Cet ultrabook haut de gamme de Samsung se distingue par un affichage OLED performant et - surtout - par un GPU Nvidia, qui lui apporte une polyvalence à toute épreuve. Le tout dans un boîtier compact et léger, compte tenu de son format 16 pouces.
- Très hautes performances
- Dalle anti-reflet
- Recharge rapide en 140 W
Sommaire
- Caractéristiques du Samsung Galaxy Book6 Ultra
- Des finitions impeccables et un équipement complet
- La qualité de l'OLED, les reflets en moins
- Les performances d'un super ultrabook
- Samsung Settings
- Une autonomie plutôt satisfaisante, malgré un GPU énergivore
L'ultrabook de Samsung, le Galaxy Book, est décliné en trois modèles : la version de base, le modèle Pro et l'Ultra, le très haut de gamme. Si les deux premiers peuvent convenir dans le cadre d'une utilisation bureautique et multimédia, le Galaxy Book Ultra s'adresse à tous ceux qui ont absolument besoin de performances extrêmes.
Le Galaxy Book 6 Ultra embarque donc des composants haut de gamme, qui offrent une puissance CPU, GPU et NPU à même de satisfaire tous les besoins, pour les travaux nécessitant des calculs intensifs, comme la retouche photo, la synthèse d'image 3D, le montage vidéo, la génération d'images par IA, etc.

Malgré son GPU Nvidia, on ne peut pas vraiment le considérer comme un PC portable gamer, qui entrerait en concurrence, par exemple, avec un Dell Alienware 16X Aurora, un Razer Blade 16 ou un HP Omen Max 16. Et ce pour une raison qui saute aux yeux : le Samsung Galaxy Book 6 Ultra est dépourvu d'un clavier RGB !
Etonnament, le Galaxy Book 6 Ultra est proposé en deux version : avec et sans GPU dédié. On remarque que le modèle qui n'est pas équipé du GPU Nvidia ressemble comme deux gouttes d'eau au Galaxy Book 6 Pro, avec néanmoins quelques difféfences, comme la présence du lecteur SD. A tel point, on peut s'interroger sur les raisons de son existence.
En revanche, le Galaxy Book 6 Ultra que nous avons testé embarque bel et bien pour sa part le GPU Nvidia GeForce (le RTX 5070 en l'occurrence), ce qui est en fait un des ultrabooks les plus performants du moment.

Mais peut être aussi l'un des plus cher ! La configuration que nous avons reçue est commercialisée 3600 € chez Boulanger (avec 32 Go de mémoire et un SSD de 1 To).
Voyons si ce bolide est infaillible, quelle que soit la tâche exécutée. A ce niveau de prix, ça serait la moindre des choses.
Caractéristiques du Samsung Galaxy Book6 Ultra
| Taille d'écran | 16 pouces |
| Type d'écran | OLED |
| Définition d'écran | 2880 x 1800 pixels |
| Taux de rafraîchissement | 120 Hz |
| Processeur | Intel Core Ultra 7 356H |
| Carte graphique | Nvidia GeForce RTX 5070 |
| Mémoire vive | 32 Go |
| Stockage | 1 To |
| Connectique | 1x HDMI 2.1, 2x USB C Thunderbolt 4, 1 x USB A, SDXC, 1x combo jack |
| Dimensions | 35,7 x 24,8 x 1,5 cm |
| Poids | 1,89 kg |
Des finitions impeccables et un équipement complet
Avec un poids de 1,89 kg et une épaisseur de 1,5 cm, le Galaxy Book 6 Ultra a des mensurations un peu moins séduisantes que celles du Galaxy Book 6 Pro (1 cm d'épaisseur seulement et poids de 1,59 kg). Et si d'autres ultrabooks récents, au format 16 pouces, sont un peu plus légers (1,65 kg pour le Dell XPS 16 ou 1,55 kg pour l'Acer Swift 16 AI), ils ne s'avèrent pas plus fins.

La différence avec le Galaxy Book 6 Pro s'explique sans doute par la présence d'un équipement plus complet et plus performant, qui oblige le constructeur à prendre un compte un échauffement interne plus important, qui nécessite donc un dispositif de refroidissement plus performant.
L'ultrabook bénéficie de finitions impeccables, avec un boîtier entièrement réalisé en aluminium, dans le coloris anthracite utilisé par Samsung depuis de nombreuses années. On note qu'une petite encoche est présente, au centre du bord avant, qui s'avère particulièrement pratique pour faciliter l'ouverture du PC portable à une seule main.

Bon point, un lecteur d'empreintes digitales, placé sur le bouton de démarrage, assure le verrouillage du PC. Ce dispositif biométrique est plus sécurisé qu'une Webcam dotée d'un capteur IR (et donc compatible Windows Hello). En l'occurrence, la Webcam filme en Full HD et n'est pas munie d'un volet de confidentialité que l'on pourrait placer devant le capteur. Pour compenser cette absence, deux touches du clavier permettent de désactiver la caméra et le micro.

D'autre part, le clavier à touches rétro éclairées (en blanc) s'avère très agréable. Il est complété d'un pavé tactile de bonnes dimensions, mais sans pavé numérique, ce qui est plutôt regrettable pour une configuration de cette taille. Cela s'explique par la présence d'ouvertures, sur les bords du clavier, qui diffusent le son des haut-parleurs.

Ces derniers, au nombre de six, assurent un volume sonore élevé, un bonne spatialisation du son et une qualité audio assez bluffante, avec des basses bien présentes. Autant dire que les conditions idéales sont réunies pour regarder un film ou une série sans casque. Et lorsqu'il s'agit d'écouter de la musique, le rendu audio s'avère impressionnant, avec un excellent équilibre des plages de fréquences (basses, médiums et aigus).
En jeu, outre les fusillades de Fornite, certaines ambiances plus douces sont parfaitement restituées. C'est le cas par exemple dans Black Myth Wukong. La musique, délicate, ainsi que les bruits de la forêt, des cours d'eau et du vent bénéficient d'une spatialisation extrêmement convaincante.

De plus, grâce à l'applications Dolby Settings, chacun peut configurer le rendu audio selon ses préférences. En effet, en plus des cinq modes pré définis (Dynamique, Jeu, Film, Musique et Voix), trois autres modes peuvent être ajustés par l'utilisateur, grâce à un égaliseur à 10 plages de fréquences.
La connectique du Galaxy Book 6 Ultra est complète. Ainsi, deux USB C compatibles thunderbolt 4 sont présents. Les deux sont placés sur le côté gauche (un de chaque côté aurait été plus pratique, dans certains cas, pour la recharge de la batterie), aux côtés du connecteur HDMI 2.1. Ils sont complétés par un port USB A, la prise casque/micro et un lecteur SDXC, à droite.


Ce dernier est un avantage pour ceux qui désirent pouvoir récupérer directement les fichiers d'un appareil photo numérique ou d'une caméra / caméra d'action où qu'ils se trouvent. Et, pour les transferts de données sans fil, le PC portable est compatible Wi-Fi 7 et Bluetooth 5.4.
La qualité de l'OLED, les reflets en moins
Le Galaxy Book 6 Ultra est équipé d'une dalle OLED de 16 pouces de diagonale. Celle-ci affiche des images en haute définition (2880 x 1800 pixels, en l'occurrence). De plus, la dalle est tactile, ce qui s'avère toujours pratique pour réaliser rapidement certaines sélections à l'écran.

L'écran supporte une fréquence d'affichage maximale de 120 Hz. Comme souvent, il est possible d'activer une option permettant au système le sélectionner le taux de rafraichissement de façon dynamique, entre 30 Hz et 120 Hz. Et, pour économiser de l'énergie, on peut également basculer en mode d'affichage 60 Hz.
Bon point, la dalle dispose d'un revêtement Corning Gorilla Glass DXC, qui réduit la réflectivité de l'écran de 75 %. Et force est de constater que le résultat est convaincant. On ne voit quasiment pas son reflet à l'écran lorsqu'on regarde un film ou des photos. D'autre part, la lisibilité en plein soleil est excellente.

Le constructeur met en avant une luminosité maximale standard de 500 nits (en mode SDR), avec un pic HDR à 1000 nits. Et ces valeurs sont confirmées par nos mesures. En effet, notre sonde a mesuré une luminosité de 480 nits, par défaut, aussi bien en SDR qu'en HDR, et de 1020 nits, lorsque le mode Vision Booster est activé (qui fait varier la luminosité maximale en fonction des conditions lumineuses ambiantes). Inutile de préciser que l'on bénéficie d'une excellente qualité d'affichage, que l'on travaille dans son bureau, ou qu'on regarde des vidéos dans son jardin ou à la terrasse d'un café.

Des quatre profils colorimétriques proposés, les deux derniers (Adobe RGB et DCI-P3) sont ceux qui offrent la meilleure colorimétrie, avec une température des couleurs (6577 K) proche de la neutralité parfaite (6500K) et un Delta E très inférieur à 3 (ce qui est le but recherché afin d'avoir la garantie que la fidélité des couleurs est optimale).
D'autre part, rappelons que le port HDMI 2.1 ouvre la possibilité de gérer un second écran 8K en 60 Hz, ou 5K en 120 Hz. Ce que nous avons pu en effet vérifer, avec un écran LG 45GR95QE, capable d'afficher des images en 3440 x 1440 pixels, avec un taux de rafraichissement maximum de 240 Hz.

Les performances d'un super ultrabook
Côté processeur, le Samsung Galaxy Book 6 Ultra ne fait pas appel au Core Ultra X7 358H, comme dans le Galaxy Book 6 Pro. C'est le Core Ultra 7 356H qui est présent. Il s'agit quasiment la même puce, mais sans l'iGPU Arc B390. Ce dernier est en effet inutile étant donnée la présence du GPU Nvidia GeForce RTX 5070. Autre petite différence : les 4 coeurs "performants" du Core Ultra 7 356H sont cadencés à 4,7 GHz (contre 4,8 GHz pour ceux du Core Ultra X7 358H)(et contre 5,1 GHz pour ceux du Core Ultra 9 388H).


L'ultrabook intègre de 32 Go de mémoire. C'est d'ailleurs le maximum supporté par la carte mère et cela pourrait s'avérer limité pour certains travaux graphiques. Pour le stockage des applications et des données, on dispose d'un espace de stockage de 1 Go. En revanche, un second emplacement M.2 est présent, ce qui laisse la possibilité d'ajouter un SSD supplémentaire.
Les performances graphiques sont de haut niveau, pour un ultrabook. Toutefois, avec un TGP de "seulement" 90 W, les scores obtenus avec l'application 3D Mark s'avèrent légèrement inférieurs à ceux que l'on a pu observés sur d'autres configurations, qui étaient destinées aux joueurs, et dont le GeForce RTX 5070 avait un TGP plus élevé. Par défaut, les résultats sont même quelque peu décevants. En revanche, si on active les Performances élevées, dans l'application Samsung Settings, la donne change assez radicalement (voir captures ci-dessous).




Enfin, pour les créateurs qui font régulièrement appel à l'intelligence artificielle, la configuration offre un niveau de performances très élevé. En effet, si on cumule la puissance de calcul IA du CPU, du NPU et - surtout ! - du GPU Nvidia, on atteint des sommets (pour un ultrabook !). Ainsi, à côté des 798 TOPS délivrés par le GPU GeForce RTX 5070, les 50 TOPS du NPU apparaissent quelque peu anécdotiques.

C'est le gage d'une réactivité optimale lorsqu'on utilise les applications Adobe, comme Photoshop ou Firefly, qui exploitent l'IA pour générer des images ou des effets spéciaux.
Enfin, bien sur, grâce au GPU Nvidia, il est parfaitement possible de se divertir, en jouant aux jeux AAA, avec une fluidité exemplaire et - bien sur - dans la (haute) définition native de l'écran.
Par exemple, dans Cyberpunk 2077, la fluidité des animations est assurée. En effet, si on active la génération d'images 4x, le benchmark du jeu fait état de 118 images par seconde (soit le maximum supporté par l'écran du Galaxy Book 6 Ultra), en moyenne, avec une qualité graphique Elevée et sans Ray Tracing. Et si la qualité visuelle n'est pas suffisante, il suffit d'activer le Ray Tracing. Dans ce cas, les animations demeurent très fluides, puisqu'elles comportent encore 77 images par seconde.


Avec Fortnite, on plafonne à une trentaine d'image par seconde, si désire obtenir la meilleure qualité visuelle possible (mode graphique Epique). Mais, il suffit de passer en qualité Elevée, pour voir le framerate presque doubler, ce qui permet d'obtenir une réactivité suffisante pour être compétitif.
Avec Black Myth Wukong, les réglages utilisés par défaut (qualité très élevée, avec génération d'images DLSS et sans Ray Tracing), permettent d'obtenir 117 images par seconde, en moyenne (la jouabilité est parfaite). Encore une fois, cela coincide parfaitement avec le taux de rafraichissement maximum de l'écran.

Bien sur, la température grimpe assez rapidement lorsque l'action s'envenime. La zone située au centre du clavier, juste sous l'écran, se met alors à chauffer considérablement (les ventilateurs du PC portable entrent en action, ce qui génère un souffle bien audible). Rien qui n'empêche toutefois de jouer avec les touches ZSQD.

Samsung Settings
L'application Samsung Settings permet d'ajuster divers paramètres de fonctionnement du Galaxy Book 6 Ultra. Elle remplace et complète certaines options proposées dans les paramètres de Windows, afin d'affiner la gestion de certains aspects du PC portable :
- Affichage (profil colorimétrique, activation de Vision Booster)
- Performances
- Clavier
- Son
- Sécurité



Une autonomie plutôt satisfaisante, malgré un GPU énergivore
Pour assurer la meilleure endurance possible, le Samsung Galaxy Book 6 Ultra embarque une batterie de 80 Wh. Cette capacité s'avère parmi les plus grosses observées sur un PC portable "non gamer".
Malgré cela, l'autonomie bureautique, telle qu'évaluée par le test intégré à l'application PC Mark ne s'avère pas très élevée. Ainsi, la configuration a fonctionné 12 heures et 4 minutes, en mode 120 Hz, en ayant activé la fréquence adaptative (avec une luminosité d'affichage de 250 nits et sans le rétro éclairage du clavier). C'est presque 4 heures de moins que le Galaxy Book 6 Pro. Les hautes performances du GPU impliquent une haute consommation électrique (même sans jouer manifestement).


Et si on fixe la fréquence d'affichage à 60 Hz, l'autonomie ne progresse que légèrement, puisque le benchmark a fonctionné pendant un peu moins de 13 heures. De quoi assurer une à deux journées de fonctionnement, selon le type et l'intensité d'utilisation.
En mode vidéo, le constructeur annonce une autonomie d'une trentaine d'heures, sans donner toutefois plus de précision quant aux conditions de fonctionnement du PC portable (streaming en Wi-Fi ou stockage local, luminosité de l'écran, etc.).

Selon nos mesures, après la lecture de 8 heures de vidéo en streaming, depuis Netflix, le niveau de la batterie n'a perdu que 40 % de sa charge initiale. On peut donc envisager une vingtaine d'heures de streaming vidéo, avec une batterie pleine. Il s'agit d'un résultat plus satisfaisant, équivalent à celui obtenu avec les autres (bons) ultrabooks.
La recharge du Galaxy Book 6 Ultra s'effectue par l'intermédiaire d'un adaptateur USB C, d'une puissance maximale de 140 W max (qui n'est pas présent dans la boîte). Si on en possède un, on peut recharger la batterie à hauteur de 63 % en 30 minutes, en théorie.

En pratique, nous avons pu mesurer - avec un bloc d'alimentation de 140 W - les niveaux de charge suivants :
- 30 minutes : 46 %
- 45 minutes : 67 %
- 60 minutes : 83 %
C'est plutôt rapide, compte tenu de la grande capacité de la batterie.

Conclusion
Points forts
- Très hautes performances, graphiques en particulier
- Haute luminosité HDR
- Lecteur d'empreintes digitales intégré au bouton de démarrage
- Dalle anti-reflet (Gorilla Glass DXC)
- Qualité d'affichage de la dalle OLED
- Lecteur SD
- Recharge rapide en 140 W
- Excellent rendu audio des 6 haut-parleurs
- Bonne autonomie pour le streaming vidéo
Points faibles
- Prix élevé
- Autonomie bureautique un peu faiblarde
- Pas de pavé numérique
- Pas de volet de confidentialité pour la Webcam
- 32 Go de mémoire maximum
Note de la rédaction
Le Galaxy Book 6 Ultra de Samsung est un ultraportable, certes. A ce titre, il est facile de l'emporter avec soi en déplacement, afin de travailler où que ce soit. D'autant que sa dalle OLED, (quasiment) mate, assure une qualité d'affichage constante, aussi bien en intérieur qu'en extérieur. Et, grâce à son GPU Nvidia GeForce RTX 5070, l'ultrabook peut se transformer en PC gamer, en une station de travail pour l'IA, ou être utilisé pour regarder des vidéos en streaming. Ces tâches bénéficient alors qu'une qualité audio très convaincante. Bref, il s'agit bien d'un ultrabook, capable de répondre à tous les types de besoins imaginables, grâce à un équipement complet et particulièrement efficace.

