... plus j'y pense, plus je crois réellement qu'avoir été cook 4 ans à la Bannik m'aille rendu comme ça. C'est pas LA cause, mais UNE cause.
Je critique toujours la bouffe que je fais, je suis jamais content. Trop cuit, pas assez cuit, trop salé, pas assez salé, pas assez bon, trop mou, trop dur [...]. Pourtant, ma blonde aime toujours la bouffe que j'fais, et c'est pourquoi ça me motive de cuisiner pour/avec elle.
J'ai grandi dans un resto auquel je pouvais me faire un fajitas en moins de 5 minutes ... le meilleur fajitas que t'auras mangé de toute ta vie, avec de la salsa de qualité introuvable à l'épicerie, des épices introuvables à l'épicerie, du poulet BIEN MEILLEUR qu'à l'épicerie, etc. On dirait que je recherche cette bouffe de qualité cuite rapido-presto. Ça me fait chier perdre 30 minutes de ma journée pour un résultat final qui est "bof" et que j'risque d'en gaspiller. Aussi, puisque j'ai pas beaucoup d'argent, j'ose pas acheter les produits de qualité ou des produits plus dispendieux pour cuisiner de meilleurs recettes (exemple, des crevettes).
J'ai aussi grandi avec la bouffe à mon père, mon père qui était probablement le meilleur cook traditionnel de la région pendant au moins 20 ans. Il faisait des dizaines de banquets par année et a travaillé à la cafétéria de mon école secondaire pendant 25 ans.
En gros, j'ai grandi dans de la bonne bouffe et avec mon budget, mon temps et mes accessoires de cuisine (mon four est de la criss de marde, par exemple), ça demande tous les efforts du monde pour tenter d'AIMER ça.