu. Résultat : quelle surprise en sortant la bête du carton !
L’écran était superbe, le stick analogique , et le menu PS demandant d’entrer son nom, sa date de naissance, son âge… Un vrai saut dans le futur comparé à ma vieille Game Boy Color.
La PSP offrait des fonctionnalités incroyables pour l’époque : navigation internet, lecture de films en UMD (un flop), téléchargement d’images, de musiques… et plus tard même de jeux via CFW (mais chut
).
Une fois la console paramétrée, j’insère l’UMD de Ridge Racer… et là, la claque !
En 2005, voir une console portable afficher des graphismes dignes d’une PS2 relevait de la science-fiction. Il faut par exemple savoir que la PS3 sortira un an plus tard . Reflets sur les voitures, détails des circuits, animations partout : c’était une véritable PS2 de poche. J’ai passé des journées entières ( et des nuits sous ma couette ) à enchaîner les courses, complètement bluffé par la qualité visuelle et technique.
La PSP, c’était aussi l’accessoire ultime pour impressionner les copains. Croyez-moi, elle faisait son effet ! Bien sûr, en 2025, ça peut sembler dérisoire comparé aux jeux sur smartphone… mais il faut se remettre dans le contexte de l’époque.
Concernant Ridge Racer en lui-même : on retrouve la formule classique, un univers légèrement futuriste, plusieurs circuits, de nombreuses voitures sans licences officielles, et une conduite 100% arcade avec des dérapages à 250 km/h. Le jeu est bon, mais pas inoubliable ; la nostalgie joue beaucoup dans mon affection. D’ailleurs, Burnout m’a marqué bien davantage par la suite.
Cet avis parle autant de la sortie de la PSP que du jeu en lui-même, car pour moi, ils sont indissociables. J’ai encore en mémoire l’odeur du neuf en ouvrant la boîte, la sensation de prendre cette petite révolution technologique entre mes mains. Elle aura aussi son petit lot de défaut comme l'autonomie , les crash , le navigateur très très lent , les pixels morts qui arrivent par hasard assez vite et commencent à faire des petits ...
Merci à toi, Ridge Racer, et merci à la première PSP pour m’avoir fait vivre ce moment magique de l’histoire du jeu vidéo.