19/20 — Chef d'œuvre
Sword of Mana est l'exemple ultime du remake utile et réussi. S'il reprend la trame (plus compliquée qu'elle n'y paraît), les personnages, les lieux et les musiques de Mystic Quest version Gameboy, jeu déjà bien sympathique, cet épisode remanié n'a plus rien à voir techniquement avec son original. Les graphismes, somptueux et très colorés, ont été intégralement repensés pour s'intégrer dans la saga Seiken Densetsu (Mana chez nous), née à la suite de Mystic Quest. C'est un véritable festival pour les rétines, qui repousse les capacités de la GBA dans ses derniers retranchements. Si ce n'est pas le plus jeu de la console, j'aimerais beaucoup qu'on me présente celui qui le détrône... Mais ce n'est pas tout : les musiques, dont certaines d'origine étaient déjà superbes ont été légèrement réorchestrées pour notre plus grand bonheur. Le système de combat et les menus ont été améliorés et légèrement repensés également, ce qui permet une prise en main optimale et quasi-immédiate. Quelques ajouts au gameplay sont également bienvenus : des éléments développés dans les autres titres de la série, bien sûr, (le cactus, les canons...), l'alternance jour/nuit... Mais le plus gros changement et le plus intéressant, ce sont les personnages principaux. Non seulement notre héros a enfin une personnalité et une histoire, mais surtout, notre héroïne n'est plus le boulet inintéressant du titre originel. C'est un véritable personnage jouable et c'est la meilleure trouvaille de ce remake. On a le choix entre les deux : soit on prend le héros et on joue un peu bourrin, soit on prend l'héroïne et il faut être un peu plus subtil. Les deux histoires, si elles suivent des trames proches, voire parfois identiques, ont aussi leurs particularités, de sorte que, pour profiter du jeu et de son histoire à 100%, il faut faire deux parties avec chacun de nos deux héros, sans s'ennuyer qui plus est. Sword of Mana, ou comment faire du grand et beau neuf avec de l'ancien, sans pour autant prendre le joueur pour une quiche.