Après l'hypercar, voici le dragster.
Bande-Son, Atmosphère, Festival : 20/20
Dans un FH, la représentation du festival éponyme occupe une place aussi prépondérante que le gameplay car c'est celle qui donne corps à cette alliance à la fois si subtile et si forte entre passion automobile, joie de vivre, célébration musicale et rassemblement humain. C'est ce qui donne vie à l'univers dépeint, et sur ce point, le 1er volet est resté inégalé... jusqu'à aujourd'hui. FH4 dépeint un festival reprenant point par point le cachet si singulier de l'édition 2012. Le mixage audio bluffant s'associe à une tracklist à tomber par terre. Le festival grouille de vie, la symbiose est palpable. Des divers concerts tenus par les organisateurs naissent des danses survoltées, les attractions tournent à plein régime, les bords de terrain LEDs et autres projecteurs illuminent de leurs teintes criardes multicolores la chaussée détrempée, les festivités battent leur plein, des convois entiers de participants roulant en voitures de tout genre/toute époque viennent cramer l'asphalte en tandem à mesure qu'ils driftent autour de l'îlot central tandis que les animateurs catatoniques pètent les plombs à la radio entre deux bombardements de feux d'artifices lancés à intervalles réguliers... L'immersion est absolue, la réussite totale.
Graphismes PC : 19/20
Alors que la map de Grande-Bretagne n'est qu'un chouïa plus grande que celle de l'Australie (235km² vs. 225), le niveau visuel, lui, bondit. C'est une bombe. Chaque texture surprend par sa finesse. Le souci du détail est incroyable : qu'il s'agisse du rendu des communes, des saisons, de la destruction du décor, de l'animation de la faune, des effets de lumière, des gerbes d'eau soulevées par le passage d'une voiture, des paysages présentés ou bien des 460 voitures au lancement, Horizon 4 multiplie les tableaux photoréalistes. La version PC réussit à faire oublier les déboires du lancement foireux d'FH3 sur ledit support car beaucoup plus stable. L'optimisation est d'excellente facture.
Gameplay : 19/20
NOTE : Désactivez les aides.
Les développeurs se sont basés sur la base en béton du 3ème volet pour consolider celle du 4ème mais ils ont amélioré plusieurs choses pour affiner encore plus l'expérience. L'impression de vitesse est réellement phénoménale surtout quand on pousse le FOV au max. La largeur réduite des routes ne fait que renforcer le tout. Le maniement de chaque véhicule est au poil, la direction d'une finesse remarquable. Conduire n'importe quelle bagnole est un plaisir réel et cette fois l'offroad est à parts égales avec l'"onroad". Le cross-country profite donc de cette avancée et offre des rixes motorisées boueuses encore + jouissives que dans FH3. L'interaction environnementale est toujours + poussée, un très grand nombre d'éléments sont destructibles : cet opus brise presque toutes les barrières. Les saisons changent réellement le gameplay. Se promener en supercar à 300km/h en pleine tempête de neige hivernale vous garantira une sortie de piste immédiate car les voitures déraperont bien plus vite, de même que certaines étendues d'eau gèleront, permettant un nouvel accès. Au printemps la conduite sur terre change également car celle-ci se transforme en boue entraînant des pertes de contrôle pour les véhicules non-équipés de pneus tout terrain.
Durée de Vie : 18/20
Là encore, FH4 puise son inspiration dans le 1er volet en vous mettant dans la peau d'un nobody qui a pour but de devenir le champion du festival. On retrouve cette compétition féroce entre participants avec des éliminations réalisées d'un round à l'autre par les boss de chaque classe (Alex, Jaimin' et Rebecca). La progression est scénarisée via des dialogues ainsi que des cutscenes clairement réussis (+1 pour l'immersion). L'accent est mis sur les "Exhibitions". Le jeu se débarrasse du gavage des championnats duplicateurs d'épreuves qui imposaient de repasser sur les tracés préparés pour les Exhibitions. Ils ne subsitent plus que sous la forme de défis saisonniers facultatifs. Les défis sponsor font leur grand retour sous le nom d'Horizon Life et s'associent à la cote de popularité du joueur. Les courses de rue illégales sont encore plus mises en avant que dans FH3. La riche personnalisation de l'avatar passe par des emotes et des tenues (aussi déjantées que le festival) à débloquer naturellement au fil de la progression.
Playground remet le couvert avec une suite de titan, qui ne recule devant rien pour stupéfier les amateurs de jeux de bagnoles, et c'est un nouveau coup de maître. Du GRAND jeu vidéo.