16/20 — Très bon
Freedom Fighters est un de ces jeux méconnus et pourtant plein de qualités pour les amateurs de TPS, dont je fais partie. Le synopsis est simple, nous sommes en pleine guérilla urbaine dans un New York assiégé par l’Empire Soviétique avec ce que ça vaut comme humour sur les clichés militaires et dérision sur la propagande des dictatures, le but étant évidemment de sauver les USA en botter le cul des cocos. En plus tout le jeu est en français, avec beaucoup de dialogues entre autres doublés par les voix françaises de Jason Statham ou d’Angelina Jolie et toute l’ambiance sonore est globalement réussie, que ce soient les musiques ou les effets spéciaux. Au niveau de sa réalisation, les graphismes et l’animation sont assez sommaires mais propres et efficaces. Ce sont des lieux communs d’intérieurs et d’extérieurs comme des ports, des chaînes de tv, des postes de police… et on traverse des décors d’été, d’automne et d’hiver. Sans défaut majeurs, on peut peut-être toutefois les trouver un peu ternes. La prise en main peut par contre diviser les joueurs. Si j’ai trouvé la visée manuelle ratée, la répartition des boutons et la roue d’inventaire peu pratiques, la visée automatique, le suivi caméra et le système d’ordres rendent la progression dynamique et fluide. On est bien là face à un jeu d’action mené tambour battant, où effectivement on va pouvoir diriger une escouade au fur et à mesure plus importante jusqu’à 12 compagnons, auxquels on va demander de nous suivre, d’attaquer l’ennemi ou de défendre une zone. On ne s’ennuie jamais avec des tactiques simples et une progression rythmée. L’autre aspect intéressant est la répartition en zones des objectifs, des zones interconnectées où l’on doit passer de l’une à l’autre pour, par exemple, récupérer des explosifs au poste de police pour aller faire sauter des ponts au centre ville, ou saboter l’héliport pour, dans une autre zone, ne plus avoir d’hélicos en patrouille devant la mairie. Ainsi, si les zones semi ouvertes permettent des approches différentes pour atteindre l’objectif final d’une zone, il est pertinent d’accomplir d’abord des objectifs secondaires ailleurs pour affaiblir l’adversaire et se faciliter une approche ou trouver des passages à travers des immeubles adjacents pour contourner les défenses ennemies. Au final, sans que ce soit tout ouvert et bac à sable comme dans un GTA, le level design offre une grande liberté très appréciable, les bouches d’égouts servant de checkpoint et de point de téléportation d’une zone à une autre. C’est aussi un TPS plutôt long et complet, avec une 15n d’heures de jeu en solo, 4 niveaux de difficultés et un mode multijoueurs.