16/20 — Très bon
Une madeleine de Proust qui fait autant sourire qu’elle fait mal
Lorsque j’étais enfant, Les Indestructibles sur Game Boy Advance faisait partie de ces jeux que je lançais sans me poser de questions, simplement pour le plaisir de retrouver cette famille de super-héros que j’adorais. Les années ont passé et, cette année, le destin a voulu que je tombe sur un exemplaire neuf sous scellé pour la maudite somme de 42 euros, dans un état absolument irréprochable. En tant que collectionneur et geek invétéré, je n’ai pas hésité une seule seconde.
Une fois la cartouche insérée dans ma Game Boy Advance SP, la magie a immédiatement opéré. J’ai pris un immense plaisir à redécouvrir cette adaptation, au point de la terminer deux fois consécutivement. Le gameplay est simple mais efficace, les niveaux sont variés, et chaque personnage possède ses propres capacités, apportant une vraie diversité à l’aventure. Pour un jeu de licence de cette époque, le résultat est franchement solide.
Mais cette redécouverte rappelle aussi une vérité que tout joueur finit par accepter : on ne ressent plus jamais un jeu exactement comme lorsqu’on était enfant. Le plaisir est toujours là, intact, mais teinté d’une forme de distance. Le fossé entre l’insouciance de l’enfance et le regard adulte se fait sentir, et la nostalgie, aussi belle soit-elle, peut parfois être douloureuse.
Cela n’enlève rien aux qualités du jeu. Les Indestructibles reste une adaptation réussie sur Game Boy Advance : simple, efficace, et profondément attachante. Y rejouer m’a offert un vrai voyage dans le passé, rappelant pourquoi le jeu vidéo a ce pouvoir unique de cristalliser des souvenirs.