inutile. A quoi bon vivre, puisque l on mourra forcément un jour?
C est vrai au fond, tout ce que l on fait ne sert a rien puisque tout ce que l on aura entrepris durant notre vie, nous devrons le laisser une fois mort. A quoi bon reussir sa vie puisque de toute facon, on va tous y passer et au final on ne se souviendra de rien puisque l on sera mort ....
Pourquoi vivre ? telle est ma question ....
Il n´y a aucun intérêt, ni but, ni destiné, ni quoi que se soit de ce genre à vivre.
Seulement vivre.
Biologiquement on vit pour refiler nos meilleurs gênes à une descendance qui fera de même. Logique de survivance (et de domination parfois) par l´évolution.
Maintenant, si comme moi ça te parait insupportable de finalement mourir, alors peut-être que tu devrais jetter un oeil ou faire des recherches du côté du rallongement de la longévité humaine qui se travaille actuellement.
Peut-être pour nous ? Décennies ? Siècle qui vient ? A venir ? Plus tard ? Jamais ?
C´est en gros ce qui me retient personnellement, et ma curiosité en plus dans les bons jours.
T´a pas eu le choix de naitre, alors tu n´a plus qu´a t´occuper et prendre du plaisir en attendant. Pourquoi la reussir? Parce que autant profiter de ta vie pour faire des choses bien, ça t´aura au moins servi en attendant ta mort.
Si je te suis la vie aurait davantage d´intérêt que si tu étais immortel ? Tu préférerais vivre indéfiniment ? Et ben franchement, je pense que il y aurait pas plus chiant qu´une vie sans fin
Chaque jour perd de sa valeur, il n´a plus d´intérêt puisque derrière il en reste une infinité, on serait vite lassé... Si j´étais immortel, je finirais par me suicider
Alors quel intérêt à la vie ? À en faire quelque chose. Je dirais que le sens profond de la vie est que tu lui en donnes un. Chacun se fixe le sien, chacun a ses propres buts, ses propres motivations : s´amuser le plus possible, faire avancer la science, aider les autres, devenir un grand homme, fonder une belle famille, philosopher
; et c´est ça qui est merveilleux dans la vie, c´est que chacun en fait ce qu´il veux, comme un jeu dans lequel c´est toi qui te fixe les règles et le but...
Après ce n´est que mon avis, of course ^^
Et bien le mien, j´ai bien dit "le mien", c´est de ne pas avoir de limite de vie. ![]()
Après que les autres veulent une limite à leur propre vie, je m´en moque.
Tout ce que je veux c´est le choix.
(Et la recherche ne vous empêchera pas de vous suicider si vous le souhaitez, elle permettra de vivre plus longtemps, voire indéfiniment mais en rien ça t´assurera de ne jamais pouvoir mourir.)
Donc non, pour moi, chaque jour ne perd pas de valeur quand ils sont illimités.
Par contre, chaque jour actuel perd effroyablement de sa valeur à mes yeux. Parce que petit à petit je ne pourrais plus rien faire. Mon temps est compté, et je dois sans cesse choisir quelle activité pratiquer prioritairement, et quelle activité je dois laisser de côté... et ne jamais avoir le temps de les pratiquer.
Tout ce qui m´importe, c´est le choix.
"Parce que petit à petit je ne pourrais plus rien faire. "
-> justement, c´est ça qui les rend précieux, uniques en quelque sorte, c´est qu´ils sont comptés, et c´est pour cela qu´on les apprécie...
Personnellement l´immortalité me tenterait bien car voir ce que sera demain est un grand rêve auquel j´aspire.
Voir décoller la première navette pour Mars, accompagner les premiers colons dans le secteur de x39g et ces trucs là.
Je serais au contraire pour être immortel, je veux dire par là de pouvoir biologiquement renouveler nos cellules plus ou moins à l´infini, et d´autres propriétés que je ne connais pas évidemment. Mais à condition qu´on puisse mourrir tout de même.
De toute façon on finirait par mourir d´un accident, ou mieux on pourrait choisir le moment où on veut mourrir. Ce serait génial ça ![]()
S´il n´y a pas d´utilité à vivre, la vie serait comme un loisir ou un art, non?
Je la rattacherais au théâtre, car chacun joue un rôle (présence, vie) sur la scène (société). Certains croient que leur rôle est inscrit dans un script (destin?), d´autres n´y croient pas et improvisent et d´autres encore s´aperçoivent de l´illusion du théâtre (pas de but précis).
Mais bien sûr, la présence n´est pas éternelle et si on n´a pas joué de "grand rôle", on est vite oublié.
Après, reste à savoir qui est le public et la portée de ce théâtre?
Belle métaphore Hunter973.
l-orgue-e-yeux : c´est ça qui me les déprécie chez moi.
Je comprends ce que tu veux dire "la rareté donne sa valeur aux choses", mais pour moi c´est l´effet inverse.
Ce qui est rare ne devrait pas l´être.
Ou plutôt, la mort extrêmement rare dans ces cas là aurait une valeur terrible.
Un mort à 4594 ans d´un accident serait un réel drame pour toute une humanité.
Alors qu´aujourd´hui, il meurt peut-être pas loin de 3 humains par seconde, et il y en a 5 qui naissent.
ça nous fait ni chaud ni froid quand on voit le détail... pourtant ce sont des vies, comme la notre.
"Je comprends ce que tu veux dire "la rareté donne sa valeur aux choses", mais pour moi c´est l´effet inverse. "
-> oui je comprends bien, je suis aussi passé par cette peur de la fin, de la mort, à un tel point que je voulais en finir au plus vite à un moment donné... et puis j´ai changé
En raisonnant de manière autodidacte j´en suis arrivé à me rendre compte que cette vie, ce monde était parfait, regardant avec amusement toute les saloperies que me réserve la vie
´fin bref... je vais pas faire mon autobiographie ici ni vous déballer mes petites théories foireuses sur l´équilibre qui représente la vie et le fait que l´on ne doive s´en prendre qu´à soi-même si on ne sait pas l´apprécier
"Je serais au contraire pour être immortel, je veux dire par là de pouvoir biologiquement renouveler nos cellules plus ou moins à l´infini, et d´autres propriétés que je ne connais pas évidemment. Mais à condition qu´on puisse mourrir tout de même. "
-> oui d´avoir une vie plus longue c´est ça ? Ce n´est qu´une question d´échelle, du point de vue d´un papillon nous sommes quasimment immortels... du point de vue de la Terre nettement moins... C´est le fait de connaître votre espérance de vie qui vous fait dire que vous l´aimeriez plus longue, mais si c´était le cas le résultat serait le même : à mon avis si l´on était capable de vivre 4594 ans, on regretterait de ne pas pouvoir vivre le double...
Et si on pouvait choisir le moment de notre mort, ce serait jamais le bon... à mon avis il y aurait deux logiques dominantes :
la première serait d´attendre d´être particuliérement heureux pour mourir : mais dès lors on aurait l´impression que l´on aurait pu continuer à vivre heureux, ce qui te donnes l´impression que ce n´était pas le bon moment...
La deuxième serait de mourir pour abréger des souffrances, quand on est plus heureux, mais mourir en souffrant, c´est triste, non ? ![]()
Tandis qu´avec cette mort non choisie, elle te tombe quand elle tombe que tu sois heureux ou non... ainsi on a une chance d´y gagner : si on meurt en souffrant : ben tant pis, et si on meurt heureux, on aura pas de "regret", puisque nous n´avions pas le choix, et au contraire on serait satisfait que la vie vous ait laissé ces quelques moment heureux avant de vous lacher
Contrairement à d´autres, pour moi le pire, c´est encore d´avoir le choix... ![]()
"à un tel point que je voulais en finir au plus vite à un moment donné... et puis j´ai changé"
![]()
Pareil pour moi. Sauf que je me suis tourné vers la recherche.
Sans recherche intéressante je ne serais déjà plus là.
Heu, en raisonnant j´en suis pas arrivé que le monde était parfait.
Qu´il y avait un certain équilibre pourquoi pas, mais surtout que cet équilibre il change en permanence, et qu´il me faut trouver le mien pour accepter de dépérir.
Sauf que je n´accepte pas de dépérir, donc je me renseigne sur le sujet, en attendant les jours qui passent comme tout le monde.
Je suis contre s´en prendre qu´à soi même si on l´apprécie pas.
Va donc faire ce genre de réflexion à quelqu´un qui a une maladie incurable de naissance. ![]()
Je te recevrais très mal moi.
Le but final c´est de ne plus avoir de limite du tout.
Sauf que ça sera surement progressif, enfin si ça ne l´est pas tant mieux, mais j´en doute.
"mais mourir en souffrant, c´est triste, non ?
"
![]()
Même chose actuellement pour ceux qui meurt de vieillesse. ![]()
Les seuls qui peuvent prétendre être heureux au moment de leur mort sont ceux qui se suicident parce qu´ils ne pensent pas vivre mieux qu´actuellement. ^^
Marf.
Je trouve ta conception du non choisis particulièrement horrible car il n´y a aucune chance pour certains de vivre heureux.
Imagine que tu sois né dans un pays pauvre, dans une famille qui ne pourra jamais t´aider même si elle le voulait.
A 40 ans tu seras exténué, à 60 ans déjà agonisant, tu tiens miraculeusement jusqu´à 70.
Dans ta vie tu auras raté tes études, parce que mal orienté, et il fallait choisir vite quelque chose.
Tu n´achèves aucune étude, tu choisis donc le premier boulot qui te passe devant les yeux.
T´as un salaire de misère, et tu regrettes déjà les bancs de l´école.
Jamais tu ne pourras changer d´orientation réelle.
Tu auras "perdu" une vie. Et le temps restant sera une angoisse car tu ne pourras rien y changer.
Je ne veux pas de ce monde pour une éventuelle descendance personnelle.
Ce que j´aime bien c´est que j´aurais marqué mes penchants socialises plus d´une fois sur ce forum, et que quand je dis que je trouve le monde parfait, on me ressort souvent ce discours humanitaire à la Candide...
"Heu, en raisonnant j´en suis pas arrivé que le monde était parfait. "
-> tant pis pour toi
le monde est tel qu´on sait l´apprécier
"Je suis contre s´en prendre qu´à soi même si on l´apprécie pas.
Va donc faire ce genre de réflexion à quelqu´un qui a une maladie incurable de naissance. "
-> ben de une je pensais surtout au bien portants déprimés comme moi il y aquelques temps ou comme tant d´autres que l´on croise sur ce genre de forum qui expriment des penchants sucidaires... Et ensuite il y a des malades heureux, j´en suis certain... Quand je parle d´équilibre et de s´en prendre à soi même, je voulais pas entrer dans les détails mais tu m´y oblige
:
Sans souffrance pas de joie, sans malheur tu ne connaîtrais pas le bonheur. Pour quelqu´un qui a toujours souffert, un état "normal" sera un bonheur tandis que pour quelqu´un qui a toujours été heureux, ce même état sera douloureux. Dès lors il existe deux types de situations : tout est plat, une vie monotone, et à mon avis ennuyeuse à mourir ; sinon, des hauts et des bas, comme la vie que l´on vit. La différenceentre toi et un malade, un pauvre ou quelconque autre malheureux petit bout de vie c´est juste l´échelle : pour toi la moyenne de l´autre est dramatique, mais pour lui c´est la moyenne, c´est sa norme. Après il existe différente personnalité : des jamais satisfait et ceux qui trouvent toujours le rayon de bonheur même au beau milieu de la nuit polaire ténébreuse. Ce sont ces personnalités qui font que l´on est heureux ou malheureux, ainsi que la progression que l´on a, si dans notre vie on monte ou on descend... Voilà pourquoi je dis que l´on ne peut s´en prendre qu´à soi-même il s´agit de notre perception, et la vie n´y est pour rien là dedans...
""mais mourir en souffrant, c´est triste, non ? "
Même chose actuellement pour ceux qui meurt de vieillesse. "
-> ben déjà on meurt pas tous de vieillesse : je suis pas spécialement pour ce genre de pratiques, mais on peut mourir d´une overdose par exemple... ensuite c´est faux, on peut mourir de vieillesse en étant heureux : en dormant après une journée où l´on aura reçu la visite de ses enfants tous plus aimables les uns que les autres...
"Imagine que tu sois né dans un pays pauvre, dans une famille qui ne pourra jamais t´aider même si elle le voulait.
A 40 ans tu seras exténué, à 60 ans déjà agonisant, tu tiens miraculeusement jusqu´à 70.
Dans ta vie tu auras raté tes études, parce que mal orienté, et il fallait choisir vite quelque chose.
Tu n´achèves aucune étude, tu choisis donc le premier boulot qui te passe devant les yeux.
T´as un salaire de misère, et tu regrettes déjà les bancs de l´école.
Jamais tu ne pourras changer d´orientation réelle.
Tu auras "perdu" une vie. Et le temps restant sera une angoisse car tu ne pourras rien y changer. "
-> d´une part, cela n´arrive pas que dans les pays pauvres, et regarde dans les pays riches : nombres de personnes qui trouvent ça chiant d´étudier pour avoir un bon boulot mais qui sous la pression sont obligé de le faire pour justement se soustraire à ce schéma... Seront-elles forcément heureuses ? oh que non ! Au contraire m´est avis que nombre de personnes à la carrière chaotique et forcée sont plus heureuses justement car elles n´ont pas à se poser de questions : elles ont fait ce qu´elles pouvaient, et affrontent chaque jour comme il se doit : comme une épreuve de plus qu´il va falloir transformer en un rayon de soleil de plus, à force de recul...
Le pire des poisons dans la vie je pense que ce sont les regrets, alors qu´au moins, avec un schéma forcé, tu n´as pas de regrets à avoir, si ce n´est celui de ta naissance. Tandis que nous autres nantis, nous sommes là à nous comparer sans cesse à ces Africains et autres Bangladeshis pour nous convaincre qu´on a "de la chance" pour nous faire culpabiliser par rapport à notre état de relatif malheur. À un tel point que l´on n´ose plus se lamenter, plus lever la patte, de peur que quelqu´un comme toi nous ressorte ce discours humanitaire... Nous reflouons tous nos malheurs, et vivons dans un illusoire bonheur "malsain"...
Quand on nous demande ce que l´on veut faire de sa vie, on pense carrière, argent, célébrité, mais de moins en moins à être heureux...
Le seul rescapé de cette corruption du bonheur c´est peut-être l´amour, et encore, c´était il y a quelques jours que marabounta nous disait qu´il n´y avait qu´en Occident que l´on avait encore l´hypocrisie de faire des mariages d´amour...
Alors que si tu fais un boulot imposé, tu prends celui-ci avec du recul, c´est l´ombre qui te permet d´aprécier le Soleil, dès lors tu sais que tu pars avec un poids, et rien que cela te donne des ailes... Je suis certain que nombre d´entre nous seraient plus heureux avec un travail de merde qui nous fasse tellement chier que nous en serions tous unis dans cette merde et passerions d´excellents moments entre collègues, profitant des moindres pauses, mourant ainsi heureux durant la dernière d´entre elles...
Alors qu´avec un boulot choisi, on a pas cette ombre, et assez souvent on mène une vie relativement plate, sans bas, mais sans véritables hauts...
Je comprends ce que tu dis jusque là.
En fait on a simplement 2 opinions différentes. Donc je critique pas ton opinion, mais je ne l´approuve pas personnellement.
Ce n´est pas parce que le monde est ce qu´il est que l´on doit forcément l´apprécier. Sinon ça signifie qu´on peut tout apprécier, même les pires choses qui puissent nous arriver.
Il y a des malades heureux oui, mais il y en a un grand nombre qui font semblant.
J´en connaissais un, toujours souriant, toujours à te taper la causette, toujours plein d´entrain.
Mais un jour il m´a clairement avoué et il était à la limite de péter un cable. Qu´il en pouvait plus. Il faisait ce qu´il pouvait pour ne pas paraitre diminué. Pour avoir l´apparence de quelqu´un de joyeux, d´être comme tout le monde. Et effectivement, s´il te disait pas qu´il avait des problèmes de santé, tu ne le devinais absolument pas... enfin, tant que tu bossais pas 24h/24 avec lui.
Pour l´avoir vécu, la vie monotone n´est pas si ennuyeuse que celà. Voir en fait j´ai envie d´y retourner, et ça va pas tarder d´ailleurs après mes "tests" grandeur nature.
Pas de déception, du moins très peu, quand ta vie est "plate". ça ne me déplaisait pas personnellement, après tout dépend de l´individu. ;)
C´est les hauts et les bas qui (me ?) sont insupportables quand la fréquence est trop élevée. Un moment haut et juste en suivant un abyssale, y´a rien de pire.
Je suis d´accord sur le fait que c´est une perception, mais il y a quand même des choses qu´on peut qualifier de douloureuse pour n´importe qui.
Un exemple que j´ai vécu : être à la limite de mourir vraiment de faim. Quand tu le vis, tu peux le prendre dans tous les sens que tu veux, tu souffres.
Que je vive en France ou dans n´importe quel autre point du globe.
Certes, on peut "mourir heureux".
Mais je faisais allusion qu´on meurt rarement dans son sommeil sans avoir vécu la moindre douleur comme toutes celles qui surviennent avec l´âge. Le code génétique s´altérant à chaque perte de nucléotide, l´organisme "s´incomplète" de plus en plus, et les fonctions ne sont justement plus fonctionnelles, et ceci va croissant.
On meurt rarement en bonne santé.
Pas que je fasse singulièrement une opposition entre "heureux mentalement" et "heureux biologiquement", mais les deux se recoupent bien souvent.
J´ai dans l´idée qu´on ne peut être qu´heureux si le corps va bien. Si le mental va bien, il ne peut tenir à terme si le corps lui ne va pas. ça me semble logique.
Evidemment que ça n´arrive pas que dans les pays pauvres, mon exemple s´applique aussi aux pays riches. ;)
Le schéma forcé c´est "bien", mais nous ne sommes pas des robots et quand tu te vois empêché de faire quelque chose, ou que tu t´aperçois que tu es passé à côté d´autre chose, tu ne peux pas t´empêcher d´avoir des regrets.
Je prends un exemple simple, et personnel :
Fin seconde, je peux tout faire, choisir n´importe quelle filière.
En 4ème je me disais "S, éventuellement ES, surtout pas L."
Arrivé fin seconde j´ai choisis ES, au hasard, plus ou moins, mais surtout pour la moindre charge de travail.
Pourquoi ? Parce que ma mère n´a pas voulu que je sois en internat... du coup je me tappais ces horaires : levé 5h30, bus à 6h20/40, arrivé au lycée à 7h20/40. Début des cours à 8h. Fin des cours on s´en fout, je repartais en bus à... 18h15, et retour chez moi à 19h.
Autant dire que les devoirs, ils étaient baclés.
Pourtant j´étais un excellent élève. Je suis devenu moyen et un "glandeur" qui choisissait ces matières très clairement. Donc des notes hautes et moyennes.
(très irritants pour les profs pour qui tu ne fais aucun effort dans leurs matières, hormis le strict minimum).
Comment ne puis je pas regretter un minimum que mon orientation à ce niveau là se soit fait parce qu´on a décidé à ma place de ce qui serait "mieux" pour moi ? Simplement parce que ma mère n´a pas voulu que son fiston aille dans un internat.
Avec la fatigue des journées j´ai pris l´option ES. J´ai réussi sans problème, mais voilà les années...
[Heureusement j´ai déménagé à côté du lycée fin premier trimestre de terminale => toutes mes notes ont grimpé sans que je force de trop, mais j´avais déjà beaucoup plus de temps à consacrer sans les trajets. Et je baillais nettement moins en cours. ^^]
Ce genre de chose, ça détermine toute une vie après.
Second exemple : fin terminale je vois la conseillère d´orientation.
J´en ressors... sans la moindre idée.
Ah, seconde fois "Va en AES, c´est la suite de ES." Ok, je me dis je ferais prof´ d´éco, je suis le meilleur de mon lycée ça devrait pas poser de problème.
Je fais 2 ans de fac AES, je m´ennuie à mourir parce qu´il y a très peu d´éco et socio. Je me demande ce que je fous là. Et en prime à côté, je bosse dans un macdo les deux années, je n´ai aucun weekend ni vacances.
Quelqu´un qui aurait des parents pour lui venir financièrement en aide aurait peut-être nettement plus supporté les deux mêmes années de fac, non ?
Actuellement, que fais je ? Une fac virtuelle. ![]()
Rien à voir avec l´économie, rien à voir avec les sciences (ou de loin).
Pourquoi ? Parce que dès les premiers mois de fac, avec l´argent gagné l´été je m´achète mon tout premier pc (et actuel).
Pendant 2 ans je touche à tout, puis la 3ème je me demande si je pourrais pas m´orienter dans un métier ou c´est utile.
Et paf, changement d´orientation tout ça pour avoir disposé d´un pc.
J´ai donc perdu 3 ans de vie minimum. Parce que je n´avais pas de pc chez moi.
Je suis désolé, mais l´orientation avec une espérance de vie limitée, c´est capital !
Si j´étais potentiellement éternel je m´en moquerais, ça me dérangerait pas. Je pourrais me planter un nombre de fois incalculable ça ne jouerais rien sur la suite de ma vie.
Mais là, ça commence à faire 3 ans... Et pourtant je suis pas le plus crétin qui soit sur Terre.
"Mérite amplement de réussir." en appréciation de fin de terminale. C´est cool, mais ça m´a pas empêché de bifurquer pour maintenant me balader sans la moindre certitude si ce n´est celle que le temps il avance et que je n´ai toujours pas une qualifiation intéressante pour un boulot dont je n´ai aucune idée. ^^
L´exemple personnel n´est pas un exemple parfait, mais il m´a servis à montrer que l´on ne décide pas de tout et que forcément on peut avoir des regrets.
Sans savoir s´ils sont justifiés ou non. ça se trouve perdre ces 3 années est ce qui m´arrivera de meilleur, ou tout l´inverse...
Si tu savais le nombre en fac et en 1ère année qui se font réorienter, et encore un peu en seconde année, puis en 3ème... je trouve ça un peu dramatique pour une espérance de vie limitée.
C´est pas mortellement dramatique bien sûr.
Mais c´est particulièrement gênant car on peut rarement se rattraper.
Autre exemple, le couple.
Combien de couples restent ensemble parce qu´ils se pensent trop vieux pour avoir une nouvelle chance avec quelqu´un d´autre ?
Ce ne serait pas mieux de pouvoir être potentiellement jeune sur une durée infinie de temps et ainsi de pouvoir réparer ses erreurs, plutôt que de rester dedans pour ne pas se retrouver seul à l´approche de la mort car on sait qu´on n´aura pas de seconde chance ?
(Qu´on me dise pas qu´à 60 ans on a autant de chance de se trouver quelqu´un qu´à 30 ans... Et plus on avance en âge, et plus c´est peine perdue.).
Je ne dis pas qu´on peut pas refaire sa vie en étant âgé et vieillissant, mais faut pas exagérer, les carottes en général sont largement cuites.
Quand je vois ma mère ne pas avoir osé divorcer pendant 15 ans alors qu´elle était pas satisfaite, ça me fait "peur". o_O
On va me dire "Normal avec les enfants on préfère attendre qu´ils soient grands." Oui, ok, ça passe. Mais certains ils restent dans leur erreur toute une vie de peur de faire une croix sur les 15/20/30 années de vie commune peu satisfaisante.
La mortalité c´est l´interdiction informelle d´avoir plusieurs chances dans sa vie et ce quelque soit le domaine : amour, santé, amitié, connaissance, objet d´intérêt, spécialisation, tout en somme.
Oui, j´ai la hantise du temps. ![]()
Mais j´espère avoir montré qu´actuellement nous payons cher nos erreurs car on ne rattrape jamais le temps perdu. ;)
Qu´on ne me sorte pas que les erreurs sont bonnes à vivre ^^, quand on peut avoir les mêmes chances pour une seconde expérience dans un même domaine, je veux bien qu´elles puissent être utiles voire indispensables, mais pas dans une vie limité où nous dépérissons si vite.
Et encore, 75 ans c´est mieux qu´il y a 1 siècle ou 2.
Bon, ça part dans tous les sens mais au moins la fin revient sur le sujet
"Mais j´espère avoir montré qu´actuellement nous payons cher nos erreurs car on ne rattrape jamais le temps perdu. "
-> voilà pourquoi j´ai dit que c´est mieux de ne pas avoir le choix : si tu avais le choix, ce ne serait jamais le bon moment pour mourir, donc au moment de mourir tu aurais toujours une once de regret. Quand je dis regret c´est contre toi-même...
Ton exemple, prenons-le : ta vie a été trop influencée par ta mère, qui elle même n´a donc pas connu une vie trop heureuse. À mon avis tout cela est à cause du modèle de vie que se font les gens à l´heure actuelle, selon laquelle il faille faire de bonnes études, les réussir etc. Pourquoi ce refus de l´internat ? je suppose que tu lui aurais manqué, c´est du moins ce qu´elle se disait, qu´elle voulait continuer à voir souvent son fiston chéri, petit rayon de soleil d´une terne existence... Et entre ton bonheur et le siens, il a fallu trouver des compromis : la ES etc. jusqu´à devoir subir un réorientation... Preuve que lorsque tu as eu le choix, tu n’as pas fait les bons, d’où tes regrets… Alors que si c’était ton niveau de richesse qui t’avait obligé à ne pas faire d’études, en aurais-tu autant ? Pas contre toi en tout cas, contre la société à la limite. Maintenant tu vis avec ce poison d’avoir perdu 3 ans de ta vie.
De même pour les cas de réorientation les plus courants : des gens qui voulaient faire avocat ou médecin car c’est soi-disant bien payé et que leurs parents voyaient en eux la revanche de leur vie de merde…. Là encore de modèle corrompu du bonheur qui crée encore plus de malheur… Et avec effet boule de neige puisque les parents ratés obligeront leurs enfants à ses rater –enfin sauf si l’enfant a bien le profil d’avocat ou de médecin…-
Cependant ces 3 années, les as-tu réellement perdues ? Peut-être. Mais peut-être qu’elles t’auraient apporté quelque chose avec le recul nécessaire : elles deviendraient l’épouvantail de ta vie que tu évoquerais dans quelques années en riant…
Moi-même il m’arrive d’en vouloir à mes parents. Parce que j’ai dans ma classe un jeunot qui en sauté une, le CP car il savait déjà lire et écrire. Je me dis qu’à cause de mes parents qui ne m’ont pas appris à lire et à écrire d’eux même, j’ai perdu une année… Comme quoi il y a toutes les échelles… Mais ce n’est pas tant le butoir funeste qui m’effraie, c’est d’arriver à avoir des enfants tandis que je boucle mes études… -que j’envisage longue pour le moment
- sans être déjà stérile… Là tu m’objecteras que c’est le vieillissement trop rapide auquel j’en ai, et je te dirais que c’est surtout cette société de merde qui fait que l’on doit étudier autant, et surtout cette société qui voit la fertilité des mâles se réduire d’années en années, notamment à cause de pesticides que l’on fout sur nos plantations, des sous-vêtements qu’elles nous impose de porter
et tant de choses encore… En fait la société européenne est un véritable tue -bonheur… Elles véhiculent des images de gens riches que l’on pense heureux, alors que ce n’est qu’une façade, par effet de culpabilisation par rapport aux plus pauvres. Ainsi on a l’impression qu’on n’a pas de chance, mais on a suffisamment en tête ces images de Somalie pour nous faire ravaler notre langue…
« J´ai dans l´idée qu´on ne peut être qu´heureux si le corps va bien. Si le mental va bien, il ne peut tenir à terme si le corps lui ne va pas. ça me semble logique. »
-> pas pour moi… Déjà on peut être très malheureux si le corps va bien, par expérience…
« Mais je faisais allusion qu´on meurt rarement dans son sommeil sans avoir vécu la moindre douleur comme toutes celles qui surviennent avec l´âge. »
--> Du moment que tu meurs dans ton sommeil, explique moi comment tu peux savoir si ladite personne a souffert ? (Et puis la morphine ça sert à ça
) Et en ce qui concerne les morts pendant le sommeil, les deux seuls enterrements auxquels j’ai déjà assisté concernaient ce type de mort. Et en ce qui concerne celle de mon grand-père, il n’avait jamais vu autant de monde que pendant son hospitalisation, cet ermite ! À mon avis il a été plus heureux à sa mort qu’il ne l’avait été durant ces dernières années…
« Je suis d´accord sur le fait que c´est une perception, mais il y a quand même des choses qu´on peut qualifier de douloureuse pour n´importe qui. »
-> pas si il vit constamment dans cet état, pour lui c’est la norme…
« être à la limite de mourir vraiment de faim. Quand tu le vis, tu peux le prendre dans tous les sens que tu veux, tu souffres. »
-> tu souffres, de la même manière que la première fois que j’ai fait le ramadan j’ai souffert… question d’échelle, imagine quelqu’un qui connaît cet état-là tout les jours…
« Pour l´avoir vécu, la vie monotone n´est pas si ennuyeuse que cela. Voir en fait j´ai envie d´y retourner, »
-> par comparaison : si tu n’avais pas connu la vie non -monotone, la vie monotone serait la norme pour toi, d’où ton « si… que ça ». Une morne norme dénuée d’intérêt et marquée par la routine… Mais t’es zarb’ quand même
« Ce n´est pas parce que le monde est ce qu´il est que l´on doit forcément l´apprécier. Sinon ça signifie qu´on peut tout apprécier, même les pires choses qui puissent nous arriver. »
-> on devrait l’apprécier dans sa globalité, et apprécier les pires moments car quand on les vit, après on ne peut qu’aller mieux, c’est le noir qui permet d’apprécier le blanc. Sans noir pas de blanc. Voilà encore pourquoi je parle d’équilibre. Il faut voir les choses dans leur globalité, mais c’est bien ce que je pensais après ton pénultième post : tu contre –dis ma thèse que s’approche de celle de Leibniz à la manière de Candide…
« Je suis désolé, mais l´orientation avec une espérance de vie limitée, c´est capital ! »
-> oui, tu as un choix, alors fait le bon, sinon tu regrettas ça toute ta vie… Voilà pourquoi là encore je préfère ne pas avoir le choix plutôt qu’avoir des dilemmes…
« Je pourrais me planter un nombre de fois incalculable ça ne jouerais rien sur la suite de ma vie. »
-> À un tel point qu’à mon avis tu tâterais à tout, et tu ne trouverais ton bonheur nulle part. Tu aurais tout essayé, et tu aurais été incapable de te fixer, et il ne te restera en dépit de tout plus qu’une seule chose à tester après cette vie sans but : la mort. Moi je ne veux pas pouvoir retarder ma mort au possible, et encore moins être immortel.
« Ce ne serait pas mieux de pouvoir être potentiellement jeune sur une durée infinie de temps et ainsi de pouvoir réparer ses erreurs, plutôt que de rester dedans pour ne pas se retrouver seul à l´approche de la mort car on sait qu´on n´aura pas de seconde chance ? »
-> Non. Si tu étais tout le temps jeune, tu ne saurais pas ce qu’est la vieillesse, et donc tu n’apprécierais même pas ta jeunesse…
Bon après c’est un autre débat… Je suis assez d’accord avec Leibniz, selon moi : tout est relatif et de ce fait notre monde est pas si mal puisque il faut du malheur pour apprécier le bonheur… Sans mort pas de vie, sans une vie comptée pas de saveur à chaque minute de celle-ci puisqu’elles sont illimitées potentiellement…
« La mortalité c´est l´interdiction informelle d´avoir plusieurs chances dans sa vie et ce quelque soit le domaine : amour, santé, amitié, connaissance, objet d´intérêt, spécialisation, tout en somme. »
-> et qui permet d’apprécier ces rares chances limitées… Si tout le monde gagnait, le loto n’aurait rien de charmant. Dans la vie c’est pareil. Tu peux gagner sur un ou deux domaines. Après faut savoir quoi faire de ce gain pour embellir ta vie…
« mais pas dans une vie limité où nous dépérissons si vite.
Et encore, 75 ans c´est mieux qu´il y a 1 siècle ou 2. »
-> justement, question d’échelle… tu trouves notre vie trop courte ? mets toi à la place d’un papillon… Ou deviens un séquoia XD
J´aime bien ton avis. Au moins il est clair et argumenté. ^^
Pour le regret, à ma mort, je regretterais par anticipation. ![]()
Le regret que ça ne continue pas, parce que je ne serais plus jamais.
Hummm, le choix je ne l´ai eu que depuis ma dernière orientation en fac virtuelle tournée vers l´informatique.
ES n´était pas un vrai choix, c´était un non choix logique.
Et comme j´étais doué pour aller n´importe où, j´ai pris l´option la plus intéressante et la moins éprouvante compte tenu des horaires.
Je me suis mal exprimé, on pourrait penser que c´est les 3 dernières années après le bac que j´ai "perdu". Mais ça pourrait aussi être les 3 du lycée car je n´ai pas fait ce que je pensais faire quelques années avant.
Quand je dis "perdu", c´est que j´ai déjà une partie de recul pour savoir qu´elles ont servis à quelque chose. Mais ça n´empêche pas de me dire "Bord*l, je devrais déjà être en master de quelque chose !" .
ça m´a servis à compléter mes connaissances dans tout un tas de domaines, et notamment en ce qui concerne la longévité. ^^
J´ai appris une quantité de choses que je n´aurais pas vu même de loin dans un cours. Est ce que ça m´a me servir ? J´en sais rien... pour le moment.
Tu envisages des études, que tu dis longues, ce qui déjà montre que tu as conscience que ce temps d´étude mange une partie de ta vie. Et évidemment je t´objecte le vieillissement. ;)
Ensuite, petite parenthèse, dans un monde où la technologie se développe, on est forcé petit à petit d´avoir des études de plus en plus longues. La connaissance n´est pas innée, jusqu´à présent, et ça n´ira pas en s´améliorant.
En extrapôlant, même si ce n´est pas encore d´actualité à notre époque, il arrivera un jour ou pour exercer un métier à haute teneur en niveau technologique où il faudra avoir 20 ans d´études.
Sur 80 ans de vie, ça fait beaucoup sortir de l´école à 40 ans... sans salaire réel, sans le temps nécessaire forcément pour avoir une famille, etc.
La longévité est la clé des temps à venir, qu´on le veuille ou non. Après il y a différentes échelles.
Tu pourrais me dire que s´il faut 20 ans d´études, alors pourquoi ne pas simplement se contenter de prendre 20 ans de vie en plus ?
Bah, moi je te répond pourquoi pas rajouter un 0 de plus derrière, ou beaucoup plus de zéro si c´est possible ? ;)
D´ailleurs niveau recherche, on commence à avoir depuis un moment de plus en plus de groupe de recherche avec des chercheurs spécialisés dans des domaines différents, car un seul domaine représenté ne suffit plus pour avancer.
Et le temps qu´il faut pour se spécialiser... quand il faudra une espérance de vie entière pour être capable d´être utile à une recherche, on va ramer. ![]()
Fin de parenthèse.
Oui, on peut être très malheureux si le corps va bien. Une fille suffit.
(ou un diplôme foiré et impossible de le refaire).
Même si tu as la chance de mourir pendant ton sommeil, ce que je voulais dire c´est que le temps qui passe avant le moment fatidique, tu le souffres.
La mort c´est que la conséquence finale du vieillissement, mais avec tu "pourris" petit à petit, et ton organisme te le fait sentir.
Après mourir dans son sommeil, c´est le dernier petit coup de "chance". ^^
Norme ou pas, si tu manques de mourir de faim tous les jours, je te garantis que tu n´apprécies pas. Tout dépend du degrés de souffrance physique (et/ou mentale, mais mentale ça force à encore plus de nuance).
Quelqu´un qui meurt de faim tous les jours, il y passe.
Oui je suis zarb. ^^ J´ai utilisé "pas si ennuyeuse que ça" plus par rapport à tes mots que par rapport à un quelconque ennui. Je ne m´ennuyais pas, d´ailleurs j´ai du mal à comprendre comment on peut s´ennuyer... On manque de temps, et y´en a qui trouvent le moyen de s´ennuyer. ![]()
Enfin, chacun gère son temps comme il le veut. ^^
Et pourquoi il faudrait forcément connaître le noir ? L´imaginer ou le voir ne suffit pas ?
Personnellement je préfère partir du gris, et espérer du blanc.
Mais le noir, non merci.
J´arrive très bien à anticiper le noir, et la confirmation j´en ai ma claque.
Sinon ton raisonnement peut pousser au masochisme, et donc à faire le yoyo. Or, chez moi le yoyo est insupportable, du moins le yoyo noir/blanc. Parce que gris/blanc ça passe sans problème.
Oui bon, en effet ça fait un peu Candide mes dernières réponses, mais c´est surtout pour "m´opposer" à ta façon de voir.
C´est pas parce que je dis que le monde n´est pas parfait que je le trouve complètement pourris.
Sinon ce serait paradoxal avec le fait que je veuille y rester indéfiniment. ;)
"oui, tu as un choix, alors fait le bon, sinon tu regrettas ça toute ta vie… Voilà pourquoi là encore je préfère ne pas avoir le choix plutôt qu’avoir des dilemmes…"
---> Facile à dire ça. xD
C´est sûr que ne pas avoir de choix, ça évite de se poser des questions. Mais tout dépend de l´individu. J´ai toujours remis en cause en demandant l´intérêt de faire telle ou telle chose.
ça m´a souvent été reproché... parce que les gens n´aimaient pas que je pose des questions qu´ils avaient surement préféré oublier...
Or, j´ai horreur de faire quelque chose sans savoir pourquoi je le fais MOI. Je me fous qu´on veuille que je fasse quelque chose si on m´explique pas pourquoi et si je n´y adhère pas.
(Dans toutes mes orientations, ma mère [et mon père/beau-père] n´ont JAMAIS eu leur mot à dire. Il était hors de question qu´ils fassent une remarque à ce niveau là en tant qu´ordre pour décider à ma place... l´environnement dans lequel je vivais et cette histoire d´internat le faisaient déjà que trop à mon goût.)
Parfois, même quand on te trace une partie de ta vie, tu as des dilemmes qui se posent devant toi.
Personnellement je n´ai eu que ça... (et le fait d´être capable d´aller dans n´importe quelle section quand tu n´as aucune idée fixe en tête parce que tu penses déjà au futur n´aide pas à faire un choix. Je n´allais quand même me forcer à avoir des résultats bien en dessous de ce dont je suis capable pour me forcer le non choix ? ^^ ).
"À un tel point qu’à mon avis tu tâterais à tout, et tu ne trouverais ton bonheur nulle part. Tu aurais tout essayé, et tu aurais été incapable de te fixer, et il ne te restera en dépit de tout plus qu’une seule chose à tester après cette vie sans but : la mort. Moi je ne veux pas pouvoir retarder ma mort au possible, et encore moins être immortel."
---> Oui et non, parce que j´aime aussi un peu de stabilité.
Et il y a bien quelque chose qui m´intéresserait.
Imagine que je trouve LE truc qui m´intéresse... à 50 ans. Ben trop tard. Ma vie est déjà passée d´au moins la moitié.
Et personne ne voudra de moi à 50 ans, ni m´aider à avoir les connaissances manquantes.
Heu, tu sais qu´il y a des choses qui ne me tente pas ? ^^
Genre mourir de soif, ça me tente pas.
L´homosexualité ne me tente pas non plus.
Donc même si je pouvais essayer tout un tas de domaine d´intérêt pour un travail ou simplement par découverte, la mort n´aurait toujours pas le moindre intérêt pour moi si ce n´est celui de m´en éloigner le plus longtemps possible.
"Non. Si tu étais tout le temps jeune, tu ne saurais pas ce qu’est la vieillesse, et donc tu n’apprécierais même pas ta jeunesse…"
---> Oui et non.
Rester jeune ça ne veut pas dire rester enfant. Là dessus, on arrivera sans doute jamais à inverser le processus, faut pas exagérer.
Ce qu´on peut penser pouvoir faire c´est maintenant un état.
Quand je dis tout le temps jeune, je parle de quelque chose de probable.
Si on arrive à bloquer le vieillissement, ce serait pas à coup.
Donc si tu te soignes pas (qu´importe le moyen), tu te remettrais à vieillir. Donc si tu veux vraiment mourir et connaître la vieillesse, bien à toi d´essayer et de "vivre" ce que c´est.
Personnellement le voir me suffit (et l´entendre aussi).
Donc quand bien même tu aurais raison, rien ne serait immuable.
(et il est même envisageable qu´une fois que tu aurais testé la vieillesse tu n´en sois vraiment pas satisfait et que finalement tu veux retourner au stade du corps "jeune" et y parvienne à nouveau...)
Je me moque de gagner au loto si je peux vivre ce que je veux sans ça.
Mais dans l´état actuel de mes finances, je veux gagner au loto. ^^
Ce n´est pas parce que c´est rare que j´adhère à quelque chose.
Je m´en fous du caviar... au contraire, je fuis rien qu´à connaître les prix. ^^
Pour moi la rareté n´est pas synonyme de valeur. C´est un moyen factice d´accorder de la valeur aux choses. Je n´ai pas besoin de manquer de quelque chose pour savoir que ça me manquera si je ne l´ai plus. C´est peut-être du recul par anticipation ? Oui je suis zarb, encore une fois. :p
Là, c´est toi qui joue le "moralisateur" avec ta dernière phrase. ^^
Ce n´est pas parce qu´il existe des espèces qui meurt en moins d´un jour que je dois culpabiliser et me contenter de mon espérance de vie actuelle sans lorgner sur l´espérance de vie des séquoïas par exemple.
Ensuite je note que tu n´as pas dit un mot sur la vie de couple avec une espérance de vie limitée à 75 ans. ;)
Sujet gênant ? D´accord avec moi ? Pas d´avis pour le moment (si ton âge sur ton profil est exact c´est tout à fait compréhensible) ? Oubli ?
La longévité touche à énormément de domaine de réflexion.
Si l´homme y parvient, il va falloir repenser notre quotidien, et notre façon de concevoir nos vies. : ]
Des erreurs se sont glissées (les sales bêtes).
Ce qu´on peut penser pouvoir faire c´est maintenIR un état.
Quand je dis tout le temps jeune, je parle de quelque chose de probable.
Si on arrive à bloquer le vieillissement, ce serait paR à coup.
Bon, là le débat est bloqué, et je pense savoir pourquoi… Je vais sans doute te paraître plus que prétentieux, mais après tout mon pseudo c’est bien « l’orgueilleux » donc… Ce qu’il y a c’est que je philosophe tandis que tu fais plus dans le social et la politique… Tu nous parles de phénomènes de société, de science, de ce qu’elle serait capable de faire… T’es plus dans le discours d’un écrivain humanitaire qui veut faire de la recherche pour aider les autres à atteindre ce que l’on croit participer à leur bien être… Et tu m’entraînes petit à petit avec toi
« Le regret que ça ne continue pas, parce que je ne serais plus jamais. »
-> Donc ce que tu lorgnerais, c’est l’immortalité absolue ? Ce n’est plus pareil que choisir sa mort alors, c’est simplement la repousser à l’infini… Tu feras quoi quand la Terre aura été engloutie par le Soleil ?
« Tu envisages des études, que tu dis longues, ce qui déjà montre que tu as conscience que ce temps d´étude mange une partie de ta vie. Et évidemment je t´objecte le vieillissement. »
-> Ce n’est pas le vieillissement qui me mange mon temps, c’est la science qui bien que nous rallongeant la vie nous réduit notre période de fertilité - :sisi: - … C’est pas vraiment la mort ou la vieillesse qui m’effraient…
« Même si tu as la chance de mourir pendant ton sommeil, ce que je voulais dire c´est que le temps qui passe avant le moment fatidique, tu le souffres. »
-> Toi tu le souffres. Dans ta hantise du temps qui t’échappe. Pour certains là encore il s’agit des plus beaux moments de leur vie…
« Norme ou pas, si tu manques de mourir de faim tous les jours, je te garantis que tu n´apprécies pas. Tout dépend du degrés de souffrance physique (et/ou mentale, mais mentale ça force à encore plus de nuance). »
-> Là c’est une question de point de vue : je suis partisan du « tout est relatif » vraisemblablement pas toi. Dès lors la conversation n’avancera pas dans sur ce point… et c’est un autre débat ^^ -que j’avais lancé sur ce forum il y a quelques jours
il a coulé XD-
« On manque de temps, et y´en a qui trouvent le moyen de s´ennuyer. »
-> Preuve que ce qui compte ce n’est pas le temps qu’on a mais ce qu’on en fait… Si le temps te manques tant que cela, qu’est ce que tu viens foutre sur ce forum ?
« Personnellement je préfère partir du gris, et espérer du blanc.
Mais le noir, non merci. »
-> Là je me demande si tu le fais exprès… Tout cela n’est qu’une question d’échelle… Si tu ne connais pas le « noir » alors pour toi ce gris deviendra noir…. Il existe à coup sûr dans l’ « absolu » quelque chose d’infiniment plus noir que ce que nous connaissons… De même qu’il existe à coup sûr plus blanc. –métaphore hein ^^ Je sais très bien qu’en physique il existe un noir absolu qui équivaut à une absence totale de la moindre lumière ^^-
« Oui bon, en effet ça fait un peu Candide mes dernières réponses, mais c´est surtout pour "m´opposer" à ta façon de voir. »
-> T’opposer pour t’opposer c’est ça ? Par refus instinctif de la thèse adverse ? C’est ce qui ressemble à de la mauvaise foi
« Imagine que je trouve LE truc qui m´intéresse... à 50 ans. Ben trop tard. Ma vie est déjà passée d´au moins la moitié.
Et personne ne voudra de moi à 50 ans, ni m´aider à avoir les connaissances manquantes. »
-> Si tu veux d’une vie allongée, c’est toujours pareils, imagine que tu trouves ce truc à la moitié de ta vie ou à 30 ans de la fin de celle-ci… (Et je pourrais objecter ceci : imagine que LE truc n’existe en fait pas : tu passeras le double de ta vie à errer à la recherche de l’inatteignable…)
« L´homosexualité ne me tente pas non plus. »
-> Ben pourquoi pas XD ?
« Donc si tu te soignes pas (qu´importe le moyen), tu te remettrais à vieillir. Donc si tu veux vraiment mourir et connaître la vieillesse, bien à toi d´essayer et de "vivre" ce que c´est. »
-> Ça fait un dilemme de plus, un choix de trop…
« Je me moque de gagner au loto si je peux vivre ce que je veux sans ça. »
-> C’était une métaphore…
« Je n´ai pas besoin de manquer de quelque chose pour savoir que ça me manquera si je ne l´ai plus. »
-> Parce que tu ne l’as pas toujours eu.
« Là, c´est toi qui joue le "moralisateur" avec ta dernière phrase. ^^ »
-> Non je voulais juste te dire que ce qui compte c’est l’échelle –ce qui est quand même ma thèse qui se veut un chouïa philosophique depuis le début ^^-… mourir à 2000 ans ne changerait rien à cette fuite du temps, ce serait juste une question d’échelle…
« Ensuite je note que tu n´as pas dit un mot sur la vie de couple avec une espérance de vie limitée à 75 ans. ;)
Sujet gênant ? »
-> Compliqué disons... –oui j’ai bien 17 ans…- Si notre vie était doublée, alors on se dirait qu’on aurait le temps, et on chercherait plus longtemps cet amour, et quand avec l’âge on sera pris de la peur de ne pas trouver l’âme sœur à temps, ce serait toujours pareil, on se mettrait avec qui veut bien et puis on aurait des gosses avant d’avoir des regrets.
Je suis conscient que l’amour est un sujet à part, je l’ai dit très tôt. Mais selon moi, là encore avoir plus de temps ne signifierait pas avoir plus de bonheur…
Quand on veut refaire sa vie, c’est que l’on a raté la première, et à mon avis, toujours dans cette soif de relativisme, cela dépend de notre propre perception. Il y a toujours du moins noir et du moins blanc. Et pas besoin d’avoir plus blanc que le voisin pour apprécier son propre gris le plus clair. Ainsi si on ne trouve pas l’amour une première fois, je ne vois pas pourquoi on le trouverait si on avait plus de temps. Certes la personne peut se pointer après, mais après c’est une question de choix, là encore : si elle vient à nous dans les conditions actuelles après un premier mariage, on peut toujours choisir de quitter notre vieille merde de conjoint
Mais à mon humble avis cela n’arrive pas très souvent… (Que LA personne recherchée et rêvée ne se pointe qu’après le mariage…) L’insatisfaction vient avant tout de nous je pense…
Enfin à mon avis rallonger la vie veut simplement dire changer d’échelle… Et si on n’est pas content avec 75 ans tu peux être sûr qu’on ne le sera pas davantage avec 750.
Reste l’infini (là c’est une autre question ^^). Mais une vie sans fin n’aurait pour moi aucune saveur… Ce ne sont que des suppositions puisque l’infini me dépasse… Mais je pense tout de même que avec une vie infinie chaque jour serait pris à la légère, on s’en moquerait puisque on en a derrière autant que l’on veut, ainsi on ne prendrait même plus le temps de l’apprécier….
Peut-être ai-je tort –impossible is nothing
-, mais je préfère ma façon de penser à la tienne : au moins je sais apprécier la vie que ce monde m’offre…
Sur ce, je crois que notre débat n’apporte rien ni à l’un ni à l’autre et comme les autres ont l’air de s’en foutre pas mal
Je crois qu’on devrait peut-être en rester là ^^ surtout que sur d’autres sujet je suis assez d’accord avec toi
-c´est-à-dire le topic « Pornographie et sexe, où est le mal? »- et que je n’ai pas envie que le ton monte – car avec les débats qui perdurent, je deviens assez vite piquant et y entraîne vite mes opposants dans une spirale de méchanceté XD-
"T’es plus dans le discours d’un écrivain humanitaire qui veut faire de la recherche pour aider les autres à atteindre ce que l’on croit participer à leur bien être… Et tu m’entraînes petit à petit avec toi
"
--->
Je suis une sale bête contagieuse. ^^
J´ai envie de dire que tu es moins terre à terre que moi, on dans l´autre sens, que je suis plus terre à terre que toi (c´est selon ^^).
Ah mais oui ! Je lorgne clairement l´indéfini.
Mais je souhaite le choix pour tout le monde. Moi y compris. Et si finalement (j´en doute fort...) l´indéfini ne me plait pas ?
Je ne pense pas seulement à moi, mais je ne pense pas aux autres parce que ça me plait, simplement parce que ça peut être bénéfique à tout le monde.
Quand le Soleil aura engloutit le système solaire ?
C´est simple, je pense à Mars qui devra être terraformée. ;)
La ceinture d´astéroïdes, Europe, et une infinité d´astres colonisables.
C´est de moins en moins de la Science Fiction ce que je raconte.
On est juste encore trop éloigné actuellement, mais les missions pour Mars débutent déjà dans quelques années.
Je suis aussi partisan du "tout est relatif", mais sans les excès. ^^ Je suis plus modéré on va dire.
Je viens sur ce forum pour utiliser mon temps. Le temps me manque et je suis obligé de choisir mes sujets. ![]()
Je ne peux pas répondre à tous, mais celui là je prends le temps d´y répondre. ^^
Parce que c´est en ayant des avis différents des miens que j´ai pu affiner ma perception des choses, surtout ces dernières années.
Même si dernièrement j´ai l´impression de ne plus tellement affiner quoi que se soit, j´utilise le temps que j´ai pour recueillir des avis différents, les contredire, ou les confirmer, ou encore m´en servir et les faire miens, si ce n´est les compléter plus tard.
Non, je ne le fais pas exprès.
Je comprends très bien ce que tu dis, mais là ou j´ai l´impression de ne pas être compris, c´est qu´en fait tu ne sembles pas comprendre que je puisse dicerner ce qui est encore plus gris (donc à terme noir) que ce que je peux vivre.
C´est de l´anticipation.
Et justement, c´est là ou je relativise ce que je connais. "Je vis ça, MAIS il existe ça qui est pire."
En gros, mon gris est un noir absolu pour toi alors que pour moi c´est un noir relatif par rapport à un noir absolu que j´anticipe.
Toi tu n´anticipes pas et fait seulement en fonction de ce que tu vis.
C´est la différence entre nos perceptions du "noir/gris/blanc".
Je suis clair ? (ou pas ?) .
"-> T’opposer pour t’opposer c’est ça ? Par refus instinctif de la thèse adverse ? C’est ce qui ressemble à de la mauvaise foi
"
--->
Non lol. Aucun rapport, j´ai "pas de temps à perdre" pour ça. ;p
Je voulais seulement souligner que pour le coup ça me poussait à m´opposer. Pas de mauvaise foi puisque je ne dis pas que ton point de vue est mauvais. Il est juste différent du mien, après le reste n´est qu´appréciation de chacun.
C´est toujours pareil, c´est toi qui le dit.
En valeur relative (encore une fois) la moitié d´une vie, qu´elle soit de 60 ans ou de 600, c´est 50 %. Là je suis d´accord.
Mais en valeur absolue, la 1ère moitié c´est 30 ans et la seconde 300 !! !
Excuse moi, mais j´y vois une énorme différence. ^^
Si ce que je cherche n´existe pas, c´est un autre débat. Mais c´est aussi mathématique que plus je m´approche de l´infini et plus j´ai une chance de trouver ce que je recherche. Mais là on s´éloigne de trop donc je continue pas sur ce chemin.
"-> Ça fait un dilemme de plus, un choix de trop…"
--->
Décidément, tu as horreur du choix. Tu aurais "naitre robot", ça t´aurais plus, si on t´avait laissé le choix de reconnaître le plaisir.
(mais c´est encore un choix xD).
A contrario j´adore le choix, comme tu as pu le remarquer.
"mourir à 2000 ans ne changerait rien à cette fuite du temps, ce serait juste une question d’échelle…"
--->
Dans un sens c´est vrai. Mais si tu reviens à une vision plus terre à terre que moi tu verrais tout ce que ça comporte :
- plusieurs vies amoureuses possibles (pratique quand on s´est vraiment planté de personne).
- plusieurs vies sociales possibles (nombre d´activités dans lesquelles on pourrait s´investir bien plus nombreuses).
- plusieurs vies professionnelles possibles (pratique quand on s´est vraiment planté de voie).
- il faudrait repenser les peines de prisons au delà d´un certain temps et avoir un vrai débat sur le thème "La justice doit-elle se contenter de punir, ou doit-elle aussi jouer un véritable rôle de réinsertion ?" . Prendre 500 ans de prison... sur 100 000 d´espérance de vie, ça pique bien plus que 40 ans sur 80. Je te laisse réfléchir de toi même à tout ce que ça comporte ces deux situations, et tout le débat (sans fin ?) qui peut s´enjoindre derrière.
- les inventeurs de génie qui vivent plus longtemps pourraient être encore plus inventifs avec des siècles de vie de plus. Un Einstein encore en vie vaut mieux que des milliers d´élèves sur le banc de l´école et dont on n´est pas certain qu´il y en aura un de son niveau qui choisira cette orientation dans sa vie, genre d´orientation qui redéfinisse nos recherches quand même, ce n´est pas rien.
- tendance à faire plus attention à notre planète, parce qu´un détritus qui reste 5 siècles quand on en vit 10, d´un coup on se dit qu´on le verra encore trainer. C´est ce que j´appelle "l´égoïsme altruiste", ou "altruisme involontaire". Alors qu´actuellement, pas mal de monde s´en contrefout du déchet qui va survivre dans 500 ans parce qu´ils seront plus là pour contempler l´amoncellement.
- moyen que les mentalités changent. On apprend plus de choses en 500 siècles qu´en 1. C´est logique.
- etc.
Il y a surement encore beaucoup d´autres points soulevables à réfléchir.
Alors oui tu as raison c´est une question d´échelle au niveau de l´être humain tout seul qui veut pas mourir, mais c´est aussi des changements extrêmement importants à l´échelle de tous les êtres humains s´ils sont un paquet avec cette espérance canonique !
"Ainsi si on ne trouve pas l’amour une première fois, je ne vois pas pourquoi on le trouverait si on avait plus de temps. Certes la personne peut se pointer après, mais après c’est une question de choix, là encore : si elle vient à nous dans les conditions actuelles après un premier mariage, on peut toujours choisir de quitter notre vieille merde de conjoint
Mais à mon humble avis cela n’arrive pas très souvent… (Que LA personne recherchée et rêvée ne se pointe qu’après le mariage…) L’insatisfaction vient avant tout de nous je pense…"
--->
Loin de moi de vouloir utiliser un "argument" (foireux) par rapport à mon âge (proche du tiens encore), mais je peux te dire que ma mère est bien contente maintenant d´avoir un nouveau copain à l´âge qu´elle a.
Et la personne rêvée et recherchée ne s´est pointée qu´à ses 40 ans.
Si son espérance de vie était de 40, ce serait con non ? ![]()
Peut-être n´as tu pas encore assez de recul pour ça, ou pas assez vu de personne refaire leur vie ? Mais je t´assure que c´est extrêmement courant, surtout depuis les 20 dernières années.
(Je ne veux surtout pas te prendre haut, c´est pas mon intention.)
La personne tant désirée peut ne pas exister pour quelqu´un (et pourquoi pas ?) , mais encore une fois je vais dire une chose bêtement logique : plus tu as de temps, et plus tu as de chance de trouver ce qui te correspond.
Je te souhaite de trouver la bonne (ou le bon, chacun ses goûts) du premier coup. Vraiment.
Mais je sais que c´est rarement le cas. Et auquel cas j´espère pour toi, plus que par vanité d´avoir raison :p, que tu te trompes et que tu trouveras quand même celle (ou celui) que tu recherches si la 1ère (ou le 1er) ne correspondait finalement pas.
"Enfin à mon avis rallonger la vie veut simplement dire changer d’échelle… Et si on n’est pas content avec 75 ans tu peux être sûr qu’on ne le sera pas davantage avec 750."
--->
Oh que si.
Je serais content d´utiliser toutes les nouvelles technologies, de pouvoir si j´ai des enfants jouer avec en étant en pleine forme et d´une apparence physique aussi jeune qu´eux par exemple.
C´est là que je vois que tu ne saisis pas et n´aperçois pas ce que ça serait réellement de bloquer l´horloge biologique ou de la ralentir dans les premiers temps.
En 750 je me tenterais nettement plus un (ou plusieurs) voyages sur Mars qu´en 75 ans.
En 750 ans, je serais des centaines d´années en pleine forme physique.
Alors qu´en 75... à partir de 40/50, ma forme elle ressemble plus du tout à ce que je suis maintenant à 22. Là dessus, je pense que tu ne peux qu´être d´accord ?
Prend l´exemple d´avoir un enfant.
Même si tu le fais à 100 ans (90 ans d´études, des petits boulots, plusieurs diplômes et des années à glander ?
), c´est à peine 1/7 ème d´une vie de 750 ans.
Tu le verras grandir, mais en plus tu seras en aussi bonne forme que lui.
Prend le cas actuellement.
Si tu fais un enfant après tes études et t´être assuré un boulot stable, on va compter que tu en as un à 30 ans.
Quand il devient mâture, 20 ans, tu en as 50... Tu vois le rapport ?
Et quand lui en a 30 et pensera éventuellement à avoir un enfant, tu en auras 60 et la suite tu la connais.
A 50 ans, tu le suis pas ton gosse de 20.
Si à ça j´ajoute qu´actuellement le cerveau qui vieillit ça mal pour la compréhension intergénérationnelle, je pense que tu peux encore mieux comprendre ce à quoi je veux que tu réfléchisses.
Pour la vie sans fin, je l´apprécierais tout autant, voire plus car la perdre me serait incensé !
Mais pour une vie sans fin, j´accepterais nettement plus de "perdre du temps" à flaner un peu, et à réfléchir, comme nous le faisons ici tous les deux. ;)
Les gens qui travaillent, et qui ont entre 25 et 55 ans n´ont presque plus le temps pour ça.
Sans vouloir les insulter, il a été remarqué une baisse de QI pour cette tranche d´âge par rapport aux jeunes (pas étonnant avec le vieillissement) mais aussi par rapport aux plus âgés ! Qui eux retrouvent un peu de leurs capacités de réflexion après la vie active.
"Perdre du temps" comme on le fait (car pour certains on perd notre temps, c´est relatif comme tu le sais ^^) c´est presque du luxe dans une vie limitée.
J´aimerais avoir encore plus de temps "à perdre" pour réfléchir.
"Peut-être ai-je tort –impossible is nothing
-, mais je préfère ma façon de penser à la tienne : au moins je sais apprécier la vie que ce monde m’offre…
"
--->
Je ne sais pas si tu as tort ou raison, et je ne cherche pas à avoir raison.
Nous avons deux avis différents qui s´expliquent et se comprennent. C´est comme dire que je préfère le bleu et toi le rouge, ça "peut se comprendre" (oh le bel exemple foireux ^^) mais je peux pas te dire que tu as tort de préférer le rouge. ^^
Par contre là ou tu as tort, c´est que j´apprécie la vie. Et c´est justement pour ça que je veux le rester, en vie. ;)
Bah, ton point de vue était intéressant. Il change de ce qu´on a pu me dire avant. Dans le même sens, mais prolongé et plus développé donc c´était plaisant de parler avec toi. ![]()
Bof, tu sais écrire, tu sais argumenter, tu sais développer, et tu sais reprendre mes arguments sans m´insulter. Je pense faire de même donc y´a pas de raison. ^^
Ceci dit, j´ajoute et appuie une dernière chose.
Je ne cherche pas à avoir raison, mais à faire en sorte que les gens d´aujourd´hui commencent à réfléchir aux possibilités de "demain". Que ça soit dans 30 ans ou dans 100, ou plus.
Honnêtement, je pense franchement que si dans en 2050 on trouve de quoi faire vivre l´homme durant 150 avec bien 130 ans en santé convenable, tout le monde ou du moins une grande majorité va se jeter sur la possibilité.
Et petit à petit, on arrivera à 2 siècles, puis 5, 10, et bien plus.
Qui, qui sera né en ce temps là, refusera de vivre aussi longtemps que les autres ?
Mes parents ont une espérance de vie moindre que la mienne, et mes grands parents encore moins, et ainsi de suite.
Est ce une raison pour moi de renoncer aux soins médicaux, aux vaccins, et à la bonne nourriture ?
Si l´on trouve une cure au vieillissement, ce sera du même ordre.
Si les autres s´en servent, pourquoi pas moi.
Après, restera le choix de mourir ou non. De vieillesse ou non.
Mais rares sont ceux qui se suicident en se calant sur l´espérance de vie de leurs aieux, pour pas les dépasser.
C´est tout pour le moment, merci d´y réfléchir, et d´avoir causé avec moi.
"A quoi bon vivre, puisque l on mourra forcément un jour? "
a quoi bon te laver puisque tu te salira
a quoi bon te couper les cheveux, puisqu´ils repousseront
a quoi bon te lever la matin puisque tu ira te recoucher
a quoi bon manger puisque ...enfin ta compris
en gros ta théorie c´est : pourquoi commencé quelque chose puisque ça aura une fin
tu vas pas allé très loin comme sa
oui je sait, a quoi bon allé loin puisque après il faut revenir...