Avant tout, Road 96 est un jeu contemplatif, porté par une direction artistique très distinctive, presque peinte, qui rappelle un peu Life is Strange... sans qu’il n’y ait vraiment d’autre point commun entre les deux.
J’ai passé de trés belles soirées dessus. Faire de l’auto-stop, tomber sur des inconnus qui, au final, sont tous liés d’une manière ou d’une autre, découvrir des paysages variés, s'arrêter dans des motels, des bars paumés, des grottes, des campings… c'était magique..
Mais Road 96, ce n’est pas juste un voyage. Il y a une vraie intrigue derrière, et la narration nous implique à fond. On joue plusieurs personnages (neuf de mémoire), chacun tentant sa chance pour traverser la frontière. Et en parallèle, on suit l’évolution d’un contexte politique tendu, où chaque action, chaque choix peut avoir un impact dans l'immédiat. Tout peut arriver : on peut finir en prison, passer la frontière... ou même mourir. Oui, oui.
Par contre, j’avoue que le système de choix m’a un peu perdu. J’avais souvent l’impression que peu importe ce que je faisais, la fin serait le même, alors qu’au final, plusieurs fins sont possibles. Une surprise pour moi.
Bref, Road 96, c’est un jeu qui te fait voyager, qui t’apaise… avant de te mettre un bon coup de taser quand les choses se corsent (souvent en fin de parcours). Croiser d’autres voyageurs comme nous, échanger avec eux, s’entraider et faire entendre ta voix…
J’ai beaucoup aimé. 16,5/20.