Critique : Resident Evil 2 Remake (PS5)
Note attribuée : 16/20
Temps de jeu : 10h (Leon) + 6h (Claire)
Personnages joués : Leon S. Kennedy puis Claire Redfield : Difficulté : Normal
🎬 Introduction / Contexte :
C’est dans le cadre de ma rétrospective de la licence Resident Evil que j’ai abordé ce Resident Evil 2 Remake, avec l’objectif de parcourir les onze jeux principaux de la saga.
Après un Resident Evil 0 perplexe et un Resident Evil HD Remaster plus convaincant, c’est avec de vraies attentes que j’ai lancé ce remake sorti en 2019. À noter que je n’ai pas joué à l’original de 1998, et que cette version est connue pour avoir légèrement amputé certains éléments de son aîné. J’ai commencé par Leon en 10 heures, avant de repartir avec Claire en 6 heures, uniquement les campagnes principales.
✅ Points positifs :
Graphismes et moteur physique impressionnants
Sorti en 2019 et joué en 2026, le jeu accuse peu son âge. Les démembrements sont crédibles et renforcent l’immersion à chaque affrontement.
Sound design oppressant, Mister X en tête
Les pas de Mister X qui résonnent au loin sont parfois plus terrifiants que sa présence. Dès son apparition, la tension devient permanente.
Un bestiaire efficace
Lickers, hommes-plantes, chiens chacun apporte sa dose de stress. La fuite vers le parking avec Mister X aux trousses reste le moment le plus marquant du jeu.
Le commissariat, meilleure zone du jeu
Dense, cohérent, oppressant. Le rythme y est bien maîtrisé, le backtracking se fait oublier, et la progression à l’ancienne apporte une vraie satisfaction.
Leon et Claire, deux expériences distinctes
Armes, zones et personnages secondaires diffèrent entre les deux campagnes. Ada et Sherry apportent une diversité bienvenue malgré leurs apparitions courtes.
Contenu généreux et accessible
Entre campagnes principales, bis et DLC gratuits, comptez entre 18 et 25 heures. Les sauvegardes sont libres en mode Normal, idéal pour les nouveaux joueurs.
❌ Points négatifs :
Mister X, effrayant… jusqu’à ce qu’on le comprenne
Dès que l’on réalise qu’il n’est là que pour nous faire avancer plus vite et non pour nous tuer, la tension retombe. Il devient un simple élément de pression, facilement gérable une fois ses patterns assimilés.
Une bande-son trop discrète
Hors des confrontations de boss et de l’approche de Mister X, le silence domine. Les musiques présentes ne sont pas particulièrement marquantes, et la bande-son originale de 1998 est disponible… en DLC payant. Difficile à justifier.
Le jeu s’essouffle hors du commissariat
Les égouts ralentissent le rythme, et le laboratoire final offre une expérience bien plus linéaire. Le jeu se découpe clairement en trois actes d’inégale qualité.
Des boss peu inspirés
Birkin revient trop souvent, Mister X se règle facilement avec les bonnes armes. On est loin de boss véritablement mémorables.
Un scénario assumé mais inégal
Leon s’en sort bien ses motivations sont claires et crédibles. Mais la campagne de Claire peine à convaincre. L’attachement soudain de Claire pour Sherry sonne creux, Ada débarque en robe au milieu d’une apocalypse zombie, et les dialogues restent très limités même si les réactions spontanées des personnages apportent une touche d’humour involontaire bienvenue.
Une rejouabilité trop limitée
C’est le défaut le plus important. Campagnes trop similaires, pas de New Game Plus, pas de boutique de déblocage. Voir la vraie fin nécessite de terminer le jeu quatre fois pour un énième retour de Birkin. Les deux campagnes auraient pu être vraiment complémentaires et interconnectées. Ce n’est malheureusement pas le cas.
Un point à noter
Le remake fait l’impasse sur plusieurs ennemis de l’original Moth, Giant Spider, Corbeaux et Licker B et l’interconnexion entre les deux campagnes a été considérablement allégée. Imperceptible pour un nouveau joueur, potentiellement décevant pour les nostalgiques.
🎯 Conclusion :
Resident Evil 2 Remake est, à ce stade de ma rétrospective, le meilleur épisode que j’ai fait. Ce remake franchit un cap net et confirme que la licence sait se réinventer sans trahir ses fondamentaux.
Il n’est pas parfait : rejouabilité limitée, campagnes trop similaires, scénario inégal. Mais pris dans sa globalité, lors d’une première partie, l’expérience est franchement excellente. Le commissariat, Mister X, les Lickers tout fonctionne, et fonctionne bien.
Je ne l’ai pas gardé, il ne m’a pas suffisamment marqué pour y retourner. Mais j’y ai passé un excellent moment, et c’est ce qui compte.
Bonne porte d’entrée dans la licence pour les nouveaux joueurs. En revanche, si la rejouabilité est importante pour vous, sachez qu’elle atteint vite ses limites. Pour ma part, cette rétrospective se poursuit, et RE2 Remake m’a clairement donné envie de continuer.