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Test high tech J’ai testé le Shark PowerDetect UV Reveal, le robot aspirateur le plus frustrant que je n’ai jamais vu
3.5
Profil de Fbrochain,  Jeuxvideo.com
Fbrochain - Rédaction jeuxvideo.com

Maniaque de la propreté, vous vous attendez à voir débarquer chez vous les Experts Miami armés de leurs lampe à UV pour repérer des traces dont vous ignoriez l’existence ? Ce nouveau robot Shark va vous éviter une crise d’angoisse. En revanche, il vous donnera bien d’autres fils à retordre.

Shark PowerDetect UV Reveal
Un robot plein de bonnes intentions mais frustrant
  • Aspiration efficace sur sols durs et tapis
  • Lavage performant
  • Évitement d’obstacles réussi
Shark
À partir de :
999,99€

Sommaire

  • Shark PowerDetect UV Reveal : la fiche technique
  • Design : plus joli en couleur qu’en noir ou blanc
  • Navigation : il ouvre l’œil mais garde le secret
  • Aspiration : du bon travail sur sols durs et tapis ras
  • Lavage des sols : efficace mais une grosse erreur de programmation
  • Appli : Shark passe à côté de l’essentiel
  • Entretien : des économies bienvenues sur les consommables

L’Américain Shark n’en est pas à son coup d’essai sur le marché des aspirateurs robots. La marque s’est lancée sur ce secteur en 2021. Cependant, contrairement aux concurrents bien connus comme Roborock, Dreame, Ecovacs, Mova ou encore Narwal, Shark ne multiplie pas les références tout au long de l’année. Ce qui ne l’empêche pas de se montrer parfois innovant malgré quelques écueils concernant la navigation et l’ergonomie de ses appareils. En ce printemps 2026, le modèle phare de la marque est incarné par le PowerDetect UV Reveal. Un indice interpelle immédiatement dans le nom : UV Reveal. Le robot se dote en effet d’un système de lampes à ultra-violet pour repérer les taches invisibles à l’œil nu afin de les éliminer avec la plus grande fermeté. Une démarche inédite, inconnue chez la concurrence mais est-ce bien utile ? En général, je demande à un robot de supprimer d’abord les traces visibles efficacement et ensuite, pourquoi pas, les traces que je ne vois pas. Voyons voir si le Shark PowerDetect UV Reveal réussit d’abord les travaux essentiels avant de s’attaquer aux tâches plus anecdotiques.

Shark PowerDetect UV Reveal : la fiche technique

CaractéristiquesDétails
Aspiration22 000 Pa
LavageSerpillière vibrante
Station tout-en-unBac à poussière de 1,5 L, bac d’eau propre de 2,7 L, bac d’eau sale de 1,2 L, autonettoyage, lavage serpillère à 85°C, séchage à air chaud à 75°C
NavigationLiDAR + Caméra RVB, capteur de proximité, IA anti-obstacle
BatterieJusqu’à 110 mn d’autonomie - recharge 240 mn
Dimensions robot34 x 36 x 10,4 cm
Dimensions station46,1 x 44,4 x36,3 cm
Prix au lancement999 euros

Design : plus joli en couleur qu’en noir ou blanc

Il y a des marques qui font quelques efforts pour concevoir un design assez élégant sinon passe-partout pour leurs appareils afin que le robot puisse siéger dans le salon sans trop perturber la déco. Et puis il y a les autres dont fait partie Shark. Non pas que le PowerDetect UV Reveal soit moche mais il fait très plastique et son allure ne reflète pas vraiment le niveau haut de gamme auquel il prétend. La station tout d’abord se montre assez compacte. C’est plutôt un bon point tant les robots aspirateurs ont tendance à présent à s’encombrer d’une station d’accueil imposante. Elle ne mesure que 46,1 cm de profondeur pour 36,32 cm de large et 44,45 cm de haut. Elle peut se glisser sous un meuble comme une console. Ce qui cloche c’est son look. Alors que la concurrence cherche à éliminer la moindre aspérité pour que cet appareil ménager se fonde au mieux dans le décor, Shark opte pour un style qui nous ramène quelques années en arrière pas vraiment digne du niveau de prix.

Shark PowerDetect UV Reveal

Ce que j’aime bien en revanche c’est que le dessus de la station ne laisse pas apparaître les bacs d’eau. Je peux y poser du bazar (oui j’aime bien). Dans l’angle supérieur droit, se loge comme de coutume chez Shark, un emplacement tout rond. Il se destine a accueillir une capsule (fournie) pour atténuer les mauvaise odeurs.

Shark PowerDetect UV Reveal

La station est loin d’être une œuvre d’art mais un petit ravalement lui permettrait de moins passer pour ce qu’elle est. Et pour ceux qui n’aiment pas le blanc, Shark la prévu dans les semaines qui viennent de la décliner en trois autres coloris plus seyants (bleu nuit, café et vert canard) avec un robot au coloris assorti. Le robot, de son côté, ne respire pas la robustesse. Il est lui aussi constitué de plastique à l’apparence assez bas de gamme. L’appareil se révèle étonnamment léger une fois en main avec 2 kg seulement. Par ailleurs, Shark n’a pas réussi à se passer de la tourelle sur son capot. Celle-ci héberge le LiDAR pour l’aider à se diriger dans la maison. Il en résulte une épaisseur totale de 10,4 cm qui le prive de passer sous les meubles bas comme ses petits camarades haut de gamme actuellement disponibles (Roborock détient toujours le record avec 7,98 cm).

Shark PowerDetect UV Reveal

Le LiDAR est épaulé à l’avant de l’appareil par une caméra RVB et un capteur 3D. Le duo est mis à contribution pour détecter les obstacles. N’espérez pas surveiller votre domicile avec la caméra comme c’est souvent le cas sur ces modèles, l’option n’est pas proposée.

Shark PowerDetect UV Reveal

À l’arrière figure un énorme bloc détachable. Il comprend non seulement le bac d’eau que le robot utilise pour humidifier la serpillière mais aussi le collecteur de poussière.

Shark PowerDetect UV Reveal

Enfin, c’est sous le robot que se cache l’arsenal de Shark pour entretenir les sols. C’est là que les ingénieurs ont disposé les fameux capteurs UV pour détecter les taches invisibles. Ils illuminent la base du robot lorsqu’ils s’activent, un peu comme voiture qui serait passée entre les mains d’un fan de tuning.

Shark PowerDetect UV RevealJ’ai testé le Shark PowerDetect UV Reveal, le robot aspirateur le plus frustrant que je n’ai jamais vu

Je note aussi une originalité. La brossette latérale est située à droite alors que chez la majorité de la concurrence, elle se niche à gauche. Ce qui signifie que le Shark devrait emprunter un circuit inverse pour longer les meubles et les murs. Par ailleurs, la brossette n’est pas montée sur un bras extensible.

Shark PowerDetect UV Reveal

Pour atteindre les coins poussiéreux, le robot a une botte secrète : il utilise l’air expulsé par l'ouïe disposée sur son flanc comme un mini-souffleur afin de rabattre les débris vers une zone plus accessible. Je suis dubitatif et j’attends de voir l’efficacité du procédé.

Shark PowerDetect UV Reveal

Enfin, je suis surpris de constater que Shark a toujours recours à une serpillère vibrante. Ce système tombe peu à peu en désuétude face aux patins et surtout la technique du rouleau qui devient de plus en plus tendance. On verra plus loin si ce choix reste judicieux.

Shark PowerDetect UV Reveal

Dans l'ensemble, la réalisation reste propre. Mais on est loin du niveau de finition en vogue chez la concurrence pour le même tarif.

Avec son LiDAR sur le capot, sa caméra frontale et son capteur latéral, le PowerDetect UV Reveal semble bien armé pour naviguer dans la maison et éviter les pièges. Et c’est le cas. Force est de constater qu’il se montre assez attentif à son environnement. Il a déjoué tous les pièges que je lui ai tendus : câble USB, chaussette, étuis d’écouteurs… il les a repérés (peut-être même identifiés avec son IA NeuroNav AI mais impossible de le savoir) et les a contournés. À l’approche de l’obstacle, il stoppe sagement la rotation de sa brossette latérale pour diminuer les risques. Dommage toutefois qu’il soit impossible d’accéder à sa caméra ou qu’il ne s’en serve pas pour prendre en photo les obstacles qu’il rencontre.

Shark PowerDetect UV Reveal

La navigation dans la maison s’effectue également sans heurts. Même si j’ai dû m’y reprendre à trois fois pour obtenir une cartographie plus ou moins fidèle à la réalité. Lors de son premier passage, il avait tout simplement omis une pièce. Gênant. Par ailleurs, il ne peut cartographier qu’un seul niveau. Si vous avez un étage, tant pis. Il ne sait pas gérer plusieurs cartes. Aberrant pour un robot haut de gamme en 2026 ! Quant au franchissement d’obstacle, il s’avère suffisant pour la plupart des logis. Le PowerDetect UV Reveal n’est pas un as de l’escalade mais il peut franchir les seuils de 2,4 cm de haut.

Aspiration : du bon travail sur sols durs et tapis ras

Alors que les moteurs des robots aspirateurs haut de gamme passent aujourd’hui allègrement la barre des 30 000 Pa de puissance d’aspiration, ce nouveau Shark affiche « seulement » 22 000 Pa au compteur. Ça me semble un peu court pour un appareil de cette gamme de prix. Et pourtant, je me trompe. Lâché sur le parquet et le carrelage, le PowerDetect UV Reveal collecte efficacement les déchets, petits comme la poussière, les miettes de pain, les grains de semoule ou de riz, etc. mais aussi les plus gros comme les grains de café et les amas de poils et de cheveux. La technique de nettoyage des coins par coups de soufflette n’est toutefois pas optimale. Souvent, les poils d’animaux s’envolent trop loin. Quant aux coins l’efficacité reste là aussi assez variable. Avec un peu de chance les petits débris deviennent accessibles à la brossette latérale, mais pas systématiquement.

Shark PowerDetect UV Reveal

Sur tapis et moquette, le Shark ne s’en sort pas si mal. Il est parvenu à déloger les petits débris comme les grains de semoule avec une étonnante efficacité. Il est en revanche plus à la peine avec les cheveux longs entortillés dans les fibres.

Lavage des sols : efficace mais une grosse erreur de programmation

C’est évidemment dans cet exercice que j’attends le Shark au tournant. D’abord, sur le nettoyage classique ensuite avec du liquide renversé et enfin, puisque c’est là que repose son atout principal, avec des taches invisibles sauf aux ultra-violets. Premier constat au lancement d’une tâche de lavage, le Shark ne permet pas de couper l’aspiration. Ne sont proposées que deux options : aspiration seule ou aspiration et lavage. Tant pis. Second constat, lorsque le lavage du sol démarre la brossette continue de tourner au sol (forcément puisque l’aspiration continue). Elle est donc rapidement trempée. Et pas qu’un peu ! Le robot utilise en effet une grande quantité d’eau. Après son office il laisse derrière lui un sol détrempé avec même des flaques par endroit. Trois niveaux d’humidification de la serpillière sont proposés mais aucun d’entre eux ne permet d’obtenir un sol juste humide.

Mon carrelage est maculé de flaques d'eau après le passage du Shark PowerDetect

Shark PowerDetect UV Reveal

Pour laver le sol, le Shark s’en remet donc à une serpillière vibrante. J’avais quelques craintes concernant son efficacité mais je suis agréablement surpris. Elle fait un très bon boulot. Les traces peu incrustées sont rapidement gommées. Les taches plus récalcitrantes, comme de la sauce séchée, méritent un peu plus d’attention mais après quelques efforts, le robot parvient à les déloger. Je note aussi que la serpillière peut se décaler de quelques centimètres sur le flanc pour longer les murs. Mais comme elle effectue des va-et-vient latéraux, le lavage n’est pas uniforme.

Shark PowerDetect UV Reveal

Les liquides renversés sont eux aussi correctement nettoyés. Mais il y a un hic. Contrairement aux robots dotés d’un rouleau serpillière rincé en permanence, le patin vibrant du Shark s’encrasse vite. Et pourtant, le robot fait comme si de rien n’était. Il éponge et lave mais ne retourne pas immédiatement laver sa serpillière à la station. Pourquoi pas, sauf qu’il commet une grosse erreur.

Shark PowerDetect UV Reveal

Si le robot soulève son arrière-train lorsqu’il traverse des tapis ou des moquettes pour rentrer à la base (c’est d’ailleurs assez amusant à regarder), il se repose dès qu’il roule sur du parquet ou du carrelage sans prendre soin de relever son patin. Résultat, après avoir nettoyé le café renversé dans ma cuisine, il a traversé mon salon en posant sa serpillière au sol jusqu’à sa station. Et c’est un peu comme si un limace géante s’était promené sur mon parquet. Je rappelle que la serpillière était imbibée de café. J’ai donc dû demander un lavage du parquet alors que ce n’était pas prévu au programme. Grosse faute du Shark PowerDetect UV Reveal !

Le robot soulève toute sa partie arrière

Shark PowerDetect UV RevealJ’ai testé le Shark PowerDetect UV Reveal, le robot aspirateur le plus frustrant que je n’ai jamais vu

Quant à la détection et au nettoyage des taches invisibles… ben la fonction existe et elle est activée par défaut. Lorsqu’il s’en va pour nettoyer, il allume à intervalles réguliers ses lampes à ultra-violets placées sous son châssis. Lorsqu’il détecte une trace, il note son emplacement dans sa mémoire et poursuit son nettoyage. Après un rinçage de sa serpillière, il revient sur les lieux du crime et s’escrime à frotter en vérifiant, pendant l’opération, l’efficacité du lavage. Lorsqu’il est satisfait, il revient à sa station.

Shark PowerDetect UV Reveal

Je ne suis pas vraiment fan de cette fonction. Déjà, l’élimination de ces traces non visibles ne me paraît pas indispensable. Ensuite, le robot n’informe pas en temps réel de ses constatations. Ce n’est qu’après avoir rincé sa serpillière puis patienter un peu dans sa station qu’il annonce alors haut et fort : « J’ai repéré des traces, je vais les nettoyer ». Moi, pendant ce temps-là, j’ai déjà remis mes meubles en place ! Et c’est parti pour une nouvelle traînée humide dans le salon (oui car il laisse trainer sa serpillière à l’aller comme au retour).

Appli : Shark passe à côté de l’essentiel

Il y a peu, je m’étais plaints de l’appli de pilotage du Narwal Flow 2 pour son manque d’ergonomie. J’ai trouvé pire chez Shark. J’ai rarement vu une appli aussi mal fichue ! Tout est à refaire ! Je m’explique. Shark a souhaité simplifier au maximum l’utilisation de son robot. Bonne idée mais les ingénieurs ont eu la main bien trop lourde. Commençons par la cartographie. Lorsque le robot parvient à créer un plan à peu près fidèle du logement, il faut encore le peaufiner. Mais quel calvaire ! Diviser une pièce relève de la torture mentale. Impossible de zoomer sur la carte pour effectuer un travail précis pendant que l’on positionne une séparation. Parfois, l’enregistrement ne s’effectue même pas et toutes les pièces définies disparaissent, il faut tout recommencer. C’est à s’arracher les cheveux.

Shark PowerDetect UV Reveal

Quand vient le moment de lancer le robot, deux options sont proposées : aspiration simple ou aspiration avec lavage. Ne cherchez pas, vous ne pouvez pas lui ordonner de passer deux fois ou d’emprunter un circuit plus méticuleux. Ces options n’existent pas. Vous souhaitez nettoyer une zone précise et non toute une pièce ? D’accord mais il est impossible de faire varier la taille de cette zone. Ce sera un carré de 1,20 m de côté et puis c’est tout. Vous voulez déclencher la collecte des poussières, le lavage de la serpillière ou interrompre son séchage, soit, en gros, contrôler la station ? Non. Vous aimeriez bien suivre en direct la progression du robot pendant qu’il nettoie et vérifier s’il a bientôt terminé ? Impossible. Vous cherchez des préférences de nettoyage pour, par exemple, donner la priorité aux tapis ou encore demander un nettoyage approfondi des pièces plus sales ? Le menu existe mais ne livre qu’une seule option : mémoriser la puissance que vous avez défini. Super, merci ! Bref, aucun contrôle n’est donné à l’utilisateur si ce n’est le choix de la pièce à nettoyer et le mode de fonctionnement. Pour le reste, il faut s’en remettre aux décisions de l’appareil. C’est très frustrant. Shark devrait songer à proposer un éventail d’options plus large pour ceux qui maîtrisent déjà le monde des aspirateurs robots et conserver son interface simpliste pour les utilisateurs moins à l’aise.

Entretien : des économies bienvenues sur les consommables

À défaut d’être jolie, la station qui accompagne le PowerDetect UV Reveal se montre fonctionnelle et pratique. Elle comprend un bac d’eau propre d’une capacité de 2,7 L et un petit bac d’eau sale de 1,2 L. Vu la quantité d’eau que le robot laisse au sol pendant le lavage, pas besoin de plus en effet. Je regrette l’absence d’un distributeur automatique de détergent pourtant assez courant aujourd’hui dans cette gamme de prix. Il faudra donc ajouter vous-même du produit de lavage dans le bac d’eau propre.

Shark PowerDetect UV Reveal

Ce que j’apprécie en revanche, c’est l’absence de sac pour la poussière. En effet, le réceptacle en est démuni ce qui évite d’avoir à acheter des consommables par la suite. Son extraction comme sa vidange se révèlent assez simples. Il faut juste songer à ouvrir le bac d’une contenance de 1,5 L au-dessus d’une poubelle.

Shark PowerDetect UV Reveal

À l’opposé du bac à poussière se niche un emplacement dans lequel est placé un filtre. Je conseille vivement de vérifier son état toutes les semaines puisqu’il a tendance à s’encrasser rapidement. Un petit coup de brosse ou même un passage en machine de temps en temps lui permet de retrouver son éclat.

Shark PowerDetect UV RevealJ’ai testé le Shark PowerDetect UV Reveal, le robot aspirateur le plus frustrant que je n’ai jamais vu

La station se charge du lavage de la serpillière avec de l’eau chaude à 85°C. Elle est ensuite séchée à l’air chaud à 75°C. Quant à la planche de lavage, c’est plus délicat. Elle n’est pas extractible. Il faut donc la nettoyer de temps en temps directement dans la station avec un petit coup d’éponge pour éliminer les petits déchets et autres traces de liquide (comme ici avec mon fameux café renversé).

Shark PowerDetect UV Reveal

Quant au robot, son entretien est lui aussi assez simple. Il faut juste ne pas oublier de retirer le bloc arrière qui comprend le réservoir d’eau et le collecteur de poussière, avant de le retourner. En effet, le Shark a la mauvaise manie de laisser de l’eau dans son réservoir. Celui lui permet d’attaquer un lavage sans devoir patienter plusieurs minutes qu’il fasse le plein.

Shark PowerDetect UV Reveal

En contrepartie, l’eau qui stagne a tendance à vous couler sur les pieds si vous manipulez le robot. La brosse principale bénéficie d’un système anti-enchevêtrement efficace. Après 15 jours d’utilisation, je n’y ai pas retrouvé le moindre cheveux long ou poils d’animal entortillé.

Shark PowerDetect UV Reveal
Un robot plein de bonnes intentions mais frustrant
  • Aspiration efficace sur sols durs et tapis
  • Lavage performant
  • Évitement d’obstacles réussi
Shark
À partir de :
999,99€

Conclusion

Points forts

  • Aspiration efficace sur sols durs et tapis
  • Lavage performant
  • Évitement d’obstacles réussi
  • Fonction de détection aux UV parfois utile

Points faibles

  • Appli décevante et frustrante
  • Cartographie sur un niveau seulement
  • Technique de soufflage dans les coins pas toujours efficace
  • Un robot qui laisse trainer sa serpillière mouillée, c’est non
  • Sols trempés après le lavage

Note de la rédaction

J’avoue que j’ai un sentiment mitigé vis-à-vis de ce Shark PowerDetect UV Reveal. D’un côté, je constate que le robot fait du bon boulot malgré un équipement somme toute assez standard. Son moteur ne développe qu’une puissance de 22 000 Pa, il n’a pas de brosse latérale extensible et joue de la soufflette pour atteindre les coins. Et pourtant, les résultats en mode aspiration sont à la hauteur de robot à la fiche technique bien plus riche et aux techniques plus avancées. Côté lavage, la serpillière vibrante a visiblement encore de beaux jours devant elle avec des résultats très satisfaisants. Le robot la manipule avec brio sauf lorsqu’il s’agit de la laisser traîner au sol là où il n’y en a pas besoin. L’absence de sac à poussière est également un vrai plus pour limiter l’achat de consommables. Je suis plus dubitatif sur le recours aux UV pour détecter et nettoyer les traces qui ne se voient pas à l’œil nu. Je vivais très bien sans ça avant (et probablement après aussi). Ce qui me gêne le plus, c’est le manque de soin porté à l’appli. Son design, ses fonctions très basiques et ses incohérences ont suscité chez moi bien des moments d’agacement et de frustration tant il m’a été impossible d’effectuer des actions très simples proposées par toute la concurrence. C’est un vrai frein à l’utilisation de l’appareil. Reste enfin le prix qui me paraît trop élevé pour le niveau de prestation proposé. Ce Shark PowerDetect UV Reveal m’apparaît plus comme un bon robot de moyen de gamme plutôt qu’un modèle haut de gamme.

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