Je suis tellement déçu... Tellement.
L'excellent premier jeu, qui sortait à une époque où le genre commençait à se développer et avait besoin de modèle, m'avait tirer plusieurs larmes de joie, d'angoisse et de peine. Le second eu un impact tel que seules de rares oeuvres peuvent avoir, tant sur le plan humain, qu'émotionnel ou qu'artistique, je le considère comme l'un des plus beaux moments d'arts qu'il m'ait été donné de côtoyer. Et puis, voilà le troisième volet. Je l'attendais avec excitation mais apprehension : pouvaient-ils, à nouveau, surprendre et bouleverser comme l'avaient fait ses aînés ? Bah, bof.
Tout commence bien, le personnage est attachant, le scénario, bien que très attendu, créé avec douceur un lien entre nous, le personnage principal et les autres protagonistes. Le jeu est très beau, la lumière, les couleurs, le charme des lieux. Puis la découverte du pouvoir, qui ouvre tant de possibilités sur le papier, en terme de gameplay, d'histoires, de façon de jouer. Puis pouf, comme un soufflé. L'intrigue passe au second plan, le tout ne se focalisant que sur des bribes de morceaux de vie, les nôtres ou les leurs, le pouvoirs n'offre que peu, la ville qu'on souhaite tant explorer n'est en fait qu'une façade et, si elle semble d'abord regorger de vie, on se rend vite compte des lieux inexploitables, des murs invisibles et des personnages là pour être là. Nos décisions, plus que jamais, n'en sont pas, la seule qui l'est un temps soit peu est notre orientation sexuelle. C'est peu, très peu, trop peu, surtout pour un LiS. La seule surprise du scénario est attendue, le gameplay est relativement fade, le pouvoir est invisible et la fin est une honte. Rien. Rien à proposer DU TOUT, bâclée, sans odeur, sans forme, sans couleur. Voilà, vous avez payer un jeu au prix fort pour une "tranche de vie" sans texture ni profondeur. J'ai du mal à saisir l'engouement, mais suis sûr de ne pas y revenir.