18/20 — Exceptionnel
Ce 5ème volet de Grand Theft Auto a suscité énormément d'attente par un paquet de joueurs. Attendu comme le messie vidéoludique de cette fin de génération, GTA V n'en a finalement peut-être pas les épaules. Mais pour ma part, ce jeu respire néanmoins la réussite à tous les niveaux. Son scénario pourtant simple de base se construit autour d'une écriture d'une rare efficacité et de doublages tout simplement excellents. Chacun des 3 lascars que nous incarnons tour à tour possède sa propre personnalité et il n’est pas rare de se délecter de leurs conversations hautes en couleurs. Par contre, si on sent qu’à travers cet opus Rockstar tente encore de dépeindre les mauvais côtés de la société américaine, tout est tellement exacerbé que ça en devient presque trop parodique. Malgré tout, les situations sont souvent cocasses où comique de situation et humour noire s’entremêlent sans jamais se lâcher, le tout servi par une mise en scène aux petits oignons. Côté gameplay, on reste sur du classique. On tire, on se couvre et on recharge. Globalement acculé par une palanquée d’ennemies, ces derniers ne feront finalement office que de chair à canon tellement le joueur aura l’impression d’être une armurerie sur pattes. Mais ce qui fait la richesse de GTA, c’est bien entendu tous ces à-côtés. En effet, même si on se retrouve avec un certain nombre de missions annexes, les “divertissements” sont légions. Les véhicules, ne sont pas en reste non plus où toutes sortes d’engins sont mises à dispositions afin de vaquer à nos occupations ou juste flâner, histoire de découvrir le fabuleux travail graphique réalisé par Rockstar. Ainsi, on constate que la carte dispose d’une grande diversité dont les décors sont habillement retranscrits. Chaque recoin fait preuve d’une intelligence de vie, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau, de jour comme de nuit. Et malgré un clipping obligatoire, GTA V peut même se vanter d’être l’un des jeux les plus beaux de la génération PS360, tous genres confondus. Bref, du grand art à tous les niveaux. Concernant le Online, toutes les bases du solo sont intégrées. De bonne augure donc. Mais c’était sans compter sur une communauté infantile, avide de tricherie et de manque de fair-play. D’un certain côté, c’est la vie du gangster qu’on nous demande d’être dans ce jeu. Mais d’un autre, ça ôte tout simplement l’envie de continuer de crapahuter dans un multi au potentiel qui paraissait immensément intéressant.