19/20 — Chef d'œuvre
En fait, GTA n'est pas un jeu comme les autres. Sa sortie a autant animé qu'une coupe du monde. Pourquoi?
Pas forcément pour de bonnes raisons. Les joueurs adorent GTA, dans la mesure où tout est possible. Mais ne nous leurrons pas, trop nombreux sont les joueurs à être passés à côté des dialogues: qu'il s'agissent des myopes qui n'ont pas pu lire les sous-titres ou des personnes qui ne comprennent pas l'anglais et qui passent à côté d'une bonne dose de caricature américaine - qu'il s'agisse des dialogues entres personnages ou de simples dialogues de la radio (qui est centrale) dans le jeu. D'ailleurs, GTA ne serait pas GTA sans sa bande son, sans ses musiques parfaitement choisies pour créer toute l'ambiance du jeu. C'est ce qui en fait la richesse, à l'inverse d'un Watch dogs qui n'a pas réussi à créer d'ambiance par sa bande son.
Au-delà, l'histoire n'est pas celle de 3 braqueurs qui ont envie de se faire de fric. En réalité, le scénario est plus complexe qu'il n'y paraît. Les héros sont justement des anti-héros: Michael est franchement lâche, il n'a pas grand chose pour lui, il est aigri avant l'age et son argent ne lui a servi à rien; Trevor est juste cinglé et en définitive, les Michael et Franklin sont entraîné malgré eux à travailler avec lui. Quant à Franklin, qui n'a un peu rien demandé, de loin le plus sage, je trouve qu'il était de loin le plus attachant.
Les graphismes sont vraiment splendides pour de la (maintenant) old gen. et l'univers de San Andreas est relaxant. Non mais vraiment, se balader dans San Andreas est relaxant: parce qu'il y a du soleil, des plages, de la nature et beaucoup de lumière.
Pour conclure, je dirais que GTA V est un chef d'oeuvre qui n'est pas accessible à tous. C'est une pépite.