Deux personnages, une même histoire et la rencontre de deux cultures totalement différentes. Nous sommes à Paris, au XXI siècle, Jacques Blanc (ici interprété par l’acteur Jean Reno) est un père de famille comblé, malgré le décès de sa femme, son fils Henri est un peu ce que représente une bonne bouteille de vin rouge à un mendiant c’est-à-dire, tout.
Pendant que la vie suit son cours en France, c’est au Japon, en 1582, que nous retrouvons notre cher Samanosuke Akechi, héros du premier Onimusha, prêt à en découdre une fois pour toute avec le seigneur incontesté des démons : Nobunaga.
Malheureusement, il est alors transporté dans le futur à travers une brèche temporelle, voilà donc notre Samanosuke dans le Paris du XXI siècle, tandis que notre bon Jacques est transporté dans le passé en 1582.
C’est ensemble, et séparés par plus de 500 ans, qu’ils vont devoir mettre un terme au règne de terreur des Genmas et de Nobunaga.
Voilà pour le synopsis, vous aurez compris que la base de l’histoire n’a pas vraiment changé, il s’agit encore d’arrêter les Genmas et leur chef revenu, de nouveau, à la vie.
Là où cela devient tout de suite plus intéressant, c’est bien au niveau des fameuses brèches temporelles ! Ainsi, tout au long du jeu, le joueur alternera entre le Japon Féodal et la France en passant par plusieurs endroits de Paris, dont l’Arc de Triomphe, mais aussi par le Mont Saint Michel !
Voilà donc un point sur lequel il n’y a strictement rien à reprocher au jeu : les décors sont variés et somptueux, ils fourmillent de détails et les niveaux restent aussi bien construits que dans les deux précédents opus.
Concernant les modèles de personnages, là encore pas grand-chose à dire : Jean Reno est très bien modélisé et il en est de même pour notre second héros ainsi que des autres protagonistes, ce qui chagrine ce sont les ralentissements qui peuvent survenir lorsqu’il commence à y avoir du monde à l’écran, ces derniers sont vraiment pénibles et, malheureusement, assez fréquents.
Côté gameplay, ce dernier se révèle toujours aussi efficace et nerveux bien que très peu changé (voir pas du tout), il s’agit toujours d’évoluer dans différents niveaux en massacrant nos ennemis et en collectant leurs âmes afin d’améliorer notre personnage ainsi que ses armes.
Le changement provient, principalement, du fait de pouvoir switcher entre les deux personnages afin de pouvoir débloquer des passages qu’ils étaient impossibles d’ouvrir dans le présent/passé, on retrouve donc nos fameuses énigmes ainsi que la possibilité d’envoyer des objets (médicaux ou autres) à notre partenaire afin de l’aider à progresser.
Par exemple : une porte verrouillée et impossible à ouvrir dans le passé pourra être ouverte si Jacques envoi la clé à Samanosuke dans le présent, clé qu’il était d’ailleurs impossible de trouver avec ce dernier, une excellente idée de gameplay donc.
L’histoire est d’ailleurs très bien construite et vraiment intéressante, on prend, à tout moment, plaisir à continuer cette grande aventure appuyée par d’excellents doublages dans l’ensemble à l’exception des doublages Français, pas vraiment terribles mais heureusement bien plus rares que ceux en Anglais.
Côté ambiances on y gagne par rapport au second opus, ces dernières se rapprochent un peu de celles du premier Onimusha (les décors y sont d’ailleurs pour beaucoup) même si on en est encore un peu loin, les musiques, quant à elles, sont efficaces et parfaitement bien composées.
Mais ce qu’on gagne sur un point dans le jeu, on le perd sur un autre, ainsi, les phases d’exploration et de discussion avec des pnj’s sont bien plus rares (en réalité il n’y en qu’une seule et elle est assez courte), il en va de même pour les acolytes, impossible de leur offrir quoi que ce soit qui puisse les rapprocher de vous et ainsi obtenir plusieurs fins au jeu.
On se contentera donc d’une seule fin possible, et ce, malgré le fait que ce troisième opus soit un peu plus long que le Samuraï’s Destiny notamment grâce à de nombreux bonus déblocables (costumes, mini jeu, mode de jeu etc…).
Un dernier point, et non des moindres, il est réellement frustrant de constater que l’intelligence artificielle de nos allié(e)s n’ai pas été modifiée, au contraire ! Cette dernière est même encore pire, il est en effet vraiment énervant de se retrouver bloqué par son compagnon, dans un chemin, sous prétexte que ce dernier refuse de bouger d’un chouia…
Malgré cela, ne boudons pas notre plaisir car cette trilogie de la saga Onimusha se termine brillamment et on peut aujourd’hui affirmer qu’il s’agit là d’un quasi sans fautes, bravo à Capcom !