ANALYSE
WAC Casablanca 2-1 OM 12/02/2005
Le match amical entre le WAC et l’OM a été arrêté à un quart d’heure de la fin, à la suite d’une échauffourée sur le terrain, alors que le score était de 2-1 en faveur des locaux. Heureusement, cette rencontre aura surtout permis de donner du temps de jeu à Bamogo, Nasri, Koke, Ecker et Fiorèse, tout en faisant souffler les internationaux.
Une banale action de jeu un peu musclée, un mauvais geste d’Ait Larif sur Déhu, une échauffourée, un arbitre dépassé par les événements, et la situation qui dégénère au point que l’équipe olympienne décide de regagner les vestiaires.
Elle retrouvera le terrain une quinzaine de minutes plus tard en compagnie de la formation marocaine, dans un climat totalement apaisé. Mais entre temps le stade se sera vidé de ses occupants. Dans ces conditions, reprendre la partie n’avait que peu d’intérêt. Les deux clubs en convenaient.
Si cette triste conclusion ternit forcément la soirée, il serait tout autant regrettable de la réduire à cet incident. Car jusque là, c’est à dire pendant près d’une heure vingt, acteurs et spectateurs ne pouvaient que se réjouir.
Tout d’abord parce que les Marocains avaient assuré une folle ambiance, mêlant chants partisans et tambours sur un rythme envoûtant. Ensuite, parce que ballon au pied, le WAC avait donné une excellente réplique à l’OM dans sa préparation du déplacement à Bastia.
Agressifs sur le porteur du ballon, et vifs dans les phases offensives, les Wydadis ( surnom des joueurs du Wydad Athletic Club) ont eu tôt fait de signifier aux Olympiens qu’il n’allait pas s’agir d’une partie de plaisir.
Les joueurs de Troussier, qui reconduisait le 3-5-2 de fin d’année, se retrouvaient bêtement menés dès la 8e minute. Un problème de liaison dans la charnière ouvrait en effet un boulevard à Bahafid qui battait Barthez en force.
Mis en confiance par ce but, et galvanisés par les « olés » chambreurs de leurs supporters, les Casablancais inquiétaient encore le gardien des Bleus. A la 23e, il était contraint à une parade de grande classe sur un coup-franc lointain mais puissant.
L’état désastreux de la pelouse compliquait la construction phocéenne. Sa « pelade » déconcertait souvent les joueurs mais n’empêchait toutefois pas leur réaction. Nasri, pour son retour après plusieurs semaines d’absence se démenait pour animer, et Luyindula frappait deux fois de loin.
Moins riche en occasions, la deuxième période allait s’avérer pourtant plus riche en émotions… Les organisateurs ayant eu la bonne idée d’ouvrir les portes à l ‘heure de jeu. L’affluence passait ainsi de 30 000 spectateurs à 40 000 en l’espace de quelques minutes. La moitié rouge du stade ( couleur du WAC) achevait de se remplir, alors que la verte ( couleur du Raja, l’autre club de Casablanca), jusqu’ici délaissée volontairement, se garnissait à vue d’œil.
A peine installés dans les gradins, ces nouveaux spectateurs assistaient à deux buts. Le premier côté olympien. Un superbe tir d’Habib Bamogo à l’entrée de la surface, à la sortie d’un dribble. Le deuxième au crédit des locaux. Une action entachée d’un hors-jeu manifeste, conclue par Makhete de près. La seconde erreur de l’arbitre, après un but valable refusé à Luyindula en tout début de rencontre.
Malheureusement, le spectacle s’arrêtait là…
A Casablanca, Laurent Oreggia
Photos : Yannick Parienti
WAC Casablanca 2-1 OM
A Casablanca, le 12 février 2005
Match amical au stade Mohammed V
30 000 spectateurs environ ( puis 40 000 ! )
Buts : Bahafid ( 8e), Makhete ( 70e) pour le WAC ; Bamogo ( 66e) pour l’OM
OM ( 1ère mi-temps) : Barthez ( Gavanon, 30e)- Méïté, Déhu, Ecker- Fiorèse, Batlles, Hemdani, Nasri, Cheyrou- Luyindula, Bamogo.
OM ( 2e mi-temps) : Gavanon- Méïté, Déhu ( expulsé à la 76e), Ecker, Cheyrou- Fiorèse, Batlles, Hemdani, Nasri ( Costa, 56e)- Koke, Bamogo