Une semaine au Mans.
Lundi : direction Le Mans, Quinconce des Jacobins, pour les vérifications techniques. Comme tous les ans, public nombreux et passionné, voitures et pilotes à portée d’appareil photo ou de caméscope, en un mot : génial. Clou du spectacle, l’arrivée de Loeb en toute discrétion
façon de parler. Chapeau bas à ses coéquipiers, parce que ça ne doit pas être facile de se retrouver relégué au second rang médiatique pour des pilotes de leur calibre. Cela dit, ils sont bien plus disponibles et abordables dans ces circonstances.
Mardi : on remet ça pour aller voir les Aston de près. Ces voitures sont un régal pour les yeux. Avec les corvettes et les Ferrari c’est une vrai course de Divas qui va avoir lieu.
Mercredi : Malgré une pluie persistante je prends la route du Mans pour les essais qualif. Comme tous les ans je vais à Arnage puis à Mulsanne. Parapluie de rigueur, voiture au ralentis, des pilotes qui se font quelques frayeurs, bref un coup dans l’eau 
Jeudi : Changement de temps, retour aux affaires sur la piste. Je passe la première séance entre le S de raccordement et la courbe Dunlop. Pendant la pause je file au Tertre Rouge. Jusqu´à minuit je profite du spectacle. Sous les arbres, face au point de corde, c’est l’un des endroits que je préfère. Les voitures passent à quelques mètres dans un exercice de haute voltige entre le vibreur intérieur et le mur de pneu en sortie, avant de s’élancer dans les Hunaudières. De nuit, avec les disques de frein écarlate, les phares et les étincelles, c’est un vrai son et lumières.
Vendredi : Grasse matinée avant de reprendre la route du Mans. Visite des stands, discussion avec pilotes et mécanos ( beaucoup moins facile qu’avant), quelques autographes glanés chez Pescarolo, Oreca, Aston Martin etc., un peu de photos et beaucoup de caméscope. Je rentre tôt, sans aller voir la parades des pilotes, pour me reposer avant LE grand week-end.
Samedi : Arrivée au Mans en début d’après midi, pas facile de trouver une place libre sur le parking. Je fini par coincer ma twingo entre une Morgan très british est un coupé 406 belge. Pas question de trouver une place du coté de la grille de départ c’est surpeuplé. Je file jusqu’à Dunlop ou je me trouve un petit coin très ensoleillé pour assister à l’envol des Pescarolo. Je suis venu sans appareil photo ni caméscope pour profiter pleinement de la course, juste un petit sac à dos pour les bouteilles d’eau ( 5 ou 6 litres bus sur toute la course) et la radio pour suivre les commentaires. Jusqu´à 21 heures je fais la navette sur le bord du circuit, entre les tribunes et le Tertre Rouge avec un passage par le village. Ensuite je prends la direction de Mulsanne ou je reste jusqu’à minuit avant de revenir dans l’enceinte générale après un détour par Arnage.
Dimanche : Au petit matin je prends un petit déjeuner dans le village avec des potes rencontrés dans la nuit près du stand Playstation. On refait la course autour d’un café, commentant les déboires de Pescarolo et les autres faits de course de la nuit. Vers 9 heures je profite de la fraîcheur toute relative pour retourner au Tertre Rouge à l’ombre des arbres. Les places sont chères mais je peu profité de la course jusqu’à midi. Après, retour vers le village pour manger et je me faufile dans la foule pour assister à la fin de course sous une chaleur torride. A 16 heures et quelques minutes je fais comme beaucoup, je descends sur la piste pour assister au podium.
A 17 h 30 je quitte le Mans à bord de ma Twingo transformée en four et je rentre à la maison, complètement cuit, mais totalement heureux, des images et des sons pleins la tête. Comme à chaque fois, quand tout s’arrête, on se sent un peu déboussolé. Vivement l’année prochaine que tout recommence.
Les 24 heures du Mans, c’est vraiment la plus belle course du monde.