La plupart du temps on rencontre des jeux avec lesquels on passe de bon moments, mais parfois on vit des aventures dont on se souvient pendant des années.
Shadow of the Colossus est une de ces aventures et reste aujourd'hui encore et depuis sa sortie sur PS2 mon jeu préféré parmi tout ceux auquel j'ai pu jouer.
Dès les premières images, le décor est planté. Des décors immenses, du jamais vu pour l'époque qui nous entraîne dans sentiment de solitude écrasant. Nous, simple mortel voué à un destin cruel, venu chercher une aide divine pour que notre être cher puisse échapper aux griffes de la mort. Pour seul ami, notre cheval, définitivement un des animaux les plus humains que j'ai pu rencontré dans un jeu. Pour mission, vaincre des ennemis titanesques qui semblent errer depuis la nuit des temps, renfermant le pouvoir de nous libérer de notre fardeau.
On trouve peu de jeux qui réussissent à présenter un chef d'oeuvre d'animation, des graphismes splendides (pour l'époque), une véritable trame scénaristique, tout en restant un plaisir à jouer. Souvent on à droit à l'un ou l'autre, soit des jeux superbes ou l'on se sent bridé en tant que joueur, soit des jeux où l'on s'éclate mais dont on fait vite le tour.
Shadow of the Colossus réussi la performance en offrant un univers magique et poétique tout en étant un plaisir à jouer.
Ses graphismes et son monde ouvert gigantesque défiait la chronique à l'époque. Aujourd'hui même s'il a vieilli il n'a vraiment pas à avoir honte.
L'animation a aussi été énormément travaillée, fluide et réaliste, impressionnante même en ce qui concerne le cheval, aujourd'hui encore certains chevaux font pale figure face au destrier noir du héros.
La musique est à la hauteur de l'ouvre, prenante, très belle et parfaitement adaptée aux situations, les affrontements prennent une dimension épique et même le son du vent dans les immenses plaines vides confère un caractère unique aux paysages.
Les affrontements parlons en, les ennemis, au nombre de 16, sont d'immenses colosses antiques, différents par leur formes, leur tailles et leurs habitats. Aussi on rencontrera de véritables titans de pierre dont les pas résonnent avec fracas, ou bien des colosses s'apparentant à des animaux qui demandent une toute autre stratégie. Car la aussi le but étant d'abattre ces ennemis colossaux, il nous faudra les atteindre (parfois un défi en soit) et trouver leur(s) point(s) faible(s) pour espérer les vaincre. Il est par la suite possible de les affronter en mode Time Attack pour récupérer des équipements très puissants. Le jeu peut s'effectuer en mode normal ou difficile, la grosse différence ne se situant pas dans les dégâts puisque la plupart des coups des colosses sont mortels mais surtout dans l'endurance qui nous permet de grimper aux colosses ou escalader des falaises.
Aussi, chacun des colosses demandant une réflexion qui lui sera propre. Mais avant d'en venir à bout il faudra les trouver.
En effet le jeu dispose d'un carte qu'il faudra découvrir, néanmoins le seul moyen de trouver les colosses dans cette immensité sera d'utiliser l'épée du héros. Aussi le chemin vers les colosses est celui du joueur et permet d'admirer les somptueux paysages du jeu.
Car là aussi, parfois en pleine quête, on s'arrête, on lache le bouton de course pour admirer la beauté du jeu et c'est ca qui fait sa force, pouvoir nous faire voyager dans un monde incroyable sur une console qui était loin des graphismes d'un skyrim.
C'est cette ambiance du jeu, véhiculée par les bruits, les sons, les décors, qui fait que c'est pour moi un monument du jeu vidéo. Rien que la voix du personnage mystérieux qui nous guide à travers notre aventure, qui vous transcende tant elle est imposante et nous envoie vers l'inconnu. Ou encore la fin du jeu qui est une de ces fins qu'on vit et dont on se souvient.
Une aventure épique qu'on vit aux côtés du héros, des ennemis colossaux qui dégagent une aura incroyable, une bande son superbe qui confère une ambiance unique au jeu, des décors somptueux et gigantesques... Shadow of the Colossus est unique, grandiose, sans défaut.
Je ne mettrais pas d'autre 20 à quelque jeu que ce soit, mais celui ci qui demeure pour moi un véritable chef d'oeuvre, restera dans ma mémoire de joueur pendant encore bien longtemps.