Quand RE5 sort, l’exceptionnel Resident Evil 4 a déjà plus de 4 ans. Et depuis qu’il a relancé avec brio une série essoufflée, il s’est passé beaucoup de choses dans le genre action, le rouleau-compresseur Gears of War est passé par là, Dead Space a piqué le genre survival aux hormones, mais malgré tout j'attendais avec impatience RE5, car Resident Evil ça reste Resident Evil quoi qu'on en dise, une série qui pour moi dégage un charisme des plus rares.
Resident Evil 5 signe le retour de Chris Redfield, plus musclé qu’un taureau sous créatine (sérieusement, ses biceps font deux fois mes cuisses !!!). Il est accompagné, comme souvent dans les Resident Evil, d’une partenaire encore méconnue : Sheva Alomar. C’est l’occasion, pour la première fois dans la série, d’inaugurer un système de coopération direct en local ou en ligne. Certes, on y avait déjà droit dans le 4 (mais Ashley était sans défense) et surtout dans Resident Evil 0, mais c’est la première fois qu’un Resident Evil se joue vraiment à 2.
Capcom assouplit donc son concept, pour le meilleur comme pour le pire. Car RE5 se joue comme son prédécesseur. Certaines routines sentent fort le copier-coller un peu flemmard : des animations jusqu'à même, parfois, des personnages (le type à la tronçonneuse et carrément un boss qui rappellera quelques souvenirs…).
Heureusement, le jeu améliore certains points de gameplay, notamment le straffe qui fait enfin son apparition. De même, on pourra se réjouir de la présence des checkpoints et de la sauvegarde automatique (exit donc ce géronte qu’était la machine à écrire). En revanche, il faudra aussi composer avec certains points négatifs. D’abord, le retour en arrière inexplicable de l’inventaire. Sa gestion est désormais figée sur 9 blocs uniques, gérable sans pause et tout sauf ergonomique. Ensuite, le caractère totalement figé du gameplay : la straffe, c’est bien, mais on ne peut pas courir de côté et, beaucoup plus grave, il est impossible de tirer ou recharger en se déplaçant.
Malgré ses quelques défauts qui ramènent son gameplay de longues années en arrière, RE5 reste assez fun à jouer pour qui aime l’orientation prise depuis le 4. Construit comme un blockbuster, il recèle des grosses qualités du genre : une technique irréprochable, certaines superbes animations en coop, des cinématiques dopées, ou encore de nombreuses références qui feront plaisir aux fans.