Allez c’est parti !
Avant tout il est peut être nécessaire de recadrer l’histoire. Vous incarnez Sam Fisher, agent spécial au service d’Echelon 3 (une filière de la NSA) qui va devoir infiltrer et déjouer tout un tas de pièges pour retrouver 2 agents de la CIA disparus en mission. Mais que s’est-il passé ?
Je lance le jeu et hop une jolie cinématique nous pose le scénario. C’est plutôt bien fait et bien animé. Cette intro se la joue très film d’action. On est plongé directement dans l’histoire. De nombreuses séquences de ce genre reviendront tout le long pour agrémenter le jeu.
Jouons maintenant !
Commençons par le début, avec pour se mettre en jambes un niveau de training qui nous explique les diverses manipulations pour diriger notre agent secret. Force est de constater que la quasi-totalité des touches servent. J’en vois déjà certains arriver en disant : « ouh lala ça va encore être lourd à jouer ça !». Et bien sachez que non ! Toutes les commandes se réalisent parfaitement, et après le mode entraînement, rares seront ceux à ne pas y arriver (il doit bien en avoir sur cette terre !).
Toutefois je dois quand même avouer que lorsque la situation s’emballe durant le jeu, comme un garde qui vous tombe dessus par suprise, on peut avoir tendance à paniquer et à appuyer sur toutes les touches pour se défaire de la situation, ce qui nous mènera la plupart du temps à... un échec de la mission, et oui, il vaut mieux savoir ce que l’on fait ! Le training fini, les choses sérieuses commencent
Pas mal du tout dis donc !
Le jeu est beau, assez fin, et même si les textures ne varient pas trop à l’exception d’un ou deux niveaux, on est heureux de pouvoir évoluer dans un jeu joli et fluide.
Le moteur 3D est d’excellente facture, et permet de nous offrir des éclairages dignes de la puissance de la console. En effet, on devra, à de nombreuses occasions, se servir de la lumière et des ombres afin de s’infiltrer ou échapper à la vigilance des gardes. De plus, il est possible d’interagir avec les décors, comme par exemple tirer sur des caméras, ramasser des objets, ou encore tirer dans des sources de lumière pour ne pas être vu. Splinter Cell est très vivant !
Les animations du perso sont très fluides et bien détaillées. Il est plaisant de voir Fisher se déplacer, grimper, tirer, s’accroupir. Un petit reproche toutefois concerne le saut qui me paraît un peu « crampé ».
Alors oui, certes, les niveaux sont moins grands que sur XBOX, oui il y a moins de lumière, d’interactions, de textures, mais nous avons droit en compensation, et là je dis merci Ubi Soft, à un stage inédit. Ben oui rien que ça !
Monte le son et ferme les volets !
Et l’ambiance sonore me direz-vous ? Ben oui j ‘y viens. Les musiques sont de grandes qualité, discrètes, et accompagnent le jeu aux bons moments. Je pense notamment à la musique lorsque l’on est poursuivi par un garde ou repéré par une caméra, qui s‘emballe et qui est vraiment stressante. De même, les voix des protagonistes font très film d’action et sont d’excellente qualité.
Que dire des bruitages…Ils sont parfaits. Réalistes, ils s’accordent avec les actions que l’on effectuent, si bien que l’on pourrait si croire. De part leur diversité, on prend un malin plaisir à faire telle ou telle action (même si elle se révèle futile) juste pour entendre le bruitage. Assommer les gardes reste mon bonheur premier !
Bon ben c’est du tout bon alors ?
Presque ! Splinter Cell n’est pas exempt de défauts. En effet, les niveaux sont linéaires, et même si les situations ne le sont pas, on peut regretter de ne pas avoir plusieurs chemins pour finir un niveau.
Le jeu a une difficulté croissante mais, dans certains cas, aller jusqu’au check point relèvera du défi et il faudra, devant les échecs, refaire plusieurs fois la même situation, jusqu'à ce qu’on passe. Dans le niveau du QG de la CIA, j’avoue avoir bien galéré à certains passages et m’être bien énervé quand même. Il est parfois rageant d’échouer à quelques centimètres du but, et de devoir refaire une partie du niveau. D’autant que l’on constate à certains moments une imprécision dans la visée et un manque de logique. Dans la tête, où une balle devrait suffire, on est obligé parfois d’en tirer 2 ou plus.
Splinter Cell demande de la patience, tout est ici question de tact et de réflexion, les joueurs ne voulant que de l’action seront déçus. Ceux qui se lassent rapidement de refaire les mêmes scènes passeront aussi leur chemin, certains passages sont difficiles et demande de la réflexion avant de réussir.
Le jeu a aussi quelques bugs au niveau des polygones. On voit quelques fois un bras ou une jambe dépasser d’un mur. Bon ok ça n’est pas grand chose mais c’est dommage quand même.