Pour la sortie de la Dual Screen le 2 décembre 2004 au Japon et le 11 mars 2005 en Europe, Nintendo n’avait pas que son remake de Super Mario 64 à nous mettre sous la dent. Il fallait bien un jeu capable d’exploiter le potentiel tactile de leur nouvelle console portable, et quoi de mieux qu’un Wario Ware pour expérimenter la folie des mini-jeux au stylet ! Fonctionnant toujours sur le même principe, il propose un enchaînement de mini-jeux avec un style particulier pour chaque personnage, apparaissant petit à petit dès qu’on termine une nouvelle série. Si on retrouve de nombreux mini-jeux déjà connus adaptés au tactile, ils sont cette fois-ci classés par l’action dominante à faire au stylet.
James et Jamie, le frère et la sœur de Jimmy, proposent quant à eux des compilations des précédentes séries de mini-jeux. Si Dribble et Spitz ne sont plus présents (et la mascotte Fonk uniquement dans certains jeux), Orbulon désormais dirige le vaisseau porcin d’où sortent les personnages ainsi que les mini-jeux bonus. On retrouve également les animaux de couleur pour des défis spéciaux : le mégamix monstrueux avec l’ours rose, le mix hardcore avec l’ours blanc (une seule vie), le mix torturé avec l’ours jaune (jeux à vitesse de plus en plus folle).
Les boss sont toujours aussi plaisants et variés entre les insectes à écraser sans casser l’écran, la partie de bowling, la poussière d’arc-en-ciel à récolter dans un seau sans en faire trop tomber à côté, une phase de shoot’em up où il faut esquiver des tirs et des météorites avant de détruire une plus grosse planète, une phase en voiture vue de haut demandant de fuir un géant en gérant uniquement le volant, un pissenlit à faire atterrir en gérant le souffle pour esquiver des obstacles, du scoring à la Hogan’s Alley avec des barils. Enfin, le Wario final propose une phase d’esquive sur la durée avec le personnage qui avance tout seul.
Les jeux bonus sont nombreux et beaucoup ne sont que de simples outils expérimentaux exploitant les capacités de la console. On trouve par exemple un simulateur de yoyo demandant de retourner la DS, du coloriage de personnages à la Mario Paint, une calculatrice limitée à l’addition et à la soustraction, un chronomètre avec alarme, un piano, un flan à faire bouger comme de la gelée, un caméléon qui prend la forme du décor de fond que l’on choisit, et même la possibilité d’éparpiller les décorations de fond du générique de fin. Le souffle dans le micro est mis à contribution avec un disque à faire tourner, un carillon, des bulles, un spiromètre, une flûte avec les notes assignées aux touches, et même un perroquet qui galère un peu à répéter ce qu’on lui dit.
On débloque quand même de véritables jeux bonus à l’image du premier épisode, dont un ping-pong pour jouer à deux avec les boutons L et R sur la même console. Outre l’épreuve de lancer de marteau, Orbit Ball consiste à faire rebondir une boule en allant le plus haut possible dans les airs grâce à une plateforme qu’on crée où on veut (une version survival du quatrième boss). Air Dude propose d’envoyer un planeur le plus loin possible en gérant le souffle, Snope Rope est un jeu de corde où on gère la hauteur d’un personnage en soufflant, et on retrouve Pyoro dans un nouveau jeu consistant à empêcher des insectes de s’en prendre à quatre fleurs en les fouettant avec notre langue dans toutes les directions.
Il est aussi possible d’écouter Mémé parler pendant qu’elle boit son thé, et d’écouter trois musiques en gérant un tourne-disque : le thème principal de Super Mario Paint, la musique du jeu NES Hogan’s Alley et le superbe thème horrifique d’Ashley, qui est sans doute le plus réussi de tout le jeu avec ses consonances qui font très Halloween. Sans aucun doute le meilleur jeu totalement nouveau du line-up de la Nintendo DS !!