Les éditeurs du monde entier m'ont dit que les joueurs ne s'intéressent plus à ce style de jeu.
Mais je sais qu'ils ont tort !
C'est sur ces mots que Koji Igarashi, plus connu sous le pseudo IGA, annonça son Kickstarter, le projet de créer un nouveau titre dans la même veine qu'une grande partie de ses œuvres dont il était producteur. Les Castlevania typés Metroidvania.
Vous connaissez peut-être Castlevania: Aria of Sorrow, Castlevania: Order of Ecclesia ou le cultissime Castlevania: Symphony of the Night (il travailla cependant sur ce dernier en tant que assistant réalisateur et programmeur) et tant d'autres. Koji était le producteur de tous les Castlevania depuis 2002, avant de partir de chez Konami en 2014 pour rejoindre le studio Inti Creates.
Revenons à nos moutons. L'année suivante, en 2015, IGA lança donc une campagne Kickstarter afin de pouvoir financer un nouveau jeu : Bloodstained: Ritual of the Night, celui-ci récupère donc plus de 5 500 000 de dollars, ce qui est 11 fois la valeur demandée au départ. Grâce à cet argent supplémentaire, du contenus en plus furent ajoutés (ou seront proposés plus tard, sous forme de DLC gratuits) comme d'autres personnages jouables, une zone bonus dans un environnement 8-bits et surtout, le plus grand château jamais conçu par Koji Igarashi !
Malheureusement, la démo fut assez mal accueillie, beaucoup trouvant la direction artistique affreuse, on peut prendre par exemple Jeuxvideo.com déclarant dans la preview de trouver le jeu "inquiétant", la direction artistique manquait apparemment cruellement d'inspiration et les mouvements de Miriam (le personnage qu'on incarne) manquait de punch. Fort heureuement, IGA est quelqu'un d'ouvert et les graphismes du titre se verront grandement améliorés pour sa sortie finale sur Steam, à 39€99
Un an passa et le jeu finit par sortir le 18 Juin 2019. Toutes les craintes se dissipèrent et la très grande majorité des avis sur ce Bloodstained: Ritual of the Night acclamèrent le jeu, récoltant au final 96% d'avis positifs sur le titre de Igarashi. Trêve de bavardage, passons au test !
Bloodstained: Ritual of the Night développé donc par ArtPlay et édité par 505 Games. On est face à un Metroidvania comme des titres comme Symphony of the Night ou Aria of Sorrow. On commence avec un personnage de niveau 1 plutôt faible ne pouvant exécuter que des mouvements très basiques. Il faudra donc fouiller le grand château afin de débloquer de nouvelles aptitudes et ainsi pouvoir s'aventurer dans des zones auparavant inaccessibles, beaucoup d'ennemis essayeront de nous barrer la route et il faudra généralement les affronter pour ne pas finir sur un Game Over si notre vie atteint les 0, et pouvoir gagner en niveau grâce à un système d'expérience, ce qui aura pour effet d'améliorer nos statistiques, donnant donc un aspect RPG à ces jeux.
L'histoire nous conte que la Guilde d'alchimie, craignant la Révolution Industrielle et donc la montée de l'industrialisme et d'être abandonnée par ses riches clients. Les alchimistes eurent donc l'idée de créer des Cristalliseurs, des humains avec un cristal transplanté qui les connectait à un pouvoir démoniaque pour ensuite les sacrifier et ouvrir les portes du monde aux démons. Seulement deux personnes survécurent, Gebel dont le rite ne le tua pas et Miriam qui tomba dans un profond sommeil avant que le sacrifice commence. Dix années passèrent et les démons sont de retour et un grand château fait son apparition. Miriam se réveilla et partit avec un alchimiste du nom de Johannes avec une démarche de course hilarante (j'en reparlerai plus tard) dans ce château en apprenant que Gebel est l'architecte de ce nouveau rituel de sang. Tout ce prologue nous est raconté à travers un narrateur et des dessins sur du papyrus, rendant l'explication très sympathique à suivre. Il est donc temps de se rendre à bonne destination en galion.
SUITE DE MON TEST :
