Et moi qui pensais avoir tout vu avec Divine Retribution. Ce troisième m'a malgré tout asséné une volée à laquelle je ne m'attendais nullement. Comme à ma connaissance on ne pouvait partir plus loin dans la transcendance et la grandiloquence alors que les développeurs avaient déjà enfanté un dieu en 2007, je me contenterai donc désespérément de plagier mon avis sur le deuxième épisode tout en élevant le paroxysme de l'orgasme à la puissance supérieure.
Quand on parle d'orgasme malgré la tournure chaude que ça prend (il m'a fait le même effet que Bayonetta malgré les divergences évidentes) on réalise malgré tout à quel point on ne peut pas classifier le jeu autrement. C'est limite ineffable voire quasi impossible de catégoriser ce que l'on ressent en jouant à GOW III qui assume plus que jamais sa mission qui est d'inciter le joueur subjugué à l'hédonisme exacerbé. C'est une nouvelle fois divin, comme le deuxième. Ça transpire la folie, le faste, la jactance, ça suinte carrément la jouissance et pulvérise accessoirement les limites de l'indécence tant c'est juste exceptionnel.
Le visuel à de quoi faire s'extasier les amateurs d'art, la pluralité environnementale et architecturale est tout aussi ahurissante, chaque texture est une effusion de détails, Kratos est resplendissant, les modèles 3D sont de toute beauté. Et que dire de cette mise en scène tout aussi divine que ces effets en tout genre qui outrepassent la simple notion de perfection. C'est très fluide pour couronner le tout. Allez ça suffit c'est divin.
Le gameplay mais qu'est-ce que je vais dire là-dessus? Pharaonique, majestueux, écrasant de crédibilité, suant la gloire et la somptuosité à grosses gouttes, la jouabilité de ce troisième épisode atteint des sommets de sainteté et sublime une nouvelle fois ce qui avait été instauré par le magistral deuxième épisode. Les rixes s'enchaînent à la perfection dans des éjaculations de sang toujours plus outrancières matérialisées au travers de combos tout aussi jubilatoires. L'exploration n'est pas en reste et les phases de plateformes sont superbement intégrées à l'aventure en venant au passage décupler ce sentiment de délectation désormais indissociable de la série. L'impression de déjà-vu est inexistante étant donné que SMS a veillé à diversifier au maximum les approches et le contexte, rien ne se répète (pourtant la quête devrait converger vers cela mais il n'en est rien) et ce durant la douzaine d'heures nécessaire pour en voir le bout.
La bande-son est une nouvelle fois suprême avec une qualité de composition astrale. Cinq musiciens pour plusieurs sources d'inspiration, la mélodie des Dieux tombe tout droit du Ciel. Les bruitages sont évidemment extrêmes eux aussi et font honneur à la musique qui les accompagnent. En résulte un ensemble mirobolant de joliesse et de justesse.
La trame scénaristique se dévoile avec toujours autant d'apparat et de finasserie, la quête de Kratos est un réel plaisir et ce troisième volet ne démérite certainement pas. Il ne sert qu'à étayer ce qui l'est déjà depuis 2005.
Non mais en fait ça ne sert à rien de s'éterniser sur les louanges, autant se taire tout de suite pour admirer la sacralisation de la licence.