Raphaël:
Je suis rester assis contre ce morceau de mur depuis tout à l’heure…je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie, et je suis couvert de sang. L’arme que je tient n’a plus de munitions, j’ai aujourd’hui tué trois personnes. Je pleure, je ne voulais pas les tuer, mais ils voulaient me faire du mal…il y des gens bizarres partout, j’ai aperçut il y a un moment un homme portant des chaînes, un vieil homme qui portait des revolvers, et surtout le pire de tous, un homme entièrement recouvert de fer blanc, et qui tenait à la main un sabre rougi par le sang…Naked, vient me chercher…j’ai si peur. Je vais mourir ici…
- Regardez, là-bas, un gosse !
Mes sens s’éveillèrent, je levait ma tête vers la voix, je vit un groupe d’hommes armés se diriger vers moi, ils ne portaient pas l’uniforme de Foxhound, je chuchotai entre mes dents:
- N’approchez pas…
Je sentit de chaudes larmes me couler sur le visage, je pouvait entendre les pas réguliers de ces hommes qui s’avançaient vers moi, je me roulait en boule, un instinct de survie…l’un d’eux m’attrapa par le col et me souleva aussi facilement qu’il l’aurait fait avec un chiffon:
- Stan, butes cette demi-portion et retrouvons les autres, c’est déjà assez le bordel comme ça.
- C’est clair, dépêche toi, on s’est retrouvés isolés, on doit vite retrouver Ocelot !
- C’est bon…
L’homme qui me tenait leva alors son arme vers mon front:
- Désolé petit, ce sont les ordres…
- Allez dépêche toi Stan, j’ai pas envie que des hommes de Foxhound nous tombes dessus…
- Encore moins ceux de U-155 ou Saladin d’ailleurs, putain à la base on devait venir ici seulement pour ce foutu serveur, nous et Foxhound, puis Saladin est arrivé, ensuite des mercenaires et pour finir U-155, magne toi un peu.
- C’est bon…repose en paix petit.
Je me mit alors à crier de tous mes poumons, lançant une plainte déchirante qui sonna dans toute la pièce, qui pouvait m’entendre, j’allais mourir…une pression de détente, un coup de feu, et je retombait au sol…vivant ! Une fusillade éclata, je courut me cacher derrière des débris…l’échauffourée ne dura qu’un instant, mes cet instant me sembla éternel. Les dernières douilles tombèrent au sol, les soldats qui venaient de m’agresser étaient tous morts, d’autres coururent vers moi, des hommes de Foxhound, le premier qui me vit dit:
- Putain, c’est Raphaël !
Je ne reconnaissait pas ce soldat, mais moi tout le monde me connaissait, pourquoi, apparemment à cause de la renommée de mon père:
- Vient, on t’emmène en lieu sur, il me tendit la main, je me levait et la prit sans hésiter, heureusement qu’on t’a retrouvé.
Nus courûmes alors, c’était un groupe de dix soldats, je n’en connaissait aucun, nous courûmes dans les couloirs pendant un moment, je pouvait entendre des fusillades, des explosions au loin, mais les bruits se faisaient moins nombreux, et nous arrivâmes dans une partie de Foxhound en bon état, on me fit entrer dans un grand dortoir gardé par une vingtaine d’hommes, tout le personnel civil de Foxhound était ici, on me fit me coucher sur un lit, pour voir si je n’étais pas blessé, avant qu’on me dise que j’allais bien, je m’étais endormi…