Pour reprendre 87 on n’est pas sur le GOTY, mais tellement pas. Oui il y a de bonnes choses et de très bonnes choses, mais à côté y’a vraiment du ni fait ni à faire.
Le jeu est frappant par son potentiel immersif, CD Projekt a réussi son pari de rendre crédible cet univers cyberpunk, c’est simple on s’y croirait. Le souci c’est qu’on croirait que pendant quelques minutes. La faute à une technique à minima honteuse, à maxima qui mériterait possiblement une classe action. Après application du patch day one, du driver ready for CP, on trouve un jeu très instable avec un i5 9600k et une RTX 2080 pour du 2560x1440. Qu’on active ou non le ray tracing, on subit souvent des chutes de framerate au milieu d’un océan de bugs.
Océan c’est surement ce qu’il y a de mieux pour imager l’immensité des bugs que nous propose le jeu. C’est bien simple tout est buggé, ça l’est de façon structurelle. La première partie du jeu qui se veut plus scriptée que le reste nous offre un spectacle affligeant. Les scripts qui ne se lancent pas, les dialogues en décalage complet avec les mouvements labiaux etc… Et là je ne parle même pas du classique que l’on va rencontrer régulièrement, comme les véhicules qui font des loopings en plein milieu du trafic, l’écran qui scintille, les images qui parfois se déchirent… Et pire encore l’apparition d’artefact prefab missing par exemple.
Le jeu manque à minima d’une bonne année de développement, et pas uniquement pour la technique. Parce que plus on avance dans le jeu, plus on constate que le jeu et réellement en demie teinte. La première partie du jeu n’est clairement pas entrainante, passé la joie de la découverte, on a du mal à s’enthousiasmer pour ce début qui nous paraissait pourtant si prometteur. Fort heureusement la deuxième partie se veut plus pressante, plus ludique.
Le jeu est finalement moyen, on a du mal à entrer dans le jeu et y rester jusqu’à la fin. A plusieurs reprises je me suis posé la question de continuer ou non, sentiment que l’on n’a finalement jamais sur les jeux marquants qui nous embarquent du début à la fin.
Il vous sera en effet difficile de multiplier les sessions avec la même envie, la faute également à une IA que l’on a rarement vu à ce niveau. Pour faire simple on est sur du mafia III, à savoir une IA qui ne voit littéralement pas plus loin que le bout de son nez. Et à l’inverse, il suffit qu’une seule personne du groupe vous ai repéré, pour que tout le groupe sache où vous êtes. Et c’est surement le plus embêtant puisque ça vous sort du jeu, ça brise cette immersion sur laquelle toute la qualité même du jeu repose.
Parce que oui il faut être honnête le jeu ne brille pas par son gameplay qui est au mieux moyen pour les phases de gunfight et très hasardeux pour le combat au corps à corps. L’interactivité est quant à elle réduite à peau de chagrin, tout comme l’impact de nos choix.
Bref un jeu sympathique pour ce début de gen, mais malheureusement tellement oubliable.