Avec l'arrivée bienvenue du Seigneur des Anneaux version LEGO, celle du Hobbit ne semblait pas vraiment évitable. Et, à l'image de l'adaptation du Seigneur des Anneaux, celle du Hobbit se compose des mêmes qualités et défauts. Et malheureusement de quelques bugs en plus.
Les bugs donc. Si LEGO Le Seigneur des Anneaux en était quasiment dépourvu, Le Hobbit lui en contient. Bugs de collision, (rares) écrans noirs durant les chargements, personnages qui courent indéfiniment dans le décor (dans une partie caché d'un niveau)... Vu l'ampleur d'un tel jeu, voir autant de bugs n'est pas facilement pardonnable. Pour rester dans le négatif, passons aux défauts. Les joueurs ayant fait Le Seigneur des Anneaux les retrouveront dans Le Hobbit : la caméra peut faire des siennes quelques fois, mais le défaut majeur de ce titre reste le fouilli lorsque l'on est en présence de dizaines d'ennemis autour de nous. L'action devient assez illisible, donc un poil gênante.
Mais, encore une fois, ceux ayant aimé LEGO Le Seigneur des Anneaux seront sans doute charmés par cette nouvelle retrouvaille avec la Terre du Milieu. Ainsi, tout comme le premier jeu, on arpente les niveaux liés aux deux premiers films du Hobbit d'un côté, et on accomplit des quêtes en monde ouvert de l'autre. Sachant que la Compagnie de Thorin se compose de tant de membres différents, le gameplay s'en verra affecter (dans le bons sens) : Bilbon deviendra invisible avec son Anneau, Gandalf utilisera sa magie, Bofur cassera de résistantes roches que d'autres ne pourraient pas détruire, certains ont des grappins, d'autres peuvent s'empiler... La Compagnie se voit composée de personnages dont la complémentarité s'avère être la principale réussite à la progression.
Si ce titre suit les traces de son aîné, ce n'est pas pour autant qu'il ne propose pas de nouveautés. Les roches résistantes (citées plus haut) font partie de ces nouveaux ajouts. C'est grâce à elles que le butin (autre nouveauté) se récolte. Des cordes, du bois, des matériaux, des carottes ou encore de la pierre sont des butins tout aussi précieux et nécessaires à la progression d'un niveau (dans son script, la construction se révélant inévitable) ou du monde ouvert (construction d'un pont unique pour se rendre sur une partie de la carte). Sujet à quelques ralentissements, le monde ouvert se révèle toutefois très sympathique, et on reconnaît aisément les endroits parcourus par la Compagnie. De la Comté aux Trolls, jusqu'au Carrock, Lacville et Erebor, tout est fidèlement fait et l'atmosphère particulièrement maîtrisée. Autre nouveauté, là où le forgeron du Seigneur des Anneaux forgeait les armes pour nous, la chose est ici différente car c'est au joueur de les forger lui-même, via un mini-jeu rythmique facile mais sympathique permettant l'acquisition des armes "parfaites" si ce mini-jeu est fait sans erreur.
Des dizaines de personnages jouables, un doublage et des musiques très bien incrustés, de l'humour bien placé, un esprit bien retranscrit... LEGO Le Hobbit est dans la parfaite lignée que LEGO Le Seigneur des Anneaux. Bien qu'ils soit moins radin en bugs, il reste une très bonne expérience de jeu et un sympathique prolongement de l'oeuvre de Peter Jackson.