Il est dommage que la rubrique « top-buts » n’existe plus dans Téléfoot. Les Olympiens trusteraient bon nombre de places du classement. Lolo Batlles, notamment. Mais plus seulement. Benoît Pedretti, dont on avait déjà pu apprécié la qualité de tir à Nice et sur coup-franc contre Paris en coupe de la Ligue, s’est à son tour illustré.
A la 63e minute, il s’est avancé dans le camp bastiais avant de nettoyer la lucarne de Penneteau d’une frappe enroulée foudroyante. Le coup d’éclat de la soirée. La seule véritable occasion de l’OM. Et elle a suffi au bonheur des Marseillais. Un bonheur chiffré : première victoire à Furiani depuis 1998, quatrième succès consécutif à l’extérieur en 2005. Cette série positive ouvre toutes les perspectives. Lyon n’a plus que six points d’avance. Et l’OM pointe même maintenant à la deuxième place, en attendant le déplacement dimanche de Lille à Metz.
La première mi-temps n’avait pourtant pas été des plus rassurantes pour l’équipe de Troussier. Les insulaires s’accommodaient mieux des imperfections de l’aire de jeu, et trouvaient les moyens d’inquiéter Fabien Barthez. Les Phocéens gardaient leur calme, posaient le jeu, et traversaient ces intempéries sans devoir concéder le moindre but.
En deuxième mi-temps, l’entrée de Samir Nasri ( à la place de Bruno Cheyrou) allouait plus d’audace aux élans marseillais. L’action du but débutait d’ailleurs dans les pieds du jeune milieu de terrain.
Il était bientôt rejoint par Ahmed Yahiaoui, chargé pour sa part de verrouiller le couloir droit. Cette option modifiait l’organisation tactique de l’OM qui passait en 3-5-2.
Hormis un penalty justement refusé à Hadji à la suite d’un duel avec Méïté à la 72e, les Olympiens atteignaient, en toute sérénité, leur objectif. Une belle opération.